Le principe 80/20 de Pareto

Cet article présente le principe 80/20 de Pareto et tente d’expliquer comment on peut en tirer profit pour gagner en productivité.

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Le principe 80/20 de Pareto

L’origine du principe

Le principe de Pareto est un phénomène de distributivité qui stipule qu’environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. 

A la fin du XIXe siècle, l’économiste italien Vilfredo Pareto analyse les données fiscales de plusieurs pays d’Europe (Angleterre, Russie, France, Suisse, Italie, Prusse). Il constate que la distribution des richesses suit les mêmes proportions : quel que soit les pays, une minorité de la population se partage la majorité des richesses. 

Dans les années 1950, le qualiticien américain Joseph Juran observe des distributions similaires dans le monde de l’entreprise :

  • 80 % du chiffre d’affaire est issu de 20 % des clients
  • 80 % des ventes sont réalisées grâce à 20 % des produits
  • 80 % des réclamations proviennent de 20 % des clients

La distributivité 80/20

On remarque que cette distribution 80/20 s’observe un peu partout dans la pratique.

  • Pour le constructeur aéronautique Airbus :
    • 81% des unités vendues sont des A320
    • 77% du chiffre d’affaire provient de la vente d’avions
  • Sur ma chaîne Youtube, seulement 7 vidéos sur plus de 80 engendrent 85% des vues.

En fait, dans de très nombreux cas, un grande partie d’un résultat provient d’une minorité de causes. Ce phénomène de distribution porte le nom de principe de Pareto ou loi 80/20 → environ 80 % des résultats sont produits par seulement 20% d’effort.

Tirer profit du principe de Pareto

Le principe de Pareto est un outil précieux si l’on essaye de maximiser sa valeur ajoutée. La clé est de chercher à réaliser les 20% d’effort qui produisent 80% du résultat. 

Exemple 1 – Apprendre l’anglais

Du fait que 1000 mots couvrent 90% du vocabulaire utilisé quotidiennement, il suffit d’apprendre cette petite fraction de mots pour être en mesure de comprendre la plupart des conversations.

Exemple 2 – Investir en bourse

En bourse, il existe plusieurs stratégies d’investissement. Une des meilleures approches consiste à acheter des titres d’entreprises sous-cotées ou en croissance. Cependant cette méthode demande du temps car elles nécessitent un gros travail d’analyse pour sélectionner les sociétés adéquates.

En parallèle, il existe une approche plus 80/20 qui consiste à investir dans des ETF. Cette méthode permet de répliquer la performance d’un marché ciblé avec un minimum d’effort. 

Exemple 3 – Dessiner

Le fait de réaliser un croquis avant de dessiner est aussi une action 80/20. Cela permet d’obtenir un visuel du rendu final en seulement quelques coups de crayons. Cette technique est notamment utilisée par les designers automobiles. Avant de réaliser la maquette du modèle sur ordinateur, ils définissent le design par l’intermédiaire de croquis rapides à la main plutôt que par des représentations très abouties –> 20% d’effort pour 80% du résultat.

Conclusion

Le principe de Pareto est une loi empirique de distributivité qui stipule qu’environ 80% d’un résultat est produit par 20% d’effort. On peut s’appuyer sur cette loi pour essayer de maximiser sa valeur ajoutée. La clé est d’identifier les actions qui engendrent de la plus grosse partie des résultats.

Sources

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Article :

Données diverses :

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L’expérience de Pavlov – Le conditionnement associatif

Image - L'expérience de Pavlov
Image – L’expérience de Pavlov

Cet article traite de l’apprentissage par conditionnement associatif. Nous allons découvrir la célèbre expérience de Pavlov et l’expérience très controversée de John Watson. 

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Le conditionnement associatif

L’apprentissage par conditionnement associatif est la capacité à modeler des comportements grâce à des associations de stimuli. 

Par exemple, dans cette expérience, les individus parviennent à conditionner une poule en associant l’action “picorer” et la vision d’un cercle de couleur.

Source : https://twitter.com/YAWScience/status/1304199719036444672?s=20

L’expérience de Pavlov

L’apprentissage par conditionnement a été étudié par le scientifique russe Ivan Pavlov. En 1904, il reçoit le Prix Nobel de médecine et de physiologie pour ses travaux. Son expérience la plus célèbre porte sur la salivation des chiens. Il est parvenu à modeler le comportement de son chien pour le faire saliver au son d’une cloche. 

