Le raisonnement inductif et le raisonnement déductif

Comment prouve-t-on que la Terre est ronde ? Comment vérifier la validité d’une théorie scientifique ? Dans un autre registre, comment expliquer qu’à partir d’une même réalité, les individus aboutissent à des opinions différentes ? Par exemple, certaines expliquent que le réchauffement climatique est causé par les activités humaines alors que d’autres considèrent que ces changements sont dus à des cycles naturels. Dans cet épisode, intéressons-nous à la manière dont nous raisonnons. Découvrons plus précisément le raisonnement inductif et le raisonnement déductif. C’est parti !

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Le raisonnement inductif et le raisonnement déductif

Exemple pratique – Quand les cartes révèlent nos raisonnements

Commençons par un cas pratique pour illustrer une manière de raisonner. Considérons un jeu de cartes que nous mélangeons. 

On nous donne l’unique règle suivante : si la carte est un as (A), alors sa couleur au verso est rouge (R) que l’on symbolise par la règle A→R 

Essayons de prédire, les résultats des prochains tirages : 

    • Cas 1 – Modus Ponens : Je tire un as (A). Peut-on déduire la couleur de la carte ? Oui car l’implication logique stipule qu’un as est rouge. (A→R)
    • Cas 2 – Négation de l’antécédent : On tire maintenant une dame (non A). Peut-on conclure que la carte n’est pas rouge ? Non, car la règle ne donne aucune indication pour ce scénario. (non A → ?)
    • Cas 3 – Affirmation du conséquent : Nous piochons ensuite une carte rouge (R). Peut-on conclure que c’est un as (A) ? Non, car une carte rouge n’est pas forcément un as. (R → ?)
    • Cas 4 – Modus Tollens : Nous tirons une carte bleue (non R). Peut-on conclure qu’il ne s’agit pas d’un as (non A) ? Oui, car cela respecte la contraposée logique. (non R → non A)

Ces exemples illustrent le raisonnement déductif. Le principe revient à partir de règles strictes pour prévoir les résultats. A l’inverse, il existe le raisonnement inductif qui consiste à partir d’observations pour formuler des théories.

Induction vs Déduction – Deux manières de raisonner

Le raisonnement inductif

Si l’on observe que le soleil se lève à l’Est tous les jours, on peut théoriser  que le soleil se lève toujours à l’Est. C’est un raisonnement inductif. Nous formulons des règles à partir d’observations. Notons que l’induction n’offre pas de certitude : il suffit d’un jour où le soleil se lève à l’ouest pour réfuter la théorie. Pour reprendre un exemple avec un jeu de cartes, on pourrait tirer 3 dames, constater que la carte au verso est toujours bleue et émettre la théorie que si la carte est une dame (D), alors sa couleur au verso est bleue (B) (D→B). Toutefois, il suffit d’un contre exemple pour invalider la théorie. A ce propos, les théories les plus robustes sont celles pour lesquelles il n’existe aucune observation contradictoire.

Le raisonnement déductif

Le but consiste à partir d’une règle générale pour prédire le résultat, comme nous l’avons fait dans l’exercice en début de l’épisode. Une citation illustre parfaitement le raisonnement déductif : “tous les humains sont mortels, alors Socrate, en tant qu’humain, est mortel”. Notons que la déduction dépend entièrement de la validité de la théorie initiale.

En résumé, on peut retenir que l’induction explore des tendances pour élaborer des idées, tandis que la déduction teste des théories pour les confirmer ou les réfuter. 

Intégrer ces raisonnements dans la vie quotidienne

Concrètement, voici plusieurs conseils que nous pouvons appliquer au quotidien : 

Observer les récurrences pour formuler des théories tout en évitant de les considérer comme la vérité absolue (raisonnement inductif)

Par exemple, les économistes constatent que les périodes de croissance sont souvent suivies de récessions, selon un cycle apparent de 8 à 10 ans. Partant de ces observations, ils établissent des modèles prédictifs basés sur ces récurrences. Pourtant, il est primordial de prendre en considération que rien ne garantit que la prochaine crise suivra la même temporalité. Tout comme pour les trois dames bleues, même si l’observation est récurrente, rien de garantit que la règle qui en découle sera vraie éternellement.

