Jordan B Peterson est un psychologue clinicien, professeur de psychologie et intellectuel canadien. Dans son livre, 12 règles pour une vie, il partage 12 principes pour s’améliorer, être plus heureux, devenir plus responsable… . Pour ce résumé, je vais essayer de présenter ces 12 règle et les clés qu’il  aborde pour chacune d’elle.

Vidéo

Fiche

Télécharger

Résumé

Règle 1 – Se tenir droit, les épaules en arrière

Les humains, comme la plupart des animaux, s’évaluent en partie par la posture. Une posture droite et assurée est synonyme de force et robustesse. A l’inverse, un posture affaissée est associée à un individu faible et vaincu.

Les êtres perçus comme faibles sont plus à même d’être persécutés par les plus forts. A l’opposé, la stature des forts agit comme une barrière de dissuasion. Pour reprendre les mots de l’auteur  “Si vous vous présentez comme vaincu, les autres réagiront envers vous comme si vous étiez en train de perdre. Si vous commencez à vous redresser, on vous regardera et on vous traitera de manière différente.”

L’auteur partage plusieurs conseils pour développer progressivement une posture assurée :

  • Faire preuve de force de caractère et exprimer le fond de sa pensée et ses désirs
  • Oser dire “non”. En affirmant son refus sans hésitation et en étant sincère dans ses propos, on réduit considérablement l’influence de l’oppression.
  • Oser laisser parler la colère et l’agressivité, mais toujours garder un langage de vérité et inciter à aller de l’avant
  • établir une routine et automatiser les gestes du quotidien. Des habitudes stables et fiables permettent de gagner en sérénité et simplicité.

Règle 2 – Prendre soin de soi comme on le fait avec les autres

Le constat de Peterson est simple : “Nous sommes plus à même d’administrer correctement un traitement à notre animal de compagnie qu’à nous-mêmes.” Nous prenons soin de nos proches et des autres mais nous avons tendance à nous négliger nous même. Pourtant, mieux on prend soin de soi, mieux on peut soutenir ceux qui nous sont chers. 

Pour commencer à s’occuper de soi correctement, il faut d’abord se connaître, prendre conscience de ses défauts et les corriger. 

Règle 3 – Choisir pour amis des gens qui souhaitent ce qu’il y a de mieux pour nous

Il n’y a rien d’égoïste à choisir des amis dont la présence sera bénéfique. Cependant il n’est pas simple de s’entourer de personnes bienveillantes et saines.

Peterson propose plusieurs pistes pour identifier les personnes qui nous veulent du bien :

  1. Elles ne tolèrent pas que l’on soit dans la négativité
  2. Elle veulent ce qu’il y a de mieux pour nous
  3. Elles nous encouragent à donner le meilleur de nous-même
  4. Elles cherchent à nous rendre la vie plus simple
  5. Elles sont prêtes à nous critiquer sévèrement pour notre bien
  6. Elles sont ravies de vous voir progresser

 

Règle 4 – Se comparer à la personne que l’on était hier, et non à quelqu’un d’autre

Il est inutile de se comparer aux autres, car nous sommes trop différents. D’une part, nous n’avons pas les mêmes objectifs. D’autre part, la réussite se mesure dans de multiples domaines comme la carrière, les amis, la famille, les projets personnels, les activités artistiques et sportives… . De plus comme l’écrit l’auteur : “Quels que soient votre talent ou la qualité de vos réalisations, il y aura toujours quelqu’un qui vous fera passer pour un incapable. “ Au lieu de se comparer aux autres, le plus judicieux est de comparer à soi-même.

Encore une fois, l’auteur explique que la solution est d’apprendre à se connaître. Cette étape est difficile car nous avons tendance à être aveuglés par nos désirs et incapables de voir les choses comme elles sont.

Une fois que l’on a fait le point, définit sa vision et ses objectifs, il faut chercher à s’améliorer un peu tous les jours. En adoptant cette philosophie, on progresse régulièrement et le référentiel de comparaison s’élève un peu chaque jour. Cela permet aussi de se concentrer sur la journée présente, de vivre dans l’instant et se consacrer pleinement à ce qui est à portée de main.

Règle 5 – Défendre à ses enfants de faire ce qui nous empêcherait de les aimer

Pour Peterson, le principal devoir des parents est de rendre leurs enfants désirables d’un point de vue social afin que ces derniers puissent obtenir des opportunités, de l’estime de soi et une certaine sécurité. Cette obligation prévaut sur toute responsabilité pour garantir le bonheur, encourager la créativité et stimuler l’amour-propre. 

