La loi de Benford

Saviez-vous qu’il est possible de détecter les fraudes comptables, vérifier les résultats électoraux ou encore évaluer la fiabilité d’une source grâce aux mathématiques ? Cette performance s’appuie sur une curiosité statistique fascinante : la loi de Benford. Dans cet épisode, découvrons ce concept étonnant et les applications concrètes que nous pouvons en tirer. C’est parti !

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La Loi de Benford

Quelle est cette loi ?

La loi de Benford stipule que dans de nombreuses séries de données issues du monde réel (comme les factures comptables, les mesures naturelles ou les études statistiques) les chiffres ne sont pas répartis de manière uniforme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les petits chiffres (comme 1 ou 2) apparaissent plus souvent que les grands (comme 8 ou 9). Par exemple : 

    • Environ 30% des nombres commencent par 1
    • Moins de 8% commencent par 5
    • Moins de 5% commencent par 9

Cette loi est popularisée en 1938 par le physicien Frank Benford. Il recueille 20 000 nombres issus de domaines très variés : tailles de rivières, données démographiques ou encore relevés scientifiques. En les analysant, il constate une régularité frappante dans la fréquence d’apparition des premières décimales. Peu importe le jeu de données, les chiffres apparaissent selon la même répartition statistique.

Notons toutefois que la loi de Benford ne s’applique pas à toutes les données. Elle concerne surtout les ensembles de nombres “naturels” qui couvrent plusieurs ordres de grandeur.  Les données artificielles, comme des numéros de téléphone ou des codes postaux, ne respectent pas la même fréquence de distribution statistique.

Applications de la loi de Benford

La loi de Benford est un outil mathématique puissant dans de nombreux domaines. Une de ses applications concrètes consiste à l’utiliser pour détecter les fraudes ou falsifications de données.

    • Des organismes comme l’IRS (le fisc américain) l’utilisent pour traquer les anomalies dans les registres comptables.
    • Les statisticiens s’en servent pour analyser les résultats ou les données politiques pour repérer d’éventuelles manipulations.
    • L’audit de données massives (big data) à travers le prisme de la loi de Benford permettent de valider l’intégrité de grandes bases de données.

Quoiqu’il en soit, il convient d’éviter les conclusions hâtives. Le fait qu’une source de données dévie de la loi de Benford ne prouve pas qu’elle est obligatoirement fausse. Gardons aussi en tête qu’elle s’applique surtout aux données numériques naturelles comme les prix, les populations ou les mesures physiques. 

Avant de conclure, terminons par une réflexion : qu’en est-il du contenu généré par l’intelligence artificielle générative ? Paradoxalement, ChatGPT peut proposer des réponses “artificielles” en s’appuyant sur des données réelles contenues dans ses modèles. Donc, si l’on prend un jeu de données produit par l’IA, suivra-il la répartition statistique de la loi de Benford ? … vous avez 4h !

Conclusion

Utilisée en finance, en science des données ou en criminalistique, la loi de Benford est un outil mathématique puissant. Il repose sur l’observation statistique suivante : dans un jeu de données “naturel”, les chiffres ne sont pas répartis de manière uniforme. Les petits chiffres apparaissent plus souvent que les grands.

Sources

    • Wikipedia : Loi de Benford : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Benford

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Chambre Chinoise : Illusion de la compréhension

Peut-on considérer que ChatGPT est intelligent ? En répondant à nos sollicitations avec une aisance stupéfiante, il donne l’impression de comprendre les mots qu’il utilise. Pourtant, il ne traite que des données en suivant des modèles statistiques, sans saisir la signification de ses propos. On associe ce phénomène au concept de la chambre chinoise. Dans cet épisode, découvrons cette fascinante expérience de pensée et les enseignements que nous pouvons en tirer. C’est parti !

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Qu’est ce que la chambre chinoise ?

Une expérience de pensée révélatrice

Certains connaissent peut-être le test de Turing. Son but est d’évaluer la capacité d’une machine à imiter l’intelligence humaine. Pour ce faire, un humain interagit à l’aveugle avec le système testé et un autre humain. S’il ne parvient pas à les distinguer, alors la machine est considérée comme « intelligente ». A ce jour plusieurs technologies (ex : les IA génératives) réussissent le test de Turing, mais peut-on réellement considérer ces systèmes comme intelligents, dotés d’un “esprit” ou en mesure de comprendre le langage ?

En étudiant le sujet, le philosophe américain John Searle conçoit l’expérience de la chambre chinoise en 1980. Il enferme dans une pièce une personne qui ne connaît pas un mot de chinois. L’individu dispose uniquement d’un livre contenant des instructions détaillées pour manipuler les symboles de cette langue. Des questions en chinois lui sont glissées sous la porte et il doit y répondre. Grâce aux règles du livre, il parvient à rédiger des réponses correctes. C’est là que ça devient intéressant, car pour les observateurs extérieurs, il est facile de croire que leur interlocuteur comprend le chinois. Pourtant, il ne fait que traiter des symboles sans en saisir le sens. C’est exactement le cas des intelligences artificielles comme ChatGPT. Elles génèrent des phrases pertinentes en manipulant des données à partir de règles statistiques sans pour autant avoir de conscience ou de compréhension. C’est le concept mis en évidence par la chambre chinoise. 

Pour illustrer très simplement, on peut prendre l’exemple du perroquet qui dit « Bonjour, comment ça va ? ». Même si sa phrase est correcte, il ne comprend pas son propre discours; il se contente de répéter des sons. 

Enseignements sur la chambre chinoise

L’expérience de pensée de la chambre chinoise soulève des questions profondes sur l’intelligence et notre perception de la compréhension.

D’une part, il est essentiel de reconnaître les limites des intelligences artificielles génératives qui donnent l’illusion de compréhension. En réalité, ces systèmes produisent “bêtement” des résultats cohérents grâce à des règles édictées dans des algorithmes. Malgré tout, ces technologies sont de formidables outils pour traiter l’information. Il convient juste de rester prudent et garder son discernement lorsqu’on les utilise.

Le deuxième point que l’on peut noter est que le test de Turing est insuffisant pour déterminer si un système est réellement “intelligent”. Toutefois, il reste adapté pour évaluer la capacité d’une machine à imiter l’intelligence humaine.

Enfin, cela soulève aussi une question profonde : qu’est-ce que l’intelligence ? Est-ce la capacité à comprendre, communiquer, s’adapter, résoudre des problèmes ? Est-elle logique, émotionnelle, créative ou encore sociale ? Encore aujourd’hui, il existe de multiples définitions pour ce terme. A ce titre, la chambre chinoise nous invite à réfléchir à notre conception de l’intelligence.

Conclusion

Un système peut imiter l’intelligence humaine en manipulant des données à partir de règles spécifiques, sans pour autant comprendre les résultats qu’il produit. Cette illusion de la compréhension est mise en lumière par l’expérience de pensée de la chambre chinoise.

Sources

Wikipedia – Chambre chinoise : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_chinoise

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L’effet cobra

Connaissez-vous l’histoire des cobras de Delhi ? Au 19e siècle, Delhi fait face à une invasion de cobras venimeux. Pour résoudre le problème, les autorités instaurent une prime pour chaque cobra mort rapporté. D’abord efficace, la mesure entraîne ensuite des dérives : des habitants élèvent des cobras pour profiter de la récompense. En découvrant la supercherie, l’administration supprime le programme. Furieux, les éleveurs relâchent leurs serpents dans les rues. Résultat : la situation empire car la population de cobras augmente drastiquement. Cette histoire vraie illustre un phénomène bien connu en économie et en sciences sociales que l’on nomme l’effet Cobra. Ce terme désigne une situation où une tentative de solution à un problème entraîne des conséquences involontaires qui empirent la situation initiale. C’est parti pour quelques explications !

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L’effet Cobra

Quand les solutions aggravent le problème

L’effet cobra désigne un phénomène qui survient lorsqu’une tentative de résolution d’un problème a pour effet pervers de l’aggraver. La principale raison repose sur un principe simple : lorsqu’on met en place une solution ou une réglementation pour encourager un comportement, les individus cherchent un moyen de contourner ou d’exploiter ce nouveau système à leur avantage, souvent au détriment de la finalité recherchée. 

L’effet Cobra : 3 cas concrets

De nombreux exemples illustrent ce phénomène : 

    • Les politiques de limitation des émissions de CO₂ : Certains pays cherchent à imposer des quotas d’émissions aux entreprises pour réduire la pollution. Pour éviter les contraintes, les sociétés délocalisent leurs usines vers des pays sans restrictions, ce qui aggrave le problème à l’échelle mondiale.
    • La chasse aux nuisibles en Chine. Au cours du 20e siècle, la Chine lance une campagne d’extermination de nuisibles, dont les moineaux. La disparition de ces oiseaux fait exploser la population d’insectes. Leur prolifération provoque l’effondrement de la production agricole ce qui entraîne une famine qui fait des millions de morts.
    • Les restrictions de vitesse sur les routes : Pour réduire les accidents, la pollution ou les embouteillages, certaines villes imposent des limitations strictes. Ces restrictions poussent des conducteurs à emprunter des routes secondaires inadaptées ce qui aggravent les problèmes initiaux.

Quelques enseignements à appliquer au quotidien

Pour éviter le piège de l’effet cobra au quotidien, voici plusieurs principes essentiels :

    • Analyser les conséquences possibles : Avant de mettre en place une solution, il est judicieux de prendre le temps de réfléchir aux effets indirects et aux comportements qu’elle pourrait encourager. 
    • Tester à petite échelle : L’idéal est d’expérimenter les solutions sur un groupe restreint pour mesurer les conséquences.
    • S’appuyer sur la motivation intrinsèque plutôt que la simple punition ou récompense. Les nouveaux comportements doivent être motivés de préférence par le plaisir que procure l’activité plutôt que par des systèmes basés sur le principe de la carotte et du bâton.

Conclusion

L’effet Cobra désigne un phénomène qui survient lorsqu’une tentative de résolution d’un problème a pour effet pervers de l’aggraver. Pour l’éviter, il est judicieux de réfléchir aux conséquences à long terme, de tester la solution à petite échelle ou de rechercher la motivation intrinsèque.

Sources

Wikipedia – L’effet Cobra : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_cobra

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Les 3 types de motivation

Si l’on vous donnait un an pour gagner un million d’euros, pensez-vous y arriver ? Probablement pas. Par contre, si maintenant on vous demandait d’atteindre le million dans l’année sous peine de perdre tous vos proches à la fin du délai. Dans ce cas, davantage de personnes s’estiment en mesure d’atteindre l’objectif. Paradoxalement, la tâche et son délai restent identiques. La seule différence est la source de motivation. Cet exemple met en lumière une question fascinante : qu’est-ce qui nous pousse à agir ? Dans cet épisode, nous allons explorer 3 types de motivation et expliquer comment nous pouvons les utiliser pour améliorer notre quotidien. C’est parti ! 

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Les 3 types de motivation

Des exemples pour illustrer les types de motivation

Motivation primaire : nos besoins biologiques

La motivation primaire repose sur nos besoins fondamentaux 

    • Nous sommes incités à nous hydrater à cause de la sensation de soif
    • Nous allons nous coucher à cause de la fatigue qui nous tiraille
    • La faim nous motive à manger

Bref, nous agissons parce que notre survie en dépend.

Motivation par récompense et punition : la carotte et le bâton

Ce type de motivation repose sur l’idée que nous agissons pour obtenir une récompense ou éviter une punition.

    • Un employé s’implique dans son travail pour espérer une augmentation
    • Un enfant fait ses devoirs pour éviter d’être puni par ses parents.
    • Un conducteur respecte les limitations de vitesse pour ne pas recevoir une amende.

Motivation intrinsèque : le plaisir d’agir pour soi-même

Elle se manifeste lorsque nous faisons quelque chose par plaisir, par intérêt personnel ou par passion, sans attendre une récompense extérieure.

    • Un adolescent joue aux jeux vidéos durant des heures simplement parce qu’il apprécie l’activité. 
    • Un artisan consacre sa vie à son art par amour de la pratique
    • Un enfant dessine sans qu’on lui demande, juste par plaisir.

Les 3 types de motivation

Pour résumer, la motivation se décline en trois catégories :

    • Motivation primaire (Motivation 1.0) liée à nos besoins biologiques. C’est la plus basique, mais elle est essentielle à notre survie.
    • Motivation extrinsèque (Motivation 2.0) : Elle repose sur le système de récompense et punition (la carotte et le bâton). Bien que très efficace, elle est parfois contre-productive notamment pour les tâches complexes qui n’octroient pas un bénéfice immédiat. 
    • Motivation intrinsèque ( Motivation 3.0) : C’est la motivation qui vient de l’intérieur, basée sur le plaisir, l’autonomie et le sens. 

Dans son livre, la vérité sur ce qui nous motive, Daniel Pink explique que les meilleures performances à long terme proviennent de la motivation 3.0. Pourtant, nos organisations se focalisent principalement sur le modèle de la carotte et du bâton. On l’observe particulièrement dans le système éducatif qui encourage les bons résultats et réprime les erreurs.

S’appuyer sur les types de motivation au quotidien

En tout cas, les différents types de motivation sont de puissant levier pour nous aider à passer à l’action. Le schéma de la carotte et du bâton est particulièrement utile pour les tâches désagréables et répétitives. Associer une récompense à une activité déplaisante tend à la rendre moins pénible.

    • S’offrir un temps de jeu après une session de travail
    • Ecouter de la musique pendant les tâches ménagères
    • S’autoriser à utiliser 20% de nos économies réalisées pour se payer un voyage

Toutefois, il est important de garder en tête que les meilleurs résultats surviennent lorsqu’on est motivé par la tâche en elle-même. Par exemple : 

    • Pratiquer un art martial car on aime la discipline ou le combat
    • Organiser un repas en famille car on aime cuisiner, accueillir et passer du temps avec ses proches
    • Développer un business dans telle discipline car on continuerait à faire cette activité même gratuitement.

En fait, l’idée est de chercher le bonheur dans la pratique.

Conclusion

Nous avons exploré trois types de motivation :

    • la motivation primaire liée à nos besoins biologiques
    • la motivation extrinsèque qui repose sur les récompenses et punitions
    • la motivation intrinsèque en lien avec le plaisir d’agir

Plus nous favorisons la motivation 3.0, plus nous avons de chances de rester engagés et épanouis sur le long terme.

Sources

Daniel Pink, « La vérité sur ce qui nous motive » (Lien vers le résumé du livre).

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Interview – Alexis Castro – Alcania

➽ Découvrez les conseils entrepreneuriaux, les habitudes de vie et les coulisses des activités d’Alexis Castro. Fondateur du cabinet Alcania, hôte du podcast Chasseurs de rêves, il démocratise l’entrepreneuriat, l’investissement et la gestion de patrimoine. C’est parti ! ✅

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Podcast

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Retranscription de l’interview

Introduction

Mister Fanjo : Bonjour à tous, bienvenue dans l’émission Interview Rafale. Dans chaque épisode, retrouvez les pépites d’interviews avec des entrepreneurs inspirants. Découvrez leurs projets, leurs routines et même leurs recommandations en termes de séries, musiques ou chaînes YouTube, et plus généralement, leurs conseils issus de leur expérience. Aujourd’hui, nous accueillons Alexis Castro, fondateur du cabinet Alcania, hôte du podcast Chasseurs de rêves, il démocratise l’entrepreneuriat, l’investissement et la gestion de patrimoine. Bonjour Alexis. Est-ce que cette brève présentation te convient ? 