Un chien salive naturellement en présence de nourriture. La salivation est une réponse “réflexe” qui ne nécessite aucun apprentissage. La nourriture est le stimulus inconditionnel (SI) qui provoque cette réponse. Un son de cloche est un stimulus neutre (SN) car l’événement ne déclenche pas naturellement le comportement de salivation. Pavlov a associé la cloche à la présence de nourriture pour provoquer le réflexe de salivation. A chaque fois qu’il apportait des victuailles à son chien, Pavlov faisait tinter l’objet juste avant. Au fur et à mesure, l’animal commençait à saliver au son de la cloche, même si son propriétaire ne lui apportait pas de nourriture.

L’animal avait associé le stimulus neutre (le son de cloche) à l’action de salivation. On parle ici de stimulus conditionnel. 

Expérience de Pavlov
Expérience de Pavlov

L’expérience de John Broadus Watson

Le psychologue américain John Broadus Watson a aussi réalisé des travaux sur le conditionnement associatif. Dans son expérience la plus célèbre et la plus controversée, Watson a conditionné un nourrisson à avoir peur d’un lapin. Pour ce faire, il a associé l’animal à un son violent et effrayant. A chaque fois que l’enfant était en présence d’un lapin, Watson faisait résonner un bruit terrible pour provoquer une réaction de peur. 

Pour faire le parallèle avec la théorie. Le bruit est le stimulus inconditionnel qui déclenche la réponse inconditionnelle de peur. La vision du lapin est un stimulus neutre. En associant la présence du rongeur au bruit, il transforme la vision de l’animal en stimulus conditionné qui provoque la peur.

Expérience de Watson
Expérience de Watson

Tous concernés par le conditionnement associatif

On peut noter que nous sommes tous concernés par le conditionnement associatif. Notre cerveau crée des associations en fonction des expériences que nous vivons. Ces souvenirs influencent ensuite nos décisions et comportements.  Le conditionnement associatif explique en partie les phobies, les préjugés et bien d’autres mécanismes psychologiques.

Prenons le cas de l’effet Placebo. Un médicament dépourvu d’effet peut tout de même provoquer une réponse positive de l’organisme. L’effet placebo c’est par exemple, parvenir à atténuer les douleurs d’un patient en lui donnant une simple pilule de sucre alors que la gélule n’a aucun effet direct sur la pathologie traitée.

Cela peut s’expliquer par le fait que le patient associe la prise d’une pilule au processus de guérison. Pourtant le geste “prendre la pilule” n’est qu’un stimulus neutre. C’est le médicament qui est responsable de la véritable réponse. Le conditionnement associatif fait que le cerveau construit un raccourci entre le stimulus neutre et le processus de guérison. 

Pavlov et Placebo
Pavlov et Placebo

Utiliser le conditionnement associatif pour mettre en place une nouvelle habitude

Dans son livre, Atomic Habits, James Clear partage un conseil pour construire des habitudes en tirant profit du conditionnement associatif. La technique consiste à  associer une habitude difficile à mettre en place à un comportement agréable qui sécrète de la dopamine

En fait, la dopamine est une molécule qui procure un sentiment de bien-être. Notre corps en sécrète naturellement lors des activités qui lui sont bénéfiques (se reposer, manger, faire l’amour, …). Le plaisir ressenti grâce à la sécrétion de cette substance nous incite à reproduire les comportement qui en produisent. L’idée est donc de renforcer la pratique de l’habitude en l’associant à de la sécrétion de dopamine.

Pour faire le parallèle avec la théorie, la sécrétion de dopamine est une réponse réflexe à un comportement spécifique (comportement A). L’habitude est un stimulus neutre car elle n’est n’est pas naturellement à l’origine de la sécrétion de dopamine. En associant les deux activités, l’habitude va progressivement engendrer une sécrétion de dopamine, ce qui va nous inciter à la reproduire.

Pavlov et Dopamine
Pavlov et Dopamine

Exemples d’applications :

    • Pour prendre l’habitude de faire du sport, on peut pratiquer l’activité physique en regardant une vidéo ou une série.
    • Pour rendre un travail rébarbatif plaisant, on peut associer la tâche à un morceau de musique qu’on adore.
    • Pour prendre l’habitude d’économiser de l’argent, on peut s’offrir un cadeau en même temps que l’on épargne.
    • Pour prendre l’habitude de s’éduquer sur la création d’entreprise, on peut écouter des podcasts en mangeant.

Conclusion

L’apprentissage par conditionnement associatif est la capacité à modeler des comportements grâce à des associations de stimuli. 

Sources

► Livre

► Articles

Vidéos :

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Loi de Parkinson : Gestion du temps et “job à la con”

Cette vidéo a pour but de présenter la loi de Parkinson car elle révèle de précieux enseignements notamment sur la gestion du temps.