Ainsi l’objectif d’un parent est d’optimiser l’apprentissage de leur enfant pour qu’ils puissent apprendre le plus de choses utiles à moindre coût. C’est pourquoi, les parents doivent prendre la responsabilité de discipliner et de punir leurs enfants. Sinon, ils laissent cette responsabilité au reste du monde. Or la société infligera aux enfants non disciplinés un traitement nettement plus douloureux.

L’auteur propose cinq principes d’éducation :

  • Principe 1 : “Limiter le nombre de règles car les mauvaises lois discréditent les bonnes.”
  • Principe 2 : “Employer la force tout juste utile à faire respecter ces règles”
  • Principe 3 : “Eduquer à deux”
  • Principe 4 : “Les parents doivent déterminer leur faculté à se montrer sévères, revanchards, arrogants, rancuniers, énervés et fourbes. »
  • Principe 5 : “Les parents ont le devoir de se comporter en intermédiaires du monde réel, cléments et attentionnés 

Finalement, une discipline adéquate aide l’enfant à acquérir un développement social et un maturité psychologique pour qu’il puisse s’épanouir dans la société.

Règle 6 – Balayer devant sa porte avant de critiquer les autres

La société et le monde semblent remplis de choses malveillantes, injustes, tragiques … qui nous font souffrir. Se faire critiquer au travail, se voir imposer une nouvelle taxe, se disputer avec un proche, prendre conscience que l’on est en mauvaise santé … .

Avant de se plaindre, critiquer ou rejeter la faute sur les autres, l’auteur invite à réfléchir à sa situation et faire preuve d’humilité. 

  • Peut être a-t-on de mauvaises habitudes qui nuisent à notre santé ou notre bien-être ? 
  • Peut être sommes-nous irrespectueux lors d’un conflit ? 
  • Peut être laissons-nous notre amertume et notre ressentiment nous entraîner vers le fond … ? 

Finalement peut être sommes-nous semblables aux gens que nous critiquons ?

Il faut du courage pour commencer à balayer devant sa porte et oser changer soi-même avant tout. Cette sixième règle rejoint une célèbre citation de Gandhi : “Sois le changement que tu veux voir dans le monde” (“Be the change that you wish to see in the world.” ).

Règle 7 – Se concentrer sur l’essentiel (et non le plus opportun)

Se concentrer sur l’essentiel est difficile car nous sommes constamment tentés par des petits plaisirs qui ne sont pas forcément avantageux (Procrastiner, manger des sucrerie, etc…).

Peterson propose un ensemble de préalables et d’actes pour se recentrer sur l’essentiel :

  • rechercher les gratifications différées et faire des sacrifices sur le court terme. Les personnes qui réussissent le mieux diffèrent leurs gratifications et négocient ainsi avec l’avenir.
  • Choisir de vivre selon ce que nous dicte notre conscience. En agissant ainsi, on conserve notre grandeur d’âme, nos idéaux et notre force.
  • Toujours lutter contre la souffrance. « Que pourrais-je faire de mon temps pour améliorer les choses, plutôt que de les aggraver ? »

Règle 8 – Dire la vérité, ou du moins ne pas mentir

L’auteur dispense ce conseil : “Si votre vie ne ressemble pas à ce qu’elle devrait être, essayez de dire la vérité. Si vous vous cramponnez désespérément à une idéologie, ou si vous vous complaisez dans le nihilisme, essayez de dire la vérité. Si vous vous sentez faible, exclu, désespéré ou perdu, essayez de dire la vérité.” Lorsqu’on falsifie, joue la comédie ou manipule ses paroles, on se corrompt et on affaiblit son caractère. Or, un caractère faible se fait faucher par l’adversité. 

L’auteur recommande surtout de ne pas se mentir à soi-même. C’est pourquoi il est encore une fois primordial de se connaître. C’est en faisant ce travail que l’on peut exprimer et structurer sa vérité afin que son esprit de s’épanouisse comme il entend. 

Règle 9 – Partir du principe que celui que l’on écoute en sait plus que nous

Le simple fait de prêter attention aux propos de ses interlocuteurs fait prendre conscience qu’il racontent des choses intéressantes, fabuleuses et absurdes. Les conversations sont souvent enrichissantes, riches d’enseignements et peuvent nous permettre de résoudre nos propres problèmes. Malheureusement nous ne savons pas écouter.

Carl Rogers, un psychothérapeute du XXe siècle a écrit : « La grande majorité d’entre nous ne sait pas écouter ; nous nous sentons obligés de juger, parce qu’il est trop risqué d’écouter. Cela demande avant tout du courage, ce dont nous manquons cruellement »

L’auteur propose un exercice pour s’entraîner à écouter. “Chacun ne peut prendre la parole qu’après avoir reformulé correctement l’idée et les sentiments de son interlocuteur, et lorsque ce dernier en est satisfait.” ». Cet exercice permet de s’assurer que l’on a bien compris, faciliter la mémorisation, construire et structurer son schéma de pensées.