Alexis : Excellent ! 

Mister Fanjo : Est-ce que tu souhaites la compléter ou présenter un élément que je n’aurais pas abordé ? 

Alexis : Non, on le verra au fil des questions. Je pense que de manière succincte, c’était très bien. Et on verra au fur et à mesure pour compléter. 

Mister Fanjo : Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel sur le déroulement de l’interview. Elle s’articule en trois temps. D’abord, on va commencer par une présentation rafale pour te découvrir à travers des questions rapides et originales. Ensuite, nous nous enchaînerons sur une discussion plus approfondie sur ton parcours et tes projets. Et enfin, nous terminerons par une nouvelle série de questions rafales axées sur des conseils pratiques et ton quotidien. 

Partie 1 : Présentation « rafale » de l’invité

Mister Fanjo : Première question. Quel morceau de musique devrait-on envoyer dans l’espace si l’humanité devait disparaître ?

Alexis : Waouh, lourde tâche. En fait, dit comme ça, j’en ai deux qui me viennent. La première, c’est Daft Punk, Harder, Better, Stronger. Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça sonne bien. Mais sinon, c’est des musiques fortes qui sont hyper complètes comme celles de Hans Zimmer. Tu as les musiques de films, par exemple celle de Gladiator. Donc j’aurais du mal à hésiter entre les deux. Je dirais Hans Zimmer, la BO de Gladiator. 

Mister Fanjo : Quelle série, film, documentaire ou chaîne YouTube recommandes-tu de regarder ? 

Alexis : Alors moi, je suis très podcast pour le coup. Donc je dirais le podcast : Génération do it yourself de Mathieu Stéphanie. 

Mister Fanjo : Pratiques-tu un sport ou une activité physique ? 

Alexis : Oui, course à pied et Irox. C’est un dérivé du crossfit, on va dire. 

Mister Fanjo : D’où es-tu originaire ? Où as-tu grandi ?

Alexis : J’ai grandi à Brive-la-Gaillarde, plus précisément dans une petite ville dans le Lot à proximité de Brive-la-Gaillarde, à la campagne. 

Mister Fanjo : En quelques mots, comment définis-tu ton cursus scolaire et universitaire ? 

Alexis : Alors, je le définis comme linéaire et sans choix. Qu’est-ce que j’ai fait ? Donc moi, j’étais plutôt bon à l’école et dans les matières scientifiques, donc j’ai fait un bac S, puis une école d’ingénieur parce que c’est ce qui ouvre le plus de portes. Et ensuite, viens le professionnel, j’ai voulu intégrer une grande entreprise dans le domaine des achats avant de me reconvertir complètement pour faire ce que je fais aujourd’hui. 

Mister Fanjo : Et quelle a été ta première activité professionnelle ?

Alexis : La première vraie activité professionnelle, ça a été en Pologne, en volontariat international en entreprise, un VIE. J’étais responsable d’aller trouver des pépites, des nouveaux fournisseurs en Europe centrale et de l’Est pour Alstom Transport.

Partie 2 : Les projets entrepreneuriaux d’Alexis

Son activité dans le conseil en investissement

Mister Fanjo : Comment gagnes-tu ta vie maintenant ?

Alexis : Aujourd’hui, je gagne ma vie de plusieurs manières par le conseil en investissement. J’accompagne des particuliers et des professionnels à mettre en place des solutions d’investissement. qui correspondent à leur projet de vie. Ça, c’est une manière de me rémunérer. Après, il y a plusieurs sources de revenus. Donc, je vais faire la liste. La seconde, c’est du revenu résiduel lié à ce métier-là puisqu’on est aussi rémunéré sur l’enveloppe qu’on gère (pour nous pousser à bien la gérer). Et finalement, c’est gagnant-gagnant parce que plus l’enveloppe des clients grandit, plus on est rémunéré. Donc, c’est une partie de rétrocession de l’enveloppe. Ensuite, il y a une partie liée à une équipe de mandataires indépendants que je forme sur le terrain. Et en contrepartie de cette formation, il y a une partie du chiffre d’affaires qui m’est versée à hauteur de ce qu’ils réussissent à obtenir. C’est évidemment eux qui gagnent le plus. Mais avant eux, c’est surtout l’investisseur qui gagne le plus. Puis moi, j’ai une partie qui me revient pour les accompagner. Puis après, j’ai quelques compléments de revenus de mes investissements parce que j’essaye d’être un cordonnier bien chaussé. Voilà comment je gagne ma vie. 

La transition vers cette nouvelle activité

Mister Fanjo : Comment s’est faite la transition entre cette première activité professionnelle en Pologne et cette vie d’entrepreneur ?

Alexis : Alors, il pourrait y avoir une longue histoire et une histoire courte. Je vais la faire courte pour le moment et si tu veux, on pourra détailler. Tout simplement, je m’intéressais beaucoup à la liberté au global. Vu que j’avais fait un parcours sans trop prendre de décision, c’est-à-dire que j’ai été là où on m’a dit d’aller, ce que j’ai retrouvé au bout du chemin ne me correspondait pas forcément, notamment quand je voyais la vie de mes N2, N3 et les jeux politiques quand on monte les échelons du salariat et de l’entreprise. C’était des choses auxquelles je n’étais pas forcément préparé, auxquelles je ne m’attendais pas forcément. Il se trouve que j’ai une carrière assez intéressante puisque j’ai plutôt rapidement… monter les échelons d’une échelle qui n’était pas sur le bon mur au final. Et je cherchais des solutions d’indépendance, de liberté. Je te parle d’il y a plus de 10 ans. C’était en 2013-2014, le début de YouTube et des formateurs sur YouTube qui, avant de vendre des formations, partageaient beaucoup de contenus sur l’entrepreneuriat, sur l’investissement. Et donc moi, j’étais un peu biberonné à ça en dehors de mon travail et je rêvais de tout ça, mais sans passer à l’action. Et bon, d’histoire en histoire, il se trouve que je suis chassé pour une boîte à Toulouse, une PME pour une autre entreprise, un autre poste. Et là, je m’ennuie parce que je passe d’un job hyper stimulant, proche du burn-out d’ailleurs, à un job beaucoup moins stimulant, mais avec beaucoup plus de temps. Tout en ayant envie de passer à l’action au niveau investissement, notamment dans l’immobilier, etc. Et enfin, devenir rentier et arrêter de travailler à 40 ans. C’était un peu mon utopie du moment. Et là, je rencontre une conseillère en investissement que je connaissais par ailleurs et qui me parle de son métier et ça m’a passionné. Le monde de l’investissement m’intéressait un petit peu, mais surtout elle, sa manière, l’humain qu’elle mettait autour de ça, la pédagogie et les schémas qu’elle me montrait, où je pensais en savoir beaucoup. Je me suis rendu compte que je me trompais et que ce n’était pas forcément polarisé, comme je le voyais sur Internet, avec des belles choses qu’il fallait faire et des choses qu’il ne fallait absolument pas faire, en réalité il y avait un entre deux et que c’était surtout très individuel. J’ai retrouvé beaucoup de parallèles entre son métier et le mien. A première vue, il n’y en avait pas, mais la gestion de projet, l’écoute, l’humain, les chiffres. Et je me suis dit, comment fais-je ton métier en fait ? Ça, ça m’intéresse. Et de fil en aiguille, je me suis rendu compte que c’était accessible, qu’il ne fallait pas refaire cinq ans d’études et que je pouvais le faire en parallèle de mon travail. Mes premiers clients ont simplement été des amis qui étaient comme moi, dans une situation où ils commençaient à gagner correctement leur vie et qui n’étaient pas aussi intéressés que moi à leurs finances. Et pour qui j’étais plutôt déjà dans l’entourage, quelqu’un qui donnait des conseils. C’était un moyen d’être rémunéré pour leur donner des bons conseils et accéder à des solutions auxquelles ils n’auraient pas eu accès. En tant que professionnel, on a accès à des solutions auxquelles les particuliers n’ont pas accès aussi facilement. C’était vraiment gagnant-gagnant. Mon approche leur a plu. Ils ont parlé de moi à leurs collègues, à leur famille. De fil en aiguille, ça a grossi jusqu’au moment où j’ai décidé de quitter mon travail salarié pour ne faire que ça. Il y a maintenant bientôt 5 ans. J’ai commencé, on va dire, 7-8 ans. Et après 2-3 ans, je me suis lancé à temps complet. 

Sa montée en compétence vers ce métier

Mister Fanjo : Comment s’est déroulée la formation et concrètement qu’est-ce que tu as fait pour arriver à ce niveau et faire ce que tu fais ?

Alexis : Il y a deux choses, il y a la formation et il y a le terrain. Moi je trouve que c’est vraiment un métier qu’on apprend sur le terrain en rencontrant des gens. Parce que le métier du conseil en investissement c’est un puits sans fond, comme beaucoup d’autres spécialités d’ailleurs. Et si tu veux être un expert, le temps que tu deviennes un expert dans un domaine, les lois auront changé, les solutions auront changé. En fait tu seras expert de rien du tout. Entre la théorie et la pratique il y a un monde. A la base je suis ingénieur donc je me complaisais beaucoup à faire des tableaux Excel et des montages hyper spécifiques pour me rendre compte qu’à la fin le client ca n’était pas du tout ce qu’il voulait. J’ai donc appris à beaucoup plus écouter les gens et ce côté humain. Donc comment j’ai appris ? c’est sur le terrain en étant accompagné d’abord de quelqu’un qui est compétent et qui m’a formé sur le terrain. Tout comme moi aujourd’hui je forme des mandataires indépendants. Et après techniquement pour avoir les habilitations qui permettent d’exercer parce que c’est quand même un métier réglementé, c’était des formations en ligne avec des présentiels et des questionnaires à valider et après un enregistrement à un organisme qu’on appelle l’Orias qui enregistre tous les indépendants dans le domaine de la banque et l’investissement.

La formation de nouveaux indépendants

Mister Fanjo : Si j’ai bien compris, tu es indépendant à ton compte. Une de tes activités consiste aussi à former d’autres personnes à devenir indépendant et finalement exercer la même activité que toi.

Alexis : En fait, si tu veux, j’ai vite vu qu’il y avait un besoin criant de conseils pour diverses raisons. On pourra détailler si tu veux, mais aujourd’hui, le français moyen, il n’est pas conseillé. A l’inverse, les hautes fortunes sont souvent accompagnées. Il y a des banques privées… . Mais la masse n’a pas accès à du conseil. Parce que le job du conseiller bancaire a beaucoup changé aujourd’hui. Ils ont beaucoup plus de clients à gérer , beaucoup plus de produits à vendre. Comparé à il y a 10-15 ans, ils vendent désormais des forfaits de téléphone mobile, des assurances. C’est un métier compliqué. En plus de ça, ils changent souvent d’agence. Pour le conseiller bancaire comme pour le particulier, ce n’est pas évident d’avoir un conseil fiable, indépendant. Il y a un marché, il y a un besoin surtout. Personnellement mon envie de liberté ne me donne absolument pas envie d’avoir un cabinet de 1 000, 2 000 clients et 10 salariés à gérer. Je préfère rester dans une taille, on va dire raisonnable, de 200, 300 clients avec un ou deux personnes qui m’accompagnent et connaître chacune des personnes qui me fait confiance et les suivre de près. Et donc, si je veux avoir de l’impact parmi toutes ces personnes qui ont besoin de conseils en investissement, une des solutions, c’est effectivement… de me dupliquer entre guillemets . Si j’ai réussi à avoir un portefeuille d’un peu plus de 200 clients, il n’y a pas de raison que d’autres ne le sache pas le faire surtout que c’est un marché où il y a la place. J’ai une conviction : il devrait y avoir autant de conseillers en investissement que de kinésithérapeutes ou d’ostéopathe. Si tu tapes sur internet kiné ou ostéo il y en a partout mais en même temps ils ne manquent pas de travail alors que des conseillers en investissement il y en a pas tant que ça. En particulier des conseillers qui font leur travail vraiment de manière pédagogique et avec une vision globale. Donc il y a la place. Moi j’adore mon travail, je me lève avec la patate ça a beaucoup de sens et je gagne correctement ma vie et j’ai réussi à le faire dans un temps réduit et sans prendre trop de risques parce que c’était en parallèle de mon travail. Je trouve qu’il y a quand même beaucoup de bons points. Il y a aussi beaucoup de personnes aujourd’hui qui cherchent des solutions professionnelles. Je me dis : t’as réussi à trouver une solution professionnelle qui te convient, qui t’épanouit plus que toute autre activité et que tu es sur un marché où il y a de la place. Plutôt que d’avoir mille clients, autant avoir dix personnes qui arrivent à voir 100 clients et vivre correctement de ce métier. Je sais pas si j’ai répondu à ta question mais en gros c’est pour ça que j’ai vraiment décidé de développer cet aspect 

Son chiffre d’affaire

Mister Fanjo : Si ce n’est pas indiscret, quel est ton chiffre d’affaires ? Et combien tu arrives à te rémunérer ? 

Alexis : Alors, le chiffre d’affaires de l’an dernier était de 180 000 euros. Sachant qu’on est dans un métier où il n’y a pas beaucoup de charges. Enfin, après, ça dépend de chacun. Tu peux déléguer. Moi, j’ai des assistants. J’ai une voiture pour me déplacer, etc. Mais ça va dépendre. Et cette année, on va faire au moins 30 à 40 de plus, je pense. C’est un métier où quand les bases sont bien posées ça croît assez naturellement quand on fait bien les choses parce que nos clients nous recommandent assez naturellement parce que c’est un métier d’argent et donc de confiance. C’est assez naturel de dire moi j’ai fait ça avec telle personne ça se passe bien voilà appelle le ça coûte rien tu verras bien ce qu’il te dit. Après combien je me rémunère, ça dépend en fait de chacun et de la vie de chacun et de ses charges. Moi je me rémunère juste 2000 euros net plus un loyer parce que j’ai mes bureaux à mon domicile. Je n’ai pas besoin de plus parce que plus voudrait dire augmenter ton niveau de vie, augmenter les impôts. Je n’ai pas forcément de nécessité et je vois plus sur le long terme. J’ai aucun problème pour parler d’argent parce que je suis dans un métier d’argent. Je parle d’argent avec tout le monde tout le temps et du coup je vais plutôt consacrer ma trésorerie à l’investir et à voir sur le long terme via des sociétés, des montages, etc. Et aussi à l’investir en moi parce que j’ai fait beaucoup de formations, beaucoup de coaching en comprenant qu’en fait, il y a certes mon entreprise, mais que mon meilleur actif finalement, c’est moi-même. Je pense que tu es bien placé pour ça aussi avec Mister Fanjo. L’investissement sur soi, c’est un peu bateau de le dire, mais pour le coup, je vois mon évolution sur les trois, cinq dernières années. C’est vraiment le meilleur investissement qu’on puisse faire parce que derrière ça, personne ne nous le prendra. Ni l’État, ni les impôts, ni quoi que ce soit. On a grandi, on a appris des compétences. Donc, il y a une grande part qui passe là-dedans, plus de 10% de mes revenus. 

