Marathon en moins de 4h – 6 mois de préparation – Retour d’expérience

3h59min02s. C’est mon temps au Marathon de Toulouse. Mais le chiffre le plus important, c’est celui-ci : 6 mois. C’est le temps qui sépare ma toute première sortie de course à pied de la ligne d’arrivée. Dans cet épisode, laissez-moi vous synthétiser mon retour d’expérience sur ce défi et surtout les principes applicables dans de nombreuses dimensions qui m’ont aidés à terminer un marathon en moins de 4h. C’est parti.

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Marathon en moins de 4h – 6 mois de préparation – Retour d’expérience

De la première sortie à la ligne d’arrivée

Pourquoi le marathon ?

Connaissez-vous le principe de la bucket list. Il s’agit d’une liste de souhaits qui résume ce que l’on aimerait accomplir dans la vie, à la fois sur le plan des relations, de la carrière, des passions… . L’objectif de terminer un marathon était un des projets inscrits dans ma propre liste.

En 2025, le timing est adéquat pour réaliser ce défi, car mon emploi du temps, ma motivation et ma forme physique sont au rendez-vous. Bien que je fasse de la boxe et que je marche régulièrement, je ne cours jamais. Avant de m’inscrire, je décide donc de faire un footing pour tester mon niveau. 

Je fais cette première sortie le 03 avril 2025. Je me souviens encore regarder la pendule juste avant de fermer la porte, courir comme je le peux sur un parcours d’une dizaine de kilomètres et vérifier le temps que j’ai mis sur la même pendule en rentrant. Résultat : les sensations sont plutôt bonnes et j’estime mon allure entre 5min30 et 5min du kilomètre, soit entre 11 et 12 km/h. Sur ces bases,  je m’inscris au marathon dans le SAS 4h15 une semaine après. Quinze jours plus tard, je refais un footing sur le même parcours, mais cette fois-ci j’en bave. 

C’est la désillusion. Comment vais-je réussir à courir plus de quatre heures ?

Mon approche de l’entraînement

En me renseignant, je constate qu’il existe des programmes de préparation sur trois mois à raison de 3 séances par semaine. Problème, ma fréquence d’entraînement est proche de 0.

Je segmente alors mon approche en deux temps : 

    • Les 3 premiers mois (de mai à juillet), je me fixe l’objectif de m’améliorer progressivement pour parvenir à faire 3 running par semaine à la fin de ce délai.
    • Les 3 derniers mois : suivre un plan d’entraînement.

Partie 1 – La mise en condition (Mai à juillet)

Début mai, je commence par courir une fois par semaine. Puis au bout de quinze jours, je fais deux sorties. En juin, j’augmente la fréquence à trois entraînements par semaine et je fais ma première sortie longue de 15 km. Jusque-là je cours la fleur au fusil, sans eau, sans ravitaillement, sans appareil pour mesurer mon allure. 

 

Pour palier à ces manques, je fais plusieurs ajustements en juillet : 

    • J’achète un gilet pour transporter de l’eau et de la nourriture
    • Je teste des barres et des gels…
    • Je télécharge Strava, j’embarque mon téléphone et je mesure mon allure

Sur des sorties de 13-14 km, je cours entre 5min30 et 5min15. Si je maintiens cette allure sur 42 km, je pourrais viser un temps de 3h45, au lieu de 4h15. Mais, je me sens incapable de courir à cette vitesse le jour du marathon. De ce constat, je choisis un programme d’entraînement sur 3 mois pour viser un temps intermédiaire de 4h. 

Partie 2 – La préparation marathon de 3 mois

Sans trop réfléchir et un peu par hasard, je prends la préparation proposée sur le site Décathlon coach (https://www.decathloncoach.com/fr/home/coaching/sport-program/8dc1a2e626a6cd38778d9aa73f405dab). Dans les grandes lignes, elle propose une montée en charge progressive découpée en trois cycles de 3 semaines, entrecoupés d’une semaine de repos. Il y a 3 entraînements hebdomadaires composés de sorties longues, fractionnées, footings. Au plus intense de l’entraînement, on court presque 2 semi-marathons par semaine. 

Au cours de cette préparation, j’ai “heureusement” fait une erreur dans l’interprétation des allures. Je m’explique : j’ai naïvement fait le raccourci suivant : allure marathon = allure fondamentale. Car pour tenir 4h à 5min40 du kilomètre, je me disais qu’il fallait être très à l’aise avec cette vitesse. Donc, pour moi, il était logique de faire tous les entraînements, ,notamment les footings, à au moins cette allure. Je faisais le reste des sorties entre 5min30 / 5min20 du kilomètre. 

Résultats : mes entraînements étaient bien plus intenses que ceux prévus dans le programme puisque l’allure fondamentale est en fait une allure de récupération inférieure à celle du jour de la course. Toutefois l’avantage de cette erreur est que j’ai indirectement associé l’allure du “marathon” à une allure “confort”.

Le jour J

Grâce à cette incompréhension, j’ai pris beaucoup de plaisir le jour J, car j’ai été à l’aise tout au long de la course. Le célèbre mur du 30e kilomètre ne s’est présenté que très tard vers le 36/37e kilomètre. Certes, c’était plus dur mentalement et la fatigue musculaire commençait à se faire sentir, mais à ce niveau de la course, on est quasiment au bout. Il m’était impensable d’arrêter ou de ralentir pour ne pas gâcher tous ces efforts entrepris. De plus, en approchant de l’arrivée, il y a de plus en plus de monde. L’énergie de la foule nous porte jusqu’à la fin. En franchissant la ligne, j’ai ressenti un grand mélange de fierté et d’émotions. En y repensant, je n’aurais pas pu espérer mieux pour ce projet que ça soit au niveau du chronos, des sensations ou de l’entraînement … .

Synthèse de 10 points essentiels

J’estime que la réussite de cet objectif réside en partie dans le fait que l’entraînement ait été plus dur que prévu. Cependant, il y a aussi d’autres principes sur l’aspect mental, nutritionnel ou organisationnel … que j’aimerais vous résumer à travers 10 points essentiels : 

    1. Prêter une attention particulière à la nutrition. Bien s’alimenter est impératif pour éviter de manquer d’énergie, en particulier le jour de l’épreuve. Quatre conseils m’ont relativement bien aidé :
      1. Faire le plein de glucides 3 jours avant la course pour recharger les réserves en glycogène (pâtes, riz, pain…)
      2. Manger un plat de pâtes 3h avant le départ pour stabiliser l’énergie.
      3. Définir un plan de nutrition précis le jour de la course pour avoir un apport énergétique régulier. Personnellement,  j’ai emporté 2L d’eau dans laquelle j’avais dilué une sorte de gel/compote sucrée que je buvais régulièrement et je consommais des pastilles/bonbons toutes les 15-20 minutes.
      4. Ne pas se prendre la tête durant la préparation. De mon côté, je n’ai pas changé mes habitudes alimentaires. Je n’ai pas suivi de régime particulier, j’ai continuer à boire de l’alcool, j’ai conservé le jeûne intermittent… .
    2. Ne rien tester de nouveau le jour J. C’est une sorte de règle d’or que j’ai lu et entendue partout. L’idée est de tout tester à l’entraînement : goûter différentes barres/gels pour trouver les plus adaptés, s’entraîner à boire, essayer sa tenue, notamment pour éviter les irritations.
    3. Suivre le process et se laisser porter. Honnêtement, j’ai fait confiance au plan d’entraînement. Idem le jour de la course, j’ai préféré suivre le porteur de drapeau des 4h pour m’enlever de la charge mentale et ne pas avoir à gérer mon chrono et mon allure.
    4. Conserver le plaisir dans la pratique. Il faut voir le marathon comme un projet et non comme une punition. La clé est de trouver l’équilibre entre discipline et plaisir. Pour moi, cela passait par le fait de réduire la vitesse les jours sans motivation, faire la plupart des entraînements sans suivre mon allure, ne pas m’imposer de contraintes alimentaires.
    5. Faire preuve d’assiduité en ne ratant aucune séance. Pour préparer un marathon, il n’y a pas de secret, il faut courir, courir et encore courir. Lorsque la motivation venait à manquer, je me forçais quand même à aller à l’entraînement. Il m’est arrivé de reporter quelques séances à cause d’un impératif de dernière minute mais je mettais un point d’honneur à la reporter la semaine suivante. 
    6. S’organiser pour courir. Par exemple, je prenais 10 minutes tous les lundis pour caler mes trois entraînements de la semaine aux moments les plus propices. Je prévoyais aussi des séances plus souples et moins longues durant mes vacances ou weekends.
    7. Faire des entraînements plus durs que le jour de la course. En faisant des séances parfois plus intenses que nécessaire, j’ai transformé mon allure marathon en une « allure confort ». C’est en partie ce qui fait la différence entre subir et apprécier le jour J.
    8. Se préparer mentalement. Maintenir un effort constant sur plus de 4 heures est un défi physique mais aussi et surtout mental. Sur longue distance, le corps puise inéluctablement dans ses réserves d’énergie, or dès qu’il commence à en manquer, il va tout faire pour s’arrêter afin de se préserver. Celà peut se traduire par des douleurs fantômes, une perte de motivation, ou une irrésistible envie de marcher…. Il existe de multiples techniques pour essayer de duper son cerveau. Voici quelques astuces qui ont fonctionnées pour moi : 
      1. Découper la course en 4 blocs (3 portions de 11 km et une dernière portion de 9km). Pour en savoir plus, je vous recommande l’excellente vidéo de Fabien Olicard : https://youtu.be/vmS5ufXS8YA?si=w0r7uJBaSClmBqAk
      2. Écouter des podcasts en courant pour occuper son esprit.
      3. (Si possible) faire venir des proches sur le parcours. Personnellement, des membres de mon entourage m’attendaient aux 25e et 38e kilomètres. Ces points de rencontres donnaient des buts intermédiaires.
      4. Se dire “je n’ai pas fait tout ça pour rien”. Le simple fait de comparer la somme de tous les entraînements effectués par rapport au reste à faire avant la ligne d’arrivée permet de nuancer la difficulté.
    9. Viser la progression. Au lieu de faire 3 entraînements de 2h par semaine dès le départ et abandonner au bout de quelques semaines, il vaut mieux commencer petit. D’abord un sortie de 30 minutes par semaine, puis rallonger le footing de quelques minutes à chaque fois, puis augmenter la fréquence d’entraînement… . C’est l’approche que j’ai suivie pour me préparer sur 6 mois. Rien n’empêche d’étendre ce temps de préparation à 1 an voir plus ou même de définir des objectifs intermédiaires : essayer de terminer un 10km cette année, puis un semi-marathon quelque temps après et enfin un marathon encore plus tard.
    10. Être aligné avec l’objectif. Si j’ai réussi à suivre l’entraînement et terminer ce marathon, c’est parce que j’étais intrinsèquement motivé par ce projet que j’avais choisi de mener consciemment. A ce sujet, je vous invite vivement à rédiger votre Bucket List pour trouver votre alignement. Le but est de répertorier tout ce que vous voulez accomplir dans différents domaines de vie (relation, sport, carrière, passions…) ainsi que tous les éléments qui viennent alimenter et soutenir ces objectifs. Du contenu est à votre disposition sur mes plateformes pour vous aider dans cette démarche et un accompagnement premium est également disponible pour vous aider à rédiger votre propre liste de vie dans tous les domaines en moins de 2h.

Conclusion

Terminer un marathon est un investissement personnel majeur qui demande du temps. Les secrets pour le réussir réside dans l’entraînement et le fait d’apprendre à aimer le chemin. Personnellement, j’ai découvert la course à pied à travers ce défi et j’y ai pris un tel plaisir que je continue de courir chaque semaine.

Rappels des 10 points essentiels

    1. 🥗 Prêter une attention particulière à la nutrition.
    2. 🚫 Ne rien tester de nouveau le jour J.
    3. 🔄 Suivre le process et se laisser porter.
    4. ✨ Conserver le plaisir dans la pratique.
    5. ✅ Faire preuve d’assiduité en ne ratant aucune séance.
    6. 🗓️ S’organiser pour courir.
    7. 🥵 Faire des entraînements plus durs que le jour de la course.
    8. 🧠 Se préparer mentalement.
    9. 📈 Viser la progression.
    10. 🎯 Être aligné avec l’objectif.

Mon but aujourd’hui était de vous partager ce retour d’expérience et vous résumer les principes qui m’ont aidés. Une fiche récapitulative est disponible sur mes plateformes. Notez que mes conseils sont assez généralistes, alors si vous souhaitez approfondir ou vous faire accompagner sur d’autres projets, je propose également des temps d’échange personnalisés.

En tout cas, mon message central est le suivant : lancez-vous. Identifiez vos rêves, rédigez votre Bucket List et mettez en place le système pour les atteindre. 

Je vous souhaite le meilleur pour vos futurs défis. C’était Mister Fanjo. À très vite !

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Pour accéder aux bonus et aux offres évoquées, retrouvez tous les détails sur cette page : https://misterfanjo.com/a-propos/la-boutique-bonus-offres-et-services/

 

Crises, déclin, progrès : le rythme secret de l’humanité

Est-ce que le monde va de plus en plus mal ? Entre le dérèglement climatique, les crises politiques, les inégalités, la perte de sens ou la surveillance numérique, difficile de ne pas avoir cette impression. Chaque jour, les médias nous le rappellent en nous bombardant d’informations négatives. Mais est-ce vraiment le cas ? Est-ce que la situation empire ? L’Histoire est une oscillation entre des périodes de chaos et de progrès. Et, malgré toutes les crises que l’humanité a traversées, nous vivons globalement mieux que les générations précédentes. Dans cet épisode, explorons pourquoi, malgré les apparences, l’humanité progresse inexorablement vers le mieux. C’est parti !

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https://youtu.be/DGB1Vqpbrzg

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Crises, déclin, renaissance, progrès : Le rythme secret de l’humanité

Changements d’époques : crises et révolutions

L’humanité progresse en affrontant inlassablement des défis.

Durant la Préhistoire, nos ancêtres essayent de ne pas mourir de froid, d’assurer leur subsistance, de transmettre leur connaissance avant d’être terrassé par la maladie ou une bête sauvage ? Se faisant, ils domestiquent le feu, développent l’agriculture et inventent l’écriture. Grâce à ces révolutions, la civilisation progresse, mais de nouveaux challenges apparaissent.

Durant l’Antiquité, les enjeux sont de se protéger des invasions étrangères, mieux vivre ensemble ou bâtir des structures qui perdurent génération après génération. L’Homme trouve de nouvelles réponses, les religions pour rassembler autour de valeurs communes au-delà des frontières, les lois pour codifier des règles ou encore des systèmes politiques pour organiser la vie quotidienne…

Nos ancêtres du Moyen Âge doivent aussi faire face à leur lot de défis. Par exemple, même si les religions fédèrent elles enferment les consciences comme l’illustre l’Inquisition médiévale, les Croisades et les guerres saintes. L’Homme prend conscience que Dieu n’a pas forcément toutes les réponses. Cette nouvelle philosophie du “Je ne sais pas tout, mais je peux apprendre” propulse l’occident dans une nouvelle ère marquée par l’exploration du monde, les progrès techniques comme l’imprimerie et la diffusion du savoir. Durant la Renaissance, l’humanité s’émancipe encore, mais fait face à de nouveaux défis : esclavage, colonisation, absolutisme. 

Durant les Temps Modernes, l’égalité et la liberté (re)deviennent les nouveaux idéaux, grâce aux travaux des Lumières. Il y a la Déclaration des droits de l’homme, les progrès technologiques, et l’accélération de la démocratisation des savoirs. Mais encore une fois, de nouvelles crises surviennent : des conflits internes entre les républicains et les monarchistes, la révolution industrielle et plus tard, les guerres mondiales, la crise climatique, l’addiction aux écrans.

En somme, l’Histoire démontre que l’Homme n’avance jamais en ligne droite. Nous vivons des hauts et des bas dans tous les domaines : politique, éducation, sécurité… . Dans son livre, L’ordre mondial en mutation, Ray Dalio présente le concept de cycles économiques se traduisant par des phases d’expansion, d’excès, de crise et de régénération. 

Les cycles : des hauts et des bas, mais une tendance positive

Pour le philosophe allemand Hegel (19e siècle), l’humanité progresse par un mouvement dialectique : la thèse, l’antithèse, la synthèse. L’idée est que chaque crise engendre son contraire, et de cette tension naît un nouvel équilibre. Autrement dit, nos systèmes se tendent, se brisent et renaissent sous une forme plus solide. Grâce à cette mécanique, le monde s’améliore.

Même si l’on observe des régressions temporaires, nous vivions globalement mieux que nos ancêtres. Nos aïeux du Moyen-Âge mouraient d’une infection à 30 ans, s’ils n’étaient pas tués avant par une maladie infantile. Nos grands-parents ont connu la guerre et les restrictions alimentaires. Maintenant en Occident, nous sommes assurés d’être pris en charge par les secours en seulement quelques minutes. Nous visons mieux, plus longtemps et avec un confort qu’aucune autre génération n’a connu. Malgré tout, nous devons aussi affronter des défis inédits, souvent engendrés par des progrès passés.

Quand les progrès d’hier deviennent les problèmes d’aujourd’hui

Chaque grande révolution crée ses propres déséquilibres.

    • Le pétrole favorise les déplacements, l’industrie ou le secteur énergétique mais contribue au dérèglement climatique.
    • La digitalisation offre l’accès à la connaissance, mais engendre une dépendance aux écrans et la désinformation.
    • Le capitalisme démocratise l’accès à l’investissement et au capital, mais creuse les inégalités.
    • Les régimes politiques occidentaux sont plus démocratiques qu’auparavant, mais ils peinent toujours à représenter efficacement la volonté des peuples.

L’objectif n’est pas de rejeter les progrès passés, mais de corriger les déséquilibres qu’il engendre. La voiture électrique est un bon exemple : sa démocratisation est inévitable car ses avantages sont indéniables. Par contre, l’enjeu est de trouver des solutions aux problèmes de batteries et d’infrastructure. Idem pour l’IA : ses promesses sont extraordinaires, mais son utilisation représente des dilemmes éthiques que nous devons affronter.

Finalement, chaque génération hérite des problèmes des innovations d’hier et œuvre pour les résoudre sans détruire les progrès déjà accomplis.

Le changement s’opère progressivement

A l’échelle de quelques décennies, on observe déjà cette mécanique du changement :

    • La crise climatique mobilise de plus en plus de consciences, alors que le problème était complètement ignoré il y a 50 ans.
    • L’alimentation continuent à être une priorité majeure comme l’illustre l’explosion du bio, le développement des circuits courts ou le combat contre les produits chimiques
    • L’accès à l’information s’universalise toujours plus grâce à internet, les réseaux sociaux et l’IA, qui rendent la connaissance plus accessible, exploitable et personnalisable.
    • Les cryptomonnaies redéfinissent la finance en favorisant la désintermédiation et la décentralisation afin de remettre l’économie au service des hommes, et non l’inverse.

L’humanité continue de perpétuer cet élan vers le “mieux”. Mais à l’ère d’une génération TikTok, qui veut tout, tout de suite, ne sommes-nous pas devenus trop impatients pour accepter que les grands changements s’opèrent lentement. Il faut des décennies pour bâtir un système politique plus juste, une économie plus équilibrée ou un monde moins polluant. 

Les situations politiques délicates ainsi que les débats actuels témoignent qu’un nouvel équilibre se cherche. En tout cas, le changement semble inévitable et, sur le long terme, le meilleur pour l’humanité finit toujours par l’emporter.

Pour aller plus loin

Ce constat soulèvent plusieurs questions :

    • Comment identifier tous les grands défis auxquels l’humanité doit et devra faire face ?
    • Peut-on les prévoir et les anticiper avant qu’ils ne deviennent des crises ?
    • Si l’on considère la notion de cycles, où en sommes-nous aujourd’hui ?
    • Est-ce que tous les peuples font face simultanément aux mêmes problématiques ou existe-t-il des disparités en fonction des pays ou continents ? 
    • Existe-t-il des défis universels, au-delà des différences culturelles ?

Bref, bienvenue dans le formidable labyrinthe de la pensée.

Conclusion

L’humanité avance par cycles. Chaque époque connaît son lot de crises et de progrès, mais la trajectoire d’ensemble reste positive. Nous vivons mieux que nos ancêtres, car depuis la nuit des temps, chaque génération s’efforce de corriger les problèmes issus du passé sans rejeter le progrès. Notre responsabilité est de perpétuer cette chaîne en agissant pour faire en sorte que nos enfants aient une meilleure vie que la nôtre. 

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Activité physique – 6 clés pour prendre l’habitude de faire du sport

Et si 30 minutes aujourd’hui pouvez vous éviter 10 années de maladies chroniques à la fin de votre vie ? Les études démontrent que l’activité physique régulière réduit significativement le risque de développer des complications de santé liées à l’âge. Le sport n’est pas un luxe ; c’est un investissement. Pourtant, entre le travail, les obligations familiales et la fatigue, il est facile de reléguer l’exercice physique au bas de sa liste de priorités. On se contente de savoir « qu’il faudrait » bouger plus, sans jamais se mettre réellement en mouvement. Dans cet épisode, découvrons pourquoi l’activité physique est indispensable (preuves scientifiques à l’appui), mais surtout comment l’intégrer facilement et durablement dans notre vie grâce à 6 principes. C’est parti !

*Physical activity and risk of breast cancer, colon cancer, diabetes, ischemic heart disease, and ischemic stroke events: systematic review and dose-response meta-analysis for the Global Burden of Disease Study 2013 : https://www.bmj.com/content/354/bmj.i3857

Vidéo

https://youtu.be/nCUqer71Kw4

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Activité physique – 6 clés pour prendre l’habitude de faire du sport

Le Sport : un indispensable pour une bonne santé validé par la science

L’activité physique est un pilier de la réussite personnelle, validée par un nombre impressionnant d’études scientifiques. Les chercheurs sont unanimes : bouger régulièrement est un facteur clé pour augmenter l’espérance de vie : 

    • Réduction de la mortalité. Une méta-analyse conclut que le sport, quelle que soit son intensité, est associée à une réduction significative de la mortalité toutes causes confondues. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19199202/
    • Prévention des maladies chroniques. Selon une autre étude, l’activité physique réduit significativement le risque de développer des maladies chroniques majeures telles que le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires. L’effet protecteur est d’autant plus grand que l’intensité de l’exercice augmente. https://www.bmj.com/content/354/bmj.i3857
    • Bouclier contre la dépression. L’impact du sport sur le mental est tout aussi crucial. Des travaux montrent qu’une activité physique régulière provoque une réduction significative du risque de développer une dépression. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28969440/

Les avantages concrets de l’activité physique

Au-delà des bénéfices cliniques, l’intégration du sport dans le quotidien offre une cascade d’avantages pour le corps et l’esprit :

    • Santé physique : 
      • Maintenir un poids de forme et gérer le poids.
      • Améliorer sa condition cardiovasculaire (cœur et poumons). 
      • Renforcer les muscles et les os (prévention de l’ostéoporose).
    • Santé mentale
      • Réduire le stress et l’anxiété. 
      • Augmenter l’énergie et l’humeur (libération d’endorphines).
      • Favoriser un sommeil réparateur.
    • Développement Personnel
      • Augmenter la confiance en soi et l’estime de soi. 
      • Offrir des opportunités sociales et de nouvelles rencontres.

En conclusion, une activité physique quotidienne est une nécessité pour quiconque aspire à une vie saine, équilibrée et épanouie. Cependant, transformer cette connaissance en une habitude durable est un défi. C’est pourquoi nous allons maintenant explorer des conseils pratiques pour intégrer l’exercice physique au quotidien.

Faire du sport une habitude naturelle : 6 principes

Le sport est autant une question de motivation que de discipline. Tout l’enjeu est de construire un système d’habitudes afin de l’intégrer naturellement dans notre quotidien. A ce sujet, voici 6 principes essentiels : 

1. Tirer profit des tâches quotidiennes (L’Inspiration Ikigai)

On associe souvent l’exercice physique à un effort intense. Pourtant, le secret réside aussi dans une routine quotidienne active. Dans le livre Ikigai, les centenaires d’Okinawa (Japon) expliquent qu’ils maintiennent une activité physique régulière grâce à leurs tâches quotidiennes. Ils continuent de faire le ménage, jardiner et se déplacent à pied ou à vélo.

Ce principe revient à intégrer un mouvement minimum vital quotidien. Une excellente habitude à ce sujet consiste à marcher 30 à 60 minutes par jour, notamment si l’on a pas prévu de faire d’autre activité physique significative. C’est un socle minimal pour notre santé. 

2. Réduire la friction au démarrage de l’activité

Juste avant l’exercice, notre cerveau cherche des excuses. Cette friction fait que le plus difficile est souvent de commencer. Il est donc pertinent de rendre le passage à l’action aussi simple que possible.

    • Sélectionner un complexe sportif sur le trajet domicile-travail pour éviter la contrainte de rentrer chez soi avant de faire du sport.
    • Préparer ses affaires de sport la veille afin de s’éviter la tâche juste avant de partir.
    • Choisir un sport que l’on aime pour garantir la constance.
    • Définir des exercices « par défaut » que l’on peut effectuer immédiatement, en particulier les jours où on manque de temps ou d’inspiration.

3. Augmenter l’intensité et la durée progressivement

L’erreur la plus fréquente est de viser un objectif trop ambitieux au début (ex: courir 1h, 3 fois/semaine). Un objectif trop compliqué mène souvent à la perte de motivation et finalement, à l’abandon. Il vaut mieux viser une progression modeste mais régulière.

Par exemple, on peut viser 30 minutes de course toutes les deux semaines, ou 10 minutes d’exercice par jour. Ensuite, on augmente le rythme modestement en faisant des sessions 5 minutes plus longues ou en modifiant légèrement la récurrence de la pratique.

4. Faire preuve de discipline (L’amour de son futur soi)

La motivation est éphémère alors que la discipline nous fait avancer, même quand l’on n’en a pas envie. Selon l’auteur James Clear (Atomic Habits), il est primordial d’aller à l’entraînement quand on manque de motivation. Même aller à la salle pour seulement 15 minutes permet de réaffirmer notre identité et devenir le type de personne qui ne manque jamais un entraînement.

La discipline est la forme la plus pure d’amour de soi. C’est ignorer ce que l’on désire maintenant pour quelque chose de meilleur plus tard. A ce sujet, il existe une règle simple pour éviter d’abandonner : ne jamais louper deux entraînements d’affilée. Il est acceptable d’annuler une séance à cause d’un imprévu ; il est inacceptable de briser la chaîne deux fois de suite.

5. Optimiser son environnement et son énergie

Pour maintenir la discipline, il est pertinent d’optimiser les conditions de sa réussite.

Un premier élément est de faire du sport avec un partenaire, car pratiquer une activité physique à plusieurs présente de nombreux avantages :

    • Responsabilité : On se sent obligé d’assister à la séance pour ne pas décevoir ses compères.
    • Motivation : On se motive et on s’entraide mutuellement.
    • Progression : Bénéficier d’un retour d’expérience et se challenger grâce à la compétition amicale.

Sur ce point, l’organisation d’une session de sport régulière avec des proches permet, à la fois, d’entretenir sa santé et de renforcer ses relations.

Pour optimiser son énergie, il est également primordial de comprendre que la force de volonté est une ressource limitée, qui s’amenuise au fil de la journée. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux : 

    • Privilégiez l’activité physique le matin, à midi ou l’après-midi, lorsque la jauge d’énergie est plus élevée.
    • Écouter son corps en ajustant l’intensité des exercices en fonction de notre niveau de fatigue, sans culpabiliser.
    • Prêter une attention particulière au repos, au sommeil et à l’alimentation.

6. Se lancer des défis et viser la synergie

Pour faire du sport une habitude naturelle, il nous faut donner un but au-delà de la simple quête de « santé ». Se lancer dans des défis sportifs est une bonne manière de donner du sens à sa pratique. Personnellement, je me suis fixé le défi de terminer un marathon. Cette échéance m’a donné un but et un cadre pour mon en d’entraînement.

Une autre piste est de chercher la synergie en cherchant une activité qui réunit plusieurs centres d’intérêt. Par exemple, organiser une balade avec ses amis afin de faire du sport, passer du temps avec des proches, passer du temps à l’extérieur dans la nature. De mon point de vue, la marche et les arts martiaux offrent une grande synergie. 

Conclusion

Le sport est une pratique redoutablement efficace pour améliorer radicalement notre vie. La science est sans appel : l’activité physique régulière réduit la mortalité, prévient les maladies chroniques et agit comme un bouclier puissant contre le stress et la dépression. Pour transformer l’exercice physique en une habitude naturelle, nous avons vu plusieurs principe : 

    • Tirer profit des tâches quotidiennes
    • Faciliter le démarrage de la pratique
    • Commencer petit et augmenter progressivement
    • Ne jamais louper deux fois d’affilée
    • Prêter attention à son environnement et énergie
    • Se lancer des défis sportifs

A vos baskets !

Pour aller plus loin

Formation : Construire sa bucket list en moins de 2 heures

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Les 48 meilleures pratiques de mon système d’habitudes

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Construire sa Bucket List : la première étape pour réaliser ses objectifs de vie

Imaginez que vous êtes allongé sur votre lit à la veille de votre mort. Quels accomplissements vous rendraient fiers ? Sur le plan professionnel ? Relationnel ? Au niveau de vos passions ? A ce sujet, avez-vous déjà identifié toutes ces choses que vous aimeriez accomplir avant de mourir ? Sénèque disait : “Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait pas où il va.” Nous sommes nombreux à avancer sans direction claire. Nous nous laissons porter par les obligations, les urgences, les habitudes… jusqu’au jour où nous constatons que nous passons à côté de notre vie… parfois trop tard. Pour éviter ce constat amer, il existe un simple outil que je vous invite à créer : la bucket list ! Dans cet épisode, développons ce moyen de clarifier vos envies et découvrons un plan d’action pour le construire. C’est parti !

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L’importance de construire sa Bucket List

Qu’est-ce qu’une Bucket List ?

Une Bucket List est une liste de projets, d’envies et d’expériences que l’on veut vivre avant de mourir. 

L’idée a été popularisée par le film “Sans plus attendre” (The Bucket List en anglais), qui raconte l’histoire d’un milliardaire grincheux et d’un mécanicien modeste apprenant qu’ils n’ont plus que quelques mois à vivre. Plutôt que de se résigner, ils rédigent une liste de choses à faire avant de mourir et se lancent dans la plus belle aventure de leur vie.

En bref, la Bucket List est une boussole qui nous rappelle ce que l’on veut vraiment accomplir.

Pourquoi construire une Bucket List ?

La Bucket List est bien plus qu’une simple liste de rêves, car cet outil permet de : 

    • Clarifier nos objectifs de vie
    • Organiser nos envies
    • Enrichir chaque projet avec des idées pour les rendre réalisables
    • Minimiser les regrets à long terme

Prenons un exemple
Pour simplifier, admettons que vous ayez trois grands objectifs de vie :

    • Courir un marathon
    • Ouvrir un restaurant
    • Voyager au Japon

Peut-être qu’aujourd’hui, vous n’avez ni le temps, ni les moyens, ni la motivation pour tous les réaliser. Mais avant de mourir vous aimeriez les avoir accomplis. C’est là que la Bucket List entre en jeu.

Au quotidien vous allez tomber sur des opportunités qui viendront nourrir ces projets :

    • Entendre qu’un collègue envisage d’aller courir entre midi et deux
    • Discuter avec un oncle restaurateur lors d’un repas de famille
    • Tomber sur un blog autour du Japon

Au lieu de laisser filer ces précieuses informations, vous prenez l’habitude de les noter systématiquement en les rattachant aux projets qu’elles alimentent. Petit à petit, vos objectifs vont s’affiner jusqu’au jour où l’image et le timing seront adéquats pour que vous vous lanciez. 

En somme, l’essentiel est de lister toutes vos envies et de capter chaque jour les idées qui les enrichissent. Bref, le secret est de construire votre Bucket List

Construire sa Bucket List pas à pas

Créer une Bucket List n’a rien de complexe. Ce qui compte, c’est de passer à l’action et d’en faire un outil vivant. On peut découper le processus en deux étapes :

    1. Étape 1 : Créer un première version de votre Bucket List
      1. Mettre en place votre fichier en utilisant un simple tableur ou un carnet papier
      2. Générer vos premières idées sans filtre, par exemple en vous appuyant sur l’IA pour vous inspirer
      3. Structurer votre fichier pour classer vos souhaits en fonction de domaine de vie (santé, relations, argent, passions)
      4. Lister les informations qui alimentent chacune de vos envies
    2. Étape 2 : Faire vivre votre Bucket List dans le temps en mettant en place des routines pour la compléter et la relire. Au lieu d’ouvrir votre fichier dès qu’une idée nous traverse l’esprit, il vaut mieux la noter sur votre smartphone afin d’éviter de perdre du temps (par exemple sur une application de notes). Ensuite, il suffit de prendre l’habitude de transférer mensuellement le contenu de cette liste temporaire dans votre bucket list.

Progressivement, vous construirez un socle pour concrétiser vos rêves.

Conclusion

La première étape vers une existence plus intentionnelle est de prendre l’habitude de tenir à jour une Bucket List — autrement dit, une liste de vos envies. Alors, dès à présent, prenez deux minutes pour ouvrir une note et lister 10 de vos rêves. A vous de jouer !

Pour aller plus loin

Formation : Construire sa bucket list en moins de 2 heures

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Coaching personnalisé

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Les 48 meilleures pratiques de mon système d’habitudes

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CVG#25 – Bilan 2025

Comme chaque année, voici la rétrospective annuelle sur le projet Mister Fanjo. Pour ce bilan 2025, nous allons aborder les points suivants :

    • le retour sur les objectifs de l’année
    • quelques chiffres clés sur le trafic, les revenus et le travail accompli
    • les moments forts et les enseignements
    • les perspectives et projets pour 2026

C’est parti !

Vidéo

https://youtu.be/oMl9x_wRiPQ

Version audio

Le bilan 2025

Retour sur les objectifs de 2025

L’objectif global de cette année était de continuer à produire du contenu et monétiser mes projets. Voici un rapide retour sur les quatre principaux axes fixés fin 2025 :

Diffuser un épisode hebdomadaire sur un sujet de mon choix

✅ Objectif atteint.

J’ai publié un épisode chaque semaine, en alternant entre les rubriques TIPS, Projets, CVG.Ces 52 épisodes sont disponibles sur YouTube, le site et les plateformes de podcast. Auxquels il faut ajouter les posts sur les réseaux sociaux.

Mettre en place un système d’habitudes plaisant pour les réseaux sociaux

✅ Objectif atteint.

Après l’intensité du défi 2024 (1 post par jour), j’ai ajusté mon rythme en ne publiant qu’un contenu par semaine sur les différentes plateformes. L’impact est que je fais moins de vues, mais je prends plus de plaisir.

Lancer au moins un nouveau projet

✅ Objectif atteint.

Le projet P10 intitulé le Labyrinthe de la pensée est désormais en ligne. Ce nouveau format a pour but de partager des réflexions sur des sujets variés —  politique, philosophie ou encore innovation. Trois épisodes (que j’ai pris  beaucoup de plaisir à les réaliser) sont déjà sortis. L’idée est de continuer à en proposer ponctuellement, pour explorer librement des thématiques de fond et alimenter la partie plus introspective du projet Mister Fanjo.

Créer une nouvelle offre

✅ Objectif atteint.

Le lancement de la monétisation du projet TIPS fût l’un des grands tournants de 2025 avec : 

    • La mise en place d’un programme de coaching individuel autour de la construction d’objectifs de vie et de routines personnalisées.
    • La sortie d’un module “Construire sa Bucket List” disponible en cette fin d’année, qui vise à créer une vision complète de vos objectifs de vie dans 16 domaines clés en moins de deux heures.

2025 en 5 chiffres clés

Dans les grandes lignes, 2025 c’est principalement :

    • 500 000 vues sur YouTube sur l’année
    • 140 000 visites sur mes sites internet
    • 1150 € de chiffre d’affaires
    • 1 450 € de dépenses, incluant logiciels, matériel et publicité
    • 300 € de pertes, car je réinvestis tout dans le développement des projets

Les moments forts & les enseignements de 2025

La monétisation des projets, en particulier le projet TIPS

L’objectif de l’aventure Mister Fanjo est de définir des objectifs de vie, mettre en place un système d’habitudes pour les atteindre, et créer des sources de revenus alignées avec ce système. L’idée à long terme est de remplacer progressivement mon salaire d’ingénieur par de multiples sources de revenus issues de ces différents projets. A ce titre, la monétisation du projet TIPS représente un grand pas en avant. En tout cas, que ce soit à travers mes offres ou le contenu gratuit que je publie sur mes plateformes, j’espère simplement vous aider à vous lancer dans votre propre projet.

Le rythme de publication

Le cœur de la philosophie Mister Fanjo revient à trouver une synergie entre le plaisir que j’éprouve en menant mes projets et la monétisation que je peux en tirer. Mes productions sont le pont entre mes passions et leur potentiel économique. Tout l’enjeu revient à créer de la valeur autour des expériences et compétences que je développe, notamment à travers les épisodes que je propose. J’éprouve un vrai plaisir à écrire et à créer mes différentes productions. De plus en plus, j’utilise l’intelligence artificielle notamment au niveau des illustrations afin de rendre le processus de création moins chronophage. C’est par exemple le cas pour les projets P08 – histoires inspirantes ou le nouveau projet P10 – le labyrinthe de la pensée que j’illustre en utilisant Midjourney. L’enjeu en 2026 sera de continuer à améliorer la qualité visuelle et la cohérence graphique de l’ensemble.

L’évolution visuelle du projet

L’une des grandes nouveautés va être la mise en place d’un avatar Mister Fanjo. Ce choix me permettra de :

    • donner plus de dynamisme aux productions,
    • renforcer la cohérence visuelle et l’incarnation du projet,
    • gagner du temps dans la production pour me concentrer sur de nouveaux formats.

Les nouveaux visuels seront progressivement déployés dans une partie des prochains épisodes et sur le site dès le début de 2026.

La feuille de route 2026

Trois grands axes guideront l’année à venir :

    1. Continuer à partager du contenu autour de mes passions.
    2. Poursuivre la monétisation des projets.
    3. Améliorer les visuels et mon processus de production.

Ces axes se traduisent concrètement par les objectifs suivants :

    • Améliorer le projet P02 – Résumé de l’Histoire, avec la refonte des épisodes et l’enrichissement du pack Premium au 2ᵉ semestre 2026.
    • Monétiser le projet P08 sur les histoires inspirantes
    • Monétiser le projet P07 sur les sciences sociales.
    • Maintenir un rythme d’un épisode par semaine, avec alternance de productions en lien avec mes divers projets : résumés de livres, CVG, TIPS ou réflexions …

Conclusion

Mon ambition reste la même : développer des sources de revenus autour de mes passions et vous aider à faire de même. Sur ce point, un impératif essentiel est de savoir ce que vous voulez accomplir. C’est pourquoi, j’ai travaillé sur la construction d’un programme pour vous accompagner dans la création de votre bucket list. Son but est de vous aider à établir votre liste de souhaits en moins de deux heures afin que vous ayez une vision complète de vos objectifs dans 16 domaines clés.

En tout cas, je remercie chaleureusement tous ceux qui suivent cette aventure.

Je vous souhaite une excellente année 2026.
C’était Mister Fanjo.
À très vite.

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Si nos terroirs se meurent demain

Texte rédigé avec ma plume en soutien du monde paysans. Audio réalisé à Suno.com

Version vidéo

https://youtu.be/-YIRYNzZ-Kc

Version audio

Si nos terroirs se meurent demain

Alors qu’ils se lèvent pour remplir nos frigos

Nos architectes du terroir crèvent, incognito

Le monde agricole est en crise, au bord du précipice 

L’Europe régule la terre sans connaître ses sacrifices

Pour nous sauver ils déversent leur fumier et hurlent leurs tourments

Leurs cris du coeur résonne comme un avertissement

Ils prennent des coups de matraque par ceux censés les protéger

Et pourtant chacun sait qu’on ne mord pas la main qui nous donne à manger

 

Refrain

Si nos terroirs se meurent demain, le poison sera dans notre pain

Face aux lois qui déraillent, il est grand temps de livrer bataille

Pour les futures générations, combattons pour manger vrai, manger bon

 

Mais là-haut dans les tours, les costards ont un plan « Le Mercosur » 

Pour combattre l’inflation et encadrer les prix pour le futur

Ils signent des papiers et condamnent nos étables

Alors que la solution est là, sur nos territoire on ne peut plus viable

Ils importent du bœuf lointain, une aberration totale 

Pourquoi aller sur un marché global alors qu’on a le local 

Ils tuent la qualité au nom d’un prix sur une étiquette 

Sacrifiant nos éleveurs pour une économie en miettes

 

Refrain

Si nos terroirs se meurent demain, le poison sera dans notre pain

Face aux lois qui déraillent, il est grand temps de livrer bataille

Pour les futures générations, combattons pour manger vrai, manger bon

 

Alors qu’est-ce qu’on fait ? On laisse mourir ou on change ?

Personne ne veut des produits chimiques “étranger”, c’est étrange

Les gens préfèrent le goût de chez eux, c’est évident

Faciliter les circuits courts, c’est maintenant urgent

Avec la grande distribution, favorisons les alliances

Un pacte vertueux avec le terroir en vedette, pour assurer la relance

Oublions les cargos qui traversent les océans

Sauvons nos fermes, c’est le devoir de chaque habitant

 

Refrain

Si nos terroirs se meurent demain, le poison sera dans notre pain

Face aux lois qui déraillent, il est grand temps de livrer bataille

Pour les futures générations, combattons pour manger vrai, manger bon

 

Outro

Manger vrai…

Manger bon…

Réflexion – De l’écriture à l’IA : vers le savoir universel ?

Imaginez un monde où toute la connaissance humaine est à portée de main, instantanément. Un monde où il n’existe plus de limites entre ce que vous savez et ce que l’humanité sait. Fascinant… et terrifiant. Mais, n’est-ce pas ce que l’intelligence artificielle nous promet aujourd’hui ? Explorons cette réflexion dans cet épisode. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/bZ-uEtg4zjU

Version audio

https://open.spotify.com/episode/2jvi9PRG9LwHG62wyVM40H?si=sJOb0a5FRnqfBOvQApGcHw

De l’écriture à l’IA : vers le savoir universel ?

L’économie de la connaissance : un voyage à travers le temps

Depuis les débuts de notre civilisation, l’homme cherche à partager son savoir.

Il y a d’abord la transmission orale. Chaque nouvelle génération apprend de la précédente. Ce fonctionnement a ses limites notamment lorsque les anciens disparaissent subitement sans avoir le temps de transmettre leurs connaissances.

En ce sens, l’écriture est une révolution, car les savoirs deviennent intemporels, codifiés et accessibles au-delà de l’instant et du lieu. Cette invention favorise la diffusion de règles, de lois et de valeurs qui contribuent à structurer les sociétés, les grandes civilisations et religions. Malgré tout, seuls ceux qui savent lire ou ont accès aux textes peuvent en profiter.

L’invention de l’imprimerie rend le savoir moins élitiste et participe à la propagation des connaissances. Mais des barrières demeurent : le savoir se situe dans des lieux physiques, la consultation des ouvrages prend du temps et la quantité de documents reste limitée. 

Grâce à internet et la digitalisation, l’humanité fait un nouveau bon. L’accès à la connaissance s’amplifie encore davantage grâce à Wikipédia, les moteurs de recherches, les bases de données interconnectées, l’enseignement à distance… . Cependant d’autres problématiques persistent. On a beau avoir accès à de très nombreux savoirs, certains restent inaccessibles sans expertise technique. 

C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène.

L’IA : la promesse de transformer le savoir

L’IA peut compiler des millions de données, synthétiser les informations et les adapter à chaque individu. Elle peut vulgariser, expliquer et contextualiser, faisant de la connaissance quelque chose de vivant et de directement utilisable. Cette révolution amène la connaissance à un autre niveau où l’accès au savoir n’est plus limité par notre capacité à lire, mémoriser ou interpréter. En ce sens, l’IA pourrait transformer notre rapport au monde, à la science, à l’éducation et même à nous-mêmes. 

Au bout du compte, on constate que l’humanité cherche à universaliser la connaissance. L’intelligence artificielle et ses applications s’inscrivent dans la continuité de ce défi gargantuesque. L’enjeu est de rendre la connaissance accessible à tous de sorte à ce que chaque individu ait accès instantanément à aux savoirs qu’il recherche.

Les questions fondamentales

Mais nous en sommes qu’aux prémices de cette nouvelle ère. L’intelligence artificielle soulève autant de questions que de promesses :

    • Est-on en mesure de fournir à l’IA tout le savoir accumulé de l’humanité ? 
    • Que vaut notre savoir actuel par rapport à tout ce que l’on ignore ? et comment aborder l’étendue de notre ignorance ?
    • Si l’IA a accès à tout, est-il possible qu’elle soit plus intelligente que nous ?
    • Si l’IA semble reposer sur des modèles logiques à cause des algorithmes qui la composent, peut-elle développer une forme de compréhension émotionnelle ?
    • Dans le fond, qu’est-ce que l’intelligence ? Une capacité logique et calculatoire ? Une faculté émotionnelle et créative ? un ensemble de capacités ?
    • Qu’est ce qui différencie l’humain de la machine ? Est-ce que notre singularité ne réside pas dans notre émotivité, notre imagination et notre imprévisibilité ?
    • A terme, ne va-t-on pas vers une fusion entre l’IA et l’humain, une alliance de logique et d’émotions — comme le système 1 et le système 2 de Kahneman — un être augmenté ?

Bref, bienvenue dans ce formidable labyrinthe de la pensée.

Conclusion

L’histoire de l’humanité révèle une constante : nous cherchons à partager et transmettre nos connaissances. L’intelligence artificielle semble s’inscrire dans cette logique, et pourrait bien représenter une révolution au même titre que l’écriture, l’imprimerie ou internet. Face à la vitesse d’adoption et l’ampleur de cette technologie, il semble impossible de rester indifférent. Refuser l’IA aujourd’hui ne revient-il pas à refuser internet il y a quelques décennies.

Bien sûr, l’IA présente des limites et pose des défis éthiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de l’interdire, mais de concevoir des solutions intelligentes qui exploitent son potentiel tout en corrigeant les problèmes qu’elle soulève. Dans tous les cas, il est évident que l’humanité s’efforce de transformer la connaissance pour la rendre universelle, et la convertir en action, créativité et progrès.

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L’habituation hédonique : pourquoi nos joies s’éteignent avec le temps

Imaginez : vous venez d’acheter la voiture de vos rêves. Les premières semaines, chaque trajet est une petite fête intérieure. Mais des mois plus tard… c’est juste “la voiture”. La magie a disparu.. Ce phénomène porte un nom : l’habituation hédonique. Notre cerveau s’habitue aux plaisirs, jusqu’à les rendre presque invisibles. Dans cet épisode, détaillons ce comportement fascinant et découvrons des techniques pour en limiter l’effet. C’est parti.

Version vidéo

https://youtu.be/c0nkziImi-Q

Version audio

https://open.spotify.com/episode/5e4Se0UZHDbIifncWv3rz8?si=GKLwShGrSrqvh03Y4RGGKQ

L’habituation hédonique : pourquoi nos joies s’éteignent avec le temps (et comment y remédier)

Qu’est-ce que l’habituation hédonique ?

L’habituation hédonique est la tendance qu’a notre cerveau à s’habituer aux événements positifs, si bien que leur impact émotionnel diminue avec le temps. Que ce soit un gain financier, une relation amoureuse, un nouvel objet ou même une réussite personnelle, l’excitation initiale finit par retomber. 

Voici quelques exemples concrets :

  • L’achat d’une montre haut de gamme, un sac de créateur ou une paire en édition limitée suscitent un fort plaisir initial… qui s’évapore une fois que l’objet fait partie de notre quotidien.
  • Juste après l’achat d’un nouveau parfum, l’odeur est très marquée les premiers jours, puis l’intensité diminue jusqu’à ce qu’on ne le remarque même plus.
  • Durant les premières semaines en couple, tout est intense et euphorique. Avec le temps, la routine s’installe, et le cerveau s’habitue à la présence de l’autre.
  • Lorsqu’on démarre un nouveau jeu vidéo, on est souvent très excité, mais au bout d’une dizaine de partie la joie s’atténue.

Les études confirment ce phénomène. En 1971, les psychologues Philip Brickman et Donald Campbell démontrent que les gagnants du loto retrouvent un niveau de bonheur proche de celui de la population générale après un an. En 2007, Richard Lucas observe que le niveau de satisfaction retombe progressivement à la moyenne après un mariage.

Au bout du compte, on constate cette même mécanique partout. Notre cerveau s’habitue aux plaisirs, jusqu’à les rendre presque invisibles.

5 pistes pour limiter l’habituation hédonique

Comment ralentir le processus de l’habituation hédonique ? Voici quelques pistes :

  1. Pratiquer la gratitude. Par exemple, en prenant l’habitude de noter tous les jours 3 choses positives qui nous sont arrivées afin de prolonger leur impact.
  2. Espacer les plaisirs : un carré de chocolat par jour vaut mieux qu’une tablette d’un coup.
  3. Rendre les plaisirs rares : limiter volontairement l’accès à certaines choses qu’on aime afin d’amplifier leur valeur. 
  4. Se créer des rituels, en sacralisant certains plaisirs à un moment.
  5. Investir dans les expériences plutôt que dans les objets, car les souvenirs se réactivent plus facilement.

Conclusion

L’habituation hédonique est la tendance qu’a notre cerveau à s’habituer aux événements positifs, si bien que leur impact émotionnel diminue avec le temps. Cet inévitable processus est un puissant moteur puisque la volonté de ressentir à nouveau de la joie, nous pousse à partir en quête de nouveaux défis. Cette mécanique va aussi de pair avec une vérité simple : la joie est éphémère et n’est pas seulement dans l’acquisition, mais dans la façon dont on entretient la relation avec ce plaisir. 

Sources

  • Brickman, P., & Campbell, D. T. (1971). Hedonic relativism and planning the good society : https://archive.org/details/adaptationlevelt0000unse_x7d9/page/286/mode/2up
  • Lucas, R. E. (2007). Adaptation and the Set-Point Model of Subjective Well-Being: Does Happiness Change After Major Life Events? : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1111/j.1467-8721.2007.00479.x
  • Frederick, S., & Loewenstein, G. (1999). Hedonic adaptation. https://www.cmu.edu/dietrich/sds/docs/loewenstein/HedonicAdaptation.pdf

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Réflexion – La mort : une nouvelle aventure ?

Un bébé dans le ventre de sa mère a-t-il conscience que son monde va radicalement changer ? Avant de naître, sa réalité est tout autre : son environnement est toujours le même, la respiration n’existe pas, il s’alimente à l’aide d’un cordon… bref, tout est différent de ce qu’il découvrira à sa naissance. Ne sommes-nous pas comme ce bébé vis-à-vis de la vie après la mort ? La mort n’est-elle pas comme une naissance, un accouchement vers une nouvelle aventure dont on est incapable d’imaginer les tenants et les aboutissants ? Dans cet épisode, explorons cette idée. C’est parti ! 

Version vidéo

https://youtu.be/_l8vV8wHD1c

Version audio

https://open.spotify.com/episode/5OCByJW4VJEXNxQT8aMfFK?si=tZOCt44pTHO-YbiXfLw36Q

La mort : une nouvelle aventure ?

Qu’est-ce que la mort ?

La mort reste un mystère pour l’humanité. Elle se présente comme un phénomène irréversible, un passage d’un état de vie à un état d’absence… mais qu’en savons-nous réellement ?

Du point de vue religieux, la mort est souvent perçue comme un passage vers une autre forme d’existence. Les grandes religions – le christianisme, l’islam, le bouddhisme, entre autres – offrent une vision de l’au-delà, où l’âme continue de vivre sous une autre forme, dans un paradis, un enfer, ou bien dans un cycle de réincarnation.

Du point de vue scientifique plus rationnel, la mort se présente comme la cessation des fonctions biologiques et des interconnexions entre cellules et organismes. Mais le corps ne disparaît pas complètement car la matière qui le compose comme les protéines, les bactéries ou les minéraux persistent. L’énergie qui liait cet ensemble harmonieux se dissipe. Rien ne se perd, tout se transforme. 

Indirectement, on peut aussi noter que les défunts continuent d’exister dans les souvenirs des gens ainsi qu’à travers leurs idées, leurs œuvres et leurs contributions passées.

L’inconnu inconnu

Quoiqu’il en soit, le monde d’après est un univers d’inconnu dont nous ne pouvons pas imaginer la teneur. Ce mystère laisse de multiples interrogations :

  • Même si nous continuons d’exister d’une certaine manière après notre mort, aura-t-on conscience que l’on a vécu ? 
  • Pourrons-nous intervenir sur le vivant ? 
  • Si c’est le cas, recevons-nous déjà des signes des défunts et sommes-nous capables de les interpréter ?
  • Si nous continuons de vivre à travers plusieurs autres organismes, pouvons-nous considérer qu’il existe une pluralité d’univers dans lesquels nous vivons simultanément ? 
  • Est-ce que la mort n’est pas une transition vers une autre dimension de l’existence, un changement de niveau, une sorte évolution quantique ? 
  • Si notre existence est une succession d’étapes, quel est le sens de la vie ? 

Bref, bienvenu dans ce formidable labyrinthe de la pensée

Conclusion

La mort est indéniablement un secret dont nous sommes incapable de percer le mystère. Accèdera-t-on au paradis, sera-t-on réincarné, n’y aura-t-il pas que le néant ? La beauté de cette incertitude est que chacun est libre de croire ce qui lui convient le mieux. De mon point de vue, « La mort n’est pas une fin, mais un passage vers une autre forme d’existence. » (Albert Einstein). C’est une nouvelle aventure … inévitable. Mais avant de s’y engager, il est de notre devoir d’apprécier le passage dans notre vie présente avant qu’elle ne se termine. C’est la fameuse philosophie du « Memento mori ».

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Loi de Laborit : Fuir l’inconfort

Imaginez : vous êtes à votre bureau, décidé(e) à avancer sur un dossier important. Mais avant, vous vérifiez vos mails. Puis vous répondez à un message. Puis vous rangez quelques papiers. Et sans vous en rendre compte, vous avez passé deux heures à éviter… l’essentiel. Pourquoi agit-on ainsi ? La réponse pourrait bien se trouver dans la fascinante loi de Laborit : notre cerveau cherche instinctivement à fuir l’inconfort, et priorise les activités les plus simples ou gratifiantes à court terme. Dans cet épisode, nous allons explorer ce concept étonnant et les enseignements que nous pouvons en tirer. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/JX-VFoNPhZY

Version audio

https://open.spotify.com/episode/39ZRM9DyL8rFHaut6R3i4U?si=DzDg_AnnRkKM899SUzUP1w

 

Loi de Laborit : Pourquoi on repousse ce qui compte vraiment

Qu’est-ce que la loi de Laborit ?

La loi de Laborit tire son nom du neurobiologiste français, Henri Laborit, qui a consacré une grande partie de sa carrière à l’étude des comportements humains face au stress, à la peur et à la douleur. Selon lui, lorsqu’un individu est confronté à une situation inconfortable ou incertaine, son cerveau adopte la voie du moindre effort. Il évite naturellement ce qui demande de l’énergie mentale, de la confrontation ou un risque d’échec.

Des expériences en psychologie ont confirmé cette tendance. Par exemple, les études de Tuckman en 1991 révèlent que lorsqu’on propose à un individu deux tâches, l’une facile mais inutile, l’autre difficile mais importante, il choisit généralement la première. C’est ce qu’on appelle aussi la procrastination active : l’art de faire pour ne pas faire.

Source : 

  • Procrastination and Task Avoidance: Theory, Research, and Treatment » – Avraham T. Tuckman (1991) : https://www.westga.edu/share/documents/pubs/000302_521.pdf

  • A Focus on Completing Easy Tasks Hurts Long-Term Performance : https://www.hbs.edu/ris/Publication%20Files/17-112_54fdf950-a08d-4ba8-a718-1150dc8916cb.pdf

 

En résumé, la loi de Laborit stipule que notre cerveau priorise instinctivement les actions qui réduisent l’inconfort, l’incertitude ou l’effort, quitte à repousser ce qui est plus important. Comment reprendre le contrôle ?

7 pistes pour reprendre le contrôle

 

  1. Commencer par la tâche la plus difficile (« eat the frog »). L’idée est de traiter en priorité la tâche que l’on redoute le plus. Cela contribue à réduire la charge mentale et libérer de l’énergie pour le reste.

  2. Rendre la première étape ridiculement simple. La peur d’une tâche complexe disparaît souvent une fois qu’on a commencé. Pour courir une heure, on peut juste s’engager à courir 5 minutes … et généralement, une fois lancé, on continue.

  3. Fractionner les tâches en sous-étapes claires. Ce qui semble lourd devient gérable quand on le décompose. Une montagne est plus facile à gravir si elle est faite de petites marches.

  4. Créer des routines fixes pour les tâches importantes. Les habitudes contournent la négociation mentale et éviter de ses poser des questions

  5. Associer un plaisir à une tâche difficile. Écouter de la musique, boire un café, s’installer dans un environnement agréable contribuent à réduire l’aversion à une tâche difficile.

  6. Visualiser le résultat final. Penser aux bénéfices plutôt qu’à l’effort permet de réduire la résistance initiale.

  7. Se récompenser après l’effort. Rien de tel que la prévision d’une petite récompense pour conditionner son esprit. 

Conclusion

La Loi de Laborit nous rappelle une vérité simple mais puissante : notre cerveau est conçu pour fuir l’effort et rechercher le confort immédiat. Il existe des stratégies simples pour contourner cette tendance. Malgré tout, la clé selon moi se résume en phrase : faites des choses faciles et votre vie sera dure, faites des choses difficiles et votre vie sera facile.

Sources

  • Procrastination and Task Avoidance: Theory, Research, and Treatment » – Avraham T. Tuckman (1991) : https://www.westga.edu/share/documents/pubs/000302_521.pdf

  • A Focus on Completing Easy Tasks Hurts Long-Term Performance : https://www.hbs.edu/ris/Publication%20Files/17-112_54fdf950-a08d-4ba8-a718-1150dc8916cb.pdf

  • OCM – Loi de Laborit : dompter la procrastination au quotidien : https://www.observatoire-ocm.com/management/loi-de-laborit/

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