Trouver un contre-exemple pertinent pour invalider n’importe quelle théorie 

Par exemple, si l’on se balade régulièrement dans les parcs, on pourrait facilement conclure que tous les cygnes sont blancs. Pourtant, il suffit de tomber sur une espèce de cygnes noirs originaire d’Australie pour immédiatement invalider cette théorie. De la même façon, on peut remettre en question les conclusions de Newton stipulant que les lois de la mécanique classique s’appliquent uniformément à tous les objets en mouvement. Des expériences sur des particules subatomiques montrent que la mécanique quantique décrit mieux leur comportement. 

Mélanger induction et déduction

En fin de compte, on peut retenir que l’induction nous aide à générer des idées et des théories, tandis que la déduction permet de les éprouver. Pour mieux raisonner, l’idéal est de s’appuyer sur ce double regard.

Conclusion

L’induction et la déduction sont deux piliers de notre manière de penser. Le raisonnement inductif permet de construire des théories à partir d’observations. La déduction consiste à prédire le résultat en partant de règles générales.

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Texte inspirant – Les Dix Commandements (Décalogue) 

➽ Connaissez-vous les dix commandements ? Selon les traditions bibliques, il s’agit d’un court ensemble d’instructions morales et religieuses de Dieu, reçues par Moïse au mont Sinaï. Le décalogue est une des bases éthiques les plus influentes de l’humanité. Bien au-delà de règles strictes, il induit des réflexions profondes sur les valeurs fondamentales de la vie. Dans cet épisode revenons sur ces Dix commandements et l’interprétation personnelle que j’en fais. C’est parti ! ✅

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https://youtu.be/qBhzX2sd5xQ

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Les Dix Commandements

Premier Commandement : “Tu n’auras pas d’autres dieux que moi,” 

À mes yeux, c’est une invitation à l’unité et à l’authenticité. Sur Terre, il existe de multiples croyances et principes moraux. Les religions, les lois, les coutumes varient d’un bout du monde à l’autre. Dieu représente le terme qui englobe ce Tout. Cette règle nous rappelle que nous faisons partie de cet ensemble, où chaque élément a sa place.

Deuxième Commandement : « Tu ne feras aucune idole » 

De mon point de vue la signification est la suivante : Dans ce Tout, rien n’est absolu. Les croyances coexistent sans qu’il y ait forcément de vérité universelle à laquelle se rattacher à tout prix. 

Troisième Commandement : « Tu n’invoqueras pas le nom de Dieu en vain »

J’interprète cette phrase comme le fait de se refuser à juger toutes les choses comme immuables et totalement prédestinées. C’est une invitation à accepter notre part de responsabilités et considérer que nous avons le pouvoir d’influencer le Tout. 

Quatrième Commandement : « Souviens-toi du sabbat pour le sanctifier »

Pour moi, le message est de considérer le repos comme quelque chose de noble. Nous devons le célébrer et prendre le temps de nous ressourcer.

Cinquième Commandement : « Honore ton père et ta mère »

Cette règle nous invite à faire preuve de respect et de reconnaissance envers ceux qui nous ont précédé. Il s’agit en quelque sorte d’honorer le passé, notre héritage et tout ce qui fait que nous en sommes là aujourd’hui.

Sixième Commandement : « Tu ne commettras pas de meurtre »

Le but est de reconnaître le caractère sacré et éphémère de la vie. A ce sujet, il est impératif de ne pas causer de tort irréparable pour contribuer au bon fonctionnement du Tout.

Septième Commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère »

La reproduction est indissociable de l’existence de tout espèce. Chaque individu cherche à assurer sa descendance et transmettre ses gènes. En évitant de s’adonner à la tromperie et au mensonge, les partenaires s’assurent d’être les parents légitimes des enfants.

Huitième Commandement : « Tu ne voleras pas »

Pour une société harmonieuse, chacun doit vivre de à sa juste contribution. Le vol va à l’encontre de cette philosophie car il consiste à s’accaparer injustement, les biens et le travail d’autrui. C’est pour cette raison qu’il doit être proscrit.

Neuvième Commandement : “Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain”

La parole d’un Homme est ce qu’il a de plus précieux, car elle est la base sur laquelle repose la bonne coopération et la confiance entre les individus. Chacun doit donc s’efforcer d’agir honorablement, avec intégrité.

Dixième Commandement : « Tu ne convoiteras pas ce qui appartient à ton prochain »

Après notre passage sur Terre, d’autres continueront d’évoluer dans le monde que nous aurons contribué à modeler. Notre rôle est d’œuvrer pour construire le meilleur pour nos successeurs et ne pas entacher cet avenir qui leur appartient. 