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La loi de Parkinson et la gestion du temps

Dans un article original publié dans The Economist en 1955, l’historien et essayiste britannique Cyril Northcote Parkinson présente une loi sur la dilatation du temps. Elle stipule :

« le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». (“Work expands so as to fill the time available for its completion. “)

Autrement dit, peu importe le délai disponible pour accomplir une tâche, on aura tendance à consommer la totalité du temps imparti pour la réaliser (peu importe que les délais soient trop courts ou très larges). Si je dispose d’une semaine pour faire ma dissertation, je mettrai une semaine à la faire. Si j’ai deux mois, je mettrai deux mois.

Exemples de la loi de Parkinson

Cette tendance à réaliser un travail dans l’intégralité du temps imparti peut être observée dans différentes situations de la vie quotidienne.

Qui n’a jamais attendu la date butoire pour effectuer un tout petit travail : attendre le dernier moment pour envoyer un mail, faire la vaisselle ou résilier un contrat alors qu’on disposait de plusieurs jours pour le faire. 

Et inversement, qui n’a jamais réussi à accomplir des tâches dans des délais très serrés : terminer une présentation en partant de zéro seulement quelques heures avant l’échéance, parvenir à casser un rendez-vous dans un emploi du temps déjà overbooké,… 

Bref, pour reprendre les termes de Parkinson : « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ».

L’importance de se fixer des délais

Dans son livre, Votre temps est infini, Fabien Olicard s’appuie sur cette loi pour dispenser le conseil de gestion du temps suivant :  “Ne prévoyez pas de délai trop large quand vous souhaitez réaliser quelque chose. Préférez rajouter du temps pour terminer lorsque c’est nécessaire.” En effet, si les délais sont courts, le cerveau va s’adapter, éliminer le superflu et mettre en place des stratégies pour aller à l’essentiel et réaliser la tâche dans le temps imparti.

Réflexions sur la loi de Parkinson

L’augmentation inéluctable des effectifs dans nos organisation

Pour aller un peu plus loin dans la réflexion, on peut noter que les travaux de Parkinson ne se limitent pas qu’à la stricte gestion du temps. Ils ont permis de mettre en évidence que, dans une administration, l’augmentation des effectifs est inéluctable et indépendante de toute variation de la quantité du travail à effectuer.

Il étaye ses propos dans un essai paru en 1957 : Parkinson’s Law And Other Studies In Administration. En étudiant les effectifs de l’amirauté britannique, il s’est aperçu que le personnel augmentait (en particulier dans les services administratifs) malgré une baisse de l’activité dans le secteur (réduction du nombre de tonnages gérés).

Parkinson explique que, dans une administration bureaucratique, une augmentation des effectifs est inévitable et crée des besoins internes supplémentaires (besoins de coordination, gestion des ressources humaines, développement de procédures plus complexes). 

Une prolifération des “jobs à la con”

On pourrait corréler ce constat aux observations faites par l’anthropologue, David Graeber, dans son livre bullshit jobs. La multiplication des tâches annexes dans nos organisations engendre une prolifération de “jobs à la con”. En fait, les besoins créés par l’augmentation des effectifs produisent des obligations n’ont que peu d’intérêt par rapport à la création de valeur recherchée. L’auteur prend un exemple édifiant dans son livre que l’on pourrait résumer ainsi :

Un soldat de l’armée allemande doit déménager dans un bureau situé au bout du couloir. Au lieu d’y aller directement avec ses affaires et son ordinateur il doit : 

    1. Remplir un formulaire et l’adresser à la société qui sous-traite l’activité informatique
    2. Le formulaire est validé puis transféré à la société sous traitante qui gère la logistique
    3. La logistique approuve le déménagement et missionne un de ses collaborateurs pour procéder à l’opération
    4. Le prestataire loue une voiture et se rend sur le site.
    5. Sur place, il remplit un formulaire d’arrivée, puis procède au déménagement. A la fin des opérations il rend compte de son activité dans un formulaire qu’il fait signer au soldat pour attester du bon déroulement du déménagement.
    6. Le prestataire reprend sa voiture et, une fois rentré, il transmet les formulaires aux différentes sociétés pour clôturer l’opération

Bref, un simple déménagement nécessite plusieurs heures de voiture, la mobilisation de nombreux prestataires, et le remplissage de dizaines de pages de formulaire. Toutes ces tâches n’ont que peu d’intérêt par rapport à l’objectif initial.

Conclusion

Les travaux de l’historien Parkinson sont riches d’enseignements. Ils mettent en évidence l’inéluctable augmentation des effectifs dans nos bureaucraties. En parallèle, ils ont permis de développer un principe sur la gestion du temps : « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». “Work expands so as to fill the time available for its completion.  Pour tirer profit de cette loi, l’astuce consiste à se fixer des délais courts pour les tâches que l’on cherche à réaliser.