Comment Alexis se forme au quotidien

Mister Fanjo : Est-ce que tu aurais une formation à recommander ? Peut-être un top 3 ?

Alexis : C’est difficile à dire. Formation ? j’ai pas forcément beaucoup de suivi de formation ou formation en ligne à ce sens. J’ai plus été coaché en direct sur divers aspects de ma vie. Je ne pourrais pas te répondre sur ce point là sur le top 3 de formation. C’est compliqué, ça dépend des gens et d’où ils partent.

Mister Fanjo : Des formations que tu as bien appréciées, au niveau de leur qualité ? Tu dis t’être fait coacher, est-ce que c’était sur des thèmes précis et particuliers ? 

Alexis : Ceux qui ont le plus d’impact. Au départ c’était un coaching très tourné vers le développement personnel et le business. C’est celui qui m’a le plus aidé à comprendre qui j’étais, comprendre les valeurs que j’avais, qu’est-ce qui était important pour moi et comment je pouvais mettre mon business au service de tout ça. Être aligné et aussi de me détacher du regard des autres et d’accepter qui j’étais et attirer ceux qui me correspondent plutôt qu’essayer de plaire à tout prix à tout le monde. C’est un défaut qu’on a beaucoup. Moi j’étais vraiment là dedans. Donc ça m’a énormément aidé au départ. Ensuite l’autre qui m’a beaucoup aidé c’était un coaching plutôt lié au sport et à la nutrition, plutôt à l’équilibre parce que j’avais tendance à beaucoup beaucoup travailler parce que je suis un passionné et oublier peut-être l’aspect équilibre et avoir des fatigues. Et en fait, c’est vrai que cumuler les deux, tu es surpuissant. Quand tu te connais, que tu sais comment tu réagis. J’ai aussi une bague connectée qui suit un peu toutes mes datas. Je suis ingé. On ne se refait pas. Mais voilà, j’aime bien suivre ça et savoir si j’ai bien dormi, si j’ai fait assez de sport. Et généralement, quand je ne me sens pas bien, je réfléchis, quand est-ce que c’est la dernière fois que tu as fait du sport, ou qu’est-ce que tu as mangé hier, ou combien tu as dormi ? Et la réponse, elle est là (dans le montre). Tu m’as demandé trois mais c’était les deux qui m’ont le plus le plus impacté.

Mister Fanjo : Je suppose que pour ton activité tu dois aussi te former sur les différentes formes d’investissement, les actifs financiers … est-ce quelque chose que tu fais au quotidien aussi ?

Alexis : En fait, la formation entrepreneuriale, je l’ai eu grâce à mon équipe de formateurs et au modèle dans lequel on se développe qui permet d’être formé sur le terrain tout le temps. Au niveau de l’investissement, c’est un peu pareil. Il y a un triptyque entre les infos que tu as et que tu lis par des newsletters, par YouTube, etc. Il y a les infos qui nous sont poussées par le partenaire auquel j’ai décidé d’adhérer, qui va montrer des partenaires, des montages, des solutions que j’aurais peut-être pas pensé et aussi des événements. Par exemple, dans deux semaines il y aura le forum du patrimoine à Toulouse où il y aura 80 des partenaires qu’on utilise au quotidien, qu’on peut rencontrer et ça permet de créer de la proximité, d’aller poser nos questions en direct avec la personne qui gère en fond et ça c’est quand même hyper important pour à la fois se forger des convictions mais aussi quand on n’en a pas. Moi j’ai aucun problème à aller voir quelqu’un et dire mais écoutez votre solution pour moi elle n’est pas pertinente pour x et y raison je la propose pas à mes clients parce que j’y crois pas, qu’est-ce que vous pouvez me dire par rapport à cette objection, cette objection, qu’est-ce que vous me dites ? Et puis il y en a qui effectivement me font rendre compte que je n’avais rien compris. En fait, c’est intéressant pour une certaine typologie de client. Et je dis merci parce que sinon je n’aurais pas avancé. Et d’autres par contre qui n’arrivent pas à me convaincre. Et je vois que le discours est uniquement commercial et je continue à ne pas le proposer. C’est une deuxième manière de me former. Donc la première, c’est des newsletters, des vidéos YouTube. Alors on est dans les newsletters, les podcasts aussi. Je trouve que la Martingale, c’est très. J’ai bien la newsletter Snowball. J’y avais contribué un petit peu aussi. Après, il faut faire attention parce que parfois, ça peut être très polarisé, comme je disais. Ca, c’est bien et ça, c’est absolument pas bien. Alors que la vérité, elle est souvent un peu entre les deux. Et notamment, tu vois, la martingale, j’aime bien parce que même si Mathieu Stéphanie a des avis tranchés sur certaines choses, de par ses invités, il y a de tout. À un moment donné, il va dire le “neuf”, c’est nul. Et là, le dernier épisode, il a invité quelqu’un dans le “neuf” qui fait qu’en fait c’est bien fait et c’est pas si nul. Donc on a un peu tout quand on s’y intéresse. J’aime bien de ne pas avoir d’avis tranché et de recevoir différentes parties. Après il y a la newsletter de Meilleurs Taux par exemple qui est très bien. Sinon il y a les formations réglementaires. C’est la troisième partie où on a un devoir légal de se former chaque année, on a un certain nombre d’heures à exécuter, et donc là on peut choisir des thématiques et ça permet de rester à jour.

Hôte du podcast Chasseurs de rêves

Mister Fanjo : Autre sujet, tu es l’hôte du podcast Chasseurs de rêves. Exactement. Comment en es-tu arrivé à créer cette émission ?

Alexis : Super question. Parce que la création. J’écoutais beaucoup de podcasts, notamment et encore Mathieu Stéphanie avec Génération Do It Yourself. Au début, c’était complexe parce que je ne comprenais rien. Il parle beaucoup de tech et j’étais très loin de ce milieu. C’est fou comme même sans comprendre, si tu écoutes et que tu aimes bien les histoires des gens, tu arrives à t’imprégner. Aujourd’hui, c’est super utile de parler de ça avec des gens parce que j’ai le vocabulaire, j’ai le langage. Bref, chose à part. J’en écoutais beaucoup et les histoires de vie me passionnaient ainsi que les parcours de chaque invité. Mais ça me semblait loin parce que c’est vraiment des personnes qui ont eu des succès incroyables, qui sont très éloignées de ce dont on pourrait prétendre. Moi, je n’ai pas forcément envie d’être multimillionnaire, ça ne m’intéresse pas forcément, ma qualité de vie est hyper importante. C’est beaucoup de gens qui ont quand même sacrifié leur qualité de vie. Et devenant entrepreneur et étant à mon compte et ayant un peu plus de temps, j’ai voulu rencontrer des personnes inspirantes parce que l’idée qui est souvent répandue qu’on est la moyenne des cinq personnes qu’on côtoie le plus, je pense qu’elle est très très vraie, même si elle peut faire mal. Donc je me suis dit, plutôt que de retirer des personnes que j’aime dans ma vie, et je n’ai pas envie de faire ça, comment pourrais-je pourrais ajouter des personnes inspirantes dans ma vie ? Et il se trouve que le moment du déjeuner, ça m’est paru comme un moment où j’étais dispo, et où les gens étaient dispo. Et en fait, j’ai demandé à des personnes que j’aimais bien, si on pouvait déjeuner ensemble, ou prendre un café, ou quoi que ce soit, comme avec toi d’ailleurs. Et en fait, de fil en aiguille, j’ai commencé à rencontrer des gens hyper inspirants qui avaient des vies qui étaient extraordinaires dans le sens en dehors de l’ordinaire. Et je me suis dit, comment les mettre en valeur ? Et je ne pouvais pas trop en parler à moi, à mes amis, ma famille, tout ça, parce que j’avais tellement d’histoires à raconter que ça fait un peu le mec qui ne fait que raconter ses histoires, limite un peu vantardise du style je connais telle personne, je connais telle personne … . Ca aurait été malvenu. Alors qu’un discours indirect, j’ai remarqué que ça percutait peut-être plus. Quand tu leur dis pas en direct mais qu’ils l’écoutent de quelqu’un d’autre. C’est toujours l’histoire de tes profs et tes parents qui te disaient un truc, mais c’est quelqu’un d’autre qui te donne le déclic. Alors qu’en fait tes parents et tes profs n’arrêtaient pas à te le dire. L’idée du podcast est venue de là en disant pourquoi moi je ferais pas un podcast. C’était l’idée de mettre en avant des histoires qui méritaient d’être connues et en même temps une manière de donner des messages indirects sur des histoires inspirantes et surtout de montrer que tout est possible et qu’il suffit juste d’un premier pas et d’y croire, parce que dans chacune des histoires, ça se recoupe. C’est un jour une action qui en amenait à une autre et une autre, et qu’en fait, le résultat et l’endroit où ils sont aujourd’hui, ils n’auraient jamais imaginé y être. C’est toutes les briques du chemin qui, semblent hyper linéaires, mais en fait, se sont entraînées les unes après les autres et ça a un peu poussé les gens à oser faire ce premier pas, et y croire un petit peu, et persévérer un petit peu. Et l’effet indirect que ça a eu, dont je ne m’attendais pas, c’est qu’en fait, ça m’a créé un super réseau des connaissances, et une sorte d’’investissement sur soi. C’est quand tu passes deux heures avec quelqu’un qui te raconte son histoire, par où il est passé, que tu comprends sa manière de réfléchir, toi, ça te permet de te construire ton parcours. Voilà.

Ses meilleurs et pires souvenirs

Mister Fanjo : Si l’on fait un dézoom sur ton parcours, quel a été pour toi le meilleur moment, le meilleur souvenir qui te vient à l’esprit ?

Alexis : Alors là, il y en a tellement de bons souvenirs, ils se cumulent. Waouh, le meilleur souvenir, c’est dur parce je pourrais parler de mon mariage où on a réuni tous nos amis en Pologne, dans la montagne, avec une vue magnifique. Ça peut être aussi le jour où j’ai eu la chance d’intervenir au Grand Rex devant 2000 personnes, qui était la consécration de pas mal d’années de travail et de travail sur soi et de délivrer un message. Ça, c’était fort. Entre les deux, je saurais pas choisir. C’est deux moments forts, un perso et un perso pro, on va dire. 

Mister Fanjo : Et à l’inverse, est-ce que t’as un moment difficile, un pire souvenir qui te vient en tête ? 

Alexis : En fait, j’ai tendance à zapper les mauvais souvenirs. En gros, il se passe un truc, j’apprends, j’avance. J’ai du mal à avoir loin en arrière. Un moment pro : il y a quelques temps on part en vacances 3 semaines au Mexique c’est génial. Là-bas j’apprends qu’une des ventes qui était quand même conséquente ne se fera pas avec un client. De là, ça remet pas mal de choses en cause. Au retour je me dis mince, niveau tréso, ça va être chaud parce que je n’avais pas anticipé ça, et en fin d’année, il y a l’impôt sur les sociétés, il y a potentiellement des rattrapages URSSAF, des choses comme ça. Je me dis, mince, pour la première fois, il va falloir que je fasse attention. Je ne viens pas d’une famille aisée, au contraire, mais à partir du moment où j’ai géré mon argent, justement, je l’ai géré de manière très prudente. Je n’ai jamais été en problème ou en risque. Et là, pour la première fois, je me dis, waouh, c’est chaud. Alors, en fait, j’avais de côté, mais niveau pro… je me dis que j’ai un peu navigué à vue et qu’il va falloir s’y mettre. C’est la première fois où il y a eu une petite alerte et que je me suis dis attention, ce n’est pas gagné. On va dire que c’était niveau pro en tout cas, un des points ou petite alerte qui fait du bien.

Sa vision et projets à venir

Mister Fanjo : Et quelle est ta vision et tes projets à venir pour le moyen terme et dans les quelques années à venir ? 

Alexis : Niveau perso ou niveau pro ? Après les deux se rejoignent parce qu’aujourd’hui je ne mets pas beaucoup de barrières. C’est plutôt un équilibre entre les deux. Ma vision c’est vraiment de continuer à œuvrer pour la pédagogie financière et l’investissement parce que l’argent c’est qu’un outil on peut le mettre à son service. C’est un très bon serviteur et un mauvais maître comme on dit. Faire les choses pour l’argent, c’est rarement une bonne idée. Par contre, quand on fait bien les choses, en principe, c’est quand même utile d’avoir de l’argent. Donc, permettre à chacun de le mettre à son service et de continuer à démocratiser l’entrepreneuriat parce que je vois beaucoup de gens qui ne sont pas heureux, qui ne sont pas à leur plein potentiel et qui se disent, tiens, je pourrais peut-être faire mieux. Ou qui se disent comme moi, d’ailleurs, à une époque, si j’y allais vraiment à fond, qu’est-ce que je pourrais faire ? Si j’allais vraiment à fond de mes capacités, qu’est-ce que ça peut donner pour moi, pour les autres ? Et si demain, il m’arrive un truc, qu’est-ce qui restera en fait ? À quoi j’aurais servi ? Ça peut paraître mégalo, mais c’est quelque chose de fort à un moment donné de me dire, mince, mais en fait, je sers à quoi là ? Avec cette ambition et cette idée de me dire que je pourrais servir à quelque chose. Et pour moi, le plus gros impact que je peux avoir, c’est effectivement dans le développement d’équipes, notamment de cette équipe de mandataires où je permets à chacun de vivre correctement sa vie dans un métier qu’on peut faire d’où on veut, quand on veut, et choisir à partir d’un certain moment, ses clients, les personnes avec qui on travaille, et qui en plus fait sens parce que derrière, notre travail, c’est de rendre les gens plus riches que quand ils nous ont rencontrés, en matière de connaissances, mais aussi en matière de finances, puisqu’on est dans le domaine de l’investissement. Le but c’est qu’il y ait du rendement. C’est vraiment contribuer à ça. Te donner des chiffres, ça serait ridicule parce que je ne les ai pas en tête et je n’ai pas envie de m’arrêter à ça, c’est plutôt avoir le plus grand impact possible et changer les choses, et puis en fait chaque personne individuellement, un de plus ça sera gagné, si j’ai une personne de plus qui est heureux dans son quotidien, qui permet de s’épanouir, de se révéler, d’être à son plein potentiel. Et en plus de ça, il a réussi à le faire parce que sur son chemin, il a rencontré 30, 50, 100, 150, 200 personnes qu’il a aidées à prendre en main ses finances. Je me dis que c’est chouette. Et voilà, c’est chaque personne de plus. Donc ça, c’est niveau pro. Et puis si je fais ça, forcément, niveau perso, ça ira bien parce qu’en fait, c’est un métier où quand tu fais bien les choses, tu es condamné à bien gagner ta vie. Et ce n’est que le fruit et le résultat de bonnes actions sur le terrain. Est-ce que c’est travailler moins ? Franchement, je ne sais pas. C’est travailler mieux, c’est rester dans ce que j’adore faire, c’est-à-dire être en face de quelqu’un et l’aider à prendre des décisions. Mais aujourd’hui je suis hyper bien accompagné sur la partie administrative. Grâce à ça, je peux être quelques jours à Paris pour aller discuter avec des gens, prendre des cafés, des déjeuners, passer des bons moments et ça crée des choses derrière. Donc c’est d’avoir un quotidien comme ça et pourquoi pas vivre dans plusieurs endroits. C’est vraiment une idée que j’aime bien. Quand il fait un peu froid et que la météo n’est pas clémente, aller dans un endroit où c’est plus sympa, où il fait beau, où tu peux faire du kitesurf et travailler quand même la moitié du temps. Ça sera un quotidien qui me plairait bien d’ici 5-10 ans. 