Conclusion

Le Décalogue va bien au-delà de simples règles; il ouvre la voie vers une quête de transformation personnelle et d’unité intérieure. Les réflexions qui en découlent offrent de solides fondements pour façonner une société harmonieuse et pérenne.

 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9calogue

 

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La loi de l’effort inverse

Si l’on vous demande de ne pas penser à un éléphant rose, à quoi pensez-vous en ce moment ? à un éléphant rose, n’est-ce pas ? Cet exemple paradoxal illustre ce que l’on nomme la loi de l’effort inverse. Ce phénomène décrit les situations où nos tentatives pour atteindre un objectif spécifique produisent un résultat contre-productif. Explorons ce principe étonnant, bien connu des philosophes et psychologues. C’est parti !

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https://youtu.be/XIbHayAGWqU

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Qu’est-ce que la loi de l’effort inverse ?

La loi de l’effort inverse définit le principe selon lequel plus une personne s’efforce d’atteindre un but, moins elle a de chances de l’atteindre. Cette idée a été popularisée par le philosophe britannique Alan Watts, qui le présente par une métaphore saisissante : « Quand vous essayez de rester à la surface de l’eau, vous coulez ; mais quand vous essayez de couler, vous flottez. ». Plusieurs études mettent en évidence ce concept. 

Par exemple, Daniel Wegner développe la théorie du processus ironique. Au cours d’une expérience, il montre deux photos de skinhead aux participants et leur demande de décrire leur quotidien. Lors de la présentation de la première photo, le groupe a pour consigne d’éviter les stéréotypes dans leurs descriptions. Aucune instruction d’inhibition n’est donnée pour l’autre portrait. Lorsqu’on compare les résultats à ceux d’un groupe témoin, on constate que les descriptions sont moins stéréotypées dans le premier cas mais elles le sont davantage pour le second portrait. 

Il y a également l’étude de Mark Lepper, David Greene et Richard Nisbett sur les récompenses excessives et la motivation intrinsèque. Ils constatent que les enfants qui dessinent spontanément perdent leur motivation dès lors qu’on leur offre une récompense pour cette activité. Leurs tentatives pour faciliter l’atteinte de l’objectif sont contre-productives. 

Dans leurs recherches en 2009, les psychologues Edward Deci, Richard Koestner et Richard Ryan comparent la motivation d’étudiants invités à participer à une étude. Ils soumettent une partie des participants à une forte pression pour les inciter à s’engager. Les résultats montrent que la pression excessive diminue la motivation intrinsèque des sujets ce qui nuit à l’objectif initial recherché.

Conseils pratiques pour mieux appliquer la loi de l’effort inverse

Au quotidien, les fondements de la loi de l’effort inverse s’observent à différent niveau. Le cas de l’insomnie est assez parlant. Lorsqu’une personne cherche à s’endormir rapidement, il est courant qu’elle se retrouve incapable de trouver le sommeil. La charge mentale générée par ses pensées et la volonté de s’endormir accentuent le stress et l’empêchent de se détendre. 

Pour mieux gérer les situations où les efforts pour réussir deviennent contre-productifs, il est pertinent d’oser lâcher prise, faire des pauses et prendre du recul. Le concept du « wu wei », inspiré de la philosophie taoïste, coïncide à cette approche. Le but est de nous adapter naturellement au cours des choses sans forcer les événements : viser “l’action sans effort”. 

Conclusion

La loi de l’effort inverse nous enseigne que trop d’efforts peuvent parfois nous éloigner du résultat recherché. Plutôt que de viser l’intensité extrême, la clé du succès se trouve parfois dans le relâchement et la flexibilité.

Sources

    • Loi de l’effort inverse, eb-consult.fr : https://eb-consult.fr/carrousels/loi-de-l’effort-inverse.pdf
    • BBC Afrique, article sur la loi de l’effet inverse : https://www.bbc.com/afrique/articles/c80wyqgjwg7o
    • Wikiepedia : l’effet rebond : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_rebond_(psychologie_sociale)

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Le paradoxe d’Easterlin

Est-ce que les riches sont plus heureux ? Combien faut-il gagner d’argent pour être entièrement comblé ? Le bonheur est-il forcément corrélé au niveau de richesse ? Le paradoxe d’Easterlin apporte une réponse à ces questions. C’est parti pour quelques explications !