Sources

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Présentation du projet P08 – Histoires inspirantes

Des histoires inspirantes, des anecdotes, des poèmes, des blagues  … bref de petits textes qui poussent à réfléchir.

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Des histoires inspirantes

L’objectif de ce projet est simple : partager en vidéo des histoires inspirantes, des anecdotes, des poèmes, des blagues  … bref de petits textes fascinants qui poussent à réfléchir.

Ces quelques vidéos et articles seront l’occasion de découvrir ou redécouvrir de courtes compositions.

Comme par exemple avec

  • l’apologue des trois tamis de Socrate
  • le célèbre poème “tu seras un homme mon fils” de Rudyard Kipling
  • l’histoire “les 3 questions” de Tolstoï

Je diffuserai le contenu de ce projet ponctuellement , en fonction de mes envies et en parallèle des autres projets

A propos du projet

Objectif personnel

Partager des histoires inspirantes pour développer mon éloquence, allocution …

Création de valeur :

Une vidéo et un article ponctuellement, en fonction de mes envies

Monétisation

Rémunération via la monétisation de la chaîne Youtube et du site internet

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Daniel Simons & la cécité d’inattention

Dans cet article, je présente une expérience étonnante réalisée par le psychologue Daniel Simons sur la cécité d’inattention ainsi qu’une petite réflexion sur le sujet. C’est parti. 

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La cécité d’inattention

Daniel Simons – « Gorillas in Our Midst »

Le psychologue américain Daniel Simons, spécialisé dans les sciences cognitives, est reconnu pour ses travaux sur la cécité au changement et la cécité d’inattention.

Voici une de ces plus célèbres expériences. → https://www.youtube.com/watch?v=vJG698U2Mvo

Cette expérience « Gorillas in Our Midst »  (“Gorilles parmi nous”) est un exemple édifiant de comment nous pouvons passer à côté d’informations qui se trouvent juste devant nos yeux. 

Selon le psychologue, cela s’explique par le fait que la vision est “coûteuse”,  car elle nécessite le fonctionnement de milliers de cellules du cortex visuel. Pour ne pas consommer trop d’énergie, notre cerveau filtre les éléments qu’il voit. Il a tendance à se focaliser uniquement sur les informations relatives à la tâche qu’il exécute. Si l’objectif est de compter le nombre de passes alors notre cerveau va se concentrer uniquement sur les informations relatives à cette activité et occulter celles qui n’interfèrent pas avec cet objectif.

L’importance de prendre du recul

La cécité d’inattention est exploitée par les illusionnistes lorsqu’ils détournent notre attention afin de masquer leurs manipulations.

On peut aussi rattacher ce phénomène à notre tendance à rester bloqué sur les problèmes que l’on ne parvient pas à résoudre. Comme l’ont montré les travaux de Daniel Simons, lorsque le cerveau se concentre sur une tâche (comme la résolution d’un problème), il filtre les informations et en occulte un grand nombre. Ainsi, on peut passer à côté d’éléments qui nous auraient permis de résoudre le problème avec une autre approche.

Finalement, plutôt que d’essayer de résoudre un problème à tout prix, il vaut mieux prendre du recul quitte à perdre un peu de temps sur le court terme. L’adage “Reculer pour mieux sauter” prend ici tout son sens.

Conclusion

Les travaux de Daniel Simons sur la cécité d’inattention démontrent que beaucoup de choses nous échappent. Nous pouvons échouer à remarquer un stimulus pourtant parfaitement visible. Cela peut s’expliquer par le fait que notre cerveau se focalise sur l’activité qu’il doit exécuter et n’enregistre pas tous les éléments annexes. 

Sources

► Articles :

► Vidéos :

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CVG #8 : Bilan 2020

Dans cet article, je partage une rétrospective sur le projet Mister Fanjo pour l’année 2020.

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Les chiffres de 2020

16 nouvelles vidéos

Cette année, j’ai diffusé :

370 heures consacrées au projet

Cette somme prend en compte :

  • les temps de rédaction du contenu
  • les temps de réalisation des vidéos (script, prises de son, illustrations et montage)
  • les temps plus “administratifs” comme la gestion du site internet…

De plus, ce chiffre comptabilise, à la fois, le temps passé sur le contenu qui a été mis en ligne mais aussi tous les travaux réalisés mais non diffusés. 

1300 nouveaux abonnés et 140 000 vues supplémentaires sur ma chaîne Youtube

Je dois avouer que ces chiffres ont dépassé mes espérances. En décembre 2019, 550 personnes suivaient ma chaîne. Je m’étais alors fixé l’objectif d’atteindre 1000 abonnés à la fin de l’année 2020. Aujourd’hui, c’est plus de 1800 personnes qui suivent mon travail.