Une message qui tient à coeur à Alexis

Sur le don

Mister Fanjo : Si tu veux, on peut enchaîner avec la dernière partie, pour rentrer un peu plus dans le détail de ton quotidien. Mais peut-être avant ça, est-ce que tu souhaiterais parler d’un autre sujet qu’on n’aurait pas encore abordé et qui te tient à cœur ?

Alexis : Il y en a plein. Peut-être la notion de don, de don de son temps, de son sang ou de son argent potentiellement parce que je trouve que beaucoup attendent de faire beaucoup avant de faire un peu et c’est dommage parce qu’en fait si on fait tous un peu à la fin ça fait beaucoup. C’est quelque chose que j’essaie de faire au plus de mes capacités et de mes compétences. Rien que donner son sang, ça prend une à deux heures. Tu peux le faire tous les quatre mois, en fonction. Ça ne prend pas longtemps et c’est hyper utile et puis, ça ne coûte pas d’argent. Donner de l’argent, je sais qu’il y a une partie du chiffre d’affaires que j’aime bien donner parce que ça permet de concrétiser un peu tout ce qu’on construit. C’est de me dire que plus on construit, plus ça fait des dons. Je trouve cette idée intéressante. Et puis du temps, alors ça c’est le plus dur et j’ai du mal.J’essaie d’en consacrer, mais c’est vrai que ça c’est le plus dur. Voilà, ça sera un sujet que je trouve qu’on peut tous faire un peu sa part et qu’il ne faut pas attendre de se dire je veux faire énormément, parce que juste un tout petit peu, c’est déjà ça. Juste un repas, juste un ticket resto, juste un truc, … c’est quelque chose.

Mister Fanjo : Donner avant de recevoir. 

Alexis : Exactement. Vu comme ça je donne énormément de temps à plein de gens gratuitement mais c’est vrai que donner avant de recevoir c’est important.

Mister Fanjo : Peut-être en bénéficieras-tu dans quelques années. Est-ce que tu as un autre sujet ?

Sur les livres de développement personnel

Alexis : Non, on a abordé pas mal de choses: l’importance de travailler sur soi, de lire, le développement personnel. Ca peut paraître un peu galvaudé, c’est quoi ces trucs mais moi ça m’a sauvé. Un des premiers livres, c’était une prof qui l’avait recommandé en école d’ingé et personne ne l’a lu et je ne sais pas un jour je suis retombé dessus. C’était un livre de Christophe André je crois je vous rappelle le titre “Libre, heureux et imparfait” quelque chose comme ça je ne sais plus. Je ne sais pas si c’est le meilleur livre que j’ai lu d’ailleurs mais c’était le premier en tout cas, j’ai pioché un truc qui est intéressant. Et après ça m’a amené à lire des livres dans l’éducation financière comme Père riche Père pauvre, lire des livres comme ceux de Tony Robbins ou Jim Rohn, les 4 accords Toltèque, s’il y en a un que je devrais peut-être recommander en premier c’est celui-là, parce qu’il se lit très bien. Je trouve que c’est vraiment la base, que si on applique tout ça, et c’est hyper difficile, mais on vivrait quand même plutôt bien tous ensemble quoi. 

Mister Fanjo : Je trouve que la lecture, notamment les livres de développement personnel, sont un super point d’accroche. Parce que tu peux en lire un et ça te lance et du coup tu en lis plein, tu t’intéresses à plein d’autres sujets. Perso ça a été mon cas ouais je sais plus quel c’était peut-être convaincre en moins de deux minutes ou un truc comme 

Alexis : Ouais tu commences par un, c’est ça et puis en fait même si il y en a qui disent qu’il faut pas tomber dans le cumul et faire que du def perso et tomber là dedans,ok . Mais en fait juste essaye et puis après tu verras quel retour tu auras à en faire et puis que j’adore avec les livres.Moi, je lis deux choses en général. C’est des livres business ou dev perso et des autobiographies ou des histoires de gens qui ont existé. Je lis peu de fiction. Et je garde les livres de dev perso, les livres, on va dire, techniques le matin parce que je prends beaucoup de notes et les livres plutôt autobiographiques ou d’histoire le soir, si c’est une astuce.

Mister Fanjo : Si tu pouvais partager tes quelques lectures du moment. 

Alexis : Là, en ce moment… Alors là, je viens de commencer un livre qui s’appelle, je ne m’en souviens plus, L’esprit ensauvagé, quelque chose comme ça, de Maurice Rebeix, qui est quelqu’un que j’ai rencontré, qui en fait a vécu des années avec les Indiens d’Amérique, avec des tribus indigènes dans des réserves. C’est le début, je ne peux pas te dire, mais avant ça, c’était le dernier livre de Xavier Nel, et avant ça, Magellan, l’histoire de Magellan. Ça, c’est pour les livres du soir. Et pour les livres du matin, en ce moment, je lis un livre qui est extrêmement bien, qui s’appelle La vérité sur ce qui nous motive. Tu connais ?

Mister Fanjo : Daniel Pink, oui. Je l’ai résumé, celui-là. 

Alexis : Oui, que j’aime beaucoup parce que ça nous remet en perspective de toutes les croyances qu’on a sur la motivation, alors qu’en fait, il y a des études qui, depuis les années 70 qui montrent l’inverse. Notamment comme quoi la théorie de la carotte et du bâton ne marche que dans des niches de situation qui ne sont pas la majeure partie des cas. Alors qu’on voit que dans le monde de l’entreprise, dans la majeure partie des cas, c’est carotte et bâton et qu’en fait on sait depuis des décennies que ça ne fonctionne pas et on continue à matraquer. Je l’ai beaucoup aimé. Et juste avant ça c’était un livre sur l’organisation mais pareil je connais pas le titre si tu veux il est là moi je le lis. Je pourrais le retrouver.

Partie 3 : Son quotidien et conseils

Mister Fanjo : Merci déjà pour les recommandations. Si ça te va, je te propose d’enchaîner sur la dernière partie et les questions rafales. 

Première question, au quotidien, quelles applications logicielles utilises-tu le plus ? 

Alexis : Alors il y a une application que j’ai découvert qui est géniale, qui s’appelle OneSec, qui permet de mettre un filtre avant d’utiliser certaines applis. Par exemple Instagram, où en gros tu mets ce que tu veux comme blocage. Par exemple, moi c’est des exercices de respiration. Je ne les fais pas forcément, mais ça dure entre 3 et 5 secondes, donc c’est fatigant. Du coup, ça évite le démarrage intempestif …de tu t’ennuies, bam, tu ouvres Instagram. Du coup, vu que quand tu ouvres, tu as ça, des fois tu le refermes parce que c’est lent. Également, j’ai mis (alors j’étais dans le mode extrême), c’est-à-dire que ça me demande une intention, pourquoi j’y vais, est-ce que c’est pour lire des messages, voir les notifs, juste entertainment ou fuir un peu le quotidien. Donc j’ouvre, je mets mon intention, je mets combien de temps je vais être sur l’appli, par exemple 10 minutes, et j’ai l’exercice. Et au bout de 10 minutes, si j’avais mis que j’y allais 10 minutes et que c’est au bout des 10 minutes, eh bien ça me remet. l’exercice de respiration, ça me demande est-ce que tu veux quitter ? Je peux vous assurer que déjà, les ouvertures intempestives, j’en ai plus. Ah pardon, j’ai aussi mis un blocage de 30 minutes le matin. Ce qui veut dire que quand je me réveille, c’est pas le truc sur lequel je vais directement. Parce que j’avais ce défaut-là, et c’est hyper facile, hop tu t’ennuies, t’es pas trop réveillé, bam tu vas dessus, tu scrolles un peu. Et en fait, j’avais pas l’impression de passer beaucoup de temps, parce que j’ai passé pas fondamentalement beaucoup de temps, mais en fait, quand tu regardes des réels qui durent une minute, t’en regardes 10, ça va vite d’en regarder 10 parce que c’est fun. Moi c’est des trucs sur le kite, des trucs de moto enfin bref, c’est de l’entertainment à 10 ça va super vite, 10 minutes c’est énorme. Donc pas 30 minutes avant de me réveiller et du coup j’ai plus cet affichage d’ouverture intempestive par réflexe, et souvent quand j’ai mis un temps, même si je voudrais y aller plus j’y vais pas, donc ça c’est une appli qui est très utile. Après moi j’utilise pas mal Notion pour des notes. J’utilise beaucoup d’applis internes de logiciels pour la gestion de patrimoine et sinon c’est j’ai toute la suite Google donc je bosse avec Google Meet tout le temps et Gmail. Et les applis mobiles, Strava pour le sport, et après niveau méditation, Insight Timer, que j’aime bien, parce que c’est simple à utiliser, c’est gratuit, c’est accessible. Je n’utilise pas beaucoup d’applis en fait, et Waze pour me diriger. 

Mister Fanjo :  Autre question. As-tu un principe, une maxime ou une habitude que tu conseillerais à tout le monde de suivre ?

Alexis : Il y en a tellement. C’est dur. La citation que j’aime bien, c’en est une de Jim Rohn qui dit que l’important n’est pas le sens du vent, c’est la direction que tu donnes à tes voiles parce que le vent est le même pour tous. Autrement dit, déjà, ne te laisse pas balader par la vie et plutôt essaye d’avoir une vie intentionnelle plutôt que par défaut. Ça paraît vite dit, mais pour moi, c’est juste la différence entre les gens heureux et les gens malheureux. C’est que les gens malheureux, ils vont accepter tout ce qui arrive et un peu une fatalité de se dire, c’est comme ça. Et que beaucoup de gens heureux que je vois vivent leur vie intentionnellement, osent dire non, osent dire ce qu’ils pensent parfois, ou osent dire…. Essayer de mettre des ronds dans des carrés parfois parce que ça peut passer, et qui ont une vie intentionnelle et qu’ils s’écoutent. Ils se disent, tiens, finalement, moi, je me rends compte que je suis plutôt du soir, donc le matin, je ne peux pas travailler avant 9 ou 10 heures. Tiens, est-ce que je pourrais réorganiser ça ? Et même quand on est salarié, même quand il y a des trucs, on peut peut-être, en fait, si on demande, avoir cette vie intentionnelle. Plutôt que de subir le vent et se fatiguer, se dire, tiens, est-ce que je ne pourrais pas changer d’un petit degré les voiles ? En fait, ce serait bien pour tous.

Mister Fanjo : Autre question. Admettons que l’on te donne 100 euros, 100 euros, pardon, dans quoi les dépenserais-tu ?

Alexis : Dans des livres, sans doute, zéro doute. 

Mister Fanjo : Si tu étais président et que tu avais le pouvoir de faire aboutir n’importe quelle réforme, que changerais-tu en priorité ?

Alexis : Ça serait autour de l’éducation. L’éducation. les profs ne sont pas assez bien payés. Les méthodes d’éducation sont les mêmes depuis des décennies alors que le monde change . Alors quelles réformes je ne peux pas te dire je ne suis pas assez initié, il y a des gens bien plus compétents que moi. Mais en tout cas je me dis que s’il y a un problème et alors il y en a peut-être d’autres peut-être le médical et tout mais en tout cas l’éducation c’est ce qui va faire les générations de demain donc si on le fait bien a priori on va mettre des gens bien ça mettra peut-être une ou deux générations mais je me dis que c’est vraiment le truc sur lequel il ne faut pas lésiner et là-dedans on pourrait mettre l’égalité des chances tout ça mais déjà au moins essayer de vivre avec son temps et que les gens qui éduquent nos enfants soient heureux parce que c’est dur de rendre des gens heureux quand toi-même t’es pas heureux alors j’en vois qui sont passionnés de leur travail et très heureux et j’en vois aussi qui le sont moins et et et Dieu sait que l’environnement, et on en a parlé, c’est important, quand tu es tous les jours, que tu es un enfant de 9h à 16h30, avec quelqu’un qui n’est pas heureux, je pense que ça impacte en fait. Et ça ne devrait pas être comme ça. 

Mister Fanjo : De quel accomplissement es-tu le plus fier ?

Alexis : Mon accomplissement pro qui sert mon perso parce que c’est ce que j’ai réussi, c’est ce que je rêvais dans ma chambre quand j’étais en Pologne, jeune salarié, que je regardais des vidéos de gens qui bossaient d’où ils veulent quand ils voulaient. Aujourd’hui, c’est le cas et je l’ai fait de zéro. avec zéro client, sans rachat de portefeuille, sans argent de la famille, sans rien en fait. Et ce n’était pas si compliqué, ce n’était pas forcément facile, mais ce n’était pas compliqué. Et du coup, aujourd’hui, c’est ça qui me donne cette rage de me dire qu’en fait, chaque personne qui veut peut alors tout faire ou quoi, évidemment, on a tous des limites, des compétences peut-être, mais en tout cas, peut faire mieux, il peut y croire. Et j’ai tellement d’exemples et d’histoires de personnes qui ont réussi à faire des choses incroyables alors qu’ils partaient de très loin. C’est ça l’accomplissement c’est de savoir que c’est possible d’en être un exemple même si c’est rien aujourd’hui je suis pas grand monde enfin il y a plein de choses à faire mais ce que j’ai accompli c’est pas grand chose en tout cas pour moi c’est quelque chose que je pensais pas atteignable et si vite et puis aujourd’hui je suis un point où j’espère rien de mieux tu as tout ce qui vient venir ce sera du bonus et déjà et puis je suis heureux dans ma vie donc c’est un accomplissement d’être heureux dans tous les points tu vois en couple dans la santé dans la profession dans ce que je laisse au quotidien, enfin il y a tous les aspects qui sont chouettes. Donc ça c’est un bel accomplissement je crois. 

Mister Fanjo : Quelle étape aimerais-tu avoir franchie à la fin de l’année ? 

Fin d’année 2025 du coup, puisqu’on vient d’entrer dans 2025. Quelle étape ? Waouh. Je sais qu’on va l’atteindre, mais ça serait d’être plus d’une centaine. Aujourd’hui, j’accompagne 40 mandataires, ça serait de passer les 100.

Mister Fanjo : A ce propos, comment les personnes qui vont consulter cet épisode peuvent accéder à tes travaux et les suivre ? 

Eh bien, je me suis mis à publier pas mal sur LinkedIn, trois fois par semaine. J’espère tenir le rythme, plus dans l’idée d’avoir un carnet de ce que je pense. Je le fais plus pour moi que pour les autres, en fait. Donc, c’est une des manières de me retrouver. Et après, avec des amis et confrères, on organise pas mal d’événements autour de l’éducation financière, autour de l’entrepreneuriat, du leadership, à Paris, à Toulouse. Donc, c’est des événements ouverts à tous où on a à cœur de témoigner, de contribuer, de partager ce qu’on a pu apprendre, qui veut bien l’entendre. Et c’est des événements où il y a du rythme, donc on ne s’ennuie pas. Donc, oui, ça peut être par ça. Donc, l’idée, c’est juste de vous contacter sur LinkedIn, par exemple, et d’en discuter. 

Mister Fanjo : Tu as le mot de la fin. Que veux-tu dire pour conclure cette interview ?

Eh bien, je dirais action. Parce que rien n’arrive sans action. C’est très dur, mais c’est toujours plus facile une fois que c’est fait. Et c’est toujours plus difficile dans sa tête que dans la réalité. Et même si ça ne se passe pas comme prévu, on a appris. Et donc, on a une deuxième action à faire en ayant appris, donc en étant meilleur. Donc, action ! 

Les liens vers les travaux de Matteo

► Retrouvez Alexis sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/alexis-castro-71443645/

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Le raisonnement inductif et le raisonnement déductif

Comment prouve-t-on que la Terre est ronde ? Comment vérifier la validité d’une théorie scientifique ? Dans un autre registre, comment expliquer qu’à partir d’une même réalité, les individus aboutissent à des opinions différentes ? Par exemple, certaines expliquent que le réchauffement climatique est causé par les activités humaines alors que d’autres considèrent que ces changements sont dus à des cycles naturels. Dans cet épisode, intéressons-nous à la manière dont nous raisonnons. Découvrons plus précisément le raisonnement inductif et le raisonnement déductif. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/kfP-YeebL2I

Version audio

https://open.spotify.com/episode/3TTk34MvWqI47Ni8rKIg9I?si=CngBzGd0ShGE5x3v6NnRwQ

Le raisonnement inductif et le raisonnement déductif

Exemple pratique – Quand les cartes révèlent nos raisonnements

Commençons par un cas pratique pour illustrer une manière de raisonner. Considérons un jeu de cartes que nous mélangeons. 

On nous donne l’unique règle suivante : si la carte est un as (A), alors sa couleur au verso est rouge (R) que l’on symbolise par la règle A→R 

Essayons de prédire, les résultats des prochains tirages : 

    • Cas 1 – Modus Ponens : Je tire un as (A). Peut-on déduire la couleur de la carte ? Oui car l’implication logique stipule qu’un as est rouge. (A→R)
    • Cas 2 – Négation de l’antécédent : On tire maintenant une dame (non A). Peut-on conclure que la carte n’est pas rouge ? Non, car la règle ne donne aucune indication pour ce scénario. (non A → ?)
    • Cas 3 – Affirmation du conséquent : Nous piochons ensuite une carte rouge (R). Peut-on conclure que c’est un as (A) ? Non, car une carte rouge n’est pas forcément un as. (R → ?)
    • Cas 4 – Modus Tollens : Nous tirons une carte bleue (non R). Peut-on conclure qu’il ne s’agit pas d’un as (non A) ? Oui, car cela respecte la contraposée logique. (non R → non A)

Ces exemples illustrent le raisonnement déductif. Le principe revient à partir de règles strictes pour prévoir les résultats. A l’inverse, il existe le raisonnement inductif qui consiste à partir d’observations pour formuler des théories.

Induction vs Déduction – Deux manières de raisonner

Le raisonnement inductif

Si l’on observe que le soleil se lève à l’Est tous les jours, on peut théoriser  que le soleil se lève toujours à l’Est. C’est un raisonnement inductif. Nous formulons des règles à partir d’observations. Notons que l’induction n’offre pas de certitude : il suffit d’un jour où le soleil se lève à l’ouest pour réfuter la théorie. Pour reprendre un exemple avec un jeu de cartes, on pourrait tirer 3 dames, constater que la carte au verso est toujours bleue et émettre la théorie que si la carte est une dame (D), alors sa couleur au verso est bleue (B) (D→B). Toutefois, il suffit d’un contre exemple pour invalider la théorie. A ce propos, les théories les plus robustes sont celles pour lesquelles il n’existe aucune observation contradictoire.

Le raisonnement déductif

Le but consiste à partir d’une règle générale pour prédire le résultat, comme nous l’avons fait dans l’exercice en début de l’épisode. Une citation illustre parfaitement le raisonnement déductif : “tous les humains sont mortels, alors Socrate, en tant qu’humain, est mortel”. Notons que la déduction dépend entièrement de la validité de la théorie initiale.

En résumé, on peut retenir que l’induction explore des tendances pour élaborer des idées, tandis que la déduction teste des théories pour les confirmer ou les réfuter. 

Intégrer ces raisonnements dans la vie quotidienne

Concrètement, voici plusieurs conseils que nous pouvons appliquer au quotidien : 

Observer les récurrences pour formuler des théories tout en évitant de les considérer comme la vérité absolue (raisonnement inductif)

Par exemple, les économistes constatent que les périodes de croissance sont souvent suivies de récessions, selon un cycle apparent de 8 à 10 ans. Partant de ces observations, ils établissent des modèles prédictifs basés sur ces récurrences. Pourtant, il est primordial de prendre en considération que rien ne garantit que la prochaine crise suivra la même temporalité. Tout comme pour les trois dames bleues, même si l’observation est récurrente, rien de garantit que la règle qui en découle sera vraie éternellement.

Trouver un contre-exemple pertinent pour invalider n’importe quelle théorie 

Par exemple, si l’on se balade régulièrement dans les parcs, on pourrait facilement conclure que tous les cygnes sont blancs. Pourtant, il suffit de tomber sur une espèce de cygnes noirs originaire d’Australie pour immédiatement invalider cette théorie. De la même façon, on peut remettre en question les conclusions de Newton stipulant que les lois de la mécanique classique s’appliquent uniformément à tous les objets en mouvement. Des expériences sur des particules subatomiques montrent que la mécanique quantique décrit mieux leur comportement. 

Mélanger induction et déduction

En fin de compte, on peut retenir que l’induction nous aide à générer des idées et des théories, tandis que la déduction permet de les éprouver. Pour mieux raisonner, l’idéal est de s’appuyer sur ce double regard.

Conclusion

L’induction et la déduction sont deux piliers de notre manière de penser. Le raisonnement inductif permet de construire des théories à partir d’observations. La déduction consiste à prédire le résultat en partant de règles générales.

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La loi de l’effort inverse

Si l’on vous demande de ne pas penser à un éléphant rose, à quoi pensez-vous en ce moment ? à un éléphant rose, n’est-ce pas ? Cet exemple paradoxal illustre ce que l’on nomme la loi de l’effort inverse. Ce phénomène décrit les situations où nos tentatives pour atteindre un objectif spécifique produisent un résultat contre-productif. Explorons ce principe étonnant, bien connu des philosophes et psychologues. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/XIbHayAGWqU

Version audio

Qu’est-ce que la loi de l’effort inverse ?

La loi de l’effort inverse définit le principe selon lequel plus une personne s’efforce d’atteindre un but, moins elle a de chances de l’atteindre. Cette idée a été popularisée par le philosophe britannique Alan Watts, qui le présente par une métaphore saisissante : « Quand vous essayez de rester à la surface de l’eau, vous coulez ; mais quand vous essayez de couler, vous flottez. ». Plusieurs études mettent en évidence ce concept. 

Par exemple, Daniel Wegner développe la théorie du processus ironique. Au cours d’une expérience, il montre deux photos de skinhead aux participants et leur demande de décrire leur quotidien. Lors de la présentation de la première photo, le groupe a pour consigne d’éviter les stéréotypes dans leurs descriptions. Aucune instruction d’inhibition n’est donnée pour l’autre portrait. Lorsqu’on compare les résultats à ceux d’un groupe témoin, on constate que les descriptions sont moins stéréotypées dans le premier cas mais elles le sont davantage pour le second portrait. 

Il y a également l’étude de Mark Lepper, David Greene et Richard Nisbett sur les récompenses excessives et la motivation intrinsèque. Ils constatent que les enfants qui dessinent spontanément perdent leur motivation dès lors qu’on leur offre une récompense pour cette activité. Leurs tentatives pour faciliter l’atteinte de l’objectif sont contre-productives. 

Dans leurs recherches en 2009, les psychologues Edward Deci, Richard Koestner et Richard Ryan comparent la motivation d’étudiants invités à participer à une étude. Ils soumettent une partie des participants à une forte pression pour les inciter à s’engager. Les résultats montrent que la pression excessive diminue la motivation intrinsèque des sujets ce qui nuit à l’objectif initial recherché.

Conseils pratiques pour mieux appliquer la loi de l’effort inverse

Au quotidien, les fondements de la loi de l’effort inverse s’observent à différent niveau. Le cas de l’insomnie est assez parlant. Lorsqu’une personne cherche à s’endormir rapidement, il est courant qu’elle se retrouve incapable de trouver le sommeil. La charge mentale générée par ses pensées et la volonté de s’endormir accentuent le stress et l’empêchent de se détendre. 

Pour mieux gérer les situations où les efforts pour réussir deviennent contre-productifs, il est pertinent d’oser lâcher prise, faire des pauses et prendre du recul. Le concept du « wu wei », inspiré de la philosophie taoïste, coïncide à cette approche. Le but est de nous adapter naturellement au cours des choses sans forcer les événements : viser “l’action sans effort”. 

Conclusion

La loi de l’effort inverse nous enseigne que trop d’efforts peuvent parfois nous éloigner du résultat recherché. Plutôt que de viser l’intensité extrême, la clé du succès se trouve parfois dans le relâchement et la flexibilité.

Sources

    • Loi de l’effort inverse, eb-consult.fr : https://eb-consult.fr/carrousels/loi-de-l’effort-inverse.pdf
    • BBC Afrique, article sur la loi de l’effet inverse : https://www.bbc.com/afrique/articles/c80wyqgjwg7o
    • Wikiepedia : l’effet rebond : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_rebond_(psychologie_sociale)

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Le paradoxe d’Easterlin

Est-ce que les riches sont plus heureux ? Combien faut-il gagner d’argent pour être entièrement comblé ? Le bonheur est-il forcément corrélé au niveau de richesse ? Le paradoxe d’Easterlin apporte une réponse à ces questions. C’est parti pour quelques explications !

Vidéo

https://youtu.be/Z_hxqMtR4oc

Version audio

https://open.spotify.com/episode/1lu54wC3kaGAllFIBdlYHL?si=KDiZsYsDTU2rhRBXijDdIA

Le paradoxe d’Easterlin

Le paradoxe d’Easterlin stipule qu’il existe une faible corrélation entre l’augmentation du revenu national moyen et l’augmentation du bonheur moyen des citoyens, une fois que leurs besoins de base sont satisfaits. En d’autres termes, plus de richesse n’induit pas forcément plus de bonheur. C’est notamment l’économiste américain Richard Easterlin qui constate le phénomène en 1970. De nombreuses autres études reprennent, confirment et complètent ses résultats.

Source : Does Economic Growth Improve the Human Lot? Some Empirical Evidence : https://ideas.repec.org/p/pra/mprapa/111773.html

Le seuil des 75 000 $ annuel

En 2010, Daniel Kahneman, Angus Deaton démontrent que le bien-être émotionnel augmente avec le revenu, mais seulement jusqu’à un revenu annuel d’environ 75 000 USD. Au-delà de ce seuil, des augmentations supplémentaires n’ont plus beaucoup d’impact sur le bonheur quotidien. 

Source : High income improves evaluation of life but not emotional well-being : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20823223/

Santé, relations et temps

En 2014, la London School of Economics examine les données de plusieurs pays et conclut que des facteurs comme la santé mentale et la qualité des relations sont des déterminants plus importants du bonheur que le revenu. 

Source : What Predicts a Successful Life? A Life-course Model of Well-being : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4240315/

La valorisation du temps

En 2016, une étude de l’Université de Californie dévoile que les gens qui valorisent davantage le temps que l’argent rapportent des niveaux plus élevés de bonheur. Elle suggère que la manière dont nous valorisons et utilisons notre temps peut être plus importante pour notre épanouissement que notre niveau de revenu.

Source : Valuing time over money is associated with greater happiness : https://psycnet.apa.org/record/2016-13749-003

Les 4 clés du succès 

De mon point de vue, ces études mettent en évidence un point essentiel : le bonheur dépend de plusieurs facteurs. On peut citer par exemple.

    • La qualité de nos relations
    • Le fait d’être en bonne santé
    • La gestion de notre temps
    • Notre niveau de réussite financière

Si l’on se focalise sur la composante financière, les analyses suggèrent qu’il suffit d’atteindre un niveau de revenu qui nous permet de répondre à nos besoins fondamentaux et d’assurer une certaine sécurité. Car à partir du moment que l’on gagne aux alentours de 75 000$ annuel, les niveaux de bonheur et richesse semblent se décorrèler.

Conclusion

A partir d’un certain seuil, il est inutile de chercher à maximiser son niveau de richesse pour être plus heureux. C’est ce que l’on appelle le paradoxe d’Easterlin.

Sources

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Big Five – 5 traits de personnalité universels

➽  Les tests de personnalités sont-ils sérieux et valables ? La science offre un éclairage sur la question en reconnaissant qu’il existe 5 traits de personnalité universels. On les appelle les Big Five. C’est parti pour quelques explications

Vidéo

https://youtu.be/r7JMpPMYzww

Podcast

5 traits de personnalité universels

Les tests de personnalités sont à prendre avec des pincettes car ils sont conçus à partir d’une variété de points de vue théoriques et dépendent de leurs niveaux d’abstraction. 

Mais en 1981, le psychologue Lewis Goldberg change la donne. Il propose un modèle descriptif et empirique de la personnalité, appelé les Big Five. Ces travaux mettent en lumière cinq traits communs et universels pour décrire la personnalité d’un individu.

De nombreuses études ultérieures, comme celles de Costa et McCrae dans les années 1987-1992 (//mettre lien étude), confirment les résultats et apportent des preuves de la validité consensuelle ainsi que de l’exhaustivité, l’universalité et l’héritabilité des Big Five.

Le modèle “OCEAN”

Le modèle, aussi connus sous le nom de “OCEAN”, présentent cinq facteurs réplicables de la personnalité : 

    • O – Ouverture d’esprit : Ce trait évalue la volonté d’un individu à explorer de nouvelles idées, expériences et perspectives.
    • C – Conscienciosité : Il s’agit du degré d’organisation, de discipline et de responsabilité d’un individu.
    • E – Extraversion : C’est la tendance à éprouver des émotions positives, à rechercher des expériences stimulantes, intenses et la compagnie des autres.
    • A – Agréabilité : Il s’agit de la mesure de la convivialité, de la gentillesse et de la coopération d’un individu.
    • N – Névrosisme : Ce trait évalue la tendance à se dévaloriser, à ressentir de l’anxiété, de la honte ou des émotions négatives de manière générale.

Corrélations entre comportements et traits de personnalité 

Les méta-analyses établissent des corrélations entre les mesures des Big Five et divers aspects du comportement :

    • Dans le cadre professionnel, la conscienciosité s’avère être un prédicteur de la performance, quel que soit le poste.
    • Dans les métiers impliquant beaucoup d’interactions, l’extraversion est un facteur positif. 
    • L’ouverture d’esprit est une aubaine dans le domaine de l’innovation ou de la formation.
    • Un névrosisme élevé et une faible agréabilité sont des traits communs à la plupart des troubles de la personnalité.
    • A l’opposé, une stabilité émotionnelle élevée nous rend moins sujet à des épisodes de burnout.
    • Il existe aussi un lien entre nos traits de personnalité et nos habitudes de vie. Par exemple, le tabagisme touche davantage les personnes ayant un faible niveau de conscienciosité et d’agréabilité ainsi qu’un fort niveau de névrosisme

Faire un test de personnalités

En fin de compte, le Big Five est un outil pour nous aider à mieux nous connaître. A ce sujet, il convient de choisir un test qui envisage la personnalité comme une variable quantitative (ex : donner un pourcentage ou score entre 1 et 10 pour décrire le niveau d’organisation), plutôt que qualitative (donner un résultat noir ou blanc : “organisé” ou “désorganisé”).

Je vous mets en description, un test de personnalité qui s’appuie sur ce modèle et donne des résultats de manière quantitative et continue en fonction des 5 traits de personnalité. 

Lien vers le test : https://testbigfive.com/accueil

Conclusion

La science considère qu’il existe 5 traits de personnalités universels.

Ce modèle porte le nom de big Five ou “OCEAN”.

Les cinq facteurs identifiés sont :

    • O – Ouverture d’esprit 
    • C – Conscienciosité 
    • E – Extraversion 
    • A – Agréabilité 
    • N – Névrosisme 

Sources

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Interview Rafale – Matteo – Mind Parachutes

➽ Découvrez les conseils entrepreneuriaux, les habitudes de vie et les coulisses des activités de Matteo – le créateur du site internet et chaîne YouTube : Mind Parachutes. C’est parti ! ✅

Vidéo

Version “Rafale”

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Podcast

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Retranscription de l’interview

Partie 1 : Présentation de Matteo et de ses activités

Mister Fanjo : Mathéo, bienvenue dans l’émission Interview Rafale. Pour les personnes qui ne te connaissent pas, je vais te présenter brièvement. Pour nous aider à ouvrir notre esprit à de nouvelles idées, Mathéo résume toutes les semaines l’essentiel des meilleurs livres de business, de développement personnel ou encore sur les finances personnelles. Ses animations de quelques minutes sont disponibles sur ses plateformes, notamment son site internet et sa chaîne YouTube : Mind Parachutes. Il propose également des accompagnements plus poussés pour développer un side business ou être au top de sa carrière. A travers son interview, découvrons ses conseils entrepreneuriaux, ses habitudes de vie et les coulisses de ses activités. C’est parti ! Est-ce que cette brève introduction te convient ? Est-ce que tu aimerais compléter quelques éléments que j’aurais oubliés ?

Matteo : Non, je pense t’as dit l’essentiel. Je suis un grand passionné de développement personnel et d’entrepreneuriat. C’était des découvertes que j’ai faites assez tard dans ma vie. Je pense que c’était autour de la trentaine, et qui ont beaucoup changé mon quotidien. Donc je suis très content d’avoir l’occasion de parler un peu de mon expérience, de partager mon expérience avec ta communauté. Merci beaucoup pour l’invitation, Benjamin.

Mister Fanjo : Je te propose de commencer par la première partie. C’est des questions rafales pour te présenter un peu de manière originale. Et après ça, on enchaînera plus en détail sur ton parcours, tes activités entrepreneuriales, ta vision, etc. Est-ce que tu es prêt ?

Matteo : Yes. Allons-y. !

Ses goûts musicaux

 

Mister Fanjo : Quel morceau de musique devrait-on envoyer dans l’espace si l’humanité devait disparaître ?

Matteo : C’est pas évident de choisir. Je vais t’en dire deux, si c’est possible. Tant pis. La première, c’est The Show Must Go On de Queen.  Je ne sais pas si tu connais Freddie Mercury, ça a été une grosse référence pour moi. C’est une chanson qui a beaucoup marqué mon adolescence et ma jeune vie d’adulte. J’ai aussi une autre chanson de l’adolescence, qui est une chanson de Guns N’Roses. Sweet Child O’ Mine. Ça m’a fait de super souvenirs d’adolescence avec un groupe d’amis très intime que j’ai. C’est les deux que je porterais. C’est beaucoup de musique d’adolescence, finalement.

Ses recommandations de séries, films, chaines Youtube

 

Mister Fanjo : Deuxième question. Quelles séries, films, documentaires ou chaînes YouTube recommandes-tu de regarder ?

Matteo : Alors moi, sur les films et les séries TV, je suis vraiment la mauvaise personne à qui poser cette question. Déjà parce que je n’en regarde pas beaucoup depuis très longtemps et aussi parce que j’ai une super mauvaise mémoire de ce genre de choses, donc je ne saurais pas conseiller. Par contre, sur les chaînes YouTube, j’adore personnellement différentes chaînes YouTube d’apprentissage. Si je pars sur l’entrepreneuriat, j’aime beaucoup Alex Hormozi. C’est quelqu’un que je trouve d’une clarté incroyable et d’une capacité à transmettre, à simplifier des concepts parfois difficiles très simplement et de manière très concrète. Donc la chaîne d’Alex Hormozi en anglais. Et en fait, ce que je vous conseille de faire, c’est d’aller chercher des personnes qui pensent des choses qui ne sont pas ce que vous ferez naturellement. Donc, ce n’est pas un conseil général pour tout le monde, mais plutôt pour chacun : OK, comment est-ce que je peux finalement m’ouvrir à des idées différentes, à des manières de penser différentes que celles que j’ai l’habitude de faire. Faire un peu de recherche active et faire quelque chose de différent. 

Mister Fanjo : Et en ce moment, personnellement, tu te renseignes sur quel sujet ?

Matteo : Alors, aujourd’hui, je continue sur l’entrepreneuriat parce que je trouve que c’est quelque chose qu’on ne termine jamais d’apprendre. Et je me renseigne sur l’immobilier en ce moment parce que j’ai commencé à faire des investissements locatifs. Je regarde comment d’autres personnes s’y prennent.

L’activité physique

 

Mister Fanjo : Troisième question, pratiques-tu un sport ou une activité physique ?

Matteo : Oui, j’aime beaucoup la course à pied. Je suis un ancien finisseur de marathon. Ça fait quelques années que je ne fais plus ça, mais j’en ai couru trois ou quatre il y a quelques années. C’est quelque chose que j’aime toujours faire, avec plus ou moins de régularité. Les périodes où je suis plus fier de moi, je vais pratiquement tous les jours. Et après, il y a des phases où je suis un peu moins régulier, mais deux ou trois fois par semaine, j’essaie d’y aller malgré tout.

Ses origines

Mister Fanjo : Quatrième question. D’où es-tu originaire et où as-tu grandi ?

Matteo : Alors, je suis italien. Je suis né et j’ai grandi en Italie. Je suis arrivé en France quand j’avais 23 ans. Avant ça, j’ai vécu au nord de l’Italie. Ma ville de naissance est Bergame, c’est dans la région des lacs. Après, j’ai passé trois ans à Venise lors de mon adolescence, de 16 à 19 ans. Très belle expérience de vie. Et après, j’ai fait mes études universitaires à Milan avant d’arriver à Paris.

Le parcours scolaire et universitaire

Mister Fanjo : En quelques mots, comment définirais-tu ton parcours scolaire et universitaire ?

Matteo : Pour moi, c’était une découverte. Je considère avoir eu la chance d’avoir appris à apprécier le fait d’apprendre de nouvelles choses, de pouvoir découvrir des domaines que je ne connaissais pas. C’est une passion qui continue même aujourd’hui. J’adore apprendre.

Mister Fanjo : Et tu as fait tes études dans quel cursus ? C’était plutôt scientifique, littéraire ?

Matteo : C’était plutôt scientifique. J’ai fait le lycée S, je pense, l’équivalent italien. Après, j’ai fait des études en ingénierie, en électronique, très techniques. Je pense que c’est à cause de ça, ou grâce à ça, qu’une fois que j’ai fini les études universitaires, j’ai plutôt eu envie de développer des compétences plus humaines dans le dev perso, la psychologie, l’économie, que j’avais moins eu l’occasion d’apprendre quand j’étais à l’école.

Mister Fanjo : Où as-tu fait ce nouvel apprentissage ? Dans le cursus universitaire ou alors tu t’es formé de ton côté ?

Matteo : Non, c’était après. En fait, pendant le cursus universitaire, j’étais vraiment très focalisé sur le côté scientifique. Juste la dernière année universitaire, j’ai pu participer à un programme d’échange où il y avait les premiers éléments de management, des sensibilités humaines, qui étaient autour de l’interculturalité. L’idée, c’était un programme d’échange pour rencontrer, à plusieurs reprises pendant l’année scolaire, des étudiants qui venaient de plusieurs pays d’Europe. On était plutôt restreint, une cinquantaine / soixantaine de personnes. On se retrouvait trois semaines dans l’année. C’était pour moi une expérience supplémentaire de découverte de l’autre, que j’adorais. Et après, je dirais, la partie dev perso, économie,… est venue après. J’ai commencé à travailler pendant quelques années en tant qu’ingénieur de R&D, donc j’avais un travail très technique. Même dans le cadre de ce travail-là, je me suis aperçu que j’utilisais très peu les compétences que j’avais apprises à l’école, malgré plus de 20 ans d’études. J’utilisais d’autres types de compétences que personne ne m’avait jamais appris, la gestion du temps, la relation aux autres, la prise de paroles, des choses qui finalement étaient centrales dans mon quotidien professionnel et pour lesquelles personne ne m’avait jamais rien appris. C’est là où j’ai découvert le monde du Dev Perso.

Les premières expériences professionnelles

Mister Fanjo : Dans quelle entreprise a été ta première expérience professionnelle ?

Matteo : Alors, j’ai travaillé dans deux entreprises. Ma toute première expérience, c’était dans une entreprise qui s’appelle ST Microelectronics. C’est une entreprise qui fait des semi-conducteurs. Là, j’ai fait un stage de fin d’études à Milan. Et après, ma première expérience post-diplôme, c’était chez Orange. Je suis resté chez Orange pendant 15 ans. où j’ai commencé, comme je disais tout à l’heure, en tant qu’ingénieur R&D et j’ai terminé dans des postes de management.

Les activités actuelles

Mister Fanjo : Comment gagnes-tu ta vie aujourd’hui ? Quelles sont tes principales activités ?

Matteo : Alors aujourd’hui, je gagne ma vie en vendant mes connaissances et mon accompagnement. Je dirais qu’il y a plusieurs activités que je réalise en tant qu’entrepreneur. Une première, c’est la synthèse des livres qui m’intéressent, du développement personnel. Donc, il y a une version gratuite où les gens peuvent accéder sur YouTube. La chaîne YouTube, d’ailleurs, c’était une belle surprise. Elle intéresse pas mal de gens. Elle cumule aujourd’hui 215 000 abonnés. Je suis très content de voir que la communauté a bien pris. Je collabore sur des choses similaires avec d’autres boîtes. Je réalise des vidéos sur commande, sur des sujets spécifiques. On réalise des formations toujours sur les formats de synthèse animée. Et après, je propose aux personnes qui souhaitent aller un peu plus loin dans leur connaissance de développement personnel ou d’entrepreneuriat. Notamment, j’aide des salariés qui souhaiteraient lancer leur entreprise à créer leur activité en partant de zéro. Ils peuvent ne pas avoir l’idée de départ. L’idée, c’est d’arriver à avoir leur premier client grâce à leur activité.

Partie 2 : Zoom sur le parcours entrepreneurial

La transition vers l’entrepreneuriat

Mister Fanjo : J’essaie de comprendre comment s’est faite la transition entre le monde du salariat et l’entrepreneuriat. Si j’ai bien compris, tu t’intéressais de plus en plus à l’économie, aux sciences sociales, au management,… . Notamment, je suppose que tu as lu des livres et c’est la lecture de ces livres qui t’a donné envie de les synthétiser, de les partager. Comment s’est passée la transition ?

Matteo : En fait, il y avait plusieurs envies qui sont apparues. Il avait une envie d’entreprendre, que j’ai découvert. D’ailleurs, j’ai lancé et fait couler cinq business avant de trouver le bon, à côté de mon travail. J’avais mon travail principal qui m’assurerait une certaine sérénité financière. J’avais aussi une belle carrière. Je ne voulais pas renoncer à cette partie-là parce que ça me plaisait. Mais effectivement, j’avais toujours la curiosité de vouloir tester, me montrer à moi-même que j’étais capable de créer une entreprise. Dans mes différentes aventures, il y a des choses très différentes. J’ai commencé par imaginer des applications mobiles. C’était les premières années de l’iPhone, c’était à la mode. À ce moment-là, j’avais quelques compétences techniques, mais ce n’était pas forcément les compétences qui manquaient, c’était plus la passion sur ce sujet, je pense. Donc, j’ai laissé tomber. J’ai aussi fait des choses très différentes. J’ai aidé un ami à vendre de l’huile d’olives. A côté de ça, de plus en plus, je trouvais intéressant des sujets que j’écoutais et découvrais par mes lectures. Quand j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel, c’était des choses qui n’étaient pas encore très connues en France. Quand on parlait de ça, les gens regardaient avec un œil un peu bizarre. Ça avait l’air d’être quelque chose d’un peu sectaire, un peu recette américaine facile. Je me suis approché de la littérature du Dev Perso, comme ça, avec un peu de préjugé. Mais en fait, j’ai découvert que ce que je lisais, j’aimais beaucoup, et qu’il y avait peut-être une adaptation culturelle à faire de la vision américaine de la vie, des choses, par rapport à une vision plus européenne. Et je me suis dit, mais pourquoi pas partager ces choses-là avec d’autres personnes, vu que, comme moi, beaucoup de monde est arrivé à l’âge adulte sans jamais avoir appris des choses que je considère être centrales dans notre quotidien personnel et professionnel. Et un jour, j’ai découvert une chaîne anglaise que j’ai juste copiée, si je peux le dire comme ça, qui faisait des résumés animés de livres. Quand j’ai vu la forme, je me suis dit, c’est ça ce que j’ai envie de faire. Du coup, j’ai juste recopié une recette que j’ai vue quelqu’un d’autre faire avec succès. C’était le début du projet entrepreneurial qui a finalement abouti. 

Mister Fanjo : Au départ, quand tu as commencé ce projet entrepreneurial, je suppose que c’était à côté de ton activité chez Orange. Combien de temps tu as mis pour le développer entièrement et pouvoir en vivre complètement ? 

Matteo : Oui, alors j’ai mis longtemps. J’ai mis sept ans avant de décider de me lancer. Je pense que les deux premières années, je ne voyais pas ça comme mon projet entrepreneurial. C’était pour moi une passion, de partager ce que j’apprenais, etc. Donc, je n’avais pas forcément une approche de développement business, si je peux l’appeler comme ça. Après, quand je me suis dit, ça a l’air de plaire tout ça, il y a peut-être du potentiel derrière, comment est-ce que je peux l’exploiter ? Dans les trois ou quatre années suivantes, je me suis intéressé à développer plus commercialement ce que je faisais. Transformer l’intérêt, ce qu’on appelle le trafic organique, l’intérêt des gens qui découvraient ma chaîne ou mon site Internet, en des clients à qui je proposais des formations et de l’accompagnement. Jusqu’au moment où, le projet me prenait de plus en plus de temps. Mon travail salarié aussi, parce qu’entre-temps, ma carrière a continué à se développer, même en entreprise. A un moment donné, je me suis dit, là, il faut que je fasse un choix, parce que je vois que je ne suis pas satisfait du temps et de l’énergie que je peux mettre sur mon projet entrepreneurial, qui me plaît beaucoup. Et de l’autre côté, ce projet entrepreneurial me demande pas mal de temps. Temps que je ne peux plus investir dans ma carrière comme je faisais il y a quelques années. A un moment donné, il faut choisir, soit l’un, soit l’autre. Et donc, j’ai choisi de me lancer dans mon propre business en me disant, si je ne le fais pas, je risque de le regretter dans 10 ans. Je ne savais pas comment ça allait se passer. Je ne le sais toujours pas d’ailleurs. Mais en tout cas, je me disais que si je ne le fais pas, dans 10 ans, je vais m’en vouloir de ne pas avoir essayé.

Les grandes difficultés rencontrées

Mister Fanjo : En plus de ce choix qui a dû être difficile à prendre, quelles sont les grandes difficultés que tu as rencontrées ou alors peut-être les étapes importantes de ton aventure ?

Matteo : Yes. Alors, en fait, j’ai voulu attendre que mon activité entrepreneuriale soit pratiquement au niveau de mon salaire en entreprise. Je n’avais vraiment pas envie de prendre des risques. A la fois parce que j’avais une belle carrière, donc je ne voulais pas l’abandonner juste sur un coup de tête. J’avais bosser dur pour y arriver avec mes études, et avec les 15 ans de travail que j’avais fait auparavant. Pour moi, il n’était pas question de prendre des risques. Je voulais m’assurer que ce n’était pas une décision prise sur un coup de tête. Le temps et le fait que je voyais que le business se portait bien, j’étais rassuré sur ce côté-là. En termes d’étapes, je les résumerai comme ça. Il y avait déjà une première étape dont je parlais tout à l’heure, les deux ans où finalement, c’était vraiment une passion pour moi de partager. En fait, s’il y a quelque chose qu’une personne qui souhaite se lancer dans la vie entrepreneur, c’est vraiment le premier conseil que je leur donne : ne suivez pas des opportunités ou des approches opportunistes à la mode qui se lancent. Je vous le déconseille par expérience personnelle parce qu’en fait, si on n’est pas passionné, on ne dure pas suffisamment pour voir des résultats suffisants dans notre business. Ça devient finalement une contrainte supplémentaire. Pour moi, ce n’est pas se mettre dans les meilleures conditions pour que son business réussisse. C’était la première étape, longue, une fois que je la vois après coup. Mais à l’instant, sur le moment, je ne savais pas faire autrement. Après, il y a eu une phase où j’ai décidé de me former à comment on tient une entreprise. Pour moi, c’était très important. Il y avait des connaissances à acquérir autour de la vente, du marketing, de la conception d’offres, des choses que je n’aurais jamais pu travailler dans ma carrière professionnelle. Dans ma chaîne YouTube, je ne le faisais pas non plus parce que je me limitais à faire une vidéo, et puis c’était YouTube qui se chargeait de tout le reste. Là, c’était d’autres compétences que je devais acquérir. Je pense qu’il y avait aussi des croyances mentales à dépasser. Je trouve qu’une grosse partie du travail que l’on fait en tant qu’entrepreneur est de travailler sur ses croyances limitantes et sur ses limites que l’on s’auto-impose. Dans mon cas, c’était une certaine difficulté à me montrer. D’ailleurs, je pense que le fait que dans ma chaîne YouTube, je ne montre pas mon visage, (c’est plutôt des dessins que l’on voit), ça m’a beaucoup aidé à m’autoriser à lancer la chaîne. Il y avait le fait de ne pas être à l’aise à demander de l’argent aux personnes. En fait, je doutais de ma capacité à fournir de la valeur aux gens. Donc ça aussi, ça m’a pris du temps pour dépasser ce blocage. Et après, il y a une autre chose qui m’a coûté pas mal d’efforts dans cette aventure, c’était le fait d’accepter l’échec. Je trouve que dans le monde de l’école et de l’entreprise, en tant que salarié, on essaie de minimiser le risque de l’échec. On ne souhaite pas rater un examen. On ne souhaite pas que notre chef nous reproche d’avoir mal fait un travail ou que nos clients nous disent qu’ils ne sont pas contents du travail qu’on a fourni. Quand on devient entrepreneur, c’est l’inverse qui se passe. C’est-à-dire qu’on a besoin de passer par des essais que l’on ne maîtrise pas encore très bien. Du coup on échoue, c’est un peu comme quand on apprend à nager ou aller en vélo, on tombe au départ, on n’y arrive pas, on boit un peu d’eau quand on n’est pas capable de nager, mais en fait c’est indispensable pour qu’ensuite on soit en mesure de bien faire les choses. Cette phase d’apprendre à échouer sans que ça ne me perturbe pas trop ma stabilité émotive, et aussi un peu ma valeur de moi, l’image que j’avais de moi, ça m’a pris du temps et c’était pour moi un grand enseignement. 

L’étape “Se faire payer pour son travail”

Mister Fanjo : Si j’ai bien compris, tu as eu la phase de fournir de la valeur gratuitement, ensuite tu t’es formé, ensuite tu as eu la phase d’apprentissage en expérimentant et en testant. Comment est-ce que tu as fait pour obtenir tes premiers clients et notamment arriver à te rémunérer, à passer de “l’apport de valeur” à “je demande de l’argent” ?

Matteo : En fait, ça s’est passé avec un déclic, en me disant comment ça se fait qu’il y a des personnes qui vivent de leur activité en ayant une communauté plus petite que la mienne et que moi je génère quelques centaines d’euros par mois grâce à YouTube. Je réalisais bien que j’étais très en dessous de ce que d’autres entrepreneurs arrivaient à avoir comme résultat. Étant donné la taille de ma communauté, à un moment donné, je me suis dit que je gâchais une énorme partie de la valeur que je pourrais générer avec ça. J’avais aussi besoin de dépasser des craintes personnelles de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir suffisamment de choses à donner. Pour ce faire, j’ai trouvé quelqu’un qui faisait une formation pour créer une offre. Je me suis lancé dans la formation et je me suis dit : pendant le temps de cette formation, je ne me pose pas de questions, je ne vais pas suranalyser les choses comme j’aurais pu tendance à faire, je vais juste faire ce que la formation me propose de faire et c’est tout. En fait, le fait d’avoir un processus à suivre m’a beaucoup aidé. 

Les premières ventes

 

Mister Fanjo : Et lors de cette création de la première offre, de la première formation, au moment des résultats, est-ce que tu t’es dit, waouh, c’est au-delà de mes espérances, ou alors je suis un peu déçu, c’est en dessous, ou alors c’est typiquement ce que j’envisageais ? Comment tu l’as vécu ?

Matteo : Alors, il y a eu une première phase d’émerveillement. C’est-à-dire qu’effectivement, il y avait des personnes qui appréciaient suffisamment ce que je proposais pour être intéressé à acheter ma formation. Les premiers clients ont été vraiment une super surprise. Je me rappelle encore d’avoir envoyé un email où je proposais aux gens de s’inscrire, d’acheter la formation. J’étais tellement stressé de l’avoir fait que j’ai dû sortir, courir, parce que j’avais besoin d’évacuer le stress. Et en fait, c’était incroyable parce que les premières personnes s’étaient inscrites genre quelques heures plus tard, le temps de revenir de l’entraînement, de me doucher, etc. Quand j’ai rouvert l’ordinateur, il y avait déjà, je ne me rappelle plus exactement, mais je pense que c’était deux ou trois personnes qui s’étaient déjà inscrites. C’était un tout petit produit. Aujourd’hui, je ne vendrais pas un produit à ce prix-là. Je pense que je vendrais plus cher, à la fois pour mieux me rémunérer, mais aussi pour aider les personnes à comprendre la valeur de ce que j’offre. J’ai aussi changé ma perspective par rapport à la vente et aux offres que je peux faire. Mais à l’époque, c’était juste incroyable. Mais ça, c’était la première fois. Les fois d’après, j’ai souvent été déçu des résultats que je pouvais obtenir par mes ventes. Je dirais que c’est presque systématique. Quand j’ai fait un webinar, quand j’ai fait un lancement, très souvent, je suis déçu des résultats. Ça ne m’a pas empêché de générer un chiffre d’affaires que je considère être plus que correct. En fait, au bout de quelques années, j’ai facturé la dernière année où j’ai fait à la fois mon emploi salarié et mon entreprise, j’ai facturé plus de 80 000 euros avec mon side business. Après, durant la première année complète du side Business, j’ai dépassé les 100 000 euros de chiffre d’affaires. C’est un très bon résultat, malgré le fait que je suis constamment déçu de ce que je fais. Donc, en fait, les deux ne sont pas incompatibles. D’ailleurs, je pense que c’est une belle chose d’être frustré parce que ça nous aide à avancer.

Le processus d’acquisition des clients

Mister Fanjo : Tu t’adresses à la fois à des particuliers, mais tu interviens aussi en entreprise. Est-ce que le processus d’acquisition de clients a été le même ? Est-ce que tu fais des webinars pour toucher les entreprises ?

Matteo : Je dirais que ma vraie cible client, c’est plutôt des particuliers. Donc, pour répondre à la question, oui, il y a une différence si on veut aborder les particuliers ou les entreprises. Je pense que la différence est liée au type de relation que l’on va construire avec les deux typologies de clients. Et surtout, quand on est sur les entrepreneurs, il y a de fortes chances que les produits que l’on propose aux entreprises et les produits qu’on propose aux particuliers ne soient pas les mêmes. Le montant de la prestation n’est pas le même, ce qui implique aussi que la relation qu’on établit n’est pas la même. Pour ce qui me concerne, ma vraie cible de clients, c’est les particuliers ou alors des solopreneurs ou des personnes qui ont une toute petite structure. Dans ce cas-là, la relation est plutôt une relation directe que j’établis par ma chaîne YouTube principalement. Je propose aux personnes qui suivent ma chaîne YouTube de s’inscrire à une newsletter. Du coup, je peux coupler à la relation que je peux mettre en place grâce aux vidéos que je publie, au fait que j’écris des newsletters, je partage des mails, etc. C’est d’ailleurs la manière par laquelle je vends mes produits, ou en tout cas que je fais la promotion de mes produits, même quand je les vends par webinaire ou par appel de vente. Concernant les entreprises, ça se fait un peu plus par opportunité. C’est-à-dire que c’est plutôt des personnes que je rencontre dans des séminaires ou dans des occasions d’échanges, dans des lieux de rencontre. Et c’est en discutant avec ces personnes que je m’aperçois qu’il y a une affinité avec la personne, qu’il y a un moyen de faire des choses en commun. En fait, le partenariat et le travail arrivent un peu par opportunité après des échanges. C’est comme ça que ça se passe. Je laisse les choses se faire naturellement.

L’offre principale

Mister Fanjo : Pour les internautes qui nous écoutent et qui seraient éventuellement intéressés par tes travaux, quelle est ta promesse ? En quoi tu peux les aider avec l’offre principale ?

Matteo : En fait, ma promesse aujourd’hui pour les clients, c’est d’aider les salariés qui souhaitent lancer une activité entrepreneuriale à côté de leur travail, à trouver leur idée et trouver leurs trois premiers clients. Ce qui est important que les personnes comprennent dans cette démarche, c’est qu’il y a une question de compétences, comme je disais au départ. En fait, il y a des choses qu’il faut arriver à apprendre en tant qu’entrepreneur. C’est le fait de connaître son client, d’aller à la rencontre de son client, de pouvoir construire une offre, de savoir présenter son offre, de savoir vendre, de savoir se vendre. Il y a des choses que beaucoup de salariés n’ont pas eu l’occasion de travailler dans leur vie professionnelle. C’est plutôt des compétences ou des connaissances que l’on acquiert. Et après, il y a les côtés plus “mindset”. En tout cas, c’est notre manière d’envisager notre activité qui demande à être développée. Donc, je reprends l’exemple du fait de faire du vélo ou d’apprendre à nager. Bien sûr, il y a des choses, des informations que l’on doit connaître. On a besoin que quelqu’un nous explique comment on garde l’équilibre sur le vélo, comment on peut tourner à droite, à gauche, comment on l’utilise, comment on connait le code de la route. Tout ça, c’est des connaissances qu’on a besoin d’acquérir. Cette partie, ça passe par le passage de l’information. Mais comme tout le monde qui a appris à faire du vélo et à nager, ce n’est pas suffisant pour savoir vraiment le faire. À un moment donné, il faut passer à l’action. Il faut faire les choses. Et là, on peut apprendre de deux manières. Soit on essaie de faire en autodidacte. Ça marche très bien pour certains. Mais ce qui est clair, c’est que c’est long. On tombe parfois, ça fait mal, c’est pas agréable. Et on tombe plus souvent que quand on a quelqu’un qui, la première fois, nous tient un peu la selle pour éviter qu’on parte trop à droite ou trop à gauche. Je trouve que c’est intéressant de faire le chemin avec quelqu’un qui a déjà fait. Parce que ça nous permet d’éviter des erreurs, ça nous permet d’éviter de tomber trop souvent. Mais surtout, c’est ce qui nous permet, une fois qu’on est tombé, de remonter et de réessayer à nouveau. Je pense que quand il s’agit d’entrepreneuriat, tant qu’on ne l’a jamais fait, tant qu’on n’a pas été capable d’avoir fait un projet qui fonctionne, on doute beaucoup sur ses propres capacités à y arriver. Le risque c’est qu’à un moment donné on laisse tomber. En fait je trouve que c’est vraiment comme apprendre à nager et apprendre à aller en vélo. Il n’y a pas de choses extrêmement difficiles à apprendre. Par contre c’est clair qu’on va tomber, on va se faire mal la première fois et donc on a besoin de de réessayer de remonter en selle suffisamment de fois pour que ça marche. Jusqu’à un moment où on a vraiment appris à faire en sorte que ça marche. Le fait d’avoir à côté quelqu’un qui nous explique tout ça, qu’on a quelqu’un à côté qui l’a déjà fait, qui nous apprend, on sait que c’est possible. On croit que c’est possible. On sait que c’est juste une question de temps et de tentatives. Ce n’est pas pour rien que, par exemple, avec le fait de nager ou d’aller en vélo, le fait d’être entouré d’adultes qui l’ont déjà fait, ça nous rassure quant au fait de savoir qu’à un moment donné, nous serons aussi capables de le faire. Même si sur l’instant, ça nous paraît au-delà de ce qu’on arrive à faire, on se dit, puisque les autres ont réussi, pourquoi ça serait différent. En fait, je pense que le fait de le faire avec quelqu’un, c’est ça qui nous aide. Ça nous rassure sur le fait que ce sera possible pour nous. 

Les objectifs de Matteo pour les années à venir

Mister Fanjo : Et alors, quelle est pour toi, après, la suite du projet, la vision que tu as pour les prochaines années?

Matteo : Alors, il y a une chose sur laquelle je suis en train de travailler en ce moment, c’est le fait de constituer une communauté. Je te parlais jusqu’à présent du fait d’acquérir les connaissances nécessaires, d’être entouré des personnes qui l’ont déjà fait, qui peuvent nous aider, parce que ça nous rassure sur notre capacité à y arriver, et nous évite de faire des erreurs, etc. Dans le programme que j’ai créé pour proposer aux gens de lancer leur side business, je souhaitais aussi donner beaucoup de place à la force d’un collectif. Je fais de petits groupes à chaque fois, entre 6 et 10 personnes, qui se lancent dans cette aventure. Je ne suis pas surpris de la force que ça a de faire partie d’un groupe avec des personnes qui sont engagées sur un projet similaire de lancement d’entreprise. Ça serait valable pour n’importe quel autre projet que les gens peuvent avoir. Beaucoup de recherches autour de la réussite et de l’atteinte des objectifs ont confirmé que l’environnement social dans lequel on évolue est probablement le facteur le plus important pour notre réussite. Justement parce qu’on voit que c’est possible pour d’autres et du coup ça devient possible pour nous aussi. On maintient la motivation dans la durée, etc. Donc, j’ai voulu donner à cette partie de groupe un rôle central dans la réussite de son projet entrepreneurial. J’étais tellement content de la valeur que ça donnait pour les participants, et le retour sur cet aspect était tellement important, tellement satisfaisant, que je me suis dit que c’était quelque chose que je voulais créer à côté de l’accompagnement en tant que tel. Là, je souhaite lancer deux communautés. Une sur le développement personnel, qui est la porte d’entrée pour moi au monde de l’entrepreneuriat, et je pense que c’est quelque chose qui m’intéresse encore beaucoup. Pour moi, ce n’est pas exclusivement les entrepreneurs qui s’intéressent au dev perso, c’est quelque chose de plus universel. Peu importe son activité professionnelle, on a intérêt à développer des compétences sur le sujet. Et de l’autre, créer une communauté autour de l’entrepreneuriat, qui est un autre ensemble de sujets qui m’intéresse particulièrement parce que je trouve, par expérience personnelle, que l’entrepreneuriat a été pour moi les domaines où j’ai pu le plus expérimenter le développement personnel et donc le plus grandir en tant que personne. Pour les personnes qui sont curieuses, je les invite à se lancer dans l’entrepreneuriat, à côté de son travail, presque indépendamment du fait que les projets réussissent ou pas. Toute l’expérience que l’on peut vivre, que l’on peut cumuler peut nous apporter dans les autres domaines de notre vie. Pour moi c’est vraiment une école de vie, si je peux l’appeler comme ça, que je trouve vraiment très riche. Donc l’idée c’est de créer ces deux communautés. 

Mister Fanjo : Et dans ta vision, comment ça se matérialise ? Est-ce que pour l’instant tu en es plus à l’idée et tu réfléchis à des axes ou alors t’as vraiment une cible précise ?

Matteo : Alors j’ai quelques idées, mais je suis en train de faire ce que je conseille aux gens de faire, c’est de demander à son client ce dont il a besoin. C’est tout récent, ça fait 2-3 jours, je vais proposer aux personnes qui me suivent d’intégrer un groupe sur WhatsApp dans lequel je vais leur poser toute une série de questions pour qu’ils puissent me dire quelles sont leurs attentes dans une communauté, de quoi ils ont besoin, qu’est-ce qu’ils aimeraient voir, etc. Je pense aussi organiser une séance via Zoom ou en tout cas une séance de travail, pour qu’on puisse interagir et discuter. Je pense que c’est comme ça que je vais pouvoir trouver les bonnes idées. Et en même temps, j’ai aussi des convictions très fortes de ce que je veux mettre en place. Ce que je veux faire, c’est vraiment créer un espace où l’interaction avec les participants soit au centre. Je trouve que dans le monde où on vit aujourd’hui, si on a besoin d’information, on peut arriver à la trouver. Pour Internet, il y a tellement de choses à disposition qu’on peut trouver beaucoup de choses. Avec l’IA aussi, ça amplifie encore davantage cette capacité à pouvoir accéder à de l’information. Mais ce n’est pas pour autant qu’on arrive à faire les choses qu’on sait qu’on doit faire pour réussir. On prend le cas typique du fait de faire du sport, par exemple. On sait tous très bien que si on veut être plus en forme, avoir plus d’énergie, être mieux dans notre corps, il faut qu’on fasse du sport régulièrement. Mais ce n’est pas parce qu’on sait qu’on arrive à le faire. Donc ce n’est pas une question d’information, c’est une question de réussir à mettre en place les bonnes habitudes, de créer un environnement qui nous aide à faire du sport régulièrement. C’est pareil pour les devs perso, c’est pareil pour l’entrepreneuriat, je pense que c’est pareil pour beaucoup, beaucoup de choses. Savoir ce qu’il faut faire, c’est même pas la moitié du chemin, c’est moins que ça. Le reste devient beaucoup plus simple quand on est entouré des personnes qui sont animés par les mêmes intérêts et qui ont déjà réussi les choses qu’on a envie de faire. Ce n’est pas pour rien que des personnes qui naissent dans une famille qui est passionnée, qui fait beaucoup de musique, qui joue plusieurs instruments, ont plus de chances d’apprendre à jouer un instrument de musique et jouer un instrument de musique dans l’âge adulte que quelqu’un qui naît dans une famille où la musique n’est pas présente. A nouveau, c’est la même chose pour le sport, pour l’art, pour l’entrepreneuriat. En fait, on est très influencé par notre environnement. Voilà, l’idée est de construire un environnement autour des personnes qui souhaitent développer dev perso et entrepreneuriat. 

Les plateformes – Mind Parachutes

Mister Fanjo : Où est-ce que les personnes qui seraient intéressées pourraient te rejoindre, consulter tes travaux, les suivre ?

Matteo : Je conseille à tout le monde de regarder Mind Parachutes comme point de départ, ma chaîne YouTube ou mon site internet. C’est www.mindparachutes.com Mind comme esprit en anglais et parachutes comme un parachute au pluriel. Vous tapez ça sur Google, vous le trouverez sans problème. Pour moi, c’est le point de départ. Et après, si ma manière d’aborder le sujet vous plaît, si mon parcours vous intéresse et que vous souhaitez avoir un parcours similaire au mien, en partant de là, n’hésitez pas après à m’écrire, à me contacter pour plus d’informations. 

Un message important de Matteo

Mister Fanjo : Avant qu’on passe à la dernière partie des questions rafales, est-ce qu’il y a un sujet qu’on n’aurait pas abordé, dont tu aimerais parler ?

Matteo : Oui, c’est un sujet dont on a un peu parlé, peut-être que ça fait partie des questions rafales après. Mais en fait, je le disais tout à l’heure : pour réussir à atteindre nos objectifs, c’est important d’acquérir les informations, les connaissances nécessaires pour y arriver. C’est important de se mettre dans un environnement qui nous facilite la tâche. Et la dernière chose qui est pour moi un ingrédient clé pour réussir, c’est le fait d’adopter la politique des petits pas et des habitudes. Moi-même, je suis un peu victime de tout ça. C’est-à-dire que quand je me lance dans un nouveau projet, je suis porté par beaucoup d’envie, beaucoup d’ambition, etc. Quand les résultats n’arrivent pas à la vitesse que moi j’aimerais, je peux me décourager. Je laisse tomber. Et d’ailleurs, comme je suis passionné quand je me lance dans un truc, je veux faire beaucoup tout de suite avec le risque de me fatiguer trop vite. Dans ça, le sport m’a beaucoup aidé. Le sport de course à pied, le marathon, c’est le cas. Il y a tout un parcours à faire entre le moment où on se dit j’aurais envie de courir un marathon et le jour où on arrive à le faire. Ça demande plusieurs mois d’entraînement. Par contre, c’est un entraînement progressif. Ce qui veut dire que le premier jour d’entraînement, on n’est pas censé avoir les mêmes habiletés que le jour de la course. D’ailleurs, ça fait un moment que je ne cours plus régulièrement, je suis en train de reprendre mes entraînements. J’aimerais bien pouvoir courir un nouveau marathon dans quelques mois. En ce moment, mes programmes d’entraînement me demandent de courir entre 20 minutes et 30 minutes, entre 3 à 5 kilomètres. C’est tout petit par rapport à l’objectif final. Mais c’est indispensable de passer par des petits pas pour pouvoir ensuite progresser. Et ce qui est important au départ, c’est plus la régularité, que l’intensité. On a plus besoin de faire régulièrement un petit peu de ce qu’on a envie de faire plutôt que de faire des grands efforts à des moments isolés et finalement on se fatigue trop et on laisse tomber. Donc dernière chose, si vous souhaitez réaliser des objectifs, faites des petits pas régulièrement et le chemin qu’on peut parcourir de cette manière est plus long que ce qu’on imagine. J’étais en train de penser à la fable du Lièvre et la Tortue, c’est exactement ça.

Partie 3 : Conseils et habitudes quotidiennes

Mister Fanjo : Merci pour le partage, c’était très riche. Ce n’est pas tout à fait fini du coup. Il reste quelques questions rafales. Si tu veux, on peut terminer. Quelle étape aimerais-tu avoir franchie à la fin de l’année ?

Matteo : D’avoir mis en place ces deux communautés dont je t’ai parlé et d’avoir un premier groupe de personnes qui sont impliquées dans la communauté. De voir une communauté très active au quotidien.

Mister Fanjo : Quelle application ou logiciel utilises-tu le plus ?

Matteo : Alors, si je dois dire, l’application que j’utilise le plus souvent de tous, c’est l’agenda. Je trouve que c’est vraiment un outil énorme pour nous aider à choisir comment utiliser notre temps.

Mister Fanjo : As-tu un principe, une maxime ou une habitude que tu conseillerais à tout le monde de suivre ?

Matteo : Là-dedans, je ne suis vraiment pas original. J’aime beaucoup la citation de Nelson Mandela qui dit «Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Ça m’aide beaucoup à dépasser les moments d’échec où je me sens un peu perdu. C’est le maxime qui m’aide beaucoup. 

Mister Fanjo : Admettons que l’on te donne 100 euros, dans quoi les dépenserais-tu ?

Matteo : J’en dépenserais 30% au moins pour ma propre formation. Je dépenserais 30% pour les donner aux autres. Je crois beaucoup en la générosité, dans l’échange avec les autres. Et les derniers 30% pour un bouquin. J’adore la lecture donc je dépenserai comme ça.

Mister Fanjo : Si tu étais président et que tu avais le pouvoir de faire aboutir n’importe quelle réforme, que changerais-tu en priorité ? 

Matteo : Ouf. Ça, c’est la question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse quand c’est tout fait. En fait, il y a deux valeurs qui, pour moi, sont très importantes, qui ont vraiment marqué ma vie. La première, c’est ce sens de la responsabilité, de se prendre en main qui, pour moi, est à l’origine à la fois de ma soif d’aventure et aussi de l’entrepreneuriat. Donc, j’aimerais faciliter par des formations, par des aides, je ne sais pas comment, la prise d’initiative des gens. Ça, j’aimerais bien. Et le deuxième aspect, c’est la rencontre avec l’autre. Le fait de découvrir la richesse des personnes qui ne pensent pas comme nous, qui ne voient pas les choses comme nous. Je le disais d’ailleurs au départ, quand tu posais la question sur la chaîne de YouTube. Je crois vraiment beaucoup à l’importance de s’ouvrir au monde. Et je l’ai dit parce qu’on est de plus en plus exposé à du contenu qui est pensé pour nous, par les algorithmes des réseaux sociaux, etc., qui finalement fonctionnent par proximité, par similitude. On vit dans un monde où on est de plus en plus exposé à des choses qui vont confirmer ce qu’on pense déjà, ce qu’on croit déjà, ce qu’on aime déjà, etc. Je pense qu’à terme, ça risque de nous appauvrir. Du coup, on a intérêt à faire une démarche active, d’aller chercher quelque chose de différent. La deuxième chose, à nouveau, que je ferais en tant que président, c’est de trouver la manière d’aider les personnes à aller découvrir les autres, des personnes qui n’ont pas leur propre expérience de vie, les mêmes objectifs de vie, la même culture, des gens très différents. 

Mister Fanjo : De quel accomplissement es-tu le plus fier ?

Matteo : En fait, je dirais que c’était un des rôles que j’ai eu pendant que j’étais en entreprise. J’avais un rôle de manager. J’adore le management. C’est d’ailleurs la chose qui me manque le plus depuis que je suis devenu entrepreneur à temps plein. En fait, c’était mon pot de départ de ce poste. Il y avait toutes les personnes avec qui j’avais travaillé, mes collaborateurs, mes collègues, etc. En fait, c’était de réaliser à quel point j’avais réussi à apporter ma patte dans l’atmosphère qui s’était créée, dans le collectif qui s’était créé. Et c’était quelque chose que j’ai particulièrement apprécié parce que je trouvais que les gens étaient vraiment alignés avec des valeurs qui sont importantes pour moi, la transparence, l’intégrité, etc. Et j’étais fier de voir à quel point j’avais contribué à ça.

Mister Fanjo : Dernière question, tu as le mot de la fin. Que voudrais-tu dire pour conclure cette interview ?

Matteo : Avec quoi j’aimerais terminer ? Je synthétise ce que je disais pendant la discussion. Peu importe quel est votre projet, vos envies, les choses que vous souhaitez réaliser dans votre vie, que je vous invite à faire, c’est d’aller chercher l’information, les connaissances qui vont vous aider à le réaliser, d’aller chercher le cercle social qui souhaite atteindre les mêmes objectifs ou qui l’a déjà fait, pour vous aider justement à garder la dynamique et la motivation pour y arriver, et finalement, d’adopter la politique des petits pas, un petit pas chaque jour pour aller vers votre objectif. Et pour moi, en fait, c’est les trois éléments indispensables pour réussir n’importe quel objectif. 

Les liens vers les travaux de Matteo

 

► La chaîne YouTube Mind Parachutes : https://www.youtube.com/c/MindParachutes

► Le site Mind Parachutes  : https://www.mindparachutes.com/

► Mail de Matteo : Merci de m’adresser un mail à l’adresse business@misterfanjo.com afin que je vous transfère ses coordonnées directes

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