Vidéo

https://youtu.be/Z_hxqMtR4oc

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Le paradoxe d’Easterlin

Le paradoxe d’Easterlin stipule qu’il existe une faible corrélation entre l’augmentation du revenu national moyen et l’augmentation du bonheur moyen des citoyens, une fois que leurs besoins de base sont satisfaits. En d’autres termes, plus de richesse n’induit pas forcément plus de bonheur. C’est notamment l’économiste américain Richard Easterlin qui constate le phénomène en 1970. De nombreuses autres études reprennent, confirment et complètent ses résultats.

Source : Does Economic Growth Improve the Human Lot? Some Empirical Evidence : https://ideas.repec.org/p/pra/mprapa/111773.html

Le seuil des 75 000 $ annuel

En 2010, Daniel Kahneman, Angus Deaton démontrent que le bien-être émotionnel augmente avec le revenu, mais seulement jusqu’à un revenu annuel d’environ 75 000 USD. Au-delà de ce seuil, des augmentations supplémentaires n’ont plus beaucoup d’impact sur le bonheur quotidien. 

Source : High income improves evaluation of life but not emotional well-being : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20823223/

Santé, relations et temps

En 2014, la London School of Economics examine les données de plusieurs pays et conclut que des facteurs comme la santé mentale et la qualité des relations sont des déterminants plus importants du bonheur que le revenu. 

Source : What Predicts a Successful Life? A Life-course Model of Well-being : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4240315/

La valorisation du temps

En 2016, une étude de l’Université de Californie dévoile que les gens qui valorisent davantage le temps que l’argent rapportent des niveaux plus élevés de bonheur. Elle suggère que la manière dont nous valorisons et utilisons notre temps peut être plus importante pour notre épanouissement que notre niveau de revenu.

Source : Valuing time over money is associated with greater happiness : https://psycnet.apa.org/record/2016-13749-003

Les 4 clés du succès 

De mon point de vue, ces études mettent en évidence un point essentiel : le bonheur dépend de plusieurs facteurs. On peut citer par exemple.

    • La qualité de nos relations
    • Le fait d’être en bonne santé
    • La gestion de notre temps
    • Notre niveau de réussite financière

Si l’on se focalise sur la composante financière, les analyses suggèrent qu’il suffit d’atteindre un niveau de revenu qui nous permet de répondre à nos besoins fondamentaux et d’assurer une certaine sécurité. Car à partir du moment que l’on gagne aux alentours de 75 000$ annuel, les niveaux de bonheur et richesse semblent se décorrèler.

Conclusion

A partir d’un certain seuil, il est inutile de chercher à maximiser son niveau de richesse pour être plus heureux. C’est ce que l’on appelle le paradoxe d’Easterlin.

Sources

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Histoire inspirante : Les deux frères souris

Dans cet épisode, découvrons l’histoire inspirante de deux frères souris. C’est parti !

Vidéo

https://youtu.be/q6bhu0oq5FE

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Les deux frères souris

Il était une fois deux frères souris au tempérament bien différent. La première était téméraire mais fainéante. La seconde peureuse mais vaillante. 

Au moment des moissons, le frère le plus courageux prenait tous les risques pour se nourrir. Il fonçait dans les champs pour récupérer les grains qui tombaient en abondance sur le sol. Les machines des fermiers menaçaient de l’écraser et les rapaces de le dévorer. Mais jusque-là ses efforts en valait la peine puisqu’il mangeait goulûment en parvenant à éviter ces dangers. Le second faisait preuve de davantage de patience. Il attendait la tombée de la nuit pour se rendre dans le champ et se nourrir avec le reste des grains. Ses récoltes étaient plus maigres car tous les animaux se servaient avant lui en journée.

Plus tard après les récoltes, les deux frères partirent en expédition dans le hangar de la ferme. A leur grande surprise, ils virent une jarre remplie de grains.

Le plus téméraire sauta sur l’occasion. Il entra dans le récipient, mangea tout ce qu’il put et s’endormit à l’intérieur.

Plutôt que de prendre le risque de changer ses habitudes, le second continua son mode opératoire malgré le fait que la nourriture se faisant de plus en plus rare dans le champ.

Le matin, il trouvait son frère en train de s’empiffrer dans le pot qui contenait des grains facilement accessibles et en quantité.

Jusqu’au jour où le téméraire atteignit finalement le fond du bocal. Soudainement, il prit conscience qu’il était piégé car incapable de ressortir.

Refusant de l’abandonner, son frère lui apportait quelques grains pour le maintenir en vie.

Désormais, au lieu de jouir d’une totale liberté dans le choix de ses grains et de ses activités, le prisonnier se contentait de ce qu’il restait. Il dépendait pleinement des autres pour vivre. La recherche de plaisirs immédiats l’avait enfermée dans un terrible piège sur le plus long terme.

 

Source d’inspiration : 

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Histoire inspirante – L’espérance de vie

Dans cet épisode, découvrons une histoire inspirante sur l’espérance de vie. C’est parti !

Vidéo

https://youtu.be/RgjuYshJgIg

Podcast

L’espérance de vie

Durant son œuvre, Dieu créa le chien et dit : 

Reste assis sur le pas de ta maison et aboie à chaque fois que quelqu’un passe devant. Pour ça tu vivras 20 ans.

Le chien répondit : C’est une longue période pour être aux abois. Peux-tu réduire la durée de ma tâche à 10 ans et je te rends les 10 années restantes ?

Dieu accepta.

 

Ensuite, Dieu créa le singe et dit : 

Ton rôle sera de faire rire les gens. Pour ça je t’offre 20 ans. Le singe rétorqua : C’est difficile de faire des pitreries pendant autant de temps. Puis-je te rendre 10 ans, comme le chien ? 

Dieu accepta également ! 

 

Puis, Dieu créa la vache et dit : 

Tu dois vivre dans un champ, avoir des veaux et donner du lait pour subvenir aux besoins de la famille du fermier. Pour ce travail, tu vivras 60 ans. La vache protesta : Autant de temps pour une vie de labeur, c’est trop. J’aimerais vivre seulement 20 ans et je te fais don des 40 années restantes?

Dieu accepta encore ! 

 

Enfin, Dieu créa l’Homme et dit : 

Mange, dors, joue et profite de la vie. Pour ça je t’offre 20 ans. L’Homme contesta : Seulement 20 ans ? Pourrais-tu m’offrir plus de temps ?

Dieu prit alors les 40 ans laissés par la vache, les 10 ans du singe et les 10 ans du chien pour les donner à l’Homme afin qu’il puisse vivre 80 ans.

 

C’est pour cette raison que durant les 20 premières années de sa vie : nous mangeons, dormons, jouons et profitons de la vie. Pour les 40 années suivantes, nous travaillons pour subvenir aux besoins de notre famille. Pour les 10 années suivantes, nous faisons des singeries pour amuser nos proches. Et pour les 10 ans restants, nous restons chez nous et aboyons sur tout le monde.

 

Source : https://www.instagram.com/reel/C1pv8j9AkLS/?igsh=MTRkc3RuN29wN3F0MQ%3D%3D

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L’herbe est bleue (Histoire inspirante)

L’herbe est bleue. Cette histoire inspirante relate une discussion passionnante entre un singe et un tigre. C’est parti pour la découverte de ce récit!

Vidéo

https://youtu.be/t6mEWY8m5eY

Podcast

L’herbe est bleue

Un jour un singe se rend auprès du tigre pour lui soutenir que l’herbe est bleue

Le félin confiant réplique que l’herbe est verte. La discussion s’envenime et les deux animaux décident d’aller voir le lion pour qu’il les aide à trancher.

Devant le roi des animaux, le singe s’exclame : votre majesté est-ce vraie que l’herbe est bleue ? 

Le lion répond calmement : si tu crois que l’herbe est bleue alors l’herbe est bleue

Le primate reprend la parole et continue : le tigre n’est pas d’accord avec moi, il me contredit et m’ennuie, punissez-le.

Le roi déclare : Je te l’accorde. Le tigre sera puni. Je le condamne à 5 ans de silence.

Le singe satisfait repart à ses occupations en sautillant de joie.

Le tigre accepte la sentence mais avant de rebrousser chemin il demande au lion : pourquoi m’avoir puni ? Après tout, l’herbe est verte.

Le lion répond : En effet, tu as raison, l’herbe est verte. Ta punition n’a rien à voir avec une question de couleur. Je te puni car ce n’est pas logique pour une créature intelligente comme toi de débattre de ce sujet avec le singe. La pire perte de temps est d’argumenter avec les fous et les fanatiques qui ne se soucient pas de la vérité ou la réalité mais seulement de la victoire de leurs croyances et illusions.

Source : https://www.instagram.com/reel/C3ksdMWt_mf/?igsh=bnIwaHJpM3doZDVy

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