Règle 10 – Etre précis dans son discours

Peterson développe une réflexion très intéressante sur la complexité des choses. D’après lui, “Le monde n’est simple que lorsque tout se passe bien”. Par exemple, il suffit que notre voiture tombe en panne pour que l’on se rende compte de notre véhicule est un système complexe et qu’on est peu compétent pour en comprendre tout le fonctionnement. Cette réflexion s’applique à de très nombreux cas.  On peut comprendre facilement les fonctionnalités d’un ordinateur cependant, il est beaucoup plus difficile d’assimiler le fonctionnement de tous les éléments et systèmes qui le composent. 

Pour ne pas être noyé dans la complexité du monde, le cerveau procède à un travail de structuration et simplification. Ainsi, exprimer ses propos avec avec attention, précision et clarté permet d’éviter au cerveau de faire cet effort supplémentaire de simplification.

Règle 11 – Ne pas déranger les enfants quand ils font du skate-board

Cette  règle peut se résumer au fait de ne pas empêcher les gens d’agir si on ne comprend pas les causes et conséquences profondes de leurs actes. Pour Peterson, les skateurs sont formidables, car ils prennent des risques pour vaincre le danger auquel ils se confrontent. Ils développent ainsi leurs compétences face au danger. Or pour lui, “c’est la compétence qui offre la plus grande des sécurités.”

Peterson critique les personnes qui empêchent les enfants de faire du skate sans en comprendre les véritables conséquences. Il constate que de nombreuses idéologies se concentrent davantage sur les actes sans considérer leurs causes et conséquences. C’est particulièrement le cas sur des sujets en lien avec l’inégalité homme/femme comme le patriarcat, la représentativité des sexes … . Certains érigent les inégalités entre les sexes en vice plutôt que d’essayer de comprendre les causes et conséquences profondes de ses inégalités.

Pour éviter cette erreur, l’auteur recommande de suivre la formule du psychanalytique Jung : « Si vous ne comprenez pas le sens des actes de quelqu’un, observez-en les conséquences et vous découvrirez ses intentions. ». Il explique aussi qu’il est de notre devoir d’exprimer nos besoins et les raisons qui nous poussent à agir.

Règle 12 – Caresser les chats que l’on croise dans la rue

Peut être pouvons nous résumer cette règle par la phrase qui conclut le chapitre : “Quand des choses tragiques sont devant nous et que nous sommes impuissants, nous devons garder les yeux ouverts sur ces petites choses qui font que la vie en vaut la peine.”

Les souffrances et les tragédies font partie de la vie. Il faut donc apprendre à les accepter et les traverser, car les exigences du quotidien ne s’interrompent pas uniquement parce qu’on a été frappé par une catastrophe. 

Peterson partage plusieurs recommandations pour traverser ces moments difficiles :

  • prendre le temps de discuter chaque jour du sujet qui nous préoccupe pour réfléchir et trouver des moyens de le gérer. 
  • Ne pas parler du sujet le reste du temps pour limiter ses effets 
  • Ne pas prévoir ce moment de réflexion le soir ou la nuit
  • Garder ses forces

Pour reprendre une jolie citation “ de l’écrivaine Vivian Greene qui illustre cette dernière règle :  “la vie ce n’est pas attendre que l’orage passe. C’est apprendre à danser avec la pluie” (“Life isn’t about waiting for the storm to pass…It’s about learning to dance in the rain. “)  

Conclusion

Jordan Peterson propose 12 règles pour s’améliorer, être plus heureux, devenir plus responsable :

  1. Se tenir droit, les épaules en arrière
  2. Prendre soin de soi comme on le fait avec les autres
  3. Choisir pour amis des gens qui souhaitent ce qu’il y a de mieux pour nous
  4. Se comparer à la personne que l’on était hier, et non à quelqu’un d’autre
  5. Défendre à ses enfants de faire ce qui nous empêcherait de les aimer
  6. Balayer devant sa porte avant de critiquer les autres
  7. Se concentrer sur l’essentiel (et non le plus opportun)
  8. Dire la vérité, ou du moins ne pas mentir
  9. Partir du principe que celui que l’on écoute en sait plus que nous
  10. Etre précis dans son discours
  11. Ne pas déranger pas les enfants quand ils font du skate-board
  12. Caresser les chats que l’on croise dans la rue

_______________

Lien affilié Amazon : 12 règles pour une vie – Jordan B. Peterson

_______________

 Retour sur la page du projet P04 – Résumés de livre

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *