L’homme de paille et L’homme de fer

Avez-vous déjà eu l’impression qu’on déformait vos propos juste pour vous contredire ? Ou à l’inverse, avez-vous déjà rencontré quelqu’un capable de reformuler parfaitement vos arguments avant d’y répondre avec finesse ? Ces deux manières diamétralement opposées de débattre portent des noms : l’homme de paille et l’homme de fer. L’un fragilise intentionnellement la position de l’autre pour mieux la démonter. L’autre la renforce pour en proposer une critique honnête. Dans cet épisode, nous allons explorer ces deux figures rhétoriques, comprendre ce qu’elles révèlent de nos échanges et découvrir comment mieux argumenter. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/6xFCOQOBUgs

Version audio

L’homme de paille et l’homme de fer

L’homme de paille : la caricature pour vaincre

L’homme de paille est une technique rhétorique fallacieuse qui consiste à déformer, exagérer ou caricaturer l’argument de l’adversaire afin de le rendre plus facile à réfuter. L’objectif n’est pas de répondre à la position réelle de l’autre, mais à une version affaiblie, parfois ridicule, qu’on lui prête. Voici quelques exemples concrets : 

    • Intervenant 1 : “Je suis contre la mise en place d’un programme de construction de porte-avions”. Intervenant 2 : “je ne comprends pas pourquoi vous voulez laisser notre pays sans défense.”. La proposition « je suis contre la construction d’un porte-avions » a été détournée en « je suis contre la défense de mon pays », argument beaucoup plus facile à mettre en défaut.
    • Intervenant 1 : « Il est important de réguler l’usage des écrans chez les enfants. » Intervenant 2 : « Donc vous êtes contre la technologie et vous voulez qu’on vive comme au Moyen Âge ? » La proposition « réguler l’usage des écrans » a été déformée en « rejeter toute technologie ».
    • Intervenant 1 : « Il faudrait repenser la répartition des richesses dans notre société. ». Intervenant 2 : « Ah, donc tu veux qu’on prenne tout à ceux qui travaillent pour le donner à ceux qui ne font rien ! ». L’idée de justice sociale est réduite à une caricature de vol et d’assistanat. 
    • Intervenant 1 :  « Il faut renforcer le contrôle aux frontières. ». Intervenant 2 : « Donc on ferme le pays, on expulse tout le monde et on rejette les étrangers ? ». Une position sur l’immigration est exagérément transformée en xénophobie radicale.

Cette stratégie est efficace sur le moment, car elle donne l’illusion d’une victoire facile. Mais en réalité, elle évite le vrai débat et entretient des dialogues de sourds. C’est un obstacle majeur à la pensée critique et à l’écoute authentique.

L’homme de fer : l’art du débat honnête

À l’inverse, l’homme de fer est une approche vertueuse du débat, qui consiste à reformuler l’argument de l’autre de manière à le rendre plus fort ou plus clair que ce que l’auteur lui-même aurait pu faire. On choisit volontairement de respecter et valoriser la position adverse pour y répondre de manière constructive. Par exemple : 

    • Face à une critique sur l’impact environnement des voitures électriques une réponse de type homme de fer pourrait être : “Donc si je comprends bien, tu soulignes que même les technologies vertes ont un coût écologique, et qu’il faudrait aussi penser à la sobriété énergétique, pas seulement au changement de véhicule.”
    • Réponse de l’homme de fer face à une critique du modèle éducatif traditionnel :  “Tu mets en lumière les limites d’un système centré sur les notes et tu proposes un apprentissage plus collaboratif et individualisé. Explorons cela.”

Cette posture ne signifie pas qu’on est d’accord avec l’autre. Elle signifie simplement qu’on reconnaît la complexité de ses arguments et qu’on cherche une réponse plus juste. C’est un puissant levier de progression intellectuelle et de communication apaisée. Cette posture implique :

    • D’écouter activement et de comprendre en profondeur la position adverse.
    • De présenter cette position de façon à ce que l’interlocuteur puisse dire : “Oui, c’est exactement ce que je veux dire !”.
    • D’y répondre ensuite de manière constructive, ce qui enrichit le débat et permet à chacun de progresser intellectuellement.

Encore une fois cette méthode favorise l’écoute, la rigueur intellectuelle, la réduction des conflits et la recherche sincère de la vérité.

Sept enseignements à retenir de l’homme de paille et de l’homme de fer

Une fois qu’on a identifié ces deux styles d’argumentation, notre regard sur les débats change radicalement. Voici ce qu’on peut en tirer :

    1. Apprendre à détecter les manipulations rhétoriques : Comprendre l’homme de paille permet de ne plus se laisser piéger par des arguments malhonnêtes.
    2. Renforcer ses propres idées : En se confrontant à une version solide de l’opinion opposée (homme de fer), on affine sa pensée.
    3. Favoriser l’écoute active : Reformuler fidèlement ce que dit l’autre est un signe de respect et une preuve de compréhension réelle.
    4. Développer son esprit critique : Identifier les vrais arguments demande une posture intellectuelle rigoureuse.
    5. Désamorcer les conflits : En quittant le terrain de la caricature, on réduit les tensions inutiles et on favorise le dialogue.
    6. Encourager le débat de qualité : L’homme de fer est une base solide pour des discussions utiles, même entre désaccords profonds.
    7. Cultiver l’humilité intellectuelle : Accepter que l’autre puisse avoir un point valable est le début de l’intelligence collective.

Conclusion

L’homme de paille et l’homme de fer incarnent deux façons opposées d’aborder le désaccord. Le premier manipule, le second construit. En choisissant consciemment d’adopter la posture de l’homme de fer, nous pouvons non seulement mieux débattre, mais aussi mieux comprendre le monde et ceux qui le pensent autrement.

Sources

    • Wikipedia, “Straw man” (homme de paille) et “Steel man” (homme de fer) : https://en.wikipedia.org/wiki/Straw_man

__________________________

Retourner à la page d’accueil du projet P07

__________________________

La loi de Benford

Saviez-vous qu’il est possible de détecter les fraudes comptables, vérifier les résultats électoraux ou encore évaluer la fiabilité d’une source grâce aux mathématiques ? Cette performance s’appuie sur une curiosité statistique fascinante : la loi de Benford. Dans cet épisode, découvrons ce concept étonnant et les applications concrètes que nous pouvons en tirer. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/_AV6pBw2Muk

Version audio

https://open.spotify.com/episode/4npVhWPwacaQgJ7IVKMy93?si=ihZfBu4uSGWE_w9tQe5EXg

La Loi de Benford

Quelle est cette loi ?

La loi de Benford stipule que dans de nombreuses séries de données issues du monde réel (comme les factures comptables, les mesures naturelles ou les études statistiques) les chiffres ne sont pas répartis de manière uniforme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les petits chiffres (comme 1 ou 2) apparaissent plus souvent que les grands (comme 8 ou 9). Par exemple : 

    • Environ 30% des nombres commencent par 1
    • Moins de 8% commencent par 5
    • Moins de 5% commencent par 9

Cette loi est popularisée en 1938 par le physicien Frank Benford. Il recueille 20 000 nombres issus de domaines très variés : tailles de rivières, données démographiques ou encore relevés scientifiques. En les analysant, il constate une régularité frappante dans la fréquence d’apparition des premières décimales. Peu importe le jeu de données, les chiffres apparaissent selon la même répartition statistique.

Notons toutefois que la loi de Benford ne s’applique pas à toutes les données. Elle concerne surtout les ensembles de nombres “naturels” qui couvrent plusieurs ordres de grandeur.  Les données artificielles, comme des numéros de téléphone ou des codes postaux, ne respectent pas la même fréquence de distribution statistique.

Applications de la loi de Benford

La loi de Benford est un outil mathématique puissant dans de nombreux domaines. Une de ses applications concrètes consiste à l’utiliser pour détecter les fraudes ou falsifications de données.

    • Des organismes comme l’IRS (le fisc américain) l’utilisent pour traquer les anomalies dans les registres comptables.
    • Les statisticiens s’en servent pour analyser les résultats ou les données politiques pour repérer d’éventuelles manipulations.
    • L’audit de données massives (big data) à travers le prisme de la loi de Benford permettent de valider l’intégrité de grandes bases de données.

Quoiqu’il en soit, il convient d’éviter les conclusions hâtives. Le fait qu’une source de données dévie de la loi de Benford ne prouve pas qu’elle est obligatoirement fausse. Gardons aussi en tête qu’elle s’applique surtout aux données numériques naturelles comme les prix, les populations ou les mesures physiques. 

Avant de conclure, terminons par une réflexion : qu’en est-il du contenu généré par l’intelligence artificielle générative ? Paradoxalement, ChatGPT peut proposer des réponses “artificielles” en s’appuyant sur des données réelles contenues dans ses modèles. Donc, si l’on prend un jeu de données produit par l’IA, suivra-il la répartition statistique de la loi de Benford ? … vous avez 4h !

Conclusion

Utilisée en finance, en science des données ou en criminalistique, la loi de Benford est un outil mathématique puissant. Il repose sur l’observation statistique suivante : dans un jeu de données “naturel”, les chiffres ne sont pas répartis de manière uniforme. Les petits chiffres apparaissent plus souvent que les grands.

Sources

    • Wikipedia : Loi de Benford : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Benford

__________________________

Retourner à la page d’accueil du projet P07

__________________________

Histoire inspirante – La vérité en couleurs

➽ Dans cet épisode, découvrons une histoire inspirante intitulée : la vérité en couleurs. C’est parti ! ✅

Vidéo

https://youtu.be/CUqltvy7P5s

Version audio

https://open.spotify.com/episode/56vjw4DPaZOf9BKMizjGo9?si=H3y3t8WSRmCo6eSF-N8XMg

La vérité en couleurs

Il était une fois un monde peuplé de lapins aux yeux blancs. Leur regard pur leur permettait de voir le monde tel qu’il était, sans filtre ni interprétation. Deux règles fondamentales semblaient guider leur existence :

    • Soyez justes et bienveillants envers tous, malgré vos différences.
    • Efforcez-vous de rendre le monde meilleur afin de maximiser le bonheur collectif

Grâce à ces principes, les lapins vivaient en harmonie. Certes, des disputes éclataient parfois pour un terrier ou une carotte, mais en se souvenant de ces règles, l’équilibre était toujours rétabli.

Un jour, les lapins les plus sages décidèrent d’expliquer et de transmettre ces valeurs à travers des histoires inspirées de leur quotidien. Ils racontaient comment les plus rapides avaient pris l’habitude de ramasser plus de carottes pour aider les plus lents. Comment les plus lents entretenaient les terriers pour se rendre utiles. Comment certains lapins continuaient à partir à la chasse aux carottes, indépendamment de leur vitesse, simplement car ils prenaient plaisir dans cette activité.

À mesure que ces récits circulaient, un phénomène étrange apparut : les yeux des lapins commencèrent à changer de couleur. Ceux qui croyaient que les rapides devaient gérer les carottes virent leurs yeux devenir rouges. Ceux qui pensaient que cette tâche revenait aux plus lents prirent une teinte bleue. D’autres adoptèrent de nouvelles nuances en fonction des histoires qu’ils entendaient et répétaient. Peu à peu, les couleurs s’intensifièrent, les croyances s’enracinèrent et chacun en vint à voir le monde à travers le prisme de sa propre vérité.

Avec le temps, les lapins aux yeux bleus ne se reconnaissaient plus dans les récits des lapins aux yeux rouges. Chacun était persuadé que sa vision du monde était la seule correcte.

Un jour, un jeune lapin aux yeux encore blancs demanda à un ancien :

— Pourquoi nos yeux sont-ils différents ?

L’ancien répondit en soupirant :

— Parce qu’au départ, nous avons tous voulu transmettre le même message. Mais au lieu de nous concentrer sur les règles fondamentales qui nous unissaient, nous avons fini par ne plus voir que les récits qui nous séparaient.

________________

Retourner à la page du projet P08

Chambre Chinoise : Illusion de la compréhension

Peut-on considérer que ChatGPT est intelligent ? En répondant à nos sollicitations avec une aisance stupéfiante, il donne l’impression de comprendre les mots qu’il utilise. Pourtant, il ne traite que des données en suivant des modèles statistiques, sans saisir la signification de ses propos. On associe ce phénomène au concept de la chambre chinoise. Dans cet épisode, découvrons cette fascinante expérience de pensée et les enseignements que nous pouvons en tirer. C’est parti !

Version vidéo

https://youtu.be/-15H4FW1lfI

Version audio

https://open.spotify.com/episode/04n7TLnp7cPzTDUpYYt6d1?si=Ic2C5TR6QMCaG93qqXy7Zg

Qu’est ce que la chambre chinoise ?

Une expérience de pensée révélatrice

Certains connaissent peut-être le test de Turing. Son but est d’évaluer la capacité d’une machine à imiter l’intelligence humaine. Pour ce faire, un humain interagit à l’aveugle avec le système testé et un autre humain. S’il ne parvient pas à les distinguer, alors la machine est considérée comme « intelligente ». A ce jour plusieurs technologies (ex : les IA génératives) réussissent le test de Turing, mais peut-on réellement considérer ces systèmes comme intelligents, dotés d’un “esprit” ou en mesure de comprendre le langage ?

En étudiant le sujet, le philosophe américain John Searle conçoit l’expérience de la chambre chinoise en 1980. Il enferme dans une pièce une personne qui ne connaît pas un mot de chinois. L’individu dispose uniquement d’un livre contenant des instructions détaillées pour manipuler les symboles de cette langue. Des questions en chinois lui sont glissées sous la porte et il doit y répondre. Grâce aux règles du livre, il parvient à rédiger des réponses correctes. C’est là que ça devient intéressant, car pour les observateurs extérieurs, il est facile de croire que leur interlocuteur comprend le chinois. Pourtant, il ne fait que traiter des symboles sans en saisir le sens. C’est exactement le cas des intelligences artificielles comme ChatGPT. Elles génèrent des phrases pertinentes en manipulant des données à partir de règles statistiques sans pour autant avoir de conscience ou de compréhension. C’est le concept mis en évidence par la chambre chinoise. 

Pour illustrer très simplement, on peut prendre l’exemple du perroquet qui dit « Bonjour, comment ça va ? ». Même si sa phrase est correcte, il ne comprend pas son propre discours; il se contente de répéter des sons. 

Enseignements sur la chambre chinoise

L’expérience de pensée de la chambre chinoise soulève des questions profondes sur l’intelligence et notre perception de la compréhension.

D’une part, il est essentiel de reconnaître les limites des intelligences artificielles génératives qui donnent l’illusion de compréhension. En réalité, ces systèmes produisent “bêtement” des résultats cohérents grâce à des règles édictées dans des algorithmes. Malgré tout, ces technologies sont de formidables outils pour traiter l’information. Il convient juste de rester prudent et garder son discernement lorsqu’on les utilise.

Le deuxième point que l’on peut noter est que le test de Turing est insuffisant pour déterminer si un système est réellement “intelligent”. Toutefois, il reste adapté pour évaluer la capacité d’une machine à imiter l’intelligence humaine.

Enfin, cela soulève aussi une question profonde : qu’est-ce que l’intelligence ? Est-ce la capacité à comprendre, communiquer, s’adapter, résoudre des problèmes ? Est-elle logique, émotionnelle, créative ou encore sociale ? Encore aujourd’hui, il existe de multiples définitions pour ce terme. A ce titre, la chambre chinoise nous invite à réfléchir à notre conception de l’intelligence.

Conclusion

Un système peut imiter l’intelligence humaine en manipulant des données à partir de règles spécifiques, sans pour autant comprendre les résultats qu’il produit. Cette illusion de la compréhension est mise en lumière par l’expérience de pensée de la chambre chinoise.

Sources

Wikipedia – Chambre chinoise : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_chinoise

__________________________

Retourner à la page d’accueil du projet P07

__________________________

La vie d’Épictète – Rester Stoïque

➽ Dans cet épisode, découvrons brièvement l’histoire inspirante d’Épictète, l’un des plus grands philosophes du stoïcisme. C’est parti ! ✅

Vidéo

https://youtu.be/lcddHNeHWc4

Version audio

La vie d’Épictète

Le nom d’Épictète signifie « acheté » en grec, un triste présage pour celui qui naît esclave en Phrygie (friji) (actuelle Turquie). Vendu à un riche proche de l’empereur Néron, il est conduit à Rome. Malgré sa condition, il est autorisé à assister aux conférences d’une grande figure du stoïcisme. Mais au quotidien, il subit régulièrement la cruauté de son maître. 

La légende raconte qu’un jour, ce dernier s’amuse à lui tordre la jambe. Plutôt que de le supplier, Épictète, impassible, lui dit simplement : « Tu vas me la casser. ». Son maître, sans pitié, insiste et l’os se brise. C’est alors que Epictète ajoute avec le même calme : « Je te l’avais dit. » Cette scène emblématique illustre parfaitement l’expression « rester stoïque », synonyme de courage et résilience face à l’adversité.

Plus tard, Épictète est finalement affranchi et devient philosophe. Mais craignant son influence, l’empereur le bannit de Rome. Il s’exile alors à Nicopolis en Grèce, où il fonde une école. Dans son approche de la philosophie, il prône que la liberté véritable ne dépend pas des circonstances, mais de notre capacité à accepter ce qui échappe à notre contrôle. Ses enseignements auraient profondément influencé l’empereur philosophe Marc Aurèle.

________________

Retourner à la page du projet P08

 

L’effet cobra

Connaissez-vous l’histoire des cobras de Delhi ? Au 19e siècle, Delhi fait face à une invasion de cobras venimeux. Pour résoudre le problème, les autorités instaurent une prime pour chaque cobra mort rapporté. D’abord efficace, la mesure entraîne ensuite des dérives : des habitants élèvent des cobras pour profiter de la récompense. En découvrant la supercherie, l’administration supprime le programme. Furieux, les éleveurs relâchent leurs serpents dans les rues. Résultat : la situation empire car la population de cobras augmente drastiquement. Cette histoire vraie illustre un phénomène bien connu en économie et en sciences sociales que l’on nomme l’effet Cobra. Ce terme désigne une situation où une tentative de solution à un problème entraîne des conséquences involontaires qui empirent la situation initiale. C’est parti pour quelques explications !

Version vidéo

Version audio

L’effet Cobra

Quand les solutions aggravent le problème

L’effet cobra désigne un phénomène qui survient lorsqu’une tentative de résolution d’un problème a pour effet pervers de l’aggraver. La principale raison repose sur un principe simple : lorsqu’on met en place une solution ou une réglementation pour encourager un comportement, les individus cherchent un moyen de contourner ou d’exploiter ce nouveau système à leur avantage, souvent au détriment de la finalité recherchée. 

L’effet Cobra : 3 cas concrets

De nombreux exemples illustrent ce phénomène : 

    • Les politiques de limitation des émissions de CO₂ : Certains pays cherchent à imposer des quotas d’émissions aux entreprises pour réduire la pollution. Pour éviter les contraintes, les sociétés délocalisent leurs usines vers des pays sans restrictions, ce qui aggrave le problème à l’échelle mondiale.
    • La chasse aux nuisibles en Chine. Au cours du 20e siècle, la Chine lance une campagne d’extermination de nuisibles, dont les moineaux. La disparition de ces oiseaux fait exploser la population d’insectes. Leur prolifération provoque l’effondrement de la production agricole ce qui entraîne une famine qui fait des millions de morts.
    • Les restrictions de vitesse sur les routes : Pour réduire les accidents, la pollution ou les embouteillages, certaines villes imposent des limitations strictes. Ces restrictions poussent des conducteurs à emprunter des routes secondaires inadaptées ce qui aggravent les problèmes initiaux.

Quelques enseignements à appliquer au quotidien

Pour éviter le piège de l’effet cobra au quotidien, voici plusieurs principes essentiels :

    • Analyser les conséquences possibles : Avant de mettre en place une solution, il est judicieux de prendre le temps de réfléchir aux effets indirects et aux comportements qu’elle pourrait encourager. 
    • Tester à petite échelle : L’idéal est d’expérimenter les solutions sur un groupe restreint pour mesurer les conséquences.
    • S’appuyer sur la motivation intrinsèque plutôt que la simple punition ou récompense. Les nouveaux comportements doivent être motivés de préférence par le plaisir que procure l’activité plutôt que par des systèmes basés sur le principe de la carotte et du bâton.

Conclusion

L’effet Cobra désigne un phénomène qui survient lorsqu’une tentative de résolution d’un problème a pour effet pervers de l’aggraver. Pour l’éviter, il est judicieux de réfléchir aux conséquences à long terme, de tester la solution à petite échelle ou de rechercher la motivation intrinsèque.

Sources

Wikipedia – L’effet Cobra : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_cobra

__________________________

Retourner à la page d’accueil du projet P07

__________________________

Histoire inspirante – La chasse aux cobras

➽ Dans cet épisode, découvrez une histoire riche d’enseignements intitulée la chasse aux cobras. C’est parti ! ✅

Vidéo

https://youtu.be/wUP3jd9I_Xw

Version audio

https://open.spotify.com/episode/74ncbouCyx1QuxTUXWjzmk?si=GiFw-gefSeaHdyns807VqQ

La chasse aux cobras

Dans l’Inde du XIXe siècle, alors sous domination britannique, un problème inquiète les autorités : les rues de Delhi sont infestées de cobras venimeux. Ces serpents représentent un danger pour les habitants, en particulier, pour les ressortissants installés dans la région.

Déterminés à résoudre ce problème, les administrateurs coloniaux mettent en place une mesure apparemment ingénieuse : ils offrent une récompense pour chaque cobra mort rapporté. L’idée est d’une simplicité évidente : jouer sur une incitation financière pour motiver les habitants à la tâche et ainsi réduire la population de serpents.

Au départ, le plan fonctionne à merveille. Les cadavres de ces reptiles affluent, et les autorités se félicitent du succès de leur stratégie. Mais bientôt, une nouvelle tendance émerge. Des habitants, flairant l’opportunité, commencent à élever des cobras dans le but de les tuer et de toucher la prime. Plutôt que de réduire la population de serpents, le programme encourage leur prolifération.

Lorsqu’ils découvrent la supercherie, les Britanniques prennent une décision radicale : ils annulent immédiatement le programme de récompenses. Mais la réponse des indiens est d’autant plus catastrophique. Furieux, ils relâchent tous leurs serpents dans la nature. Résultat : Delhi se retrouve avec encore plus de cobras qu’avant le début du programme.

________________

Retourner à la page du projet P08

 

Les 3 types de motivation

Si l’on vous donnait un an pour gagner un million d’euros, pensez-vous y arriver ? Probablement pas. Par contre, si maintenant on vous demandait d’atteindre le million dans l’année sous peine de perdre tous vos proches à la fin du délai. Dans ce cas, davantage de personnes s’estiment en mesure d’atteindre l’objectif. Paradoxalement, la tâche et son délai restent identiques. La seule différence est la source de motivation. Cet exemple met en lumière une question fascinante : qu’est-ce qui nous pousse à agir ? Dans cet épisode, nous allons explorer 3 types de motivation et expliquer comment nous pouvons les utiliser pour améliorer notre quotidien. C’est parti ! 

Version vidéo

https://youtu.be/mfoc6wEpRI4

Version audio

Les 3 types de motivation

Des exemples pour illustrer les types de motivation

Motivation primaire : nos besoins biologiques

La motivation primaire repose sur nos besoins fondamentaux 

    • Nous sommes incités à nous hydrater à cause de la sensation de soif
    • Nous allons nous coucher à cause de la fatigue qui nous tiraille
    • La faim nous motive à manger

Bref, nous agissons parce que notre survie en dépend.

Motivation par récompense et punition : la carotte et le bâton

Ce type de motivation repose sur l’idée que nous agissons pour obtenir une récompense ou éviter une punition.

    • Un employé s’implique dans son travail pour espérer une augmentation
    • Un enfant fait ses devoirs pour éviter d’être puni par ses parents.
    • Un conducteur respecte les limitations de vitesse pour ne pas recevoir une amende.

Motivation intrinsèque : le plaisir d’agir pour soi-même

Elle se manifeste lorsque nous faisons quelque chose par plaisir, par intérêt personnel ou par passion, sans attendre une récompense extérieure.

    • Un adolescent joue aux jeux vidéos durant des heures simplement parce qu’il apprécie l’activité. 
    • Un artisan consacre sa vie à son art par amour de la pratique
    • Un enfant dessine sans qu’on lui demande, juste par plaisir.

Les 3 types de motivation

Pour résumer, la motivation se décline en trois catégories :

    • Motivation primaire (Motivation 1.0) liée à nos besoins biologiques. C’est la plus basique, mais elle est essentielle à notre survie.
    • Motivation extrinsèque (Motivation 2.0) : Elle repose sur le système de récompense et punition (la carotte et le bâton). Bien que très efficace, elle est parfois contre-productive notamment pour les tâches complexes qui n’octroient pas un bénéfice immédiat. 
    • Motivation intrinsèque ( Motivation 3.0) : C’est la motivation qui vient de l’intérieur, basée sur le plaisir, l’autonomie et le sens. 

Dans son livre, la vérité sur ce qui nous motive, Daniel Pink explique que les meilleures performances à long terme proviennent de la motivation 3.0. Pourtant, nos organisations se focalisent principalement sur le modèle de la carotte et du bâton. On l’observe particulièrement dans le système éducatif qui encourage les bons résultats et réprime les erreurs.

S’appuyer sur les types de motivation au quotidien

En tout cas, les différents types de motivation sont de puissant levier pour nous aider à passer à l’action. Le schéma de la carotte et du bâton est particulièrement utile pour les tâches désagréables et répétitives. Associer une récompense à une activité déplaisante tend à la rendre moins pénible.

    • S’offrir un temps de jeu après une session de travail
    • Ecouter de la musique pendant les tâches ménagères
    • S’autoriser à utiliser 20% de nos économies réalisées pour se payer un voyage

Toutefois, il est important de garder en tête que les meilleurs résultats surviennent lorsqu’on est motivé par la tâche en elle-même. Par exemple : 

    • Pratiquer un art martial car on aime la discipline ou le combat
    • Organiser un repas en famille car on aime cuisiner, accueillir et passer du temps avec ses proches
    • Développer un business dans telle discipline car on continuerait à faire cette activité même gratuitement.

En fait, l’idée est de chercher le bonheur dans la pratique.

Conclusion

Nous avons exploré trois types de motivation :

    • la motivation primaire liée à nos besoins biologiques
    • la motivation extrinsèque qui repose sur les récompenses et punitions
    • la motivation intrinsèque en lien avec le plaisir d’agir

Plus nous favorisons la motivation 3.0, plus nous avons de chances de rester engagés et épanouis sur le long terme.

Sources

Daniel Pink, « La vérité sur ce qui nous motive » (Lien vers le résumé du livre).

__________________________

Retourner à la page d’accueil du projet P07

__________________________17

Histoire inspirante – Le roi, le mendiant et la sébile

Dans cet épisode, découvrez une histoire inspirante intitulée : Le Roi, le Mendiant et la Sébile. C’est parti !

Vidéo

https://youtu.be/fh_m5pJ_gI0

Version audio

Le roi, le mendiant et la sébile

Par un bel après-midi, un roi décide de quitter son palais pour arpenter les rues de son royaume. Il souhaite voir de ses propres yeux la vie de son peuple. Alors qu’il avance fièrement parmi les passants, il aperçoit un vieil homme assis au bord du chemin, une sébile usée posée devant lui.

Intrigué, le roi s’arrête et s’adresse au mendiant :

    • Que désires-tu ?

Le vieil homme lève les yeux vers lui et répond calmement :

    • Vous me posez la question comme si vous étiez capable d’exaucer mon souhait.

Piqué au vif, le roi réplique :

    • Je suis le monarque le plus puissant de ces terres. Il n’est rien que je ne puisse offrir ! Dis-moi ce que tu veux.

Le mendiant esquisse un léger sourire et tend sa sébile en disant :

    • Pourriez-vous la remplir ?

Le roi amusé, fait un signe à son trésorier qui verse une bourse pleine d’or dans la coupe. Dès que les pièces touchent le fond, elles disparaissent instantanément. Le roi fronce les sourcils et ordonne d’y verser davantage. L’or, les pierres précieuses, les perles, les diamants… Rien n’y fait. La sébile reste désespérément vide.

La foule attroupée autour de la scène murmure avec stupeur. Le roi, pris dans un élan d’orgueil, déclare à son vizir :

    • S’il faut perdre mon royaume, j’y consens, mais je refuse d’être vaincu par ce mendiant.

Il fait apporter encore plus de trésors, vidant peu à peu les coffres de son palais. Mais la sébile engloutit tout. Finalement, épuisé, ruiné, le souverain tombe à genoux devant le vieil homme.

    • Je reconnais ma défaite. Mais dis-moi, quelle est la nature de cette coupe ? Quel est son secret ?

Le mendiant le fixe avec bienveillance et murmure :

    • Il n’y a aucun secret, Majesté. Cette sébile est simplement semblable au désir insatiable des hommes. Peu importe ce que l’on y met, elle en redemande toujours plus.

________________

Retourner à la page du projet P08

 

Interview – Alexis Castro – Alcania

➽ Découvrez les conseils entrepreneuriaux, les habitudes de vie et les coulisses des activités d’Alexis Castro. Fondateur du cabinet Alcania, hôte du podcast Chasseurs de rêves, il démocratise l’entrepreneuriat, l’investissement et la gestion de patrimoine. C’est parti ! ✅

Vidéo

Version “Rafale”

Version intégrale

Podcast

Version “Rafale”

Version intégrale

https://open.spotify.com/episode/2NtFHcvTudLXDyqYG9CZXT?si=GCX3adGdTlW2cCIJKHN7KQ

Retranscription de l’interview

Introduction

Mister Fanjo : Bonjour à tous, bienvenue dans l’émission Interview Rafale. Dans chaque épisode, retrouvez les pépites d’interviews avec des entrepreneurs inspirants. Découvrez leurs projets, leurs routines et même leurs recommandations en termes de séries, musiques ou chaînes YouTube, et plus généralement, leurs conseils issus de leur expérience. Aujourd’hui, nous accueillons Alexis Castro, fondateur du cabinet Alcania, hôte du podcast Chasseurs de rêves, il démocratise l’entrepreneuriat, l’investissement et la gestion de patrimoine. Bonjour Alexis. Est-ce que cette brève présentation te convient ? 

Alexis : Excellent ! 

Mister Fanjo : Est-ce que tu souhaites la compléter ou présenter un élément que je n’aurais pas abordé ? 

Alexis : Non, on le verra au fil des questions. Je pense que de manière succincte, c’était très bien. Et on verra au fur et à mesure pour compléter. 

Mister Fanjo : Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel sur le déroulement de l’interview. Elle s’articule en trois temps. D’abord, on va commencer par une présentation rafale pour te découvrir à travers des questions rapides et originales. Ensuite, nous nous enchaînerons sur une discussion plus approfondie sur ton parcours et tes projets. Et enfin, nous terminerons par une nouvelle série de questions rafales axées sur des conseils pratiques et ton quotidien. 

Partie 1 : Présentation « rafale » de l’invité

Mister Fanjo : Première question. Quel morceau de musique devrait-on envoyer dans l’espace si l’humanité devait disparaître ?

Alexis : Waouh, lourde tâche. En fait, dit comme ça, j’en ai deux qui me viennent. La première, c’est Daft Punk, Harder, Better, Stronger. Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça sonne bien. Mais sinon, c’est des musiques fortes qui sont hyper complètes comme celles de Hans Zimmer. Tu as les musiques de films, par exemple celle de Gladiator. Donc j’aurais du mal à hésiter entre les deux. Je dirais Hans Zimmer, la BO de Gladiator. 

Mister Fanjo : Quelle série, film, documentaire ou chaîne YouTube recommandes-tu de regarder ? 

Alexis : Alors moi, je suis très podcast pour le coup. Donc je dirais le podcast : Génération do it yourself de Mathieu Stéphanie. 

Mister Fanjo : Pratiques-tu un sport ou une activité physique ? 

Alexis : Oui, course à pied et Irox. C’est un dérivé du crossfit, on va dire. 

Mister Fanjo : D’où es-tu originaire ? Où as-tu grandi ?

Alexis : J’ai grandi à Brive-la-Gaillarde, plus précisément dans une petite ville dans le Lot à proximité de Brive-la-Gaillarde, à la campagne. 

Mister Fanjo : En quelques mots, comment définis-tu ton cursus scolaire et universitaire ? 

Alexis : Alors, je le définis comme linéaire et sans choix. Qu’est-ce que j’ai fait ? Donc moi, j’étais plutôt bon à l’école et dans les matières scientifiques, donc j’ai fait un bac S, puis une école d’ingénieur parce que c’est ce qui ouvre le plus de portes. Et ensuite, viens le professionnel, j’ai voulu intégrer une grande entreprise dans le domaine des achats avant de me reconvertir complètement pour faire ce que je fais aujourd’hui. 

Mister Fanjo : Et quelle a été ta première activité professionnelle ?

Alexis : La première vraie activité professionnelle, ça a été en Pologne, en volontariat international en entreprise, un VIE. J’étais responsable d’aller trouver des pépites, des nouveaux fournisseurs en Europe centrale et de l’Est pour Alstom Transport.

Partie 2 : Les projets entrepreneuriaux d’Alexis

Son activité dans le conseil en investissement

Mister Fanjo : Comment gagnes-tu ta vie maintenant ?

Alexis : Aujourd’hui, je gagne ma vie de plusieurs manières par le conseil en investissement. J’accompagne des particuliers et des professionnels à mettre en place des solutions d’investissement. qui correspondent à leur projet de vie. Ça, c’est une manière de me rémunérer. Après, il y a plusieurs sources de revenus. Donc, je vais faire la liste. La seconde, c’est du revenu résiduel lié à ce métier-là puisqu’on est aussi rémunéré sur l’enveloppe qu’on gère (pour nous pousser à bien la gérer). Et finalement, c’est gagnant-gagnant parce que plus l’enveloppe des clients grandit, plus on est rémunéré. Donc, c’est une partie de rétrocession de l’enveloppe. Ensuite, il y a une partie liée à une équipe de mandataires indépendants que je forme sur le terrain. Et en contrepartie de cette formation, il y a une partie du chiffre d’affaires qui m’est versée à hauteur de ce qu’ils réussissent à obtenir. C’est évidemment eux qui gagnent le plus. Mais avant eux, c’est surtout l’investisseur qui gagne le plus. Puis moi, j’ai une partie qui me revient pour les accompagner. Puis après, j’ai quelques compléments de revenus de mes investissements parce que j’essaye d’être un cordonnier bien chaussé. Voilà comment je gagne ma vie. 

La transition vers cette nouvelle activité

Mister Fanjo : Comment s’est faite la transition entre cette première activité professionnelle en Pologne et cette vie d’entrepreneur ?

Alexis : Alors, il pourrait y avoir une longue histoire et une histoire courte. Je vais la faire courte pour le moment et si tu veux, on pourra détailler. Tout simplement, je m’intéressais beaucoup à la liberté au global. Vu que j’avais fait un parcours sans trop prendre de décision, c’est-à-dire que j’ai été là où on m’a dit d’aller, ce que j’ai retrouvé au bout du chemin ne me correspondait pas forcément, notamment quand je voyais la vie de mes N2, N3 et les jeux politiques quand on monte les échelons du salariat et de l’entreprise. C’était des choses auxquelles je n’étais pas forcément préparé, auxquelles je ne m’attendais pas forcément. Il se trouve que j’ai une carrière assez intéressante puisque j’ai plutôt rapidement… monter les échelons d’une échelle qui n’était pas sur le bon mur au final. Et je cherchais des solutions d’indépendance, de liberté. Je te parle d’il y a plus de 10 ans. C’était en 2013-2014, le début de YouTube et des formateurs sur YouTube qui, avant de vendre des formations, partageaient beaucoup de contenus sur l’entrepreneuriat, sur l’investissement. Et donc moi, j’étais un peu biberonné à ça en dehors de mon travail et je rêvais de tout ça, mais sans passer à l’action. Et bon, d’histoire en histoire, il se trouve que je suis chassé pour une boîte à Toulouse, une PME pour une autre entreprise, un autre poste. Et là, je m’ennuie parce que je passe d’un job hyper stimulant, proche du burn-out d’ailleurs, à un job beaucoup moins stimulant, mais avec beaucoup plus de temps. Tout en ayant envie de passer à l’action au niveau investissement, notamment dans l’immobilier, etc. Et enfin, devenir rentier et arrêter de travailler à 40 ans. C’était un peu mon utopie du moment. Et là, je rencontre une conseillère en investissement que je connaissais par ailleurs et qui me parle de son métier et ça m’a passionné. Le monde de l’investissement m’intéressait un petit peu, mais surtout elle, sa manière, l’humain qu’elle mettait autour de ça, la pédagogie et les schémas qu’elle me montrait, où je pensais en savoir beaucoup. Je me suis rendu compte que je me trompais et que ce n’était pas forcément polarisé, comme je le voyais sur Internet, avec des belles choses qu’il fallait faire et des choses qu’il ne fallait absolument pas faire, en réalité il y avait un entre deux et que c’était surtout très individuel. J’ai retrouvé beaucoup de parallèles entre son métier et le mien. A première vue, il n’y en avait pas, mais la gestion de projet, l’écoute, l’humain, les chiffres. Et je me suis dit, comment fais-je ton métier en fait ? Ça, ça m’intéresse. Et de fil en aiguille, je me suis rendu compte que c’était accessible, qu’il ne fallait pas refaire cinq ans d’études et que je pouvais le faire en parallèle de mon travail. Mes premiers clients ont simplement été des amis qui étaient comme moi, dans une situation où ils commençaient à gagner correctement leur vie et qui n’étaient pas aussi intéressés que moi à leurs finances. Et pour qui j’étais plutôt déjà dans l’entourage, quelqu’un qui donnait des conseils. C’était un moyen d’être rémunéré pour leur donner des bons conseils et accéder à des solutions auxquelles ils n’auraient pas eu accès. En tant que professionnel, on a accès à des solutions auxquelles les particuliers n’ont pas accès aussi facilement. C’était vraiment gagnant-gagnant. Mon approche leur a plu. Ils ont parlé de moi à leurs collègues, à leur famille. De fil en aiguille, ça a grossi jusqu’au moment où j’ai décidé de quitter mon travail salarié pour ne faire que ça. Il y a maintenant bientôt 5 ans. J’ai commencé, on va dire, 7-8 ans. Et après 2-3 ans, je me suis lancé à temps complet. 

Sa montée en compétence vers ce métier

Mister Fanjo : Comment s’est déroulée la formation et concrètement qu’est-ce que tu as fait pour arriver à ce niveau et faire ce que tu fais ?

Alexis : Il y a deux choses, il y a la formation et il y a le terrain. Moi je trouve que c’est vraiment un métier qu’on apprend sur le terrain en rencontrant des gens. Parce que le métier du conseil en investissement c’est un puits sans fond, comme beaucoup d’autres spécialités d’ailleurs. Et si tu veux être un expert, le temps que tu deviennes un expert dans un domaine, les lois auront changé, les solutions auront changé. En fait tu seras expert de rien du tout. Entre la théorie et la pratique il y a un monde. A la base je suis ingénieur donc je me complaisais beaucoup à faire des tableaux Excel et des montages hyper spécifiques pour me rendre compte qu’à la fin le client ca n’était pas du tout ce qu’il voulait. J’ai donc appris à beaucoup plus écouter les gens et ce côté humain. Donc comment j’ai appris ? c’est sur le terrain en étant accompagné d’abord de quelqu’un qui est compétent et qui m’a formé sur le terrain. Tout comme moi aujourd’hui je forme des mandataires indépendants. Et après techniquement pour avoir les habilitations qui permettent d’exercer parce que c’est quand même un métier réglementé, c’était des formations en ligne avec des présentiels et des questionnaires à valider et après un enregistrement à un organisme qu’on appelle l’Orias qui enregistre tous les indépendants dans le domaine de la banque et l’investissement.

La formation de nouveaux indépendants

Mister Fanjo : Si j’ai bien compris, tu es indépendant à ton compte. Une de tes activités consiste aussi à former d’autres personnes à devenir indépendant et finalement exercer la même activité que toi.

Alexis : En fait, si tu veux, j’ai vite vu qu’il y avait un besoin criant de conseils pour diverses raisons. On pourra détailler si tu veux, mais aujourd’hui, le français moyen, il n’est pas conseillé. A l’inverse, les hautes fortunes sont souvent accompagnées. Il y a des banques privées… . Mais la masse n’a pas accès à du conseil. Parce que le job du conseiller bancaire a beaucoup changé aujourd’hui. Ils ont beaucoup plus de clients à gérer , beaucoup plus de produits à vendre. Comparé à il y a 10-15 ans, ils vendent désormais des forfaits de téléphone mobile, des assurances. C’est un métier compliqué. En plus de ça, ils changent souvent d’agence. Pour le conseiller bancaire comme pour le particulier, ce n’est pas évident d’avoir un conseil fiable, indépendant. Il y a un marché, il y a un besoin surtout. Personnellement mon envie de liberté ne me donne absolument pas envie d’avoir un cabinet de 1 000, 2 000 clients et 10 salariés à gérer. Je préfère rester dans une taille, on va dire raisonnable, de 200, 300 clients avec un ou deux personnes qui m’accompagnent et connaître chacune des personnes qui me fait confiance et les suivre de près. Et donc, si je veux avoir de l’impact parmi toutes ces personnes qui ont besoin de conseils en investissement, une des solutions, c’est effectivement… de me dupliquer entre guillemets . Si j’ai réussi à avoir un portefeuille d’un peu plus de 200 clients, il n’y a pas de raison que d’autres ne le sache pas le faire surtout que c’est un marché où il y a la place. J’ai une conviction : il devrait y avoir autant de conseillers en investissement que de kinésithérapeutes ou d’ostéopathe. Si tu tapes sur internet kiné ou ostéo il y en a partout mais en même temps ils ne manquent pas de travail alors que des conseillers en investissement il y en a pas tant que ça. En particulier des conseillers qui font leur travail vraiment de manière pédagogique et avec une vision globale. Donc il y a la place. Moi j’adore mon travail, je me lève avec la patate ça a beaucoup de sens et je gagne correctement ma vie et j’ai réussi à le faire dans un temps réduit et sans prendre trop de risques parce que c’était en parallèle de mon travail. Je trouve qu’il y a quand même beaucoup de bons points. Il y a aussi beaucoup de personnes aujourd’hui qui cherchent des solutions professionnelles. Je me dis : t’as réussi à trouver une solution professionnelle qui te convient, qui t’épanouit plus que toute autre activité et que tu es sur un marché où il y a de la place. Plutôt que d’avoir mille clients, autant avoir dix personnes qui arrivent à voir 100 clients et vivre correctement de ce métier. Je sais pas si j’ai répondu à ta question mais en gros c’est pour ça que j’ai vraiment décidé de développer cet aspect 

Son chiffre d’affaire

Mister Fanjo : Si ce n’est pas indiscret, quel est ton chiffre d’affaires ? Et combien tu arrives à te rémunérer ? 

Alexis : Alors, le chiffre d’affaires de l’an dernier était de 180 000 euros. Sachant qu’on est dans un métier où il n’y a pas beaucoup de charges. Enfin, après, ça dépend de chacun. Tu peux déléguer. Moi, j’ai des assistants. J’ai une voiture pour me déplacer, etc. Mais ça va dépendre. Et cette année, on va faire au moins 30 à 40 de plus, je pense. C’est un métier où quand les bases sont bien posées ça croît assez naturellement quand on fait bien les choses parce que nos clients nous recommandent assez naturellement parce que c’est un métier d’argent et donc de confiance. C’est assez naturel de dire moi j’ai fait ça avec telle personne ça se passe bien voilà appelle le ça coûte rien tu verras bien ce qu’il te dit. Après combien je me rémunère, ça dépend en fait de chacun et de la vie de chacun et de ses charges. Moi je me rémunère juste 2000 euros net plus un loyer parce que j’ai mes bureaux à mon domicile. Je n’ai pas besoin de plus parce que plus voudrait dire augmenter ton niveau de vie, augmenter les impôts. Je n’ai pas forcément de nécessité et je vois plus sur le long terme. J’ai aucun problème pour parler d’argent parce que je suis dans un métier d’argent. Je parle d’argent avec tout le monde tout le temps et du coup je vais plutôt consacrer ma trésorerie à l’investir et à voir sur le long terme via des sociétés, des montages, etc. Et aussi à l’investir en moi parce que j’ai fait beaucoup de formations, beaucoup de coaching en comprenant qu’en fait, il y a certes mon entreprise, mais que mon meilleur actif finalement, c’est moi-même. Je pense que tu es bien placé pour ça aussi avec Mister Fanjo. L’investissement sur soi, c’est un peu bateau de le dire, mais pour le coup, je vois mon évolution sur les trois, cinq dernières années. C’est vraiment le meilleur investissement qu’on puisse faire parce que derrière ça, personne ne nous le prendra. Ni l’État, ni les impôts, ni quoi que ce soit. On a grandi, on a appris des compétences. Donc, il y a une grande part qui passe là-dedans, plus de 10% de mes revenus. 

Comment Alexis se forme au quotidien

Mister Fanjo : Est-ce que tu aurais une formation à recommander ? Peut-être un top 3 ?

Alexis : C’est difficile à dire. Formation ? j’ai pas forcément beaucoup de suivi de formation ou formation en ligne à ce sens. J’ai plus été coaché en direct sur divers aspects de ma vie. Je ne pourrais pas te répondre sur ce point là sur le top 3 de formation. C’est compliqué, ça dépend des gens et d’où ils partent.

Mister Fanjo : Des formations que tu as bien appréciées, au niveau de leur qualité ? Tu dis t’être fait coacher, est-ce que c’était sur des thèmes précis et particuliers ? 

Alexis : Ceux qui ont le plus d’impact. Au départ c’était un coaching très tourné vers le développement personnel et le business. C’est celui qui m’a le plus aidé à comprendre qui j’étais, comprendre les valeurs que j’avais, qu’est-ce qui était important pour moi et comment je pouvais mettre mon business au service de tout ça. Être aligné et aussi de me détacher du regard des autres et d’accepter qui j’étais et attirer ceux qui me correspondent plutôt qu’essayer de plaire à tout prix à tout le monde. C’est un défaut qu’on a beaucoup. Moi j’étais vraiment là dedans. Donc ça m’a énormément aidé au départ. Ensuite l’autre qui m’a beaucoup aidé c’était un coaching plutôt lié au sport et à la nutrition, plutôt à l’équilibre parce que j’avais tendance à beaucoup beaucoup travailler parce que je suis un passionné et oublier peut-être l’aspect équilibre et avoir des fatigues. Et en fait, c’est vrai que cumuler les deux, tu es surpuissant. Quand tu te connais, que tu sais comment tu réagis. J’ai aussi une bague connectée qui suit un peu toutes mes datas. Je suis ingé. On ne se refait pas. Mais voilà, j’aime bien suivre ça et savoir si j’ai bien dormi, si j’ai fait assez de sport. Et généralement, quand je ne me sens pas bien, je réfléchis, quand est-ce que c’est la dernière fois que tu as fait du sport, ou qu’est-ce que tu as mangé hier, ou combien tu as dormi ? Et la réponse, elle est là (dans le montre). Tu m’as demandé trois mais c’était les deux qui m’ont le plus le plus impacté.

Mister Fanjo : Je suppose que pour ton activité tu dois aussi te former sur les différentes formes d’investissement, les actifs financiers … est-ce quelque chose que tu fais au quotidien aussi ?

Alexis : En fait, la formation entrepreneuriale, je l’ai eu grâce à mon équipe de formateurs et au modèle dans lequel on se développe qui permet d’être formé sur le terrain tout le temps. Au niveau de l’investissement, c’est un peu pareil. Il y a un triptyque entre les infos que tu as et que tu lis par des newsletters, par YouTube, etc. Il y a les infos qui nous sont poussées par le partenaire auquel j’ai décidé d’adhérer, qui va montrer des partenaires, des montages, des solutions que j’aurais peut-être pas pensé et aussi des événements. Par exemple, dans deux semaines il y aura le forum du patrimoine à Toulouse où il y aura 80 des partenaires qu’on utilise au quotidien, qu’on peut rencontrer et ça permet de créer de la proximité, d’aller poser nos questions en direct avec la personne qui gère en fond et ça c’est quand même hyper important pour à la fois se forger des convictions mais aussi quand on n’en a pas. Moi j’ai aucun problème à aller voir quelqu’un et dire mais écoutez votre solution pour moi elle n’est pas pertinente pour x et y raison je la propose pas à mes clients parce que j’y crois pas, qu’est-ce que vous pouvez me dire par rapport à cette objection, cette objection, qu’est-ce que vous me dites ? Et puis il y en a qui effectivement me font rendre compte que je n’avais rien compris. En fait, c’est intéressant pour une certaine typologie de client. Et je dis merci parce que sinon je n’aurais pas avancé. Et d’autres par contre qui n’arrivent pas à me convaincre. Et je vois que le discours est uniquement commercial et je continue à ne pas le proposer. C’est une deuxième manière de me former. Donc la première, c’est des newsletters, des vidéos YouTube. Alors on est dans les newsletters, les podcasts aussi. Je trouve que la Martingale, c’est très. J’ai bien la newsletter Snowball. J’y avais contribué un petit peu aussi. Après, il faut faire attention parce que parfois, ça peut être très polarisé, comme je disais. Ca, c’est bien et ça, c’est absolument pas bien. Alors que la vérité, elle est souvent un peu entre les deux. Et notamment, tu vois, la martingale, j’aime bien parce que même si Mathieu Stéphanie a des avis tranchés sur certaines choses, de par ses invités, il y a de tout. À un moment donné, il va dire le “neuf”, c’est nul. Et là, le dernier épisode, il a invité quelqu’un dans le “neuf” qui fait qu’en fait c’est bien fait et c’est pas si nul. Donc on a un peu tout quand on s’y intéresse. J’aime bien de ne pas avoir d’avis tranché et de recevoir différentes parties. Après il y a la newsletter de Meilleurs Taux par exemple qui est très bien. Sinon il y a les formations réglementaires. C’est la troisième partie où on a un devoir légal de se former chaque année, on a un certain nombre d’heures à exécuter, et donc là on peut choisir des thématiques et ça permet de rester à jour.

Hôte du podcast Chasseurs de rêves

Mister Fanjo : Autre sujet, tu es l’hôte du podcast Chasseurs de rêves. Exactement. Comment en es-tu arrivé à créer cette émission ?

Alexis : Super question. Parce que la création. J’écoutais beaucoup de podcasts, notamment et encore Mathieu Stéphanie avec Génération Do It Yourself. Au début, c’était complexe parce que je ne comprenais rien. Il parle beaucoup de tech et j’étais très loin de ce milieu. C’est fou comme même sans comprendre, si tu écoutes et que tu aimes bien les histoires des gens, tu arrives à t’imprégner. Aujourd’hui, c’est super utile de parler de ça avec des gens parce que j’ai le vocabulaire, j’ai le langage. Bref, chose à part. J’en écoutais beaucoup et les histoires de vie me passionnaient ainsi que les parcours de chaque invité. Mais ça me semblait loin parce que c’est vraiment des personnes qui ont eu des succès incroyables, qui sont très éloignées de ce dont on pourrait prétendre. Moi, je n’ai pas forcément envie d’être multimillionnaire, ça ne m’intéresse pas forcément, ma qualité de vie est hyper importante. C’est beaucoup de gens qui ont quand même sacrifié leur qualité de vie. Et devenant entrepreneur et étant à mon compte et ayant un peu plus de temps, j’ai voulu rencontrer des personnes inspirantes parce que l’idée qui est souvent répandue qu’on est la moyenne des cinq personnes qu’on côtoie le plus, je pense qu’elle est très très vraie, même si elle peut faire mal. Donc je me suis dit, plutôt que de retirer des personnes que j’aime dans ma vie, et je n’ai pas envie de faire ça, comment pourrais-je pourrais ajouter des personnes inspirantes dans ma vie ? Et il se trouve que le moment du déjeuner, ça m’est paru comme un moment où j’étais dispo, et où les gens étaient dispo. Et en fait, j’ai demandé à des personnes que j’aimais bien, si on pouvait déjeuner ensemble, ou prendre un café, ou quoi que ce soit, comme avec toi d’ailleurs. Et en fait, de fil en aiguille, j’ai commencé à rencontrer des gens hyper inspirants qui avaient des vies qui étaient extraordinaires dans le sens en dehors de l’ordinaire. Et je me suis dit, comment les mettre en valeur ? Et je ne pouvais pas trop en parler à moi, à mes amis, ma famille, tout ça, parce que j’avais tellement d’histoires à raconter que ça fait un peu le mec qui ne fait que raconter ses histoires, limite un peu vantardise du style je connais telle personne, je connais telle personne … . Ca aurait été malvenu. Alors qu’un discours indirect, j’ai remarqué que ça percutait peut-être plus. Quand tu leur dis pas en direct mais qu’ils l’écoutent de quelqu’un d’autre. C’est toujours l’histoire de tes profs et tes parents qui te disaient un truc, mais c’est quelqu’un d’autre qui te donne le déclic. Alors qu’en fait tes parents et tes profs n’arrêtaient pas à te le dire. L’idée du podcast est venue de là en disant pourquoi moi je ferais pas un podcast. C’était l’idée de mettre en avant des histoires qui méritaient d’être connues et en même temps une manière de donner des messages indirects sur des histoires inspirantes et surtout de montrer que tout est possible et qu’il suffit juste d’un premier pas et d’y croire, parce que dans chacune des histoires, ça se recoupe. C’est un jour une action qui en amenait à une autre et une autre, et qu’en fait, le résultat et l’endroit où ils sont aujourd’hui, ils n’auraient jamais imaginé y être. C’est toutes les briques du chemin qui, semblent hyper linéaires, mais en fait, se sont entraînées les unes après les autres et ça a un peu poussé les gens à oser faire ce premier pas, et y croire un petit peu, et persévérer un petit peu. Et l’effet indirect que ça a eu, dont je ne m’attendais pas, c’est qu’en fait, ça m’a créé un super réseau des connaissances, et une sorte d’’investissement sur soi. C’est quand tu passes deux heures avec quelqu’un qui te raconte son histoire, par où il est passé, que tu comprends sa manière de réfléchir, toi, ça te permet de te construire ton parcours. Voilà.

Ses meilleurs et pires souvenirs

Mister Fanjo : Si l’on fait un dézoom sur ton parcours, quel a été pour toi le meilleur moment, le meilleur souvenir qui te vient à l’esprit ?

Alexis : Alors là, il y en a tellement de bons souvenirs, ils se cumulent. Waouh, le meilleur souvenir, c’est dur parce je pourrais parler de mon mariage où on a réuni tous nos amis en Pologne, dans la montagne, avec une vue magnifique. Ça peut être aussi le jour où j’ai eu la chance d’intervenir au Grand Rex devant 2000 personnes, qui était la consécration de pas mal d’années de travail et de travail sur soi et de délivrer un message. Ça, c’était fort. Entre les deux, je saurais pas choisir. C’est deux moments forts, un perso et un perso pro, on va dire. 

Mister Fanjo : Et à l’inverse, est-ce que t’as un moment difficile, un pire souvenir qui te vient en tête ? 

Alexis : En fait, j’ai tendance à zapper les mauvais souvenirs. En gros, il se passe un truc, j’apprends, j’avance. J’ai du mal à avoir loin en arrière. Un moment pro : il y a quelques temps on part en vacances 3 semaines au Mexique c’est génial. Là-bas j’apprends qu’une des ventes qui était quand même conséquente ne se fera pas avec un client. De là, ça remet pas mal de choses en cause. Au retour je me dis mince, niveau tréso, ça va être chaud parce que je n’avais pas anticipé ça, et en fin d’année, il y a l’impôt sur les sociétés, il y a potentiellement des rattrapages URSSAF, des choses comme ça. Je me dis, mince, pour la première fois, il va falloir que je fasse attention. Je ne viens pas d’une famille aisée, au contraire, mais à partir du moment où j’ai géré mon argent, justement, je l’ai géré de manière très prudente. Je n’ai jamais été en problème ou en risque. Et là, pour la première fois, je me dis, waouh, c’est chaud. Alors, en fait, j’avais de côté, mais niveau pro… je me dis que j’ai un peu navigué à vue et qu’il va falloir s’y mettre. C’est la première fois où il y a eu une petite alerte et que je me suis dis attention, ce n’est pas gagné. On va dire que c’était niveau pro en tout cas, un des points ou petite alerte qui fait du bien.

Sa vision et projets à venir

Mister Fanjo : Et quelle est ta vision et tes projets à venir pour le moyen terme et dans les quelques années à venir ? 

Alexis : Niveau perso ou niveau pro ? Après les deux se rejoignent parce qu’aujourd’hui je ne mets pas beaucoup de barrières. C’est plutôt un équilibre entre les deux. Ma vision c’est vraiment de continuer à œuvrer pour la pédagogie financière et l’investissement parce que l’argent c’est qu’un outil on peut le mettre à son service. C’est un très bon serviteur et un mauvais maître comme on dit. Faire les choses pour l’argent, c’est rarement une bonne idée. Par contre, quand on fait bien les choses, en principe, c’est quand même utile d’avoir de l’argent. Donc, permettre à chacun de le mettre à son service et de continuer à démocratiser l’entrepreneuriat parce que je vois beaucoup de gens qui ne sont pas heureux, qui ne sont pas à leur plein potentiel et qui se disent, tiens, je pourrais peut-être faire mieux. Ou qui se disent comme moi, d’ailleurs, à une époque, si j’y allais vraiment à fond, qu’est-ce que je pourrais faire ? Si j’allais vraiment à fond de mes capacités, qu’est-ce que ça peut donner pour moi, pour les autres ? Et si demain, il m’arrive un truc, qu’est-ce qui restera en fait ? À quoi j’aurais servi ? Ça peut paraître mégalo, mais c’est quelque chose de fort à un moment donné de me dire, mince, mais en fait, je sers à quoi là ? Avec cette ambition et cette idée de me dire que je pourrais servir à quelque chose. Et pour moi, le plus gros impact que je peux avoir, c’est effectivement dans le développement d’équipes, notamment de cette équipe de mandataires où je permets à chacun de vivre correctement sa vie dans un métier qu’on peut faire d’où on veut, quand on veut, et choisir à partir d’un certain moment, ses clients, les personnes avec qui on travaille, et qui en plus fait sens parce que derrière, notre travail, c’est de rendre les gens plus riches que quand ils nous ont rencontrés, en matière de connaissances, mais aussi en matière de finances, puisqu’on est dans le domaine de l’investissement. Le but c’est qu’il y ait du rendement. C’est vraiment contribuer à ça. Te donner des chiffres, ça serait ridicule parce que je ne les ai pas en tête et je n’ai pas envie de m’arrêter à ça, c’est plutôt avoir le plus grand impact possible et changer les choses, et puis en fait chaque personne individuellement, un de plus ça sera gagné, si j’ai une personne de plus qui est heureux dans son quotidien, qui permet de s’épanouir, de se révéler, d’être à son plein potentiel. Et en plus de ça, il a réussi à le faire parce que sur son chemin, il a rencontré 30, 50, 100, 150, 200 personnes qu’il a aidées à prendre en main ses finances. Je me dis que c’est chouette. Et voilà, c’est chaque personne de plus. Donc ça, c’est niveau pro. Et puis si je fais ça, forcément, niveau perso, ça ira bien parce qu’en fait, c’est un métier où quand tu fais bien les choses, tu es condamné à bien gagner ta vie. Et ce n’est que le fruit et le résultat de bonnes actions sur le terrain. Est-ce que c’est travailler moins ? Franchement, je ne sais pas. C’est travailler mieux, c’est rester dans ce que j’adore faire, c’est-à-dire être en face de quelqu’un et l’aider à prendre des décisions. Mais aujourd’hui je suis hyper bien accompagné sur la partie administrative. Grâce à ça, je peux être quelques jours à Paris pour aller discuter avec des gens, prendre des cafés, des déjeuners, passer des bons moments et ça crée des choses derrière. Donc c’est d’avoir un quotidien comme ça et pourquoi pas vivre dans plusieurs endroits. C’est vraiment une idée que j’aime bien. Quand il fait un peu froid et que la météo n’est pas clémente, aller dans un endroit où c’est plus sympa, où il fait beau, où tu peux faire du kitesurf et travailler quand même la moitié du temps. Ça sera un quotidien qui me plairait bien d’ici 5-10 ans. 

Une message qui tient à coeur à Alexis

Sur le don

Mister Fanjo : Si tu veux, on peut enchaîner avec la dernière partie, pour rentrer un peu plus dans le détail de ton quotidien. Mais peut-être avant ça, est-ce que tu souhaiterais parler d’un autre sujet qu’on n’aurait pas encore abordé et qui te tient à cœur ?

Alexis : Il y en a plein. Peut-être la notion de don, de don de son temps, de son sang ou de son argent potentiellement parce que je trouve que beaucoup attendent de faire beaucoup avant de faire un peu et c’est dommage parce qu’en fait si on fait tous un peu à la fin ça fait beaucoup. C’est quelque chose que j’essaie de faire au plus de mes capacités et de mes compétences. Rien que donner son sang, ça prend une à deux heures. Tu peux le faire tous les quatre mois, en fonction. Ça ne prend pas longtemps et c’est hyper utile et puis, ça ne coûte pas d’argent. Donner de l’argent, je sais qu’il y a une partie du chiffre d’affaires que j’aime bien donner parce que ça permet de concrétiser un peu tout ce qu’on construit. C’est de me dire que plus on construit, plus ça fait des dons. Je trouve cette idée intéressante. Et puis du temps, alors ça c’est le plus dur et j’ai du mal.J’essaie d’en consacrer, mais c’est vrai que ça c’est le plus dur. Voilà, ça sera un sujet que je trouve qu’on peut tous faire un peu sa part et qu’il ne faut pas attendre de se dire je veux faire énormément, parce que juste un tout petit peu, c’est déjà ça. Juste un repas, juste un ticket resto, juste un truc, … c’est quelque chose.

Mister Fanjo : Donner avant de recevoir. 

Alexis : Exactement. Vu comme ça je donne énormément de temps à plein de gens gratuitement mais c’est vrai que donner avant de recevoir c’est important.

Mister Fanjo : Peut-être en bénéficieras-tu dans quelques années. Est-ce que tu as un autre sujet ?

Sur les livres de développement personnel

Alexis : Non, on a abordé pas mal de choses: l’importance de travailler sur soi, de lire, le développement personnel. Ca peut paraître un peu galvaudé, c’est quoi ces trucs mais moi ça m’a sauvé. Un des premiers livres, c’était une prof qui l’avait recommandé en école d’ingé et personne ne l’a lu et je ne sais pas un jour je suis retombé dessus. C’était un livre de Christophe André je crois je vous rappelle le titre “Libre, heureux et imparfait” quelque chose comme ça je ne sais plus. Je ne sais pas si c’est le meilleur livre que j’ai lu d’ailleurs mais c’était le premier en tout cas, j’ai pioché un truc qui est intéressant. Et après ça m’a amené à lire des livres dans l’éducation financière comme Père riche Père pauvre, lire des livres comme ceux de Tony Robbins ou Jim Rohn, les 4 accords Toltèque, s’il y en a un que je devrais peut-être recommander en premier c’est celui-là, parce qu’il se lit très bien. Je trouve que c’est vraiment la base, que si on applique tout ça, et c’est hyper difficile, mais on vivrait quand même plutôt bien tous ensemble quoi. 

Mister Fanjo : Je trouve que la lecture, notamment les livres de développement personnel, sont un super point d’accroche. Parce que tu peux en lire un et ça te lance et du coup tu en lis plein, tu t’intéresses à plein d’autres sujets. Perso ça a été mon cas ouais je sais plus quel c’était peut-être convaincre en moins de deux minutes ou un truc comme 

Alexis : Ouais tu commences par un, c’est ça et puis en fait même si il y en a qui disent qu’il faut pas tomber dans le cumul et faire que du def perso et tomber là dedans,ok . Mais en fait juste essaye et puis après tu verras quel retour tu auras à en faire et puis que j’adore avec les livres.Moi, je lis deux choses en général. C’est des livres business ou dev perso et des autobiographies ou des histoires de gens qui ont existé. Je lis peu de fiction. Et je garde les livres de dev perso, les livres, on va dire, techniques le matin parce que je prends beaucoup de notes et les livres plutôt autobiographiques ou d’histoire le soir, si c’est une astuce.

Mister Fanjo : Si tu pouvais partager tes quelques lectures du moment. 

Alexis : Là, en ce moment… Alors là, je viens de commencer un livre qui s’appelle, je ne m’en souviens plus, L’esprit ensauvagé, quelque chose comme ça, de Maurice Rebeix, qui est quelqu’un que j’ai rencontré, qui en fait a vécu des années avec les Indiens d’Amérique, avec des tribus indigènes dans des réserves. C’est le début, je ne peux pas te dire, mais avant ça, c’était le dernier livre de Xavier Nel, et avant ça, Magellan, l’histoire de Magellan. Ça, c’est pour les livres du soir. Et pour les livres du matin, en ce moment, je lis un livre qui est extrêmement bien, qui s’appelle La vérité sur ce qui nous motive. Tu connais ?

Mister Fanjo : Daniel Pink, oui. Je l’ai résumé, celui-là. 

Alexis : Oui, que j’aime beaucoup parce que ça nous remet en perspective de toutes les croyances qu’on a sur la motivation, alors qu’en fait, il y a des études qui, depuis les années 70 qui montrent l’inverse. Notamment comme quoi la théorie de la carotte et du bâton ne marche que dans des niches de situation qui ne sont pas la majeure partie des cas. Alors qu’on voit que dans le monde de l’entreprise, dans la majeure partie des cas, c’est carotte et bâton et qu’en fait on sait depuis des décennies que ça ne fonctionne pas et on continue à matraquer. Je l’ai beaucoup aimé. Et juste avant ça c’était un livre sur l’organisation mais pareil je connais pas le titre si tu veux il est là moi je le lis. Je pourrais le retrouver.

Partie 3 : Son quotidien et conseils

Mister Fanjo : Merci déjà pour les recommandations. Si ça te va, je te propose d’enchaîner sur la dernière partie et les questions rafales. 

Première question, au quotidien, quelles applications logicielles utilises-tu le plus ? 

Alexis : Alors il y a une application que j’ai découvert qui est géniale, qui s’appelle OneSec, qui permet de mettre un filtre avant d’utiliser certaines applis. Par exemple Instagram, où en gros tu mets ce que tu veux comme blocage. Par exemple, moi c’est des exercices de respiration. Je ne les fais pas forcément, mais ça dure entre 3 et 5 secondes, donc c’est fatigant. Du coup, ça évite le démarrage intempestif …de tu t’ennuies, bam, tu ouvres Instagram. Du coup, vu que quand tu ouvres, tu as ça, des fois tu le refermes parce que c’est lent. Également, j’ai mis (alors j’étais dans le mode extrême), c’est-à-dire que ça me demande une intention, pourquoi j’y vais, est-ce que c’est pour lire des messages, voir les notifs, juste entertainment ou fuir un peu le quotidien. Donc j’ouvre, je mets mon intention, je mets combien de temps je vais être sur l’appli, par exemple 10 minutes, et j’ai l’exercice. Et au bout de 10 minutes, si j’avais mis que j’y allais 10 minutes et que c’est au bout des 10 minutes, eh bien ça me remet. l’exercice de respiration, ça me demande est-ce que tu veux quitter ? Je peux vous assurer que déjà, les ouvertures intempestives, j’en ai plus. Ah pardon, j’ai aussi mis un blocage de 30 minutes le matin. Ce qui veut dire que quand je me réveille, c’est pas le truc sur lequel je vais directement. Parce que j’avais ce défaut-là, et c’est hyper facile, hop tu t’ennuies, t’es pas trop réveillé, bam tu vas dessus, tu scrolles un peu. Et en fait, j’avais pas l’impression de passer beaucoup de temps, parce que j’ai passé pas fondamentalement beaucoup de temps, mais en fait, quand tu regardes des réels qui durent une minute, t’en regardes 10, ça va vite d’en regarder 10 parce que c’est fun. Moi c’est des trucs sur le kite, des trucs de moto enfin bref, c’est de l’entertainment à 10 ça va super vite, 10 minutes c’est énorme. Donc pas 30 minutes avant de me réveiller et du coup j’ai plus cet affichage d’ouverture intempestive par réflexe, et souvent quand j’ai mis un temps, même si je voudrais y aller plus j’y vais pas, donc ça c’est une appli qui est très utile. Après moi j’utilise pas mal Notion pour des notes. J’utilise beaucoup d’applis internes de logiciels pour la gestion de patrimoine et sinon c’est j’ai toute la suite Google donc je bosse avec Google Meet tout le temps et Gmail. Et les applis mobiles, Strava pour le sport, et après niveau méditation, Insight Timer, que j’aime bien, parce que c’est simple à utiliser, c’est gratuit, c’est accessible. Je n’utilise pas beaucoup d’applis en fait, et Waze pour me diriger. 

Mister Fanjo :  Autre question. As-tu un principe, une maxime ou une habitude que tu conseillerais à tout le monde de suivre ?

Alexis : Il y en a tellement. C’est dur. La citation que j’aime bien, c’en est une de Jim Rohn qui dit que l’important n’est pas le sens du vent, c’est la direction que tu donnes à tes voiles parce que le vent est le même pour tous. Autrement dit, déjà, ne te laisse pas balader par la vie et plutôt essaye d’avoir une vie intentionnelle plutôt que par défaut. Ça paraît vite dit, mais pour moi, c’est juste la différence entre les gens heureux et les gens malheureux. C’est que les gens malheureux, ils vont accepter tout ce qui arrive et un peu une fatalité de se dire, c’est comme ça. Et que beaucoup de gens heureux que je vois vivent leur vie intentionnellement, osent dire non, osent dire ce qu’ils pensent parfois, ou osent dire…. Essayer de mettre des ronds dans des carrés parfois parce que ça peut passer, et qui ont une vie intentionnelle et qu’ils s’écoutent. Ils se disent, tiens, finalement, moi, je me rends compte que je suis plutôt du soir, donc le matin, je ne peux pas travailler avant 9 ou 10 heures. Tiens, est-ce que je pourrais réorganiser ça ? Et même quand on est salarié, même quand il y a des trucs, on peut peut-être, en fait, si on demande, avoir cette vie intentionnelle. Plutôt que de subir le vent et se fatiguer, se dire, tiens, est-ce que je ne pourrais pas changer d’un petit degré les voiles ? En fait, ce serait bien pour tous.

Mister Fanjo : Autre question. Admettons que l’on te donne 100 euros, 100 euros, pardon, dans quoi les dépenserais-tu ?

Alexis : Dans des livres, sans doute, zéro doute. 

Mister Fanjo : Si tu étais président et que tu avais le pouvoir de faire aboutir n’importe quelle réforme, que changerais-tu en priorité ?

Alexis : Ça serait autour de l’éducation. L’éducation. les profs ne sont pas assez bien payés. Les méthodes d’éducation sont les mêmes depuis des décennies alors que le monde change . Alors quelles réformes je ne peux pas te dire je ne suis pas assez initié, il y a des gens bien plus compétents que moi. Mais en tout cas je me dis que s’il y a un problème et alors il y en a peut-être d’autres peut-être le médical et tout mais en tout cas l’éducation c’est ce qui va faire les générations de demain donc si on le fait bien a priori on va mettre des gens bien ça mettra peut-être une ou deux générations mais je me dis que c’est vraiment le truc sur lequel il ne faut pas lésiner et là-dedans on pourrait mettre l’égalité des chances tout ça mais déjà au moins essayer de vivre avec son temps et que les gens qui éduquent nos enfants soient heureux parce que c’est dur de rendre des gens heureux quand toi-même t’es pas heureux alors j’en vois qui sont passionnés de leur travail et très heureux et j’en vois aussi qui le sont moins et et et Dieu sait que l’environnement, et on en a parlé, c’est important, quand tu es tous les jours, que tu es un enfant de 9h à 16h30, avec quelqu’un qui n’est pas heureux, je pense que ça impacte en fait. Et ça ne devrait pas être comme ça. 

Mister Fanjo : De quel accomplissement es-tu le plus fier ?

Alexis : Mon accomplissement pro qui sert mon perso parce que c’est ce que j’ai réussi, c’est ce que je rêvais dans ma chambre quand j’étais en Pologne, jeune salarié, que je regardais des vidéos de gens qui bossaient d’où ils veulent quand ils voulaient. Aujourd’hui, c’est le cas et je l’ai fait de zéro. avec zéro client, sans rachat de portefeuille, sans argent de la famille, sans rien en fait. Et ce n’était pas si compliqué, ce n’était pas forcément facile, mais ce n’était pas compliqué. Et du coup, aujourd’hui, c’est ça qui me donne cette rage de me dire qu’en fait, chaque personne qui veut peut alors tout faire ou quoi, évidemment, on a tous des limites, des compétences peut-être, mais en tout cas, peut faire mieux, il peut y croire. Et j’ai tellement d’exemples et d’histoires de personnes qui ont réussi à faire des choses incroyables alors qu’ils partaient de très loin. C’est ça l’accomplissement c’est de savoir que c’est possible d’en être un exemple même si c’est rien aujourd’hui je suis pas grand monde enfin il y a plein de choses à faire mais ce que j’ai accompli c’est pas grand chose en tout cas pour moi c’est quelque chose que je pensais pas atteignable et si vite et puis aujourd’hui je suis un point où j’espère rien de mieux tu as tout ce qui vient venir ce sera du bonus et déjà et puis je suis heureux dans ma vie donc c’est un accomplissement d’être heureux dans tous les points tu vois en couple dans la santé dans la profession dans ce que je laisse au quotidien, enfin il y a tous les aspects qui sont chouettes. Donc ça c’est un bel accomplissement je crois. 

Mister Fanjo : Quelle étape aimerais-tu avoir franchie à la fin de l’année ? 

Fin d’année 2025 du coup, puisqu’on vient d’entrer dans 2025. Quelle étape ? Waouh. Je sais qu’on va l’atteindre, mais ça serait d’être plus d’une centaine. Aujourd’hui, j’accompagne 40 mandataires, ça serait de passer les 100.

Mister Fanjo : A ce propos, comment les personnes qui vont consulter cet épisode peuvent accéder à tes travaux et les suivre ? 

Eh bien, je me suis mis à publier pas mal sur LinkedIn, trois fois par semaine. J’espère tenir le rythme, plus dans l’idée d’avoir un carnet de ce que je pense. Je le fais plus pour moi que pour les autres, en fait. Donc, c’est une des manières de me retrouver. Et après, avec des amis et confrères, on organise pas mal d’événements autour de l’éducation financière, autour de l’entrepreneuriat, du leadership, à Paris, à Toulouse. Donc, c’est des événements ouverts à tous où on a à cœur de témoigner, de contribuer, de partager ce qu’on a pu apprendre, qui veut bien l’entendre. Et c’est des événements où il y a du rythme, donc on ne s’ennuie pas. Donc, oui, ça peut être par ça. Donc, l’idée, c’est juste de vous contacter sur LinkedIn, par exemple, et d’en discuter. 

Mister Fanjo : Tu as le mot de la fin. Que veux-tu dire pour conclure cette interview ?

Eh bien, je dirais action. Parce que rien n’arrive sans action. C’est très dur, mais c’est toujours plus facile une fois que c’est fait. Et c’est toujours plus difficile dans sa tête que dans la réalité. Et même si ça ne se passe pas comme prévu, on a appris. Et donc, on a une deuxième action à faire en ayant appris, donc en étant meilleur. Donc, action ! 

Les liens vers les travaux de Matteo

► Retrouvez Alexis sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/alexis-castro-71443645/

Consulter de nouvelles interviews 

Consultez la page du projet