Je profite donc de ce bilan pour remercier toutes les personnes qui s’abonnent, commentent, partagent et laissent des mentions j’aime sur mes vidéos. Un grand merci !

200$ grâce à la chaîne Youtube en 2020

J’ai atteint le trafic suffisant pour pouvoir monétiser ma chaîne Youtube.

Depuis le mois de mai, je gagne entre 10$ et 50$ par mois grâce aux revenus publicitaires.

 

437€ dépensés pour le projet en 2020

Les dépenses principales portent sur :

  • l’achat de la licence pour logiciel de montage vidéo (environ 250€)
  • l’hébergement du site internet ( 55€ )
  • Achat des livres

 

4 objectifs de 2020 atteints

  • La barre des 1000 abonnées a été franchie
  • Je suis parvenu à poster une vidéo tous les mois
  • j’ai diffusé 2 vidéos de vulgarisation
  • Je considère être resté fidèle à mes règles d’or

 

Néanmoins, je n’ai pas diffuser de contenu en lien avec le marathon car il a été reporté en octobre 2021 à cause du COVID-19. Je n’ai posté aucun contenu en lien avec le développement personnel. Pourtant, j’ai préparé une trentaine de vidéos pour présenter des conseils et astuces sur des sujets tels que les finances personnelles, la gestion du temps ou encore l’investissement. Mais pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé un format de diffusion qui me corresponde. 

 

4 Objectifs pour 2021

  1. Continuer à poster un résumé de livre par mois
  2. Diffuser tous les mois une présentation d’un concept sur les sciences sociales 
  3. Atteindre les 5000 abonnés sur ma chaîne Youtube
  4. Poster au moins un nouveau projet : le projet P08 → le contenu reste à définir 

 

Bien, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente année 2021.

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La pyramide de Maslow

Quels sont nos besoins fondamentaux ? Qu’est ce qui nous motive profondément ? C’est ce que nous allons découvrir dans cet article sur la pyramide de Maslow.

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La pyramide de Maslow : la pyramide des besoins

La pyramide de Maslow est une représentation théorique des besoins fondamentaux de l’Homme. Elle a été élaborée dans les années 1940 à partir des observations réalisées par le psychologue américain Abraham Maslow.

5 besoins fondamentaux

La pyramide de Maslow hiérarchise 5 besoins essentiels :

Il y a d’abord les besoins physiologiques. Il s’agit des besoins primaires que l’on cherche à satisfaire en priorité :  se nourrir, s’hydrater, dormir, se reproduire, se vêtir…

Le deuxième niveau correspond aux besoins de sécurité. Une fois nos besoins primaires assouvis, on va chercher à se protéger des éléments extérieurs et rendre notre environnement plus stable et prévisible ( trouver un logement décent, se constituer une réserve de nourriture, d’argent, …)

La troisième strate de la pyramide de Maslow correspond au besoin d’appartenance. Il s’agit du désir de sentir que l’on fait partie de la société (tisser des liens, intégrer des groupes… bref se sentir entouré).

Le quatrième niveau de la pyramide correspond au besoin d’estime. En plus d’appartenir à une structure sociale, on a besoin de ressentir que l’on y a un rôle et une place (Être reconnu, aimé et apprécié pour ce que l’on est et ce que l’on apporte aux autres).

Enfin le dernier échelon de la pyramide est le besoin d’accomplissement de soi. Cela correspond au désir profond de donner un sens à sa vie et laisser une trace de son passage sur terre…

La hiérarchisation des besoins

La représentation de Maslow émet l’idée que lorsqu’un groupe de besoins est satisfait un autre va progressivement prendre sa place selon l’ordre hiérarchique. Par exemple, une fois que j’ai rejoint une entreprise et que mon besoin d’appartenance est comblé, je vais chercher à me rendre utile afin d’assouvir mon besoin d’estime.

A l’inverse, lorsqu’un besoin inférieur n’est plus satisfait, il redevient prioritaire. Si je perds mon logement (besoin de sécurité), mon esprit risque de se focaliser sur la recherche d’un nouveau “chez moi”, plutôt que sur mon travail.

Critiques et limites sur la théorie de Maslow

De nos jours, la théorie sur la motivation de Maslow est réfutée car elle comprend de nombreuses limites.

    • Son modèle se base uniquement sur l’étude de la culture occidentale
    • La hiérarchisation des besoins est contestable. Satisfaire un besoin inférieur avant un besoin supérieur n’est pas systématique. Par exemple, certaines personnes vont privilégier leur carrière (pour satisfaire leur besoin d’accomplissement ou d’estime) quitte à sacrifier leur relation (besoin d’appartenance).
    • Il existe peu de données disponibles pour valider ou invalider sa théorie.

Enseignements et conclusion

On peut retenir que la pyramide de maslow est une représentation théorique de la hiérarchisation des besoins fondamentaux de l’Homme. Même si son modèle n’est pas validé, il reste une manière de mieux nous comprendre car il aide à catégoriser les motivations et les besoins profonds que l’on cherche à satisfaire.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet de la motivation, je vous recommande la lecture du livre « la vérité sur ce qui nous motive » de Daniel Pink.

Sources

► Articles :

► Vidéos :

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Les 12 travaux d’Héraclès

Mythologie grecque : Que sont les 12 travaux d’Héraclès ?

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Les 12 travaux d’Héraclès

Héraclès (aussi appelé Hercule dans la mythologie romaine) est le fils de Zeus et d’Alcmène. Il est l’un des héros les plus vénérés de la Grèce antique. La mythologie grecque lui prête un très grand nombre d’aventures, dont les plus célèbres de ses exploits sont les douze travaux. 

L’épopée débute après qu’Héraclès ait tué sa femme Mégara et ses fils d’un coup de folie. Il consulta une prophétesse la Pythie pour savoir comment expier sa faute. Elle exigea qu’il se mette au service de son ennemi : Eurysthée. Ce dernier lui ordonna, à son tour, d’accomplir plusieurs tâches : 12 travaux.

1/ Vaincre le lion de Némée

La première tâche consista à vaincre Le lion de Némée qui terrorisait les habitants de la région du même nom. Héraclès parvint à terrasser la bête en l’étouffant et ramena sa dépouille auprès Eurysthée.

2/ Tuer l’hydre de Lerne 

Hercule se rendit dans le marais de Lerne pour affronter le monstre, un serpent d’eau à plusieurs têtes. Il ne réussit à le vaincre qu’avec l’aide d’un de ses plus fidèles compagnons Loloas.

3 / Capturer la biche de Cérynie

La créature aux cornes d’or était réputée pour sa vitesse extraordinaire. Le héros la poursuivit pendant un an jusqu’à ce qu’elle s’épuise. Il put alors l’immobiliser en lui décochant une flèche entre l’os et le tendon de la patte. Il chargea l’animal sur ses épaules et revint chez Eurysthée.

4 / Ramener vivant l’énorme sanglier d’Erymanthe

Héraclès pourchassa la bête gigantesque durant l’hiver. Après l’avoir fait sortir de sa tanière grâce à des cris, il la coursa à travers la montagne. Harcelé et épuisé, le sanglier tomba dans un trou creusé par Héraclès pour le piéger. Le héros put ainsi maîtriser et enchaîner la bête. 

5 / Nettoyer les écuries d’Augias,

Augias, le souverain du royaume de l’Élide, possédait de gigantesques écuries pour ses animaux qui n’avaient jamais été nettoyées. Héraclès les décrassa en détournant les eaux du fleuve Alphée. Une fois les écuries propres, il détruisit les dérivations construites et laissa le soleil sécher les bâtiments.

6 / Tuer les oiseaux du lac Stymphale aux plumes d’airain.

Après les avoir débusqué, Héraclès essaya de les tuer avec ses flèches mais n’y parvint pas car ils étaient trop nombreux. Il prit alors son épée et la frappa contre son bouclier pour faire fuir les oiseaux. Il continua jusqu’à ce que tous les animaux tombèrent d’épuisement dans le lac et se noyèrent. 

7 / Dompter le taureau crétois de Minos

Cette créature, offerte par Poséidon pour être sacrifiée, fut épargnée par le roi Minos. Poséidon se vengea en rendant le taureau furieux et en lui faisant dévaster les terres de Crète. Héraclès parvint à le capturer en sautant sur lui et en le saisissant par les cornes. Il revint en Grèce sur le dos de l’animal.

8 / Capturer les cavales de Diomède

Les cavales sont des juments carnivores que le roi de Thrace, Diomède, nourrissait avec la chair de ses hôtes. Selon une version de la légende, Héraclès assomma le roi et jetta son corps aux cavales. Elles devinrent alors dociles et Héraclès put les mener à Eurysthée.

9 / Rapporter la ceinture d’Hippolyte

Hippolyte était la reine des Amazones. Selon une des versions du mythe, alors qu’Héraclès allait s’emparer de la ceinture, la déesse Héra sema la panique, le héros tua Hippolyte et il s’en alla avec la ceinture.

10 / Vaincre le géant Géryon, et voler son troupeau de bœufs.

Après avoir tué Orthros (le chien à deux têtes de Gyréon) d’un seul coup de massue, Héraclès combattit  le géant à trois têtes. Il le tua grâce à  une flèche empoisonnée avec venin de l’Hydre. Il déroba ensuite ses bœufs et les ramena à Eurysthée.

11 / Rapporter les pommes d’or du jardin des Hespérides 

Les fruits du verger étaient gardés par Ladon un dragon à cent têtes. Ne pouvant se rendre dans le jardin, le héros sollicita l’aide du titan Atlas. Ce dernier lui proposa de lui rapporter les pommes, seulement si Héraclès le remplaçait pour porter le fardeau de la voûte céleste à sa place. Héraclès accepta. 

De retour avec les fruits d’or à la main. Héraclès utilisa une ruse pour piéger le titan. Il lui demanda de reprendre le poids du ciel pour quelques instants, le temps de trouver une meilleure position. Atlas posa les fruits et reprit la voûte céleste en toute confiance. Il surprit alors Héraclès ramasser les pommes d’or et s’éloigner.

12 / Descendre aux Enfers et enchaîner Cerbère

Ce chien à trois têtes gardait l’entrée du royaume des enfers d’Hadès. Héraclès rejoignit ce royaume des morts en traversant le Styx. Arrivé devant le trône d’Hadès, il se battit au corps à corps avec le maître des Enfers. Une fois vaincu, il se présenta devant Cerbère pour l’affronter. Il parvint à le saisir le cou, et, quoique mordu, le serra si fort que le chien, sentant la mort venir, se décida à suivre le héros. Héraclès enchaîna l’animal, le tira hors de la caverne et vint le montrer à Eurysthée. C’est ainsi que le héros termina ses 12 travaux et forgea sa légende.

On peut noter qu’il existe plusieurs versions autour de ce mythe. Quoiqu’il en soit, Héraclès est l’un des héros les plus célèbres de la mythologie grecque.

Sources

Articles

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Le conformisme social – Expérience de Asch 

Qu’est ce que le conformisme social et l’expérience de Asch ?

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L’expérience de Asch

Avez-vous déjà été influencé par l’effet de groupe ?

    • Attendre derrière une caisse bondée sans oser aller à celle qui est libre juste à côté
    • Se mettre à courir en imitant une foule sans trop savoir pourquoi
    • Ne pas oser rentrer dans une pièce car plusieurs personnes attendent devant la porte

La tendance à se conformer au comportement du groupe a été étudiée par le psychologue Solomon Asch. Dans une expérience, publiée en 1956, il démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d’un individu au sein d’un groupe.

Le protocole

Un groupe d’étudiants était invité à participer à un prétendu test de vision. L’examinateur demandait aux sujets de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d’affiches. L’exercice (très simple) consistait à identifier laquelle des 3 lignes de droite avait la même longueur que la ligne “témoin” de gauche. Les participants donnaient leur réponse à tour de rôle.

Il faut noter que seul l’avant dernier participant du groupe était le sujet de l’étude. Les autres étaient des complices de l’expérimentateur. Leur rôle était de donner une mauvaise réponse à chaque fois.

L’objectif était d’analyser comment le sujet allait réagir en constatant que le groupe n’était pas du même avis.

Les résultats

L’expérience a montré que 37 % des sujets finissaient par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l’unanimité par les complices.

Pourtant, lors de l’expérience témoin, les sujets indiquaient constamment les bonnes réponses lorsqu’ils faisaient le même exercice seul face à l’examinateur.

L’expérience fut réitérée à de nombreuses reprises et avec des variantes différentes :

    • faire répondre le sujet en premier
    • demander à un des complices de donner de bonnes réponses
    • faire l’exercice par écrit
    • Réduire le groupe à deux participants
    • etc…

Les résultats de l’expérience de Asch ont montré que dans la plupart des situations les sujets répondaient correctement, excepté lorsqu’ils devaient soutenir des réponses qui allaient à l’encontre de l’avis unanime d’un groupe. Dans ces cas, ils avaient tendance à se conformer à l’avis de ce dernier même si la réponse donnée n’était pas cohérente.

Mimétisme de la foule – Effet témoin

L’expérience de Asch fait écho à un biais comportemental :  celui du mimétisme de la foule ou le comportement moutonnier. Nous avons tendance à nous comporter comme les gens qui nous entourent.

Il s’agit du mécanisme qui explique les mouvements de foules ou encore les effets modes (s’habiller comme tout le monde pour être dans le moule). Ce mimétisme peut s’expliquer par divers facteurs. D’une part, nous essayons de nous conformer au comportement du groupe pour ne pas être perçu comme différent et ainsi ne pas prendre le risque d’être rejeté. D’autre part, le mimétisme est un comportement de défense naturel, inné et utile à notre espèce. Par exemple, si j’aperçois des individus affolés courir dans la direction opposée, j’ai tout intérêt à faire de même car peut-être sont-ils en train de fuir un danger que je ne vois pas encore.

En parallèle, le mimétisme peut aussi expliquer pourquoi dans certains cas une foule peut ne pas porter assistance à une personne en danger. Dans une situation inhabituelle, les gens cherchent la manière de réagir en scrutant les autres. Or si tout le monde s’observe et que personne n’agit, on tombe dans un état de passivité général.  C’est ce que l’on appelle l’effet témoin ou effet du spectateur.

Si l’on est victime de ce genre de situation, l’astuce est de ne pas s’adresser à la foule pour demander de l’aide, mais plutôt de cibler une personne précise. Dès qu’on donne la responsabilité d’action à un individu, il se détache généralement du comportement du groupe. Ainsi, le pouvoir du mimétisme s’atténue et d’autres individus commenceront à agir à leur tour.

Conclusion

L’expérience de Asch démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d’un individu au sein d’un groupe. Nous nous comportons naturellement comme les personnes qui nous entourent.

Sources 

Articles

Vidéos :

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Le biais du survivant

Qu’est ce que le biais du survivant ? Quel enseignement peut-on en tirer ?

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Le biais du survivant – Définition

D’après la définition de Wikipedia, Le biais du survivant est une forme de biais de sélection consistant à surévaluer les chances de succès d’une initiative en concentrant l’attention sur les sujets ayant réussi mais qui sont des exceptions statistiques (des « survivants ») plutôt que des cas représentatifs.

Illustrons ce concept par un exemple historique datant de la Seconde Guerre mondiale.

Les bombardiers de la Seconde Guerre Mondiale

Au cours du conflit, un grand nombre de bombardiers étaient détruits en opération. Une étude a été menée  pour essayer de minimiser leur perte. Une équipe a étudié les dommages reçus par les avions rentrés de mission. Ils ont constaté que la majorité des impacts étaient localisés à l’extrémité des ailes, sur la queue et à la jonction entre le fuselage et les ailes. 

Ces résultats leur ont permis de déterminer les zones à protéger par un blindage pour maximiser les chances de retour des bombardiers. 

A leur place, où aurriez-vous placé ce blindage sachant qu’il est impossible de le positionner sur toute la surface car l’avion serait trop lourd ?

Contre intuitivement, il faut protéger les zones qui ont reçu le moins d’impacts. En effet, les données proviennent des bombardiers qui ont « survécu ». L’étude montre donc les dommages mineurs qui peuvent être encaissés par les avions. On peut supposer que les zones sans impacts correspondent aux éléments endommagés sur les appareils qui ne sont pas revenus. Ce sont donc les zones sensibles à protéger.

Finalement, le biais du survivant, c’est considérer les données relatives aux éléments qui ont réussi mais qui ne sont pas forcément représentatifs.

Exemples de biais du survivant

Tomber dans le piège de ce biais c’est dire par exemple :

    • “Les constructions architecturales de nos ancêtres semblaient plus solides que les nôtres au regard des édifices qui ont traversé les âges”. C’est oublier toutes les nombreuses autres constructions qui n’ont pas survécu à l’épreuve du temps.
    • “Les musiques des décennies passées sont meilleures que les musiques actuelles car elles ont eu majoritairement plus de succès que la plupart des tubes actuels”. Il ne faut pas oublier toutes les anciennes musiques qui ont eu un succès limité et qui ne sont pas parvenues à nos oreilles.
    • “Chercher les secrets de longévité des centenaires en s’intéressant à leurs habitudes de vie”, sans considérer les mauvaises habitudes de toutes les personnes qui n’ont pas vécu jusqu’à 100 ans. 

Bref, le biais du survivant est la tendance à considérer les données relatives aux éléments qui ont réussi mais qui ne sont pas forcément représentatifs.

L’ enseignement

A ce propos, on peut constater que l’on trouve énormément de livres, d’articles, de reportages sur des success stories, de grands accomplissements, ou encore sur les secrets des meilleurs … . mais sont-ils vraiment représentatifs ? N’y-a-t-il pas plus de perdants que de gagnants ? N’a-t-on pas tendance à tomber dans le biais du survivant en sur-médiatisant les réussites et en ne s’intéressant pas aux échecs ? 

Je crois que l’un des enseignements que l’on peut tirer de ce biais est qu’en plus de s’intéresser aux gagnants, il ne faut pas oublier d’enquêter sur les perdants. 

Sources 

Articles

Vidéos :

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