Par ici la sortie – Michaël Ferrari – Résumé

Comment passer d’une commission de surendettement à la liberté financière ? A travers son livre, Par ici la sortie (lien affilié), l’auteur expose les principes qui lui ont permis de mettre progressivement son argent au service de ses rêves. Il organise ses conseils par l’intermédiaire 5 étapes pour lesquelles nous allons extraire les idées essentielles à travers ce résumé. C’est parti !✅

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Résumé : Par ici la sortie – Michaël Ferrari

Le parcours de Michaël Ferrari

L’expérience du surendettement

Durant sa jeunesse, Michaël Ferrari explique que ses parents ne roulaient pas sur l’or. Surendettés, ils risquaient de perdre leur maison. Cette expérience renforce l’auteur dans sa volonté de prendre le contrôle de sa liberté financière.

L’importance du diplôme

Étudiant, il cumule des petits boulots pour payer ses études et acquérir un diplôme. De son point de vue, le savoir se transforme en compétences qui ont de la valeur. Après l’obtention d’un bac+2 en informatique, il décroche un CDI. Cependant, il déchante rapidement lorsque son entreprise embauche un stagiaire plus diplômé et mieux payé mais qui travaille moins bien. Il constate ainsi qu’un bac + 5 est un raccourci pour gagner dix ans d’expérience et améliorer sa rémunération. 

Le manque d’intérêt dans les postes bac+5

Il se relance dans les études et empoche un bac + 5 en management et technologies de l’information. Après son stage de fin d’étude, il décroche un poste de consultant informatique en CDI. Mais il démissionne au bout de deux mois seulement car le boulot est sans intérêt. Il trouve de nouveaux employeurs et obtient un niveau de revenus correct. Malgré tout, les postes restent vides de sens et les perspectives d’évolution sont limitées.

L’expérience en freelance

Il s’intéresse alors à l’entreprenariat et décide de se mettre à son compte en tant que freelance. Mais là encore, il lui manque une pièce essentielle à son puzzle : le temps. C’est alors qu’il se lance dans la quête de développer sa liberté temporelle et financière. Il partage son expérience et ses enseignements à travers 5 étapes que nous allons découvrir dès à présent.

Étape 1 : Prendre conscience de sa prison dorée

Une prison sans barreau

Au cours de ses expériences professionnelles, Michaël Ferrari constate que sa liberté est en danger. De son point de vue, le monde du travail revient à signer le contrat suivant : échanger 90% de son temps et sa liberté pour être libre les 10% du temps restants mais avoir seulement assez d’argent pour survivre. Or attendre la retraite pour être libre de son temps est un piège à éviter.

La retraite : un modèle dépassé

Selon l’INSEE, l’espérance de vie en bonne santé est d’environ 64 ans en 2019. Vouloir être dédommagés au moment où ils sont sur le déclin est plutôt une mauvaise option. C’est pourquoi, l’auteur considère que le système de la retraite est défaillant et obsolète.

L’importance de s’occuper de son argent.

La solution pour s’extirper de cette prison sans barreau passe par le fait de prendre les rênes de sa liberté financière. L’une des premières règles à comprendre est que l’important n’est n’est pas combien on gère mais ce que l’on fait avec ce que l’on a.

Étape 2 : Faire un bilan 

Etablir la liste de ses dépenses

Pour reprendre une citation de l’écrivaine Vicki Robin : “l’indépendance financière n’a rien avoir avec le fait d’être riche. C’est l’expérience d’avoir assez.” La clé est de connaître la somme d’argent que l’on a besoin tous les mois pour mener la vie dont on rêve ? Pour répondre à cette question, l’auteur suggère de commencer par établir la liste de ses besoins actuels en s’intéressant à ses dépenses. 

Se constituer une épargne de sécurité

Ensuite, il convient de se constituer une épargne de précaution. Il s’agit d’un matelas de sécurité qui représente trois à six mois de dépenses mensuelles. Ce capital sert à payer les dépenses imprévues : contraventions, matériel à remplacer, ennuis de santé…

Mettre de l’ordre dans ses comptes

En parallèle, il est nécessaire de remettre de l’ordre dans ses finances. Voici plusieurs actions à appliquer par ordre des priorités : 

    1. A partir de la liste de ses dépenses, décider celles à conserver et celles à supprimer
    2. Rembourser les mauvaises dettes
    3. Constituer une épargne de précaution
    4. Epargner pour financer ses projets

Engager le changement

Michael Ferrari présente trois statistiques pour mettre en perspective l’importance de prendre en main ses finances : 

    • La majeure partie de la fortune de Warren Buffet s’est constituée après ses 52 ans
    • Il suffit de 4 ans de liberté financière pour obtenir plus de temps qu’un salarié qui travaillera 42 ans à raison de 30 jours de congés par an
    • A 40 ans, le temps restant à passer avec nos parents est épuisé à 90%

Étape 3 : Maîtriser les savoirs fondamentaux de la souveraineté temps/argent

L’intelligence financière, c’est-à-dire la capacité à organiser sa liberté économique, est un ensemble de connaissances pratiques autour de l’argent et de l’investissement.

La liberté temporelle est la première forme de richesse

Un principe fondamental est de comprendre que notre temps est la ressource la plus rare que nous ayons. Pour développer sa liberté temporelle, il faut consentir à faire des sacrifices sur le court terme pour en profiter sur le long terme. Cette phase de développement demande beaucoup d’efforts et dure entre cinq et dix ans. La finalité est d’arriver au moment où l’on a suffisamment d’argent et de souplesse temporelle pour choisir ses contraintes. 

A ce propos, le salariat correspond à une prison dorée qui nous empêche de consacrer notre temps à ce qui est le plus important. Il existe très peu de métiers où le revenu horaire est très élevé. Le seul moyen est de développer des revenus passifs qui ne dépendent pas de notre temps (immobilier, dividendes, royalties…).

L’arbitrage géographique

La seconde forme de richesse est la liberté géographique. Les revenus doivent être indépendants de l’endroit où l’on se trouve. A ce propos, le lieu de résidence est un levier qui a un impact non négligeable sur ses dépenses, notamment car le coût de la vie fluctue en fonction de la zone géographique où l’on réside. L’important est d’élaborer un projet de vie qui tient compte du lieu et du cadre de vie désirés.

Développer des revenus passifs

La troisième forme de richesse est la liberté financière qui a un impact direct sur la liberté temporelle et géographique. Tout l’enjeu est de développer de multiples sources de revenus passifs. Pour ce faire, les trois piliers où investir ses efforts sont l’immobilier, les placements financiers (Bourse/crypto monnaie) et l’entrepreneuriat.

Produire au lieu de consommer

En tout cas, l’enrichissement passe obligatoirement par l’action et un travail de production. Cela repose sur plusieurs principes : 

    • Investir habilement son énergie
    • Eviter les écrans
    • Apporter de la valeur

Le développement de ses talents

Un travail de création est forcément lié à des compétences qu’il faut faut chercher à développer pour s’enrichir. Au-delà de l’intelligence académique, il est primordial de travailler son intelligence pratique. La clé est de trouver une activité à l’épicentre de ses talents et faire preuve de débrouillardise, quitte à apprendre en pratiquant. 

Cinq distinctions à faire

Michael Ferrari partage également 5 pièges à éviter : 

    • Les gens mentent, leurs actions parlent pour eux
    • Un “Je suis débordé !” Ne doit pas être pris pour comptant 
    • Ce n’est pas parce qu’il est poli qu’il est d’accord
    • Les bonnes et mauvaises dettes sont à distinguer
    • Ce n’est pas parce que c’est cher que c’est bien

Accepter l’échec

Il est aussi capital de considérer que tout le monde a le droit à l’erreur. Expérimenter quitte à se tromper est même le seul moyen de progresser. Or, le système actuel est inadapté car il tend à sanctionner les erreurs.

Étape 4 : Investir sur les trois piliers de la liberté financière

Pour reprendre les mots de l’auteur, “la véritable richesse est de posséder des actifs qui vous font gagner de l’argent, indépendamment du temps que vous y passez.”

Pilier n° 1 : Entreprendre et créer des actifs numériques

Le rôle d’un entrepreneur est d’identifier un problème et mobiliser des ressources pour le résoudre. Internet et la dématérialisation ont permis de démocratiser et faciliter l’entrepreneuriat.

Quelques recommandations pour se lancer 

Voici plusieurs conseils généraux pour lancer son propre business : 

    • Trouver une idée en adéquation avec ses talents et aspirations en reprenant des idées existantes, en se focalisant sur des frustrations rencontrées au quotidien ou en créant un produit/service lié à son métier actuel
    • Identifier les besoins et les attentes du client en prenant le temps d’écouter ce que les gens disent et en étudiant ce qu’il font
    • Apporter de la valeur et créer du lien en faisant attention de tenir ses promesses, en étant juste ou en réparant ses erreurs
    • Vendre à sa juste valeur en utilisant le système de la prévente et surtout en passant à l’action.
Les différents modèles de l’entrepreneuriat

Michaël Ferrari présente 5 modèles entrepreneuriaux :

    1. Modèle 1 : free-lance. Le freelancing est la manière la plus simple d’entreprendre mais les revenus sont vite plafonnés car l’activité revient à échanger ses compétences et son temps contre de l’argent. Plusieurs services sont souvent recherchés en free-lance  : développeur, assistant de direction, consultant marketing, support client, copywriter, consultant en IA… . 
    2. Modèle 2 : Influenceur. L’objectif est de créer du contenu et le monétiser. La difficulté est que l’activité s’appuie sur le marché saturé de l’attention. La clé est de se démarquer grâce à son unicité soit en se positionnant comme un expert, soit en créant du contenu original, soit en tenant des propos à contre-courant.
    3. Modèle 3 : Infopreneur. La création de produits d’information consiste à packager de l’information en la présentant comme une solution à un problème précis
    4. Modèle 4 : e-commence. L’activité revient à vendre des produits qui ne sont pas les nôtres
    5. Modèle 5 : Création d’une agence en ligne. C’est l’évolution du modèle de free-lance. Le service vendu est effectué par des tiers qui travaillent pour le compte du propriétaire du business. L’agence agit comme un intermédiaire entre la demande et les fournisseurs.

Pour démarrer, l’idée est de trouver une activité entrepreneuriale à la frontière de ses compétences, de ses aspirations et des besoins des gens.

Pilier n° 2 : Investir dans l’immobilier

Inconvénients et avantages

L’immobilier est une forme d’investissement permettant de s’enrichir sans capital de départ, notamment grâce à l’effet de levier du crédit. C’est aussi l’une des formes de revenus les plus prévisibles et stables.

Toutefois, on peut lister plusieurs désavantages par rapport à d’autres classes d’actif : 

    • L’immobilier résidentiel dépend énormément du facteur humain
    • C’est un investissement peu liquide
    • La fiscalité est complexe et assez élevée si l’on si prend mal
    • La réglementation est instable 

Ces inconvénients sont à coupler avec des craintes comme la peur d’un effondrement du marché, la peur des travaux, la peur de la gestion des locataires, ou la peur de l’endettement.

Réussir un investissement locatif

Michaël Ferrari détaille sa méthode pour aborder sereinement un investissement immobilier locatif. Voici un bref résumé de ses recommandations : 

    • Viser à minima un investissement qui s’autofinance
    • Se créer la bonne affaire en osant transformer, modifier, améliorer ou rénover un bien
    • Ne pas hésiter à négocier 
Transformer la banque en allié

Le financement de l’opération est le nerf de la guerre, car l’enrichissement dans l’immobilier repose sur l’effet de levier du crédit. Pour développer une bonne relation avec les banques, la clé est de soigner son profil client en maîtrisant son taux d’endettement, sa situation professionnelle, ses revenus et son comportement bancaire. Il convient aussi de travailler sérieusement la présentation de son projet pour que la banque puisse facilement mesurer son risque.

Faire les bons choix fiscaux

En parallèle, il faut aussi comprendre que l’anticipation de la fiscalité est un point crucial de la réussite de son opération immobilière. Un premier point est de différencier les bien détenus en nom propre et ceux détenus via une société. Par exemple : 

    • la fiscalité d’un bien détenus en nom propre mis en location nue est punitive, l’imposition va de 17% plus de 62% en fonction des revenu
    • la location meublée non professionnelle (LMNP) est plus avantageuses

L’auteur présente un tableau synthétisant la fiscalité immobilière en fonction des différents moyens de détention d’un bien. On peut aussi retenir que l’optimisation fiscale dépend de la durée de location (courte ou longue durée) ou du type de bien (logement à usage d’habitation, local commercial…)

Pour se lancer dans l’immobilier, il est primordial de prendre le temps de réfléchir à sa stratégie d’investissement pour l’adapter à son profil et ses objectifs.

Pilier n° 3 : Investir en Bourse et en crypto monnaie

La philosophie de l’auteur consiste à investir régulièrement en minimisant son risque, en optimisant la performance et en y passant le moins de temps possible. Pour ce faire, il prône une forme d’investissement passive sur le long terme. 

Les avantages et inconvénients de la bourse

Contrairement à l’immobilier, l’investissement boursier est généralement plus simple. Il est possible d’investir partout dans le monde grâce à une simple connexion internet. Par contre, la bourse nécessite un capital initial. Il vaut mieux laisser tomber cette forme d’investissement, si l’on a moins de 100€ à placer tous les mois. 

Un investissement long terme

La rentabilité des placements boursiers est aussi énormément corrélée à la durée de d’investissement. Grâce aux intérêts composés, plus l’horizon de placement est grand, plus la rentabilité est élevée. C’est pourquoi il est préférable d’investir régulièrement et le plus tôt possible. Par contre, il vaut mieux miser uniquement de l’argent dont on a pas directement besoin. Le montant du placement est à déterminer en fonction de la rente mensuelle que l’on souhaite et du temps dont on dispose.

Passer à l’action grâce à l’investissement programmé

Selon l’auteur, la stratégie à privilégier revient à investir tous les mois sur un ETF dit “large” sur un horizon de placement de plusieurs dizaines d’années. C’est le cas des  ETF du S&P500 qui répliquent un panier des 500 plus grandes entreprises américaines. Ces produits financiers engendrent peu de frais et absorbent mieux les risques de variations du capital. Pour se lancer, il suffit d’ouvrir un compte titre chez un courtier et de passer un simple ordre d’achat.

L’allocation d’actif dans son portefeuille

Une autre recommandation consiste à diversifier ses investissements selon plusieurs classes d’actifs, dans les proportions adaptées à son profil. Un repère courant est d’avoir 100 moins votre âge comme proportion maximum en actions. L’auteur suggère de se baser sur le portefeuille permanent d’Harry Browne : 25 % d’obligations, 25 % d’actions, 25 % d’or et 25 % de cash. L’idéal est d’acheter un ETF pour chacune de ces quatre classes d’actifs (des exemples de titres sont donnés dans le livre). 

Pour finir, il existe aussi deux alternatives à coupler à l’investissement boursier : le crowdfunding immobilier et la cryptomonnaie en particulier le Bitcoin.

Étape 5 : Pérenniser et optimiser

La liberté financière doit rester une activité plaisante. Voici plusieurs idées à mettre en œuvre dans la durée pour se prémunir des principaux facteurs d’échecs : 

    • Ne pas se laisser porter par ses envies passagères. L’idée fondamentale est que toutes les envies auxquelles on succombe demandent soit du travail, soit de repousser la date à laquelle on sera libre financièrement.
    • Constituer sa dream team. L’auteur suggère de considérer que l’on est à la tête d’une entreprise dédiée au développement de sa liberté financière et qu’à ce titre, on doit s’entourer de personnes clés.
    • Préférer la prudence à la maximisation de la rentabilité. Pour cela, il est indispensable de connaître son objectif et de s’y tenir.
    • Contrôler ses dépenses. A ce sujet, il faut comprendre que la résidence principale est un des principaux postes de dépenses. Parfois, il vaut mieux louer qu’acheter, voire acheter plus petit ou même acheter grand mais louer une partie.
    • Organiser son patrimoine en tenant compte de quatre paramètres : la fiscalité, la sécurité juridique, la transmission et enfin la protection sociale.

Conclusion

A la fin du livre, Michael Ferrari insiste sur le fait de ne pas oublier d’être heureux. Pour conclure en citant ses mots : “afin de pérenniser votre liberté financière, assurez vous qu’elle vous rend heureux dans la durée et que les activités que vous choisissez vous apportent, elles aussi, tout autant de bonheur.”

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Construire un second cerveau – Tiago Forte (Résumé)

A travers ce livre, Construire un second cerveau (lien affilié), l’auteur propose un système pour révolutionner notre approche de la productivité. Il s’agit d’une méthode complète pour organiser sa vie numérique et libérer son potentiel créatif. Sa promesse est de nous aider à 

retrouver instantanément toute information, organiser ses idées, et connecter les points communs afin d’avancer drastiquement sur ses projets. Découvrons l’essentiel des différents chapitres dans ce résumé. C’est parti !

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Résumé : Construire un second cerveau – Tiago Forte

La promesse d’un second cerveau

Le second cerveau représente un système qui permet d’organiser ses pensées et sa vie numérique. Pour Tiago Forte, il y a de multiples avantages de mettre en place un tel système : 

    • Retrouver en quelques secondes tout ce que l’on a appris, touché ou pensé dans le passé. 
    • Sauvegarder ses meilleures idées afin de s’éviter d’avoir à réinventer la roue.
    • Connecter les informations et prendre conscience de points communs entre différents projets.
    • Adopter un système fiable pour partager son travail avec aisance
    • Se détendre et se déconnecter en sachant que l’on dispose d’un système permettant de n’oublier aucun détail. 
    • Passer moins de temps à rechercher des choses

Qu’est ce qu’un second cerveau ?

L’expérience de l’auteur

Alors qu’il était malade, Tiago Forte désespérait de trouver un remède. Même les traitements puissants le soulageaient que temporairement. Il décida alors de noter ce qu’il ressentait et pensait sur un calepin. Ses notes l’aidèrent à mieux gérer sa condition de malade chronique et même à guérir. Il prit conscience que ce mode d’organisation facilitait la résolution de ses problèmes et produisait des résultats immédiats. En l’appliquant à d’autres domaines de vie, cette approche lui permit de d’organiser l’information de manière globale pour toutes sortes d’objectifs et projets. Une fois l’information en main, il était plus facile de l’utiliser pour répondre à ses propres besoins tout en étant utile à autrui. C’est ce système de gestion de l’information que l’auteur nomme “second cerveau”.

Un système de gestion de l’information

Pour lui, notre succès professionnel et notre qualité de vie dépendent directement de notre capacité à gérer l’information de manière efficace. Au cours de l’histoire, les individus éduqués se servaient de mémentos pour lier entre elles des bribes d’information d’origines variées et comme source d’inspiration. La clé est d’appliquer la même approche en considérant les notes comme des briques de savoir qui permettent de créer de multiples relations entre l’information, la technologie et nous-mêmes. Il s’agit d’un mix entre un cahier d’étude, un journal intime et un carnet de croquis pour ses idées. 

De nos jours, la technologie améliore grandement la prise de notes et facilite l’utilisation d’un mémento. Les carnets numériques ne se délabrent plus, nous avons moins de risque de les perdre, ils intègrent des fonctions de recherche et ils sont disponibles partout et tout le temps.

Le fonctionnement d’un second cerveau

Dans les faits, notre second cerveau est comme assistant personnel qui contribue à rendre quatre services essentiels

    • concrétiser nos idées
    • mettre en lumière de nouvelles associations
    • faire germer de nouvelles idées
    • affûter nos perspectives dans leur singularité

Le centre neurologique du second cerveau repose sur une application de prise de notes comme Microsoft OneNote, de Google Keep, d’Apple Notes, de Notion ou d’Evernote. Ces technologies offrent des avantages indéniables par rapport aux notes papiers, notamment avec les fonctionnalités de recherche, partage, sauvegarde, édition, création de liens, synchronisation entre appareils…

En tout cas, la gestion des connaissances personnelles passent par trois étapes clés : 

    • Se souvenir en sauvegardant des faits et des idées
    • Connecter les idées
    • Créer de nouvelles choses en transformant le savoir

Tiago Forte propose une méthode en quatre étapes pour ne plus rien oublier d’important. Elle se résume avec l’acronyme CODE : 

    • Capter : conserver ce qui résonne en nous
    • Organiser : sauvegarder en vue d’une utilisation future
    • Distiller : faire en sorte que la note soit utile à l’avenir
    • Exprimer : mettre en application son savoir

Les quatre étapes de la méthode CODE

Capter : garder ce qui résonne en soi

Le but est de se constituer un recueil personnel de connaissances en vue de générer des idées à partir de ses notes. Cette banque de savoirs doit comprendre tout type d’informations, exceptés : 

    • Les informations sensibles qui devraient être sécurisées.
    • Les documents qui demandent une application dédiée pour être exploitables.
    • Les fichiers très volumineux.
    • Les contenus collaboratifs.

L’idéal est de noter tout ce qui peut nous aider à trouver des réponses aux questions que l’on se pose sur des thèmes divers et variés tels que l’investissement, le sommeil, le quotidien, la carrière professionnelle, les livres à lire… . Pour dresser cette liste, il convient d’utiliser des critères de captation pour éviter de référencer tout et n’importe quoi. Voici 

quatre filtres à utiliser : 

    • est-ce inspirant ?
    • est-ce utile ?
    • est-ce personnel ?
    • est-ce surprenant ?

Grâce à la technologie, il est facile de partager, exporter ou sauvegarder un contenu dans son mémento numérique. L’auteur donne plusieurs conseils pour capter les informations intelligemment : 

    • Compiler des extraits plutôt que des articles ou des passages complets
    • Référencer la source de l’information
    • Préférer reformuler avec ses propres mots
    • Ecrire ses expériences et réflexions intérieures

S’organiser : sauvegarder ses actifs en vue d’une utilisation future

Il faut voir le second cerveau comme une cathédrale mentale dans laquelle pénétrer à chaque fois que l’on a envie de s’isoler du monde extérieur pour imaginer le nôtre. La première étape sert à capter des informations (accumuler des matériaux de construction). Cette seconde étape consiste à organiser l’information (les matériaux) selon leur degré d’exploitabilité. Pour ce faire, l’auteur suggère de classer chaque ressource selon quatre catégories d’informations universelles que l’on peut résumer par l’acronyme PARA.

    • Les projets (Projects) : les activités limitées dans le temps pour lesquelles on est actuellement engagé.
    • Les domaines (Areas) : Les responsabilités à long terme que l’on souhaite gérer dans la durée
    • Les ressources (Ressources) : Les sujets potentiellement utiles à l’avenir
    • Les archives (Archives) : les informations devenues inactives issues des trois autres catégories.

Voici la check-list pratique que propose l’auteur pour ranger chaque note : 

“Pour quel projet cette note me sera-t-elle la plus utile ? Si aucun : pour quel domaine sera-t-elle la plus utile ? Si aucun : à quel type de ressources est-elle liée ? Si aucun : ranger dans les archives.”

En d’autres termes, l’idée est d’organiser ses idées en fonction de leur destination, c’est-à-dire les objectifs qu’elles vont nous aider à atteindre. Chaque projet doit correspondre à une liste de notes unique. 

Distiller : Aller à l’essentiel

Une fois les notes référencées et organisées, le but va être de les affiner afin de pouvoir les utiliser ultérieurement. Pour survivre à leur voyage vers l’avenir, elles doivent être “découvrables”. Dit autrement, on doit être en mesure de voir immédiatement ce qu’elles contiennent et accéder aux points spécifiques qui nous sont utiles. A ce sujet, il existe l’astuce du surlignage 2.0 et la synthèse progressive.

Cette technique revient à traiter activement les informations, à les relier à des idées existantes, et à les intégrer dans une structure cognitive cohérente de sorte à faire ressortir les points essentiels, notamment par un travail de surlignage. Cela passe également par un travail d’élagage qui vise à éliminer les détails et faire ressortir l’extraordinaire. Trois erreurs sont à éviter : 

    • surligner à l’excès. Seul 10 à 20% du contenu doit être repris
    • surligner sans but précis
    • compliquer le surlignage

En bref : identifier l’essentiel dans ses notes permet d’avancer plus efficacement sur ses activités.

Exprimer : Montrer son travail

Pour progresser sur nos projets, Tiago Forte nous invite à nous exprimer au plus tôt, par petite brique et le plus fréquemment possible pour obtenir du feed-back. C’est pourquoi, il est souvent pertinent de décliner ses tâches en petites étapes et d’agir dès que l’on a suffisamment d’éléments pour avancer sur l’une d’elles. Au niveau de ses notes, cela se retranscrit par la création de cinq briques intermédiaires réutilisables : 

    • Les notes distillées
    • Les rebuts
    • Le travail en cours
    • Les livrables finalisés
    • Les documents créés par autrui

Le secret est de produire régulièrement de petits travaux, puis de réutiliser le travail passé pour créer une meilleure production. En ce qui concerne le mémento numérique, l’auteur propose 3 méthodes de réutilisation des notes : 

    • Utiliser la fonction recherche pour naviguer dans ses collections de savoirs personnels
    • Parcourir ses notes manuellement au gré de ses projets et envies
    • Utiliser des balises pour établir des connexions entre plusieurs catégories

Finalement par “montrer son travail”, l’auteur entend : 

    • Récupérer une idée pile au moment où l’on en a besoin
    • Chercher à collaborer pour obtenir des feedbacks
    • Mettre en œuvre ses idées et ses connaissances pour finaliser ses projets

Réaliser ses projets

Exécuter avec créativité

Tous les processus créatifs suivent le même mouvement : une alternance de phases de divergence et de convergence. La phase divergence correspond à l’état de génération de nouvelles idées qui demande de la spontanéité, du chaos et du désordre. Il s’ensuit la phase d’exécution associée à la phase de convergence. 

Si l’on fait le parallèle avec la méthode CODE : 

    • Les deux premières étapes (Capter et Organiser) correspondent à la divergence. C’est le moment où on fait des recherches, où l’on explore et on accumule des idées
    • Les deux étapes suivantes (Distiller et Exprimer) sont la phase de convergence. On ferme la porte à de nouvelles idées et on commence à construire quelque chose à partir des briques de connaissances déjà constituées.

L’auteur liste trois stratégie pour donner corps à un travail créatif : 

    • Créer des ponts en se constituant un archipel d’idées
    • Utiliser l’élan d’hier pour son travail du jour. Une astuce revient à commencer l’étape du lendemain pour faciliter son démarrage le jour J
    • Réduire la portée en produisant quelque chose de plus modeste et concret plutôt que d’attendre que tout soit parfait pour commencer

Mettre en place des habitudes pour soutenir son organisation numérique

Il est primordial que les espaces de travail virtuels soutiennent notre productivité (au lieu d’interférer avec elle). Pour encourager une productivité durable, il est judicieux d’établir des listes de contrôle en identifiant clairement les étapes indispensables pour lancer et clôturer chaque projet. Ensuite, il est recommandé de mettre en place des revues régulières. Une revue hebdomadaire sert à ne pas se laisser submerger. Une revue mensuelle permet de contrôler et être au clair sur ce que l’on fait. 

Au bout du compte, la clé est de considérer ses notes numériques comme un environnement de travail et non comme un bête moyen de stockage. A ce titre, le système doit être utilisé et rester souple. 

Trouver sa voie pour s’exprimer

Finalement, le fait de se construire un second cerveau est une entreprise de développement personnel. L’intérêt est de pouvoir y stocker ses pensées afin de les rendre moins vulnérables au passage du temps. Le but ultime est de devenir le chef de bord de sa vie plutôt qu’un simple passager. Cette nouvelle identité offre de nouvelles perceptives : 

    • Tendre de la pénurie à l’abondance
    • Tendre de l’obligation au service
    • Tendre de la consommation à la création

Conclusion

Pour se lancer au mieux dans cette aventure, voici douze points à mettre en œuvre dès à présent pour se construire un second cerveau : 

    1. Décider de ce que l’on veut capter
    2. Choisir une application de prise de notes,
    3. Sélectionner un outil de captation de contenus.
    4. Mettre en application le système d’organisation PARA
    5. S’inspirer en identifiant nos douze problèmes les plus récurrents.
    6. Surligner pour capter automatiquement les passages les plus importants
    7. S’entraîner au résumé progressif.
    8. Se concentrer sur une brique intermédiaire
    9. Finaliser un livrable.
    10. Planifier une revue hebdomadaire.
    11. Évaluer son degré de compétence en prise de notes.
    12. Ne pas lâcher ce qui résonne en nous.

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La psychologie de l’argent – Morgan Housel (Résumé) 

Dans ce livre, La psychologie de l’argent (lien affilié), l’auteur partage une vingtaine de leçons intemporelles sur la richesse, la cupidité et le bonheur. Son objectif est de nous aider à prendre des décisions financières plus avisées.  Pour cette synthèse, découvrons l’essentiel de la vingtaine d’enseignements qu’il propose. C’est parti !

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Résumé : La psychologie de l’argent – Morgan Housel

Du point de vue de l’auteur, la réussite financière est davantage liée à l’attitude qu’à l’intelligence. Autrement dit, l’argent relève plus de la psychologie que de règles physiques. Ainsi, un individu peut s’enrichir s’il possède un petit nombre d’aptitudes comportementales. 

1. Comprendre que chacun agit raisonnablement en fonction de ses expériences personnelles.

Bien que les gens semblent adopter des comportements financiers irrationnels, personne n’est véritablement « cinglé ». En réalité, chacun agit en fonction de son vécu personnel. Par exemple, les visions de l’inflation, de la Bourse ou du chômage seront complètement différentes d’une génération à l’autre à cause du contexte économique dans lequel les gens ont évolué. Leur conception de l’argent se forge dans des mondes totalement différents. De ce fait, un comportement financier considéré comme extravagant par un groupe paraîtra parfaitement logique à un autre. En fait, chacun fait des choix qui lui paraissent raisonnables à un instant en fonction de ses expériences.

2. Considérer que les choses ne sont jamais ni aussi formidables ni aussi terribles qu’il n’y paraît.

Notre interprétation d’un résultat financier est soumise à un biais perceptuel. D’un côté, nous préférons imputer la responsabilité de nos échecs à la malchance. D’un autre côté, nous avons tendance à attribuer les erreurs des autres à leurs mauvais choix. Une gestion financière efficace, suggère plutôt de démêler les rôles de la chance, du talent et du risque. Morgan Housel propose d’appliquer deux principes : 

    • Prendre le temps de réfléchir avant d’admirer certains sans réserve et de mépriser d’autres en espérant ne jamais leur ressembler
    • Prêter davantage attention aux grandes tendances plutôt qu’aux cas particuliers.

3. Stopper la spirale du “jamais assez”

Nous devons dompter le besoin impérieux de gagner encore plus au point de tout risquer. L’auteur propose plusieurs réflexions sur le sujet : 

    1. La compétence la plus difficile à acquérir dans le domaine financier est d’apprendre à stopper l’inflation de ses désirs.
    2. La cause racine de ce problème est la comparaison sociale : vouloir plus et mieux que son voisin
    3. Juger qu’on a assez, c’est comprendre que vouloir toujours plus peut mener à des actions que l’on risque de regretter.
    4. Il y a quantité de choses qui ne valent pas la peine d’être risquées, comme le respect des autres, la liberté ou encore avoir une famille et des amis.

4. Privilégier les rendements composés sur le long terme

Plutôt que d’exercer une force folle pour générer des résultats colossaux, il est préférable de se concentrer sur de petits efforts constants sur le long terme. L’investisseur Warren Buffett est une illustration de cette philosophie. Il a construit sa fortune grâce à la magie des intérêts composés en commençant par investir jeune et en ayant persévéré pendant plus d’un demi-siècle. Plutôt que de consacrer tous ses efforts à la maximisation du rendement, il vaut mieux viser un rendement correct que l’on peut maintenir le plus longtemps possible. 

5. Viser la sobriété pour rester riche

Pour l’auteur, il existe de multiples moyens pour s’enrichir et un nombre incalculable d’ouvrages qui les exposent en détail. En revanche, il n’existe qu’un seul moyen de rester riche et il repose sur un subtil mélange de sobriété, d’humilité et de paranoïa. Appliquer cet esprit de survie revient à suivre trois grands principes :

    • Chercher à devenir financièrement indestructible plutôt que viser l’obtention de rendements maximaux.
    • En plus de planifier, il est important de prévoir que les choses puissent pas se réaliser comme prévu.
    • Etre optimiste face à l’avenir mais paranoïaque face à ce qui pourrait se trouver en travers du chemin.

6. Considérer l’importance de la longue traîne

Le monde des affaires et de l’investissement est largement influencé par ce qu’on appelle la longue traîne. Ce concept signifie que l’essentiel des résultats est causé par un tout petit nombre d’événements. L’idée sous-jacente est qu’il n’est pas nécessaire de toujours prendre les bonnes décisions. On peut se tromper une fois sur deux et faire fortune quand même. L’important est de savoir combien la bonne décision rapporte et combien la mauvaise nous fait perdre. 

7. S’enrichir pour gagner en liberté temporelle

Le principal bénéfice que procure l’argent est la maîtrise de son temps. A ce propos, l’idéal est de disposer d’un fonds d’urgence couvrant six mois de dépenses. Un matelas de sécurité permet de se libérer du stress. Par exemple en offrant le luxe de prendre des congés sans solde ou quitter son emploi sans risquer de manquer de ressources financières.

8. Eviter d’impressionner avec des signes apparents de richesse

Ce que nous possédons n’impressionne personne d’autre que nous-même. Lorsqu’on voit quelqu’un dans une Ferrari, on n’admire pas le conducteur, mais on s’imagine être à sa place. En d’autres termes, un signe apparent de richesse ne provoque pas un sentiment d’admiration chez les autres, il les projette simplement dans leur propre quête d’appréciation et d’admiration. Si l’objectif est d’être respecté et admiré, l’humilité, la gentillesse et l’empathie sont beaucoup plus efficaces.

9. Comprendre que la fortune ne se voit pas

Dépenser de l’argent pour montrer aux autres notre fortune est le meilleur moyen de la perdre. Quand quelqu’un affirme qu’il rêve de devenir millionnaire, il dit en fait : « J’aimerais pouvoir dépenser un million de dollars » – or c’est exactement le contraire d’être millionnaire. A ce sujet, il convient de bien distinguer la fortune et les richesses. Les richesses renvoient à un revenu présent, alors que la fortune correspond aux revenus que l’on ne dépense pas. Ainsi, il vaut mieux conserver une apparence modeste.

10. Économiser

L’édification d’une fortune dépend davantage du taux d’épargne que des revenus ou des retours d’investissement. Pour illustrer, l’auteur utilise la métaphore de l’énergie : Nous accroissons notre richesse énergétique non pas en produisant plus d’énergie, mais en faisant en sorte d’en avoir moins besoin. L’épargne et la sobriété sont l’équivalent pour la finance des économies d’énergie et de l’amélioration de l’efficacité énergétique. La clé est de faire en sorte que nos besoins se situent un cran en dessous de nos revenus. Autrement dit, il faut vivre en dessous de ses moyens pour faire fortune.

11. Essayer d’être globalement raisonnable

Chercher à être froidement rationnel est moins efficace que d’essayer de se montrer globalement raisonnable. Théoriquement, la finance consiste à trouver les stratégies de placement mathématiquement optimales. Mais dans le monde réel, ce ne sont pas les théories rationnelles qui intéressent les individus, mais les stratégies les plus susceptibles de les laisser dormir en paix. C’est pourquoi il vaut mieux essayer d’être globalement raisonnable plutôt que de viser la froide rationalité dans ses décisions financières.

12. Ne pas prédire l’avenir en s’appuyant sur le passé

Bien connaître l’histoire de l’économie et de l’investissement permet d’ajuster ses attentes et de comprendre les causes de nos erreurs. Mais l’histoire ne peut en aucun cas servir de modèle pour prédire le futur. S’en remettre aveuglément au passé présente deux graves inconvénients : 

    • Premier risque, on reste incapable d’anticiper les événements exceptionnels imprédictibles qui changent réellement la donne.
    • Deuxième risque : on surestime le rôle d’évolutions structurelles récentes qui deviennent déterminantes.

La clé est plutôt la suivante : plus on remonte dans le passé, plus générales doivent être les leçons qu’on en tire. 

13. Toujours prendre une marge d’erreur

Prévenir les risques liés à l’imprévisible est impossible, car on peut seulement se préparer à ce qu’on est capable d’envisager. En termes de prévisions, le plus important est simplement de considérer que les choses peuvent ne pas se réaliser comme prévu. Un principe indispensable à suivre consiste à considérer une marge d’erreur. La règle générale est d’attribuer seulement 10% de son capital au maximum par pari. L’objectif de la marge de sécurité est de rendre les prévisions superflues. Pour accéder au bonheur mieux vaut mettre la barre plus basse.

14. Accepter que les choses changent

Faire des plans à long terme est compliqué, car nos objectifs et nos aspirations évoluent avec le temps. Deux choses sont importantes à garder à l’esprit lorsque l’on prend des décisions censées nous engager sur le long terme.

    • essayer d’éviter les extrêmes
    • accepter l’idée que tout le monde peut changer d’avis. 

15. Considérer que rien n’est gratuit

Comme le dit l’auteur : “Tout a un prix, mais il y a des prix qui n’apparaissent pas sur l’étiquette.” Pour beaucoup de choses, nous voyons le véritable prix qu’après coup, qu’une fois qu’on en a fait directement l’expérience et qu’il est trop tard pour contester la facture.  Dans les affaires d’argent, le secret réside dans la compréhension du prix d’entrée et dans l’acceptation de devoir le payer. A ce titre, il faut considérer que rien n’est gratuit et qu’il est préférable d’identifier les frais cachés avant de s’engager.

16. Ne pas imiter les gens qui jouent un jeu financier différent du nôtre.

Beaucoup d’investisseurs ont tendance à vouloir s’inspirer de certains de leurs pairs. Cette approche est une erreur car les gens ne jouent pas au même jeu. Les individus ne partagent pas les mêmes objectifs, les mêmes ressources ou les mêmes horizons de placement. 

17. Cultiver une attitude pessimiste

Le pessimisme est une attitude intellectuellement envoûtante qui attire davantage l’attention que l’attitude optimiste, souvent accusée de faire fi des risques. Cela s’explique par plusieurs facteurs : notre aversion asymétrique à la perte ou encore le fait que les progrès sont trop lents pour être visibles alors que les crises arrivent trop brusquement pour être ignorées. Une attitude pessimiste aide à modérer les attentes. Se préparer à ce que les choses se passent mal est le plus sûr moyen d’être agréablement surpris si elles se déroulent bien.

18. Comprendre le pouvoir des récits

Les fictions et les histoires sont attirantes et généralement plus fortes que les statistiques. Elles ont le pouvoir d’être soit le carburant qui alimente les éléments tangibles de l’économie, soit le frein qui bride nos capacités. Au niveau individuel, deux leçons sont importantes à retenir pour gérer son argent dans un monde qui fonctionne aux récits : 

    1. Plus on désire qu’une chose soit vraie, plus on est susceptible de croire dans un récit qui surestime la probabilité qu’elle le soit.
    2. On a une vision seulement partielle du monde, mais on se forge un récit global pour combler les trous.

Finalement, l’important est de reconnaître l’ampleur de ce que l’on ignore et que l’on ne peut pas contrôler.

19. Suivre ces 13 principes

A la fin de l’ouvrage, Morgan Housel résume ses recommandations pour prendre de meilleures décisions financières. Concluons ce résumé par le rappel de ces 13 règles : 

    1. Garder une attitude humble dans les moments de succès et être compatissant dans les moments difficiles.
    2. Eviter l’égocentrisme
    3. Ne pas laisser les préoccupations financières perturber son sommeil 
    4. Elargir son horizon temporel
    5. Accepter l’incertitude
    6. Utiliser l’argent pour maîtriser son temps
    7. Se montrer agréable et éviter l’ostentation
    8. Epargner
    9. Identifier le coût caché du succès et être prêt à le payer
    10. Valoriser la marge d’erreur pour éviter les mauvaises surprises
    11.  Éviter les extrêmes dans ses projets financiers
    12. Prendre des risques à long terme
    13. Ne pas se laisser influencer par ceux qui ont une approche financière différente.

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 Lien affilié Amazon :  La psychologie de l’argent – Morgan Housel

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Eat Smarter – Shawn Stevenson (Résumé) 

 

Un jour,  Shawn Stevenson se casse la hanche et les médecins lui diagnostiquent une maladie osseuse dégénérative. En surpoids, souffrant de douleurs chroniques et vraiment perdu, il décide de se reprendre en améliorant son activité physique et son alimentation. Les résultats sont incroyables car il parvient à perdre 20 kilos, à mieux dormir, à augmenter son niveau d’énergie et à se libérer de la douleur. A travers ce livre, Eat Smarter (lien affilié), il partage ses enseignements dans le domaine de l’alimentation dans le but de nous aider à régénérer notre métabolisme, améliorer notre cerveau et transformer notre vie. Dans cette synthèse, découvrons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Résumé : Eat Smarter

L’alimentation est à la base de toutes les civilisations de l’histoire de l’humanité. Ce que nous mangeons a une incidence sur notre poids, notre capacité à nous concentrer, à communiquer et même à gagner de l’argent. L’auteur présente de nombreuses stratégies, cliniquement prouvées, pour aider le lecteur à s’améliorer dans le domaine de la nutrition.  Chaque section du livre explore un domaine dans lequel la nourriture affecte notre vie. 

    • La première section se focalise sur la science de l’alimentation et de la perte de poids.
    • Le deuxième partie explique comment l’alimentation est liée à la productivité, à la créativité et même à la mémoire.
    • Dans la dernière section, l’auteur explore l’importance de l’intervalle entre les repas et propose un programme sur 30 jours pour manger plus intelligemment

Manger pour perdre du poids

Compréhension du rôle, du stockage et de l’utilisation de la graisse corporelle.

La graisse corporelle est un organe

Le rôle premier de la graisse corporelle est de nous maintenir en vie. C’est un organe qui possède de multiples fonctions : 

    • maintenir les cellules ensemble. 
    • Permettre l’absorption et l’utilisation de nutriments liposolubles essentiels comme la vitamine D ou la vitamine A
    • Nous protéger des changements climatiques et réguler notre température corporelle
    • Jouer un rôle dans la gestion de notre système immunitaire.
Les différents types de graisses

Il existe plusieurs types de cellules graisseuses : les graisses sous-cutanée, viscérale et intramusculaire. Bien qu’ayant différentes fonctions, leur principal rôle est de stocker l’énergie. Toutefois, il y a aussi les tissus adipeux bruns ou graisses brunes qui brûlent de l’énergie au lieu de la stocker.

Un nombre de cellules graisseuses constant

Un point étonnant est que le nombre de cellules adipeuses dans le corps reste relativement constant tout au long de la vie. Lorsque la masse graisseuse du corps augmente, c’est la  taille de ces cellules qui s’accroît.

Utilisation de l’énergie = flux monétaire

On peut comparer la gestion du carburant dans notre corps à un flux monétaire. Tout comme la monnaie qui est nécessaire à chaque échange économique, l’énergie est impliquée dans chaque transaction dans notre corps. Lorsque nous mangeons un aliment, c’est comme si nous avions instantanément de l’argent liquide sous la main. Ce montant peut être utilisé très rapidement par l’organisme si nous le souhaitons. En parallèle, tout excédent peut être déposé sur un compte courant sous forme de glycogène dans nos muscles et notre foie. Cet argent/énergie est utilisable relativement rapidement. Puis, une fois que l’on a suffisamment de liquide et un compte courant bien approvisionné, l’excès d’énergie est conservé sur un compte de dépôt. Autrement dit, notre monnaie alimentaire excédentaire est stockée sous forme de graisse. Ce compte peut contenir beaucoup d’énergie en réserve mais elle est plus difficile d’accès.

L’utilisation de l’énergie est hiérarchisée

L’utilisation du carburant par notre corps fonctionne selon une hiérarchie. L’organisme utilise d’abord le glucose contenu dans le sang, puis le glycogène stocké dans les muscles et le foie, et ce n’est qu’à la fin qu’il décompose les graisses précédemment déposées 

L’énergie alimentaire = les calories

Dans le domaine de l’alimentation, l’unité communément acceptée pour mesurer l’énergie est la calorie. Le calcul de la valeur énergétique que le corps est capable d’extraire d’un aliment est plus difficile qu’il n’y paraît car elle dépend de multiples facteurs. On peut citer, la force et efficacité de la digestion, le type d’aliment lui-même, son mode de préparation, la composition de notre microbiome… .

Les multiples facteurs influençant la consommation des calories.

L’utilisation des calories est également fonction de plusieurs facteurs : 

    • La réaction du système immunitaire à divers aliments 
    • La masse musculaire et la longueur du tube digestif
    • Les interrupteurs métaboliques qui déterminent l’utilisation des calories, la libération de graisse corporelle et le stockage de graisse.

Les perturbateurs du métabolisme

Les enzymes jouent un rôle déterminant dans le stockage et l’utilisation de la graisse. Or, plusieurs éléments peuvent entraver ce mécanisme.

Les inflammations

L’inflammation fait partie de la réponse du système immunitaire face aux blessures et aux infections. Ces réactions peuvent gravement perturber le processus d’absorption des calories, notamment au niveau du foie, de la thyroïde ou de l’intestin. Les excès d’alcool, de médicaments, de suppléments ou des produits chimiques environnementaux sont des causes avérées du déclenchement d’inflammation.

Les dysfonctionnements hormonaux

Voici quelques-uns des principaux acteurs hormonaux indispensables à la bonne gestion de la graisse corporelle, et qui s’ils dysfonctionnent peuvent causer de lourds dégâts : 

    • L’insuline qui est responsable de stockage de l’énergie
    • Le glucagon dont le rôle est d’aider à extraire les graisses stockées dans les cellules adipeuses et le foie
    • Le cortisol qui aide à gérer la tension artérielle, à réguler l’inflammation ou encore équilibrer la glycémie
La dérégulation de l‘appétit

Le contrôle de l’appétit dépend de plusieurs facteurs 

    • La leptine qui est le chef de file des hormones de satiété et donne le signal d’arrêter de manger.
    • La ghréline (surnommée « l’hormone de la faim ») dont la libération stimule directement l’appétit, incite le corps à se nourrir et favorise le stockage des graisses corporelles. 

Soutenir son microbiome

Pour éviter de perturber notre métabolisme, il existe des aliments, nutriments et conseils alimentaires qui aident à réunir les conditions pour obtenir de formidables résultats diététiques. A ce propos, un point capital à comprendre est qu’un microbiote sain se caractérise par une communauté bactérienne diversifiée. L’enjeu est donc de favoriser une alimentation variée, équilibrée et de saison. La consommation d’un large éventail d’aliments est la clé. En voici quelques uns à ajouter à sa diète : 

    • les prébiotiques primaires tels que les pommes, les asperges, le cacao
    • Les fibres solubles comme les avocats, les patates douces, les carottes, les choux de Bruxelles, les poires, les nectarines, les brocolis, les pommes, …
    • Les fibres insolubles : les baies, les haricots, les lentilles, les épinards, le cacao, les patates douces, les céréales complètes, les pommes, les noix et les amandes.
    • De l’amidon résistant tels que les haricots ou le pain aux céréales complètes
    • Les aliments probiotiques comme le kimchi, la choucroute, le yaourt, les cornichons…

En veillant à consommer des aliments variés, on s’assure de fournir à sa flore intestinale les nutriments dont elle a besoin pour maintenir les fondements d’un métabolisme fonctionnel. 

Manger la bonne quantité de macros

Il y a trois grands types de macronutriments : les protéines, les graisses et les glucides ainsi qu’un liant : l’eau

Les protéines

Les protéines ne sont pas qu’un acteur unidimensionnel de la construction musculaire. Elles participent à gérer la glycémie, à brûler les graisses corporelles et même à réguler l’appétit. La consommation de protéines doit avoisiner les 30% des apports journaliers et il est préférable de privilégier la qualité et la variété plutôt que la quantité. Voici une liste d’aliments riches en protéine de sources végétales et animales : 

    • les œufs
    • les produits laitiers
    • les haricots, pois et lentilles
    • les noix et graines
    • les algues (la spiruline, chlorelle et AFA)
Les glucides croisés

Les glucides sont le principal moteur de l’insuline et du stockage potentiel des graisses. Une fois de plus, l’idée est de viser la qualité et la variété plutôt que la quantité. L’auteur conseille d’intégrer dans ses assiettes une portion de légumes à feuilles et des légumes non féculents. Les avantages sont multiples : 

    • obtenir les nutriments nécessaires à la perte de graisse, 
    • activer les hormones de la satiété qui nous protègent contre la surconsommation d’aliments moins nutritifs
    • se faire plaisir et manger des aliments que l’on aime sans saboter sa réussite. 
Les graisses

Les graisses sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Il en existe plusieurs types : les graisses saturées, monoinsaturées et polyinsaturées. Une fois de plus la clé est d’intégrer une grande variété de graisses saines à ses repas quotidiens comme les avocats, les poissons gras ou le chocolat noir.

L’alcool

L’alcool est l’apport énergétique brûlé en premier par l’organisme. Cependant, il est toxique pour le système et ne peut pas être stocké sous forme d’énergie dans le corps. Néanmoins, de nombreuses études montrent qu’une consommation légère à modérée d’alcool (au maximum deux verres par jour) ne présente pas un risque d’obésité accru. Par contre, son absorption en grande quantité est clairement liée à un risque accru d’obésité et à l’accumulation d’une plus grande quantité de graisse viscérale. 

L’eau 

L’eau permet littéralement la communication entre toutes les cellules, tous les tissus et tous les organes. C’est aussi l’élément de base indispensable à l’entretien de l’ADN, au maintien de l’intégrité du sang, à la création du liquide lymphatique, liquide céphalo-rachidien ou liquide synovial des articulations et des disques.

Voici quelques principes de base à respecter en matière d’hydratation : 

    • boire de l’eau minérale
    • filtrer l’eau du robinet pour éliminer les substance suspectes
    • adapter sa consommation à son poids corporel
    • garder une bouteille d’eau à portée de main à tout moment

Optimiser ses fonctions hormonales avec les micronutriments

Les micronutriments contrôlent ce que les Macronutriments sont capables de faire. C’est pourquoi il faut s’assurer de consommer suffisamment de minéraux essentiels, en particulier pour optimiser ses hormones.

D’une part, il faut privilégier les aliments naturels plutôt que les produits industriels transformés. D’autre part, il faut comprendre que la sensation de faim est directement corrélé aux besoins en micronutriments. Tant que le corps éprouvera un manque, la sensation de faim persistera.

Voici plusieurs aliments qui présentent des avantages indéniables pour notre métabolisme en termes de micronutriments.

    • Les fruits (myrtilles, cerises, noix, chocolat ou amandes)
    • les œufs
    • les poissons maigres et gras (sole, flétan ou cabillaud) 
    • les boissons telles que le café, le thé noir ou le thé vert
    • Les légumes (particulièrement les légumes verts, les légumes crucifères ou les  légumes-feuilles)
    • les épices (curcuma, gingembre, sel…)
    • Les huiles (huile d’olives, huile MCT)

Plongeons maintenant dans le monde de la nutrition et de la santé cognitive. 

Manger pour améliorer ses performances cognitives, ses relations et son sommeil

L’importance de la nutrition pour la santé cérébrale

Notre cerveau ne représente que 2 % du poids total de notre corps, mais il consomme 20 à 25 % de l’énergie ! C’est donc un organe gourmand en carburant et en nutriments. Voici quelques conseils alimentaires pour améliorer notre santé cérébrale. 

Boire suffisamment d’eau

L’eau est précieuse pour le métabolisme et les performances mentales. Le cerveau dépend fortement de minéraux électrolytes pour envoyer des signaux électriques à toutes les cellules cérébrales. Ces nutriments sont présents dans l’eau. Une bonne hydratation permet, entre autres, d’atténuer la fatigue, d’améliorer les troubles de l’humeur, de stimuler la mémoire à court terme et d’améliorer la concentration et les temps de réaction. 

Manger de bonnes graisses

Plusieurs aliments aident notre cerveau à conserver un état optimal de fonctionnement : 

    • Les omégas en particulier l’acide gras oméga 3 DHA.
    • Les graisses structurelles appelées : phospholipides
    • Les TCM (huile de coco, produits laitiers) qui constituent une source de carburant
Faire attention à son hygiène cérébrale

Voici quelques aliments réputés pour stimuler les performances mentales tout en favorisant l’hygiène cérébrale : 

    • Le curcuma agit comme une “cure thermale virtuelle”
    • Les noix réduisent le stress oxydatif et l’inflammation, et protègent les cellules cérébrales d’une mort prématurée.
    • La cannelle améliore la vitesse d’apprentissage en stimulant la plasticité de l’hippocampe.
Eviter le trop de sucre

Pour améliorer ses performances mentales, il convient d’éviter les aliments nuisibles. A ce propos, la drogue la plus nocive est la consommation répétée de sucre, car il entraîne une véritable addiction. Bien que le sucre soit une formidable source d’énergie, il ne contient que très peu de nutriments essentiels.

Privilégier des aliments et nutriments spécifiques

Voici quelques aliments et boissons qui favorisent la santé des cellules cérébrales : 

    • Les épinards
    • L’ail
    • Mûres
    • Le chocolat
    • Thé vert
    • Spiruline
    • Champignons
    • Café
    • Brocoli

La nourriture est le langage de l’amour

La nourriture est l’ingrédient qui nous unit, aussi bien autour d’une table à la maison, que sur la scène mondiale. 

Manger ensemble à la maison

Nos repas sont fortement influencés par les personnes avec lesquelles on les partage. Par exemple, des études montrent que les personnes qui dînent régulièrement en famille consomment plus souvent des fruits et des légumes et moins de sodas et d’aliments transformés. Le fait de manger ensemble est aussi l’occasion de se retrouver, de parler et de se connecter avec ceux qui comptent le plus. L’auteur conseille donc de mettre en place un rituel familial en planifiant quelques repas ensemble chaque semaine.

Cuisiner ensemble

Paradoxalement, notre système alimentaire fait que ça coûte moins cher de se goinfrer au fast food que d’acheter un panier de légumes sains. Or dans les sociétés occidentales, les taux d’obésité et de maladies chroniques grimpent en flèche. Le fait d’être créateur de notre environnement est un levier pour combattre ce problème. Cela passe par le fait de travailler à l’amélioration de sa propre santé et de son bien-être en s’exposant à des conditions plus saines. La cuisine permet d’utiliser des produits moins transformés, de comprendre ce que l’on ingurgite et in fine de mieux manger. En cuisinant ensemble, on s’offre aussi la possibilité de se décrocher du monde virtuel de la télévision et du smartphone pour créer plus de souvenirs du monde réel.

Soutenir le changement socio-économique

Notre demande pour une meilleure alimentation modifie la façon dont le marché évolue et accroît l’accessibilité aux produits sains. Les épiceries conventionnelles agrandissent leurs rayons bio, les restaurants proposent une offre plus soucieuse de la santé et les appellations et la traçabilité des produits se développent. L’auteur suggère de soutenir les personnes et les entreprises qui participent à rendre notre environnement plus favorable à une meilleure santé.

Prioriser la santé nutritionnelle d’un point de vue sociétal

En bref, ce que nous consommons affecte notre humeur, notre patience et notre capacité à établir des relations positives. C’est pourquoi il faut veiller à prioriser l’équilibre alimentaire à tous les niveaux de la société.

La nourriture est un moyen d’exprimer l’amour, renforcer les liens entre les individus et contribuer à leur bien-être. Cuisiner avec passion est un acte d’intégration qui visent à combler nos papilles mais aussi notre cœur. C’est pourquoi du point de vue de l’auteur, la nourriture est un véritable langage universel d’amour.

Les conseils nutritionnels pour un repos optimal

Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il joue un rôle dans la récupération physique et mentale, dans la régulation hormonale ou le renforcement du système immunitaire. Voici quelques recommandations en lien avec l’alimentation qui influencent la qualité de notre sommeil.

Maintenir le bon équilibre de sa flore intestinale

Les bactéries intestinales jouent un rôle titanesque dans la régulation des cycles de sommeil. En effet, les hormones et neurotransmetteurs liés au sommeil sont produits et stockés dans l’intestin. Le soutien du microbiome de cet organe est primordial si l’on veut bien dormir. Voici quelques-uns des nutriments les plus précieux pour favoriser un sommeil réparateur : le Tryptophane, la Vitamine B6, la Glycine, la Vitamine C, la Vitamine D, le Potassium, le Calcium, le Magnésium, les Oméga-3. La plupart sont contenus dans les aliments prébiotiques et probiotiques.

Optimiser le nettoyage du cerveau

Le cerveau est constamment en train de travailler, notamment pour éliminer ses déchets et favoriser son bon fonctionnement. C’est le système glymphatique qui assure le nettoyage et il est principalement actif lorsque l’on dort. Pour favoriser son efficacité, il convient de réduire ou même arrêter les aliments suivants avant de s’endormir : le sucre, l’alcool et le café.

S’appuyer sur des compléments alimentaires si besoin

Shawn Stevenson liste plusieurs compléments pour soutenir son sommeil : le Reishi,  la Camomille, la Valériane, le Magnésium, la L-théanine, la Mélatonine

L’intervalle entre entre les repas et le programme de 30 jours pour manger plus intelligemment.

Le fractionnement des repas

Pour l’auteur, la règle des “Trois bons repas par jour” est une loi bancale.

Une modification des habitudes 

Au cours de l’histoire, la fréquence repas s’est progressivement organisée autour du temps de production. Un petit déjeuner copieux permettait de travailler pendant une bonne partie de la journée sans interruption. Le problème est que nos habitudes alimentaires ont évolué mais le fonctionnement de notre métabolisme n’a pas bougé. Nos ancêtres se contentaient couramment d’un seul repas dans la journée, alors que de nos jours nous avons tendance à manger plus souvent. C’est pourquoi Shawn Stevenson suggère de revenir à une organisation alimentaire plus proche de celle de nos ancêtres notamment en privilégiant des temps de jeûne intermittent.

Prévoir des fenêtres de jeunes et de repas 

Un temps de jeûne améliore la fonction métabolique, car il facilite le brûlage des graisses comme carburant. Il rétablit aussi nos hormones de la faim et de la satiété. De plus, la restriction calorique durant le jeûne permet de répartir l’apport calorique durant la fenêtre des repas. Shawn Stevenson recommande d’inclure à ses journées une fenêtre quotidienne d’alimentation et une fenêtre de jeûne. 

Des outils intelligents pour réussir

La clé est de mettre en place des habitudes alimentaires flexibles de sorte à les adapter facilement à son mode de vie. Voici plusieurs conseils pour soutenir une transformation rapide de ses habitudes alimentaires.

Suivre la méthode de transformation FAST

L’acronyme FAST décrit une stratégie en quatre étape que l’on pourrait résumer ainsi : 

    1. Déterminer ses périodes idéales d’alimentation et de jeûne. La fenêtre de jeûne idéale doit durer entre 12 et 18 heures, par exemple en terminant son dîner à 20h et en cassant son jeûne par un déjeuner compris entre 8h et 13h.
    2.  S’adapter à son mode de vie en suivant plusieurs principes : 
      1. Etre cohérent, mais pas névrosé
      2. Différencier faim et l’habitude
      3. Garder l’essentiel à l’esprit
    3. Soutenir ses résultats grâce à divers aliments. Voici quelques aliments que l’on peut manger/boire durant la fenêtre de jeune : le café, l’huile MCT, le thé vert
    4. Suivre ses objectifs à la fois en termes d’apparence, de sensations et de performances. L’auteur invite à ne pas négliger ses sentiments subjectifs tels que la sensation de faim, la qualité du sommeil, la digestion ou le niveau d’énergie pour vérifier que le système d’habitudes ne crée pas de problème.
S’appuyer sur 5 outils pour favoriser un succès durable.

Shawn Stevenson aborde cinq clés qu’il considère comme les cinq secrets de l’alimentation SMART :

    1. Connaître solennellement sa personnalité en matière de régime. Il présente 4 types de profil, auxquels chacun peut s’identifier, de sorte à connaître ses points forts et ne plus être surpris par ses points faibles.
    2. S’occuper de son esprit. Cela passe par le fait de : 
      1. s’entraîner à changer les conversations dans sa tête
      2. Considérer les repas sains comme de délicieux plaisirs 
      3. Se parler à soi-même d’une manière affirmative et encourageante. 
      4. Faire l’éloge de ses résultats
    3. Poser les bonnes questions. Lorsque l’on pose une question, le cerveau se met instantanément en marche pour trouver une réponse. Ainsi, se poser une question aide l’esprit à penser en termes de solutions plutôt que de problèmes.
    4. Recadrer ses défis. Car selon  adage, « Nous ne nous élevons pas au niveau de nos attentes, nous tombons au niveau de notre entraînement ».
    5. Se traiter avec respect. Notre tendance à se comparer, couplée à un manque de respect de soi, est la voie du malheur et de l’échec. A l’opposé, la clé de la réussite revient plutôt à considérer le monde comme amical et bienveillant.

Un plan d’action intelligent sur 30J

Dans le dernier chapitre, Shawn Stevenson présente des recettes et un programme sur 30 jours pour améliorer son régime alimentaire. Pour résumer et conclure rappelons simplement deux grands principes du plan d’actions, qui synthétisent selon moi les éléments clés du livre : 

    • manger une grande variété d’aliments chaque jour en se basant sur les aliments listés dans les différentes parties
    • Suivre un jeûne intermittent qui s’adapte à son mode de vie en intégrant une fenêtre de repas et une fenêtre de jeûne dans ses journées

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12 nouvelles règles pour une vie – Jordan Peterson (Résumé) 

Dans ce livre, 12 nouvelles règles pour une vie (lien affilié), Jordan B Peterson partage 12 nouveaux principes pour traverser les difficultés chaotiques de la vie. Pour ce résumé, synthétisons l’essentiel de ces 12 règles.

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Résumé : 12 nouvelles règles pour une vie

La vie est une lutte incessante contre les malheurs (la maladie, la perte d’un proche, les problèmes professionnels…). Les 12 règles sont faites pour nous aider à affronter ces inévitables difficultés. 

Règle 1 – Éviter de constamment dénigrer la créativité et les institutions sociales

Jordan Peterson explore la relation paradoxale entre des structures sociales stables et prévisibles et les transformations créatrices nécessaires. 

Les règles garantissent l’harmonie social

D’une part, la société est régie par des règles qui assurent l’harmonie sociale et notre stabilité psychologique. Pour ne pas être rejeté, nous devons rentrer dans le moule, être discipliné et faire humblement ce que font les autres. Autrement dit, il faut connaître les règles du jeu social, les intérioriser et les suivre. Cependant, ces institutions sociales sont nécessaires… mais insuffisantes.

La transformation créatrice

Comment se comporter lorsque l’application des règles contrevient aux objectifs qu’elles sont censées défendre. Doit-on ne rien faire pour conserver l’ordre social ou lutter pour les transformer au risque d’être rejeté ?

L’auteur suggère de faire appel à son jugement et prendre le risque d’agir de façon contraire à la morale convenue. Car, pour conserver toute leur vitalité, les structures doivent être modernisées par un travail de renouvellement et de création. 

Le paradoxe

Paradoxalement, c’est l’interaction vivante entre les institutions sociales et les rébellions créatrices qui permet de maintenir un certain équilibre entre le « trop d’ordre » du « trop de chaos ». Le dilemme de l’existence revient à choisir entre suivre les règles au point de devenir un modèle de ce qu’elles représentent, et les enfreindre lorsqu’elles sont un obstacle à l’incarnation de leurs principales vertus. C’est la faculté à gérer cette association qui caractérise véritablement la personnalité pleinement développée du héros. 

Règle 2 – Imaginer ce que l’on pourrait devenir et viser résolument cet objectif

Ce principe vise à éclairer la nature et le développement de la personnalité humaine intégrée. 

Qui sommes-nous et que pouvons-nous devenir ?

Tout d’abord, il faut comprendre que l’Homme codifie depuis des millions d’années les règles décrivant son fonctionnement. Cela s’observe à travers les créations et les histoires des chamans, des prophètes, des artistes qui retracent des problèmes complexes et les solutions pour y faire face. Toute société possède ainsi un aperçu des comportements pour la guider.

Jordan Peterson présente 3 types d’individus que l’on doit chercher à devenir

  • un individu s’efforçant de respecter les règles de la structure sociale. 
  • un individu courageux et capable d’affronter ce qui va à l’encontre des plus hautes valeurs humaines.
  • un individu humble, capable d’apprendre et de s’adapter. La transformation volontaire est une solution à la rigidité potentiellement fatale des certitudes erronées, de l’ordre excessif et de l’abêtissement.

Pour passer à l’action, Jordan Peterson suggère de mimer les comportements adéquats en s’inspirant des règles déjà codifiées.

Se fixer des objectifs 

En parallèle, il convient de définir ce que l’on veut devenir et de travailler pour s’en rapprocher. Il y a plusieurs éléments à avoir en tête : 

  • Se fixer un objectif sérieux, noble et élevé et organiser son chemin de sorte à faire coïncider le passé, le présent et l’avenir. Mieux vaut que la carte soit précise pour que l’on puisse définir la meilleure voie à emprunter.
  • Rectifier le cap régulièrement car le chemin est sinueux. Les erreurs et le développement de fausses idées sont inévitables et il faut s’efforcer de les corriger.
  • Travailler pour affiner ses objectifs dans le temps car nos aspirations évoluent au cours de la vie et il est difficile d’identifier ce que l’on veut dès le départ.
  • Affronter délibérément les obstacles qui se dressent sur notre chemin et apprendre à se discipliner

Règle 3 – Éviter de cacher dans le brouillard ce dont on ne veut pas

Fuir les informations signalées par l’apparition d’émotions négatives comme la douleur, l’angoisse et la peur est un comportement à proscrire. Il est courant de laisser perdurer des agacements prétendument mineurs et anodins du quotidien sans la moindre réaction ni la moindre décision. Or, c’est justement en laissant s’accumuler des centaines de petites désagréments que l’existence devient épouvantable.

C’est pourquoi l’auteur conseille de s’occuper de toutes les choses contrariantes, même les plus insignifiantes. A ce sujet, il faut accepter le combat et faire des choses désagréables sur le moment. L’auteur prend l’exemple du couple : au lieu de se taire et laisser les désaccords insignifiants non résolus, il est préférable d’oser la confrontation et négocier pour résoudre les mécontentements. Autrement dit, il vaut mieux privilégier une communication franche et continue que de s’enfermer dans le confort factice des non-dits. 

Au-delà du couple, la recommandation est de montrer sa rancœur lorsque quelque chose ne va pas dans votre sens. En parallèle, il convient aussi d’admettre que parfois nos sentiments peuvent être déplacés et nous indiquer la mauvaise direction. En tout cas, la clé est d’oser affronter ce qui se trouve devant, plutôt que de se cacher d’une vérité, d’un ressentiment ou d’un mécontentement car il risque de grossir et faire plus de dégâts s’il n’est pas exprimé.

Règle 4 – Retenir que l’opportunité se cache là où l’on a démissionné de ses responsabilités

Le sens de l’existence ne se trouve pas tant dans le bonheur mais dans l’adoption volontaire de responsabilités, aussi bien pour soi que pour les autres. Jordan Peterson développe plusieurs conseils sur le sujet : 

  • Devenir indispensable. Cela se traduit par le fait de faire des choses utiles que personne d’autres ne fait.
  • Organiser ce que l’on trouve mal organisé. 
  • Exprimer clairement ce que l’on a besoin et que l’on désire
  • Affronter les difficultés plutôt que de se recroqueviller
  • Se projeter dans le futur et agir en fonction de ce que l’on veut devenir
  • Poursuivre un objectif long terme valable
  • viser le bien tout en évitant de dévier du droit chemin. 

Règle 5 – Ne pas faire ce qui nous déplait

Cette règle illustre la nécessité personnelle et sociale de se méfier des diktats de la conscience.

Refuser de se soumettre

Du point de vue de l’auteur, nous sommes chacun responsable de l’état du monde. Autrement dit, le bien que font les gens (si petit peut-il paraître) contribue au bien-être de l’ensemble de la société. A ce titre, chacun doit tenter de mener une existence honnête, sérieuse et productive. Il est aussi de notre devoir de protester contre les transgressions à l’encontre de nos valeurs. Il faut oser contester un ordre injuste même quand les autres nous désapprouvent. Agir de manière honorable et refuser de se soumettre sont des comportements qui permettent à la société de maintenir son équilibre.

Renforcer sa position

Cette posture est difficile, en particulier quand la culture se désagrège et laisse place au désespoir, à la corruption, au nihilisme et la soumission inconsciente aux faux discours de l’utopisme totalitaire. C’est à ce moment que l’on doit renforcer sa position sans tenir compte de la méchanceté et de la mesquinerie, affronter le mensonge organisationnel qui nous mine l’esprit, faire face au chaos qui s’ensuit et mener une existence authentique et sincère.

Aspects pratiques

Jordan Peterson donne plusieurs recommandations qui vont dans ce sens : 

  • ne pas effectuer un travail contre-productif
  • ne pas traiter les autres de manière injuste
  • ne pas se livrer à de la tromperie
  • ne pas trahir son futur soi 
  • refuser de supporter des tortures et de mauvais traitements inutiles
  • empêcher les autres de subir le même traitement

Règle 6 – Renoncer à l’idéologie

Cette règle décrit le danger d’attribuer la cause de problèmes individuels et sociaux complexes à des variables uniques comme le sexe, la classe sociale ou le pouvoir. 

Exiger que les choses changent est une erreur

Jordan Peterson soutient que l’inculcation de la responsabilité est l’objectif principal de la société. Cependant, le problème est que depuis des dizaines d’années, nous poussons les individus à réclamer ce que la société leur doit. Nous croyons que la formulation de nos propres exigences suffit à donner un sens à notre vie. Or, au contraire, plutôt que d’exiger que la société nous donne ce que l’on demande, il convient plutôt de consentir à faire des efforts pour obtenir ce que l’on désire.

Le héros endormi

Il faut être suffisamment fort pour créer ses propres valeurs, les projeter sur une réalité qui en est dépourvue, puis les respecter. Ceux qui empruntent cette voie (cette alternative au nihilisme et au totalitarisme), doivent produire leur propre cosmologie des valeurs.

L’attrait fatal de la fausse idole

A ce sujet, Jordan Peterson insiste sur le fait qu’il faut se méfier des courants de pensées qui donnent des causes génériques univariées (à une seule variable) aux problèmes divers et complexes. Par exemple, c’est le cas des idéologies qui prônent que tous les problèmes de la société proviennent du patriarcat, du gouvernement ou des discriminations raciales. La tentation pour cette démarche s’explique par sa simplicité, sa facilité et l’illusion de maîtrise qu’elle procure.

La clé revient plutôt à balayer de sa porte en priorité en considérant que le problème vient de nos faiblesses et insuffisances. 

Règle 7 – Travailler aussi dur que possible dans au moins un domaine

Les efforts disciplinés dans une seule direction et la résistance à l’adversité sont des composantes essentielles au succès.

S’engager dans une seule voie

Viser dans le vide ne mène à rien et tout vouloir tout en même temps est trop difficile. C’est pourquoi il est préférable de faire des efforts dans une voie unique et spécifique. Puis, une fois l’objectif atteint, on peut convoiter d’autres voies. En tous cas, l’auteur considère que plusieurs domaines comme le développement personnel, le couple, la famille, l’amitié ou encore la carrière valent la peine de s’y engager. 

Discipline et unité

Concernant la discipline permettant de se concentrer sur une seule chose, il faut comprendre qu’elle s’acquiert jeune, notamment durant l’enfance. Quand un enfant joue avec d’autres, il se discipline en apprenant à subordonner ses pulsions contraires aux impératifs du jeu.

Les dix commandements

Finalement, l’engagement dans une seule voie et la discipline permettent de transformer un débutant en maître accompli. Pour compléter ses propos, Jordan Peterson s’appuie sur une analyse du Décalogue édictée dans l’évangile de Marc qui liste et commente 10 commandements. En bref, l’idée centrale est de se soumettre volontairement à un ensemble de règles déterminées par la société afin de créer une unité. 

Règle 8 – Essayer de décorer du mieux possible au moins une pièce de son chez-soi.

Cette règle se focalise sur l’importance vitale de l’esthétisme. Chacun devrait faire l’effort d’établir une relation avec la beauté. 

Acheter une œuvre d’art et décorer

Pour inviter la beauté dans son quotidien, une approche consiste à acheter une œuvre d’art. L’idée est d’en trouver une qui nous inspire et d’en faire l’acquisition. Du point de vue de l’auteur, une œuvre d’art est une fenêtre sur le transcendant. Un autre conseil consiste à décorer son bureau pour en faire un lieu de créativité et de beauté. Il suggère aussi de se parer de couleur quitte à sortir du lot.

La vision de l’artiste

Chez les adultes, la capacité à s’ouvrir à la beauté du monde décline car ils perdent le sens de la grandeur et de l’émerveillement. Un adulte repeint le monde avec simplicité par l’intermédiaire de règles, de normes ou de connaissances comprises et compréhensibles. L’incompréhensible n’est quasiment plus exploré. A l’opposé, il n’y a aucune limite pour un enfant qui évolue dans un monde où tout est possible. On peut noter que les artistes parviennent à garder la glorieuse vision de leur enfance car ils conservent la capacité d’explorer l’incompréhensible. C’est ainsi que l’inconnu brille à travers les productions de grands artistes. 

En fin de compte, la beauté nous ramène à ce que l’on a perdu en nous rappelant ce qui reste à jamais immunisé contre le cynisme et que tout ne se vaut pas.

Règle 9 – Noter en intégralité les vieux souvenirs qui nous hantent

L’enjeu est de priver de leur horreur les expériences passées dont le souvenir reste chargé de douleur et de peur, grâce à une analyse et à un réexamen verbaux volontaires.

Apprendre du passé

Nos systèmes émotionnels ont pour fonction de nous protéger, notamment en nous  évitant de répéter nos erreurs. Pour ce faire, nous gravons nos expériences dans nos souvenirs et nous en tirons des leçons. La contrepartie est que nous gardons en mémoire les émotions qui accompagnent ces expériences. Il nous est ainsi difficile d’oublier les douleurs associées à de mauvaises conduites antérieures. 

Transformer le chaos en ordre

Si nous sommes en mesure d’éviter de reproduire nos erreurs, c’est parce que nous sommes possédés par les fantômes du passé. Si nous voulons atténuer d’anciens tourments, il convient de les affronter délibérément. Pour ce faire, il est nécessaire d’analyser et comprendre les émotions négatives qui en découlent afin de pouvoir les contourner. Puis, bien que cela soit exigeant, la solution universelle revient à agir de la manière la plus éthique qui soit. 

C’est notre destin que de transformer le chaos en ordre. Si le passé n’a pas été ordonné, le chaos qu’il constitue encore continue de nous hanter.

Règle 10 – S’organiser et s’appliquer à ce que sa relation reste romantique

Une histoire d’amour nécessite de la négociation directe pour que soient maintenus la bonne volonté, le respect mutuel et la coopération sincère. 

Avec le temps, la magie d’une relation s’estompe. Pourtant, il est possible de conserver un amour authentique, mais cela exige des efforts considérables. Jordan Peterson liste plusieurs principes à respecter pour cimenter une relation solide : 

  • Exiger la vérité car le romantisme exige de la confiance, et plus la confiance est importante, plus la possibilité de romantisme est grande.
  • Apprendre à négocier car du fait que chacun est différent, il est impossible de s’entendre sur tout avec son partenaire. Pour maintenir le romantisme, chaque couple doit réfléchir à la question : « Qu’est-ce qui va suffisamment me désespérer pour accepter de négocier ? »
  • Insister même si c’est douloureux sur le court terme. Il est nécessaire de faire preuve de témérité car les négociations ont toutes les chances d’être houleuses. Pour ce faire, les amoureux doivent avoir intégré leur part d’ombre en maîtrisant leur entêtement, leur rudesse et leur faculté à se montrer implacable et impassible.
  • Éviter de trop attendre pour faire des enfants. L’horloge biologique tourne et nous sommes trop fragiles pour jouer avec ce que la vie peut nous offrir.
  • Prendre le temps de déterminer qui fait quoi. À quelle carrière faut-il donner la priorité ? Comment éduquer et sanctionner les enfants, ? Qui fait le ménage ? Qui met la table ? Qui sort la poubelle ? Qui s’occupe des finances du couple ?… ? L’enjeu est de répartir les responsabilités afin de gérer correctement le foyer.
  • Communiquer de manière continue. Interroger son conjoint pour mettre les choses aux clairs, négocier et in fine faire la paix
  • Considérer que personne n’est parfait. La seule chose que nous pouvons viser est le fait de devenir une personne plus raisonnable.
  • Ne jamais punir son/sa partenaire d’avoir fait quelque chose qu’on souhaite le voir continuer à faire. Surtout s’il lui a fallu être courageux ou se dépasser pour y parvenir.

Finalement, le but d’un couple est d’établir une harmonie productive dans les limites de ses relations les plus intimes et privées.

Règle 11 – S’interdire la tromperie, l’arrogance et le ressentiment

Pour l’auteur, il existe trois schémas de réaction psychologique courants, mais dangereux, qui aboutissent à des conséquences dramatiques lorsqu’on en devient la proie : la tromperie, l’arrogance et le ressentiment.

Affronter le ressentiment

Tout d’abord, face aux malheurs de la vie, il est normal d’éprouver du ressentiment. Pourquoi moi et pourquoi pas un autre ? Toutefois, lorsqu’on éprouve du ressentiment, on se laisse contaminer par un sentiment de victimisation signifiant l’injustice. Lorsqu’on est blessé par la vie, Jordan Peterson conseille de décortiquer ses problèmes afin de déterminer précisément ceux qui sont de notre responsabilité et ceux qui font simplement partie des drames de la vie. Ensuite, il faut s’efforcer d’éviter d’aggraver la situation. Puis, il faut élaborer des stratégies pour affronter les aspects les plus dramatiques de manière fidèle, ouverte et courageuse. Enfin, il suffit d’observer ce qui se passe.

Affronter la tromperie et l’arrogance

Concernant la tromperie, il semble en exister deux grandes formes : 

  • les péchés par action (les choses que l’on fait en sachant pertinemment qu’elles sont mauvaises)
  • les péchés par omission (les choses qu’on laisse simplement passer ; mais dont on sait qu’on devrait s’en occuper, agir ou dire quelque chose mais on n’en fait rien.

A ce sujet, il faut simplement comprendre que la tromperie corrompt et déforme la fonction de l’instinct le plus fondamental qui nous aide à surmonter les difficultés de la vie. C’est cette perspective qui devrait suffisamment nous effrayer pour que l’on demeure prudent dans ce que l’on dit et ce que l’on fait.

Affronter les aspects négatifs de l’existence

Enfin, notre existence est soumise à plusieurs aspects négatifs de l’existence : 

  • nous sommes opprimés par l’incertitude fondamentale de l’Être
  • la nature nous tue de manière injuste et douloureuse
  • nos sociétés tendent vers la tyrannie, et nos psychismes individuels vers le mal

Malgré tout, il faut continuer à croire que l’on se suffit à soi-même pour affronter l’existence et transformer sa vie en ce qu’elle a de meilleur. 

Règle 12 – Etre reconnaissant malgré les souffrances

Il faut considérer la gratitude face aux drames inévitables de l’existence comme la principale manifestation d’un courage moral admirable nécessaire à la poursuite de notre difficile ascension vers le sommet.

Le double principe fondamental

La souffrance est inévitable et elle est exagérée par la malveillance. Mais, les individus ont aussi la capacité de transcender leur souffrance et de museler leur malveillance. Ce double principe est la clé du mystère de la réussite et du progrès au fil de l’Histoire. 

L’esprit méphistophélique

Du fait que tout dans le monde est si limité et imparfait (ce qui cause tant d’ennuis et de terreur) nous pourrions tomber dans le nihilisme et un cynisme destructeur. Mais dans de telles circonstances, notre obligation morale consiste à manifester notre force face à l’adversité pour affronter directement le pire et l’emporter. Face à la tragédie, le courage, la noblesse, la gratitude et la grandeur d’âme sont la clé.

Le courage et la gratitude

A ce propos, la gratitude est le procédé qui consiste à tenter de manière consciente et courageuse de se montrer reconnaissant face aux drames de la vie. En dépit du fait que le monde soit un endroit obscur et que nous ayons tous notre part de ténèbres, le fait de demeurer ensemble pour affronter les mêmes réjouissances et les mêmes difficultés peut nous aider à être reconnaissant et voir comment la gratitude demeure possible.

Conclusion

Bref, pour résumer et conclure, rappelons simplement les 12 nouvelles règles pour une vie proposée par Jordan Peterson : 

  • Règle 1 – Éviter de constamment dénigrer la créativité et les institutions sociales
  • Règle 2 – Imaginer ce que l’on pourrait devenir et viser résolument cet objectif
  • Règle 3 – Éviter de cacher dans le brouillard ce dont on ne veut pas
  • Règle 4 – Retenir que l’opportunité se cache là où l’on a démissionné de ses responsabilités
  • Règle 5 – Ne pas faire ce qui nous déplait
  • Règle 6 – Renoncer à l’idéologie
  • Règle 7 – Travailler aussi dur que possible dans au moins un domaine
  • Règle 8 – Essayer de décorer du mieux possible au moins une pièce de son chez-soi
  • Règle 9 – Noter en intégralité les vieux souvenirs qui nous hantent
  • Règle 10 – S’organiser et s’appliquer à ce que sa relation reste romantique
  • Règle 11 – S’interdire la tromperie, l’arrogance et le ressentiment
  • Règle 12 – Etre reconnaissant malgré les souffrances

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L’Offre à 100M $ – Alex Hormozi (Résumé) 

Alex Hormozi est un entrepreneur américain. Dans ce premier volume, L’Offre à 100M $ (lien affilié), il présente ses conseils pour créer des offres entrepreneuriales irrésistibles. Pour ce résumé, synthétisons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Qu’est ce qu’une offre irrésistible ?

Du point de vue de l’auteur, réussir en affaire c’est faire en sorte que des clients potentiels donnent de l’argent en échange de services. En ce sens, l’unique manière de faire des affaires est de mettre en place un échange de valeur. L’offre est ce qui déclenche cet échange. C’est la ligne de vie d’une activité. Le secret de la vente est de faire une offre rentable si alléchante que les gens seraient bêtes de dire non. Alex Hormozi propose plusieurs grands principes pour mettre en place ce qu’il appelle : des offres Grand Chelem. 

Travailler sa tarification et demander beaucoup d’argent

Définir le prix d’une offre est un enjeu majeur. Voici plusieurs recommandations à ce sujet : 

Se baser sur la valeur et non le prix

Il faut comprendre que les gens achètent dans le but de gagner quelque chose. Ce qu’ils obtiennent (la valeur) doit valoir plus que ce qu’ils dépensent (le prix). En entrepreneuriat, la valeur d’une offre est un facteur déterminant pour se différencier de la concurrence. Autrement dit, une offre orientée autour de la valeur sera davantage perçue comme unique et elle sera plus difficilement comparable. L’idée est donc de vendre à sa propre catégorie en proposant une offre comportant une publicité attrayante, un bon prix, avec une garantie imbattable et surtout une proposition de valeur ajoutée sans pareille. Cette approche permet d’avoir un prix et des taux de réponse et de conversion plus élevés.

Se différencier grâce à une philosophie à part

Alex Hormozi explique que la plupart des offres se ressemblent car elles suivent toujours la même approche : le client paye pour un travail, l’entrepreneur effectue ce travail et les résultats sont plus ou moins concluants. Ce genre d’offres est banale, facile et génère un achat poussé par le prix et non par la valeur.

A l’inverse une offre irrésistible suit une approche différente : l’entrepreneur garantit un résultat et le client ne paye qu’une fois qu’ils sont atteints. Exemple : garantir d’augmenter le chiffre d’affaires de 20% le premier mois, sinon ne rien faire payer. En complément, il faut inclure dans son offre la méthodologie, un accompagnement quotidien et les outils pour parvenir au résultat.

Augmenter le panier moyen de chaque client

Afin d’éviter de déposer le bilan, une entreprise doit continuer à évoluer. Pour ce faire, elle doit viser trois objectifs : 

    • obtenir plus de client
    • augmenter leur panier moyen
    • les faire acheter plus souvent

Choisir les marchés avec des foules affamées

Le choix du marché est également décisif. Même si l’on est mauvais en affaires, même si l’offre est affreuse ou même si l’on est mauvais en persuasion, le simple fait qu’il y ait beaucoup de demande suffit à gagner de l’argent. A ce propos, les trois leviers du succès (classés par ordre d’importance) sont : 

    1. Une foule affamée 
    2. La puissance de l’offre
    3. Les compétences de persuasion

Observer quatre indicateurs de marché

L’auteur précise qu’il est possible de dégager une rentabilité sur des marchés avec des croissances normales ou sur des marchés de niche. En tout cas, il y a quatre indicateurs à observer : 

    • Douleur massive = les clients doivent avoir désespérément besoin d’une solution pour atténuer leurs souffrances
    • Pouvoir d’achat = les clients doivent être capable de se payer le service proposé
    • Facile à viser = les clients doivent être réunis à un endroit précis
    • La croissance = le marché doit toucher de plus en plus de personnes

Viser trois grands marchés = la santé, les revenus, les relations 

Alex Hormozi explique qu’il y a trois grands besoins qui correspondent à trois marchés spécifiques : 

    • améliorer sa santé
    • augmenter ses revenus
    • améliorer ses relations

Demander le prix fort plutôt que de le baisser

Sur la plupart des marchés, les concurrents qui arrivent proposent « un peu plus pour un peu moins cher ». Ce mécanisme s’observe jusqu’à ce que plus personne ne puisse proposer plus pour moins cher. Une offre Grand Chelem se focalise davantage sur la divergence entre la valeur et le prix. Dans le sens où il faut s’attacher à demander un prix fort pour un service exceptionnel. Ainsi, il ne faut jamais chercher à baisser le prix mais à l’augmenter en améliorant la qualité de l’offre.

Créer une offre irrésistible qui a une valeur exceptionnelle

Alex Hormozi partage plusieurs conseils pour améliorer la valeur de son offre

Calculer la valeur selon quatre composantes

En affaires, l’objectif est de demander aussi cher que possible pour ses produits ou services. A ce titre, il faut abandonner toute notion de ce que l’on considère être « juste ». Pour établir la valeur, quatre pistes sont à explorer : 

    • Augmenter la perception des résultats escomptés. Pour ce faire, il faut présenter les bénéfices en termes de statut, car, de façon générale, les gens veulent être perçus comme beaux, respectés, puissants, ou encore aimés.
    • Augmenter les chances de réussite. Les gens préfèrent payer pour ce qui est certain. 
    • Réduire les délais entre le début et l’accomplissement. Une astuce consiste à inclure des réussites rapides à court terme dans l’offre.
    • Diminuer les efforts et les sacrifices perçus en combinant l’ensemble des composantes. L’offre doit être vue comme un moyen d’obtenir un résultat certain, sans effort et rapidement.

Donner sans attendre en retour

Alex Hormozi partage une réflexion sur la bonne volonté gratuite. De son point de vue, les personnes qui aident les autres sans aucune attente en retour gagnent plus d’argent, vivent plus longtemps et connaissent un niveau de bonheur supérieur aux autres. 

Adopter un modèle de pensées divergent

L’auteur explique qu’il vaut mieux résoudre les problèmes de manière divergente. D’un côté, la stratégie convergente revient à prendre plusieurs variantes, toutes connues, et les faire converger pour obtenir une solution unique à un problème. A l’inverse, un processus de pensée divergent vise à penser à plusieurs solutions pour le même problème.

Identifier des problèmes et leurs solutions

Pour créer une offre irrésistible, l’auteur conseille de lister les problèmes et leurs solutions. La stratégie revient à partir de l’issue rêvée, puis d’identifier tous les blocages qui empêchent l’atteinte du résultat. Ensuite, chaque problème doit être transformé en solutions en se demandant “Que devrais-je démontrer pour résoudre ce problème ?”

Raccourcir et superposer les problèmes / solutions

Une fois que les problèmes / solutions sont identifiés, il vaut filtrer les éléments qui valent la peine d’être réalisés. Pour ce faire, il faut estimer le coût de chaque solution et supprimer celles qui ont un coût élevé et peu de valeur. Ensuite, il faut retirer celles qui ont peu de valeur et qui coûtent peu cher. Au bout du compte, la clé est de réduire les solutions aux choses qui ont plus de valeur pour un coût moindre. Ces solutions demandent généralement un intense travail en amont, mais génèrent un profit élevé, une fois qu’elles sont créées.

Améliorer une offre grâce à la pénurie, l’urgence, les bonus, les garanties et le nom

Alex Hormozi aborde d’abord la notion de désir. Pour lui, on ne désire que les choses que nous n’avons pas. Dès que nous obtenons ce que nous voulons, notre désir disparaît. Un entrepreneur doit maintenir son offre sous le seuil des demandes afin de conserver des besoins insatisfaits. Il présente cinq composantes pour créer plus de demandes que d’offre : 

1 – Utiliser la pénurie pour augmenter le prix

Lorsqu’il y a une quantité fixe de produits ou services disponibles, cela engendre une pénurie et in fine une peur de manquer. C’est par exemple le cas des éditions limitées. Voici quelques techniques pour jouer sur la pénurie : 

    • Définir une capacité de clients maximale
    • Définir une jauge de nouveaux clients (ex : autoriser X nouveaux clients par semaine)
    • Définir un groupe (ex : autoriser seulement X clients par promotion)

2 – Utiliser l’urgence pour influencer le seuil de prise d’action du prospect. 

Pour jouer sur l’urgence, il est judicieux de s’appuyer sur les facteurs suivants : 

    • Avoir une date limite pour un achat ou une action.
    • Mettre en place des groupes
    • Suivre une saisonnalité
    • Créer l’urgence grâce à la tarification (ex : offre exceptionnelle)
    • Créer temporairement de nouvelles opportunités

3 – Utiliser les bonus pour augmenter la demande (et augmenter le sentiment d’exclusivité). 

Au lieu de casser le prix initial, il est préférable d’ajouter des bonus car ils augmentent la valeur perçue de l’offre. Les bonus prennent plusieurs forment : 

    • Enregistrer des ateliers, événements ou entretiens, et de les utiliser comme bonus additionnel. 
    • Créer des check-lists, des outils, des fichiers ou encore des scripts. 
    • Négocier des remises et des commissions sur des services et produits appartenant à des partenaires

On peut aussi garder en tête deux choses : 

    • Il vaut mieux offrir des bonus supplémentaires une fois que l’offre est souscrite pour créer un super expérience
    • On peut offrir un bonus, si la personne n’achète pas à la première proposition, afin de retirer l’obstacle.

4 – Utiliser les garanties pour augmenter la demande en baissant la perception des risques. 

Le risque est la plus grande objection contre un produit ou un service. Tout l’enjeu est d’inverser le risque afin d’augmenter la conversion d’une offre. Par exemple : 

    • S’appuyer sur une formule “Satisfait ou remboursé” sans condition (si la demande de remboursement est formulée dans les 30 premiers jours après l’achat)
    • Rembourser les frais si le résultat n’est atteint mais que les actions ont été faites

L’auteur suggère de commencer par vendre des garanties de service ou à mettre en place des partenariats de performance. 

5 – Utiliser les noms pour stimuler la demande et agrandir son public

Le nom d’une offre est un outil marketing puissant. Il se doit d’évoluer pour rester dans l’actualité. Voici la philosophie de l’auteur pour faire évoluer une l’offre : 

    • Changer d’abord le papier cadeau et le look (images, titres). 
    • Changer la saisonnalité puis la durée de l’offre.
    • Changer le contenu gratuit et offrir une remise.
    • Changer la structure derrière l’offre (seulement en dernier recours)

Conclusion 

Alex Hormozi rappelle dans la dernière section les choses essentielles à garder en tête. Pour résumer et conclure, voici quelques principes clés que nous pouvons retenir : 

    • Viser la création d’un produit unique en se focalisant sur la valeur
    • Choisir un marché normal, un marché en pleine croissance ou un marché de niche
    • Demander le prix fort en utilisant les quatre moteurs de valeur (résultats escomptés, chances de réussite, les délais, la réduction des efforts/sacrifices)
    • Améliorer une offre grâce à la pénurie, l’urgence, les bonus, les garanties et le nom

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Le bonheur est caché dans un coin de votre cerveau – Fabien Olicard (Résumé) 

Fabien Olicard est un mentaliste, vidéaste et auteur de plusieurs best-seller. Dans ce livre, Le bonheur est caché dans un coin de votre cerveau(lien affilié), il présente ses réflexions et ses conseils pour nous aider à être plus heureux. Dans ce résumé, synthétisons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Résumé

Voir les échecs comme des succès

Dans un premier temps, Fabien Olicard expose sa philosophie sur l’échec et la réussite. Selon lui, ces deux termes sont intimement liés puisqu’ils correspondent aux deux faces d’une même pièce. Dans le sens où, nos succès sont les conséquences d’une suite d’échecs. Ainsi, il est impossible de consentir à être heureux si l’on évite constamment d’échouer.

Décontaminer son cerveau et transformer sa perception de la réalité

Il faut comprendre que des biais cognitifs, des mécanismes automatisés, des peurs, ou encore des croyances polluent notre cerveau et masquent notre bonheur. Fabien Olicard partage plusieurs conseils pour acquérir la flexibilité mentale et la sérénité émotionnelle pour être heureux.

Retrouver l’innocence émotionnelle 

Deux croyances limitantes nous portent préjudice : 

  • croire que nous avons le pouvoir d’échouer 
  • croire que nous avons le pouvoir de réussir. 

En réalité, nous possédons cinq autres pouvoirs fondamentaux : 

  • le pouvoir d’imaginer
  • le pouvoir de désirer
  • le pouvoir d’essayer
  • le pouvoir d’apprendre
  • le pouvoir de comprendre. 

L’auteur en dégage un principe qui est la synthèse de ces cinq pouvoirs fondamentaux : il nous faut essayer avant de comprendre mentalement et physiquement comment réaliser ce que l’on veut. Cette philosophie est la base pour retrouver son état d’innocence émotionnelle.

Considérer qu’un raté n’est pas un échec

Les échecs et les succès ne sont que des vues de l’esprit, que l’on aime coller à des situations pour les ranger dans des cases. Dire “c’est un succès ou un échec” revient à clore un dossier qui devrait rester ouvert. En réalité, un raté n’est pas une destination mais simplement une étape sur la route. Un échec est une source d’apprentissage. Pour reprendre une citation de Morgan Freeman : « Vous devez être fier d’avoir fait plus d’erreurs que les autres car vous en savez plus. » 

A ce propos, Fabien Olicard donne quelques règles d’or à suivre pour apprendre plus vite que les autres : 

  • observer la situation d’un regard extérieur
  • être honnête dans son jugement
  • étudier les choses à améliorer
  • tester les améliorations

Observer les faits ni plus ni moins

Pour reprendre les mots de l’auteur : “Nous avons le réflexe d’étiqueter positivement ou négativement une situation. En réalité, nous le faisons en extrapolant un jugement basé sur un futur que nous ne connaissons pas. Les émotions que l’on ressent alors sont énergivores et parfois erronées. Ne faire qu’observer les faits permet d’éviter le principe de la double peine”

Pour clarifier un peu, la première peine correspond au fait d’imaginer le pire scénario en lui attribuant une probabilité surestimée. Ce comportement génère inutilement de la souffrance et de l’angoisse. La seconde peine correspond au fait de se laisser affecter par les émotions négatives que l’on vient de se créer.

La clé revient plutôt à ne pas préjuger du résultat final mais être concentré sur l’instant présent tout en adoptant un regard bienveillant.

Choisir délibérément les activités à mettre dans son agenda

Nous essayons de rentabiliser notre temps en réalisant un maximum de tâches durant nos journées. La difficulté est que nous avons tendance à oublier d’intégrer la fatigue mentale et physique dans notre système de planification. Pour éviter l’échec de l’agenda, l’auteur nous recommande de suivre “la méthode de la pile”. Elle consiste à  fractionner son temps libre journalier en slot d’énergie de 20 min. Puis, pour chaque tâche à faire, il faut estimer le nombre de slots qu’elle va occuper. Il y a trois scénarios 

  • toutes les tâches rentrent dans la journée et il n’y a plus de slot disponible. C’est parfait !
  • toutes les tâches rentrent dans la journée et il reste des slots disponibles. C’est aussi parfait car on a du temps libre
  • tous les slots sont utilisés mais il reste des tâches à intégrer à l’agenda. Danger !

Dans le dernier cas, il convient de sélectionner les activités à faire en priorité et de reporter les autres. Cette méthodologie permet d’anticiper et d’éviter les surmenages.

Viser ce que l’on a envie de faire

Fabien Olicard recommande de ne jamais avoir de plan fixe. La clé est d’avoir des aspirations, de prendre les choses comme elles viennent et de s’autoriser à emprunter des bifurcations. La seule condition est de faire ce que l’on a envie. Pour guider ses décisions, il peut être judicieux de définir des mantras. Ceux de l’auteur sont : autonomie et liberté.

Partir en quête des sensations positives

Le bonheur est différent du plaisir. Le plaisir est éphémère alors que le bonheur est un état d’équilibre émotionnel. La sensation de plaisir provient principalement de quatre substances endogènes : 

  • La sérotonine est responsable de l’estime de soi. Par la stimuler, une astuce revient à noter au fur et à mesure ses petites fiertés dans un carnet et les relire régulièrement.
  • L’endorphine est associée au confort et permet de réduire le cortisol (=l’hormone du stress). Pour faciliter sa sécrétion, le mieux est de faire du sport et de rire souvent.
  • L’ocytocine correspond à l’amour social. Un conseil à ce sujet est de complimenter les gens.
  • La dopamine est l’hormone de la réussite et de la motivation. Pour faciliter sa sécrétion, un principe consiste à décomposer ses objectifs en de simples actions puis d’agir pour les réaliser.

Faire preuve de responsabilité

Au lieu de se cacher derrière les étiquettes comme “malheur”, “malchance” ou encore “injustice”, chacun doit prendre les rênes de sa vie et les tenir fermement. C’est la base de la réussite. 

Tenir compte de ses émotions

Les émotions négatives sont de puissants signaux. Leur manifestation n’est pas contrôlable, il ne faut pas culpabiliser lorsqu’on les ressent. En parallèle, il convient de travailler pour s’en dissocier et les traiter comme de simples informations. 

Vivre l’instant présent

Il est vain d’user son énergie sur des choses qui ne dépendent pas directement de nous. 

A ce propos, il ne sert à rien de s’attarder sur le passé. Il vaut mieux privilégier l’instant présent et les ouvertures que vous offre le futur. 

Réfléchir à ses motivations

Le plus important dans une aventure est ni la durée, ni l’itinéraire, ni même la destination, mais la raison du départ. C’est l’unique condition pour qu’un voyage existe. En d’autres termes, “La route n’existe pas, il n’y a que les raisons du départ et le prochain voyage qui comptent.”  

Pour aller plus loin, c’est l’unique connaissance de nos motivations qui nous permet de faire preuve de flexibilité mentale. En effet, si l’on ne connaît pas vraiment l’itinéraire ou la destination précise, alors on n’a aucune difficulté à modifier le trajet, à adapter les étapes ou à changer plusieurs fois de destination. 

Assouplir son cerveau et transformer ses échecs en grandes réussites

En prenant l’exemple de la période où il passait son bac, Fabien Olicard dégage plusieurs règles générale à appliquer au quotidien : 

  • ne jamais se forcer à suivre un chemin qui ne nous convient pas
  • aller où l’émotion est positive
  • toujours trouver quelques chose à tirer de chaque expérience
  • continuer à chercher si l’on ne trouve pas

Suivre les préceptes du stoïcisme

En parallèle, il conseille de travailler pour alléger sa charge mentale. La charge mentale est le fait d’avoir le cerveau préoccupé par quelque chose qui nuit à l’état de stabilité mentale et émotionnelle. Pour la contrer, il vaut mieux prendre le temps d’observer ses émotions, plutôt que de nier ce que l’on ressent. Le stoïcisme est une excellente approche. On pourrait résumer l’un des ses enseignements ainsi : contrôler ce qui dépend de nous et accepter ce qui est hors de notre influence.

Utiliser les 9 boucliers contre la charge mentale

Fabien Olicard propose ensuite 9 boucliers contre la charge mentale : 

  1. savoir dire stop
  2. connaître le périmètre de ses responsabilité
  3. faire des listes pour décharger
  4. s’organiser grâce à la matrice d’Eisenhower
  5. planifier son temps
  6. faire savoir ce que l’on fait
  7. Se faire aider en délégant
  8. accepter de perdre le contrôle
  9. chercher uniquement sa propre reconnaissance

Ne pas trop prêter attention au regard des autres

Les mots, les avis, les sous-entendus de notre entourage et de la société ont tendance à orienter notre point de vue. Le problème est que l’avis des autres est souvent biaisé car ils ignorent généralement la majorité des données qui permettent de juger nos actions. C’est pourquoi, il vaut mieux ne pas prêter une grande attention au jugement des autres. En parallèle, l’important est de considérer chaque expérience comme un apprentissage. La flexibilité mentale nous offre la possibilité de changer notre point de vue en influençant volontairement et positivement notre cerveau. L’enjeu est de toujours chercher le positif dans toutes choses.

Les 10 cachettes où se trouve le bonheur

Fabien Olicard liste des composantes essentielles sur lesquelles porter notre attention si l’on veut être plus heureux.

  1. Dans le début de sa journée. L’idéal est de prendre 45 minutes à 1 heure pour se réveiller et faire ce qui nous plait.
  2. Dans les vrais objectifs. Une des clés du bonheur consiste à définir des objectifs raisonnés qui dépendent uniquement de nous.
  3. Dans son auto jugement. L’auteur suggère d’établir une chronologie de ses réussites, par exemple, en cristallisant ses réalisations dans un carnet
  4. Dans la collecte des données. L’approche revient à stopper les suppositions et à aller chercher des données à la source, par exemple en interrogeant directement les personnes impliquées dans nos suppositions
  5. Dans la curiosité. Fabien Olicard suggère de perdre l’habitude de sortir instinctivement son téléphone, d’explorer ce que l’on n’aime pas, d’écouter les autres.
  6. Dans sa propre originalité. L’enjeu est de faire ce qui nous rend heureux et non pas ce que l’on croit avoir envie de faire pour des raisons de ressemblance. 
  7. Dans la joie pour les autres. On peut se forcer à se satisfaire du bonheur des autres et à s’en inspirer pour se motiver
  8. Dans les contre-désirs. Un exercice consiste à établir la liste de ce qui nous rend malheureux puis de chercher à supprimer progressivement tous ces points de notre vie.
  9. Dans la communication bienveillante. Cela peut se faire en quatre étapes : 
    1. Observer les faits
    2. Exprimer ses sentiments
    3. Exprimer ses besoins
    4. Demander les actions que l’on attend de l’autre
  10. Dans l’élément le plus important de notre vie. Pour vivre heureux, la clé est de prendre soin de soi, de ses pensées et de ses émotions. Nous sommes la solution à notre bonheur. Il ne faut plus s’oublier

Conclusion

En guise de conclusion, je vais simplement reprendre les mots de Fabien Olicard : 

“ vous devez comprendre, admettre et aimer la réalité ultime : votre bonheur n’est pas caché ! […] Soyez assez souple mentalement pour accepter de changer à chaque fois que vous avez envie. N’ayez plus peur d’essayer, encore moins de rater. Ne cherchez plus à réussir, soyez un faiseur… Faites… Soyez… Appréciez…”

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L’obstacle est le chemin – Ryan Holiday (Résumé) 

Ryan Holiday est un auteur et entrepreneur américain. Dans son livre, L’obstacle est le chemin (lien affilié), il partage une méthode et un cadre pour comprendre, apprécier et surmonter les obstacles de la vie. Les enseignements et astuces qu’il propose trouvent leur source dans les principes du stoïcisme. A travers ce résumé, synthétisons l’essentiel des chapitres du livre. C’est parti !

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Les obstacles inéluctables de la vie

En introduction, Ryan Holiday explique que nous vivons une période d’abondance. Nous avons trop de choses : trop de technologie, trop de malbouffe, trop de tentations qui dictent notre façon de vivre. Or les époques fastes appellent à la mollesse. Nous nous ramollissons et perdons notre aptitude à affronter les inéluctables difficultés de la vie. 

Pour vaincre les obstacles, trois disciplines sont à maîtriser : 

  • percevoir les problèmes en adoptant la bonne attitude
  • agir avec créativité et énergie
  • persister pour gérer l’échec et la difficulté

1 – PERCEVOIR

En cas de difficulté, il est préférable de rester calme et imperturbable. Au lieu d’être effrayé ou surexcité, il convient plutôt de voir les choses simplement, sans détour, telles qu’elles sont – ni bonnes ni mauvaises. Ryan Holiday prend l’exemple de l’homme d’affaires, milliardaire, Rockefeller. Ce dernier était réputé pour rester calme durant les moments de grandes paniques. Face à un obstacle, l’important est la manière de les percevoir et d’y réagir. Voici plusieurs conseils à garder en tête : 

Reconnaître son propre pouvoir

Nous ne sommes jamais complètement impuissants face à un problème, car nous pouvons toujours maîtriser notre perception. Autrement dit, nous pouvons décider de la façon dont il nous affecte et comment faire face à la situation. Craquer ou résister.

Garder son sang froid

L’auteur suggère de considérer la chose suivante :  “il y a toujours une riposte, un échappatoire, une issue, donc il n’y a pas de raison de stresser. Personne n’a dit que ce serait facile et, évidemment, les enjeux sont élevés, mais il existe un chemin pour tous ceux qui sont prêts à s’y aventurer.”

Gérer ses émotions

Les difficultés de la vie nous rendent émotifs. Malgré tout, la clé face à ces perturbations revient à concentrer son énergie exclusivement à la résolution des problèmes au lieu de surréagir face à eux. Pour ce faire, on peut se dire : “C’est moi qui ai le contrôle, pas mes émotions. Je vois ce qui se passe vraiment. Je ne vais pas céder à l’excitation ou à l’énervement.” Une autre astuce revient à se répéter “je ne vais pas en mourir, je ne vais pas en mourir, je ne vais pas en mourir” afin de relativiser la gravité du problème.

Développer son objectivité

Cela revient à retirer le “moi” (=la part subjective) de l’équation. Autrement dit, il convient d’observer les faits avec exactitude sans faire intervenir des préférences personnelles. 

Modifier son point de vue

La façon dont nous interprétons les événements dans notre vie dessine le cadre de nos comportements. Une simple modification du point de vue suffit à changer complètement nos réactions. Le corps suit la tête et la perception précède l’action. 

Se concentrer sur son cercle d’influence

Dépenser de l’énergie pour des choses que l’on ne peut pas influencer est du gâchis, de la complaisance ou de l’autodestruction. La bonne approche se résume ainsi :  “acquérir la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, Le courage de changer les choses que je peux, Et la sagesse d’en connaître la différence.”

Penser autrement

L’auteur prend l’exemple de la nouveauté qui a tendance à effrayer beaucoup de monde. En effet, nous évitons de faire ce que d’autres n’ont jamais fait, car nous considérons que si le chemin est inexploré alors les épreuves qui s’y trouvent seront difficilement surmontables. Penser autrement c’est plutôt ne plus considérer uniquement l’obstacle mais l’opportunité qui s’y cache.

Considérer une difficulté comme un apprentissage

L’adage « Ce qui ne tue pas rend plus fort » n’est pas un cliché mais une réalité. Il coïncide avec la notion de « développement dans l’adversité » et « épanouissement post-traumatique ». Le fait de lutter contre un obstacle propulse le combattant vers un nouveau niveau de fonctionnement. Ainsi, un obstacle est un avantage.

Au bout du compte, une perception objective, rationnelle et claire aide le corps à passer à l’action. 

2 – AGIR

Ignorer un problème ou jouer à faire semblant est plus facile, mais au fond ce comportement n’arrange pas les choses. A l’inverse, il faut plutôt veiller à agir…. et agir maintenant. Ryan Holiday entend par là s’appliquer avec enthousiasme et créativité à résoudre le problème par l’action appropriée. Cela passe par trois impératifs : 

  • avancer
  • persister
  • réitérer

Avancer

Au lieu de ne rien faire, il est impératif de rester en mouvement. Cela nécessite de créer de l’élan et l’entretenir. Il faut chercher à avancer, même si toutes les conditions sont insatisfaisantes et que l’on ne se sent pas prêt. 

Persister

Le génie est souvent une question de persévérance déguisée. L’idée est de tailler et ciseler les difficultés jusqu’à ce qu’elles disparaissent. L’auteur donne ainsi 4 maximes : 

  • Ne jamais se presser 
  • Ne jamais s’angoisser 
  • Ne jamais se désespérer 
  • Ne jamais s’arrêter net

Réitérer

Enfin, il vaut mieux trébucher souvent mais ne jamais tomber. Pour surmonter les inévitables déconvenues, voici les comportements à adopter : 

  • Ne jamais être fixé dans une position. 
  • Ne pas avoir peur de perdre un peu de son investissement. 
  • Ne jamais être amers ou honteux. 
  • Ne jamais rester longtemps hors-jeu.

Suivre le processus

L’objectif est de se focaliser sur la tâche à faire sur le moment puis, passer à la suivante, ainsi de suite. Si une tâche est trop difficile, une approche consiste à la diviser en de plus petites étapes. En tout cas, il vaut mieux se concentrer sur le processus de réalisation sans s’inquiéter des résultats et de la récompense.

Bien faire son travail

Tout est une occasion d’agir et de faire de son mieux. Chaque tâche (de la moins qualifiée à la plus technique) doit être réalisée avec le plus grand soin, en toute honnêteté et en faisant de son mieux. 

Faire ce qui fonctionne

A ce sujet, Ryan Holiday suggère d’être prêt à contourner le règlement, faire un pied de nez aux autorités voire faire quelque chose de fou ou de désespéré si nécessaire. En parallèle, il convient de faire la distinction entre l’essentiel et le superflu. Penser progrès et non perfection.

Se contenter du plus efficace

Les stratégies efficaces ne sont pas toujours les plus impressionnantes. Pour l’auteur, il vaut mieux se contenter de ce qui marche car l’important n’est pas d’éparpiller ses forces. Au même titre, il faut éviter de perdre son énergie dans des batailles menées par l’ego et la fierté. 

Contourner les problèmes

Parfois, la retenue est la meilleure action. Au lieu de s’obstiner par égo dans une voie vouée à l’échec, il est préférable de reculer ou contourner l’obstacle. Cette approche est difficile car elle exige de l’humilité.

Canaliser son énergie

Pour s’immuniser contre les facteurs inhibants qui nous empêchent d’avancer, l’auteur recommande d’adopter l’approche suivante : être décontracté physiquement et faire preuve de retenue mentale.

Profiter des catastrophes

C’est au moment où tout le monde prévoit une catastrophe que la persévérance est la plus profitable. Car c’est lorsqu’on s’y attend le moins, que nous pouvons agir rapidement et inopinément pour arracher une grande victoire.

Ryan Holiday conclut cette partie en recommandant de s’attendre à ce que rien ne marche comme prévu. C’est pourquoi, il est important d’apprendre à accepter les déconvenues et être prêt à faire preuve de volonté

 

3 – VOULOIR

Un maxime des stoïciens dit “Supporte et abstiens-toi” (sustine et abstine). Autrement dit, résister au lieu de se lasser et s’éparpiller. Pour l’auteur, il s’agit d’une des compétences les plus difficiles à acquérir. Voici plusieurs conseils pour développer sa force de volonté. 

Se bâtir une citadelle intérieure

Ryan Holiday entend par là qu’il faut suivre le principe : un esprit sain dans un corps sain (mens sana in corpore sano). Cette approche requiert de développer sa force mentale par l’exercice physique et sa force physique par un entraînement mental.

Anticiper en pensant négatif

Il faut toujours être préparé aux perturbations et les intégrer à ses projets. La clé est de se préparer à la victoire mais surtout à la défaite. C’est pourquoi il est indispensable d’anticiper en cherchant à savoir ce qui pourrait clocher avant de se lancer.

Accepter et avancer

Les stoïciens nomment cette attitude : l’art du consentement.  Lorsque la cause d’un problème n’est pas de notre ressort, il vaut mieux l’accepter et avancer. L’objectif est d’arrêter de se battre contre les choses qu’on ne maîtrise pas et simplement de faire avec.

Apprécier le destin

Après avoir anticipé la situation, accepté les choses qui ne sont pas de notre ressort, l’étape suivante consiste à apprécier ce qui nous arrive et y faire face avec un inépuisable enjouement. Le but n’est pas « ça ne me fait rien » mais « C’est super ! » car j’en tire profit.

Persévérer

Parfois, il faut simplement serrer les dents, tenir bon et garder le cap

Agir conformément à ses valeurs

Lorsqu’on désespère, on ne montre pas forcément notre meilleure facette. Cependant, il ne faut jamais s’abaisser au point de devenir quelqu’un qui ne nous plait pas. Il faut conserver une solide base morale et civique. Pour rester héroïque, l’auteur suggère : 

  • arrêter de placer “je” devant les événements
  • adopter une vision d’ensemble
  • aider les autres.

Méditer sur notre sa propre finitude

La mort ne rend pas la vie intéressante mais elle lui donne un but. Réfléchir à sa propre mort aide à clarifier ses priorités. Une bonne question à se poser peut être : que changerais-je dans ma vie, si on m’annonçait que j’avais un cancer ?

Se préparer à recommencer

La loi de la nature ne s’arrête jamais. Une fois un obstacle vaincu, un autre apparaît. Ainsi, passer un obstacle signifie simplement que l’on est digne d’en affronter d’autres. 

Conclusion : L’obstacle montre la voie

La philosophie que prône Ryan Holiday pour vaincre les obstacles qui se dressent sur notre route s’articule autour de 3 capacités essentielles : 

  • Gérer ses perceptions et impressions
  • Mener ses actions énergiquement et persévérer.
  • Faire preuve d’une puissante volonté

 

En d’autres termes voici un des principaux enseignements du livre : “Voir les choses pour ce qu’elles sont. Faire ce qu’on peut. Endurer et supporter ce qui doit l’être.”

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Votre idée va devenir une réalité – Fabien Olicard (Résumé) 

Fabien Olicard est un mentaliste, vidéaste et auteur de plusieurs best-seller. Dans son livre, Votre idée va devenir une réalité, il propose des méthodes, des outils et des astuces pour mener à bien ses projets qui s’appuient sur ses riches expériences. L’ouvrage s’organise en trois parties : 

  • Dans un premier temps, il clarifie le concept d’idée. 
  • Puis il explique comment transformer ses idées en objectifs concrets. 
  • Et enfin, il partage des conseils pour avancer dans la réalisation de ses projets.

Dans ce résumé, synthétisons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Bonnes idées & étincelles de motivation éphémères

Des intentions, des envies, des pensées nous traversent continuellement l’esprit. Parfois une de ces idées fait germer une étincelle de motivation qui nous incite à la concrétiser. Le cerveau dépense alors de l’énergie pour que l’on se mette en mouvement. Les bonnes idées sont communes et faciles à avoir, mais c’est leur concrétisation qui est difficile.

Gérer sa motivation dans la durée

Le principal challenge se situe au niveau de la gestion de l’énergie. En fait, les idées induisent une sécrétion de dopamine qui génère un bonheur éphémère qui nous procure un boost d’énergie et de motivation. La difficulté est que le cerveau ne génère pas éternellement cette hormone du bonheur. Progressivement, l’énergie décroît et on perd notre motivation d’agir.  Plutôt que de persévérer, on a même tendance à passer d’idée en idée afin d’obtenir des shots de dopamine réguliers. Pour mener à bien ses projets, la capacité à mobiliser de l’énergie dans la durée est primordiale. 

Être flexible sur ses objectifs

En prenant l’exemple de son entraînement à la technique du saut de coupe, l’auteur démontre aussi l’importance d’être flexible sur ses idées. Plutôt que de travailler tête baissée sur l’obtention du résultat, il est parfois préférable de travailler sur la définition de ses objectifs et du processus pour les atteindre. Une idée a de grandes chances d’évoluer dans le temps.

Faire de ses idées des objectifs réalisables 

Le premier pas pour concrétiser une idée revient à la considérer comme un objectif précis, rationnel et cohérent avec ses désirs. Voici quelques conseils pour les définir : 

Identifier le pourquoi de l’objectif

Un objectif doit correspondre à une raison profonde, de sorte à ce que les motivations de le concrétiser coïncident à des envies réelles et précises. Pour ce faire, on peut se poser les questions suivantes : 

  • Quelles raisons me motivent à réaliser cet objectif ? 
  • Suis-je aligné avec ces raisons ? 

S’appliquer à rester lucide

L’excitation au démarrage tend à créer un champ de distorsion de la réalité qui fait que l’on est souvent moins lucide au début du projet. Pour pallier cette difficulté, Fabien Olicard propose de compléter par écrit une grille de démarrage afin de commencer sur de bonnes bases. Elle comprend trois points : 

  • Faire un état des lieux de sa situation avant de commencer
  • Prendre de la hauteur en faisant comme si l’on conseillait un ami qui se lançait dans le même projet
  • Imaginer le futur idéal une fois l’idée concrétisée

Se fixer des objectifs SMART

SMART est l’acronyme de : spécifique, mesurable, ambitieux, réaliste, temporel.

  • Spécifique : l’objectif doit être le plus clair possible.
  • Mesurable : l’objectif doit être associé à des indicateurs précis que l’on peut mesurer et suivre.
  • Ambitieux : l’objectif doit avoir de l’envergure afin que la motivation de l’atteindre soit suffisamment forte
  • Réaliste : l’objectif doit être calibré de façon à ce qu’il soit atteignable
  • Temporel : l’objectif doit avoir une date butoir et dépendre de délais honnêtes.

 

Fabien Olicard partage plusieurs recommandations pour se fixer des objectifs intelligents : 

  • S’assurer que l’objectif dépende de nous. C’est à dire, être en mesure de maîtriser les leviers tels que le temps, la rigueur et la méthode
  • Identifier et interroger des personnes qui ont eu un objectif transposable au nôtre  (sans négliger ceux qui ont échoué à aller au bout d’idées similaires).
  • Prévoir un rétroplanning en s’inspirant de l’arc narratif d’une histoire. C’est-à-dire considérer 5 étapes dans l’élaboration de son planning : l’exposition, l’élément déclencheur, les péripéties, le climax et la résolution.
  • Laisser une place à l’expérimentation et ne pas attendre avant de se lancer. L’auteur considère qu’il suffit d’avoir 10 % des réponses pour passer à l’action.

Maîtriser son temps

Le temps et l’énergie sont les composantes essentielles à contrôler pour mener à bien ses idées. 

Dans un premier temps, l’auteur suggère de bien gérer ses priorités. Pour se faire, il propose un outil appelé la matrice d’Eisenhower qui consiste à trier ses activités en fonction de leur urgence et importance. Le but est de traiter en priorité les tâches urgentes et importantes.

Dans un second temps, il est capital de comprendre qu’il faut créer de l’élan et rester en mouvement. Mais parfois, les tâches sont tellement conséquentes, qu’elles paraissent insurmontables et que l’on ne parvient pas à passer à l’action. Pour vaincre cette difficulté, une stratégie consiste à découper un résultat ambitieux en de toutes petites actions quotidiennes. 

Le dernier point revient à se projeter sur toute la durée du projet afin d’avoir une vision globale. Pour ce faire, il faut établir un échéancier en décrivant les principales étapes en partant de la fin. Ensuite, il convient de travailler sur un plan d’action pour avancer progressivement sur chaque objectif intermédiaire. Et enfin, il faut agir un peu tous les jours. Un point à garder en tête est l’importance de rester flexible. Cela consiste à revenir régulièrement sur son rétro planning pour s’assurer que l’on avance comme prévu et pouvoir l’adapter au fur et à mesure à la réalité du projet.

Aller jusqu’au bout de ses projets

Tirer profit de ses émotions et son ressenti

Fabien Olicard aborde d’abord la gestion de la déception. Il explique qu’un objectif peut être factuellement atteint, mais les émotions qui en découlent ne sont pas alignées avec l’accomplissement. Face à un état d’insatisfaction, la première chose est d’accepter les émotions négatives qui en découlent car elles sont des informations essentielles sur ce que l’on peut faire différemment. Pour en tirer profit, il peut être judicieux de trouver la cause de chaque émotion. Une astuce consiste à utiliser la technique des « pourquoi » successifs ou alors reformuler la situation si nécessaire. Ensuite, il convient de trouver des leçons à retirer de cette expérience. Enfin, il faut réfléchir à la manière dont les autres objectifs peuvent profiter de cet apprentissage.

S’entourer des bonnes personnes

L’auteur recommande de commencer un projet seul pour aller plus vite, puis construire progressivement une équipe qui permettra d’aller plus loin. Pour constituer cet ensemble, il est préférable que les personnes embarquées dans le projet : 

  • acceptent la vision et l’objectif
  • aient les bonnes compétences et expertise. 
  • aient un état d’esprit compatible 
  • fassent preuve d’une certaine joie de vivre
  • aient de bons soft skills (esprit d’équipe, négociation, capacité d’adaptation, curiosité, loyauté)

Eviter de tenir compte des critiques

Comme Dory dans le film Némo, il faut nager droit devant. L’auteur entend par là : ne se nourrir que des remarques constructives de son cercle de confiance, des personnes qui possèdent les données permettant d’avoir un conseil, des gens qui connaissent les tenants et aboutissants de qui l’on est, de ce que l’on fait et de pourquoi on le fait. Il propose cinq points à garder en tête : 

  • on ne peut pas s’isoler des critiques exagérées
  • on ne peut pas espérer se blinder à force de temps et de répétitions.
  • on n’est pas ce qu’on réalise.
  • Les remarques dures sont oubliées par leur auteur à l’instant même où elles sont prononcées. 
  • Les phrases blessantes donnent plus d’informations sur les peurs ou les frustrations des personnes qui les formulent que sur ce qu’elles prétendent réellement dire.

Célébrer les réussites (y compris les victoires intermédiaires)

Cette habitude et cet état d’esprit sont faciles et plaisants à adopter et ils contribuent à donner une source de motivation. Il faut retenir que chaque accomplissement mérite d’être regardé et célébré, notamment avec les contributeurs du projet. 

Une idée peut être de s’offrir un cadeau en guise de récompense dès lors qu’une étape est franchie. Fabien Olicard recommande d’appliquer ce concept à la vie professionnelle et personnelle.

Une autre astuce revient à noter régulièrement dans un carnet ses accomplissements (les bonnes nouvelles, les étapes franchies, les petites fiertés, tout ce qui a provoqué une vive émotion positive) et les relire pour se motiver.

Faire preuve de persévérance

La persévérance se résume au temps que l’on consacre à une tâche / objectif. L’auteur partage plusieurs principes pour persévérer : 

  • Se défaire de la pression
  • Se focaliser uniquement sur la prochaine étape
  • Considérer que l’on a droit à l’erreur
  • Tester rapidement les stratégies théorisées
  • Agir même sans motivation
  • Apprendre pour monter en compétences
  • Réduire la difficulté quitte à augmenter la fréquence
  • Demander de l’aide si besoin
  • Respecter ses engagements
  • S’auto-évaluer
  • Savoir renoncer

Gérer les obstacles en pensant solution

D’une part, il est important d’accepter les rebondissements car la seule certitude est que des obstacles se dresseront sur le chemin. Donc il est préférable de les anticiper en réfléchissant aux solutions pour les contourner. 

L’auteur suggère de se poser des questions du type : 

  • Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher d’aller au bout de mon idée ?
  • Quels sont les obstacles qui pourraient me faire peur ? 
  • Qu’est-ce qui pourrait me ralentir ?
  • Quel événement pourrait me décourager ?

D’autre part, il est indispensable de penser « solution » en prenant l’habitude de tout considérer comme une opportunité, plutôt que comme un problème. Être orienté solution, c’est se focaliser sur ce qui est faisable plutôt que sur ce qui n’est plus possible.

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Les Règles Universelles de la Vie – Nabil Fanous  (Résumé) 

Nabil Fanous est un chirurgien, professeur universitaire et un éminent conférencier. Dans son livre, Les Règles Universelles de la Vie (lien affilié), il partage 27 principes sur la gestion du temps, l’épanouissement personnel et la réussite professionnelle.

Dans cette synthèse, découvrons l’essentiel des techniques et stratégies qu’il aborde. C’est parti !

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Les 27 règles

 

1 – Agir immédiatement et perfectionner plus tard

L’idée est de perdre la tendance à dire “je vais le faire” sans jamais s’atteler à la tâche. La clé est simplement de se forcer à passer à l’action pour initier le mouvement. Pour se faire, une astuce consiste à fractionner les tâches qui paraissent insurmontables en de petites étapes.

2 – Oser demander ce que l’on veut (au moins une fois)

Par peur d’être impoli, par conformisme ou pour ne pas déplaire aux autres, nous préférons garder le silence plutôt que d’exprimer ce que l’on souhaite réellement. A l’opposé, Nabil Fanous conseille d’exprimer ses souhaits une seule et unique fois. Il propose six astuces pour formuler une demande efficace : 

    • commencer par des mots simples comme “j’aimerais” ou “puis-je”
    • être bref
    • être réaliste
    • rester cordial
    • maintenir le contact visuel
    • rester silencieux une fois la demande formulée

3 – Commencer une critique par un compliment et un argument par un accord

Premièrement, nous avons tendance à facilement garder en tête les critiques et à en vouloir au porteur du message. Deuxièmement, nous sommes aussi plus prompts à critiquer qu’à faire des compliments. Pour rester estimé et respecté, l’auteur suggère, au contraire, d’être généreux avec ses compliments et bref avec ses critiques. Il donne plusieurs techniques : 

    • commencer par un compliment avant d’enchaîner sur une critique. 
    • aborder les points forts avant les points faibles
    • citer un point d’accord avant d’argumenter sur un désaccord
    • En cas de désaccord total, il vaut mieux simplement dire “ je comprends votre point de vue”.

4 – Se tenir droit et regarder devant

La première impression se cristallise en seulement quelques secondes. Sans même que l’on ait besoin de prononcer un seul mot, notre posture et notre regard influencent la manière dont les autres nous perçoivent : 

    • Une posture assurée et un regard posé— sont les signes révélateurs de votre confiance en vous.
    • Une posture affaissée et un regard vague— sont le Roi et la Reine des mauvaises premières impressions

Voici quelques conseils dispensés par l’auteur sur le sujet : 

    • avoir une tête haute, un cou bien droit et un menton dégagé
    • balancer doucement les bras
    • adopter une démarche talon-pointe
    • regarder droit devant lorsqu’on marche
    • regarder droit dans les yeux lorsqu’on parle

5 – Écouter avant de parler

L’art d’écouter a pratiquement disparu. Nous avons tendance à interrompre les autres pour essayer de prendre la parole ou nous feignons d’écouter car nous réfléchissons à notre prochaine tirade ou encore nous nous perdons dans nos pensées .

La capacité d’écoute est pourtant une force magnétique. Paradoxalement, les individus capables de prêter attention aux gens qui les entourent, trouvent plus facilement l’attention des autres. C’est pourquoi, il est préférable de faire l’effort d’écouter attentivement les gens, et parlez seulement si nécessaire. A ce propos, il est important de se concentrer à la fois sur ce que l’on entend et ce que l’on voit car une grande partie du message est non-verbal.

6 – Eliminer, déléguer et réduire ses tâches

Une première clé revient à éliminer le superflu en prenant plusieurs habitudes : 

    • arrêter de consulter son téléphone, ses e-mails et ses réseaux sociaux sans cesse.
      • limiter leur consultations à seulement 3 créneaux de 10 à 15 minutes par jour
      • mettre en place des notifications silencieuses
      • bloquer et se désabonner des applications non essentielles
    • Supprimer ses comptes e-mails inutiles
    • Éliminer la télévision et les abonnements (câbles, journaux, Netflix…)

Une seconde piste consiste à prendre l’habitude de déléguer. Pour ce faire, il convient d’expliquer clairement le résultat à accomplir et veiller à vérifier et revérifier le travail.

Enfin la dernière option consiste à réduire ses tâches. Cela revient par exemple à : 

    • supprimer les parties inutiles 
    • compresser le délai de réalisation (loi de Parkinson)
    • supprimer les parties inutiles 
    • consulter uniquement le début, les titres des paragraphes et la fin d’un texte pour gagner du temps

7 – Jouer sur l’absence

Pour reprendre une expression de l’auteur : “La première cuillère de miel est un délice, la dixième est un supplice”. L’auteur entend par là qu’il faut veiller à ne pas dévaloriser sa présence en l’offrant en excès. Pour appliquer le principe de rareté, la principale stratégie repose sur la notion d’offre et de demande.

    • espacer judicieusement ses interactions sociales
    • ne pas appeler trop souvent
    • ne pas abuser de l’hospitalité de ses hôtes
    • ne pas parler trop longtemps

8 – Mettre ses problèmes sur papier

Écrire ses inquiétudes est un excellent moyen de ne pas encombrer son cerveau de choses inutiles. De plus, la prise de note à la main favorise l’apprentissage actif, car ce comportement nous force à reformuler nos idées et pensées.

Pour faciliter la résolution d’un problème, l’auteur propose la règle des 5-minutes qui se compose de quatre étapes : 

    1. écrire le problème sur une feuille de papier
    2. noter toutes les solutions possibles
    3. comparer les solution
    4. sélectionner la meilleure

Il suggère également de tenir une liste de priorités et de garder des blocs notes et stylos partout à proximité.

9 – Envisager, à la fois, le pire scénario et le scénario le plus probable

Dans un premier temps, il est inutile de s’inquiéter de choses futiles. L’auteur juge qu’un problème est insignifiant s’il peut être oublié d’ici 6 mois. Dans un second temps, si la préoccupation est vraiment sérieuse alors il est sage d’envisager le pire scénario et l’option la plus susceptible de se produire. La plupart du temps, la pire issue sera plus qu’improbable et elle engendrera une situation acceptable. Au final, il faut s’attendre au scénario le plus probable… tout en sachant que l’on pourra toujours survivre au scénario improbable. 

10 – Viser le bonheur

Nabil Fanous partage quatre secrets pour vivre heureux :

    • travailler et rester occupé. Le bonheur, ce n’est pas posséder des choses… mais faire des choses. Le fait de travailler et de rester occupé chasse la négativité et donne un but. Si l’on apprécie ne rien faire c’est uniquement si l’on vient de faire quelque chose. Plus on travaille dur pendant la semaine— plus on apprécie son week-end.
    • Avoir des attentes exaltantes.  Des objectifs enthousiasmants créent un sentiment d’impatience qui nous pousse à croquer la vie à pleine dent
    • Rester en bonne santé. Voici plusieurs clés à ce sujet : 
      • prévenir plutôt que guérir en faisant des contrôles et examens réguliers
      • avoir une bonne nutrition
      • faire de l’exercice physique
      • être occupé mentalement
      • Éviter les risques physiques
      • Contrôler son poids corporel
      • éviter les déclencheurs psychologiques et physiques de stress
    • Avoir un réseau de famille et d’amis. L’être humain est un animal social qui a besoin de se sentir soutenu et aimé. La solitude est un tueur silencieux. Pour ne pas se retrouver seul, il convient d’entretenir ses réseaux intimes en passant du temps avec ses amis et sa famille. C’est pourquoi l’auteur recommande de réserver à minima 5 min par jour pour appeler ses proches.

11 – Ne rien faire lorsqu’on ne sait pas

Lorsqu’on hésite entre plusieurs options, il ne faut pas se sentir obligé d’agir sous la pression. Il est préférable d’attendre et ne rien faire, quitte à ne choisir aucune option. Le temps révèle l’importance des problèmes. Soit ils perdent de l’importance et disparaissent, soit ils prennent de l’ampleur. Le fait d’attendre permet d’entrevoir progressivement les aspects positifs et négatifs de chaque option. Tôt ou tard, le temps met à jour la bonne option. Donc si l’on hésite, il faut prendre son temps avant d’agir.

12 – Ne rien dire lorsqu’on ne sait pas quoi dire

Même si le silence est gênant, il est préférable de rester silencieux si l’on ne sait pas comment réagir. Mieux vaut maintenir une expression neutre et détendue plutôt que de s’engager dans un mouvement de fuite ou de combat. Si quelqu’un insiste pour obtenir une réponse, il convient de botter en touche en disant : “je vais y réfléchir”.En cas de confrontations, il est préférable d’écouter plutôt que de parler. Il y a du pouvoir… à ne rien dire ! 

L’auteur recommande également d’éviter d’aborder les sujets du “trio tabou” que sont le sexe, la religion et la politique.

13 – Ne pas jouer avec ce que l’on ne peut pas se permettre de perdre

La malchance finit toujours par frapper. C’est pourquoi il ne faut ni se fier à la chance ou à son intelligence et ne jamais jouer avec un bien crucial. La clé est de ne choisir uniquement les options où le risque est acceptable. Mieux vaut ne pas prendre le paris si l’on ne peut pas se permettre de perdre. A ce sujet, l’auteur recommande d’éviter tous les jeux de hasard.

14 – Arrêter immédiatement les comportements qui génèrent de l’angoisse

Notre système d’alarme interne est vieux de quatre millions d’années. Lorsque l’on ressent de l’angoisse, celà signifie que des problèmes potentiels se trament. Dans ce cas, il est préférable de commencer à réfléchir, essayer de comprendre pourquoi on ressent cela afin d’identifier et traiter les problèmes sous-jacents.

15 – Créer des habitudes qui nous simplifient la vie

Un modèle d’habitudes repose sur des routines spécifiques qui se répètent quotidiennement. Le fait d’adopter des actions automatiques répétitives possède un côté rassurant et agréable. Les habitudes nous permettent de faire des choses sans réfléchir en nous épargnant un effort mental. On peut ainsi gagner du temps et s’éviter un stress en réduisant le nombre de décisions à prendre. Voici trois principes pour développer des habitudes intelligentes : 

    • Définir un comportement attrayant pour le cerveau
    • Répéter la nouvelle habitude pendant un mois
    • Impliquer une autre personne dans sa mise en place

16 – Préférer le mono-tâche au multi-tâches

Le culte du multitâches est une erreur car en essayant de tout faire et de ne rien rater, on passe à côté de tout. A l’inverse, le mono-tâche permet une meilleure concentration et productivité, tout en restant dans le moment présent.

Une alternative élégante est le multi basculement, c’est-à -dire passer d’une tâche à l’autre mais se focaliser pleinement sur la tâche en cours lorsqu’on l’exécute. Cela revient, par exemple, à se concentrer pleinement sur les personnes à qui l’on parle. 

Nabil Fanous suggère aussi de laisser nos yeux choisir la tâche à effectuer. C’est-à -dire privilégier les activités qui occupent notre esprit à l’instant T.

17 – Considérer que rien n’est gratuit

Du point de vue de l’auteur, tout ce qui se passe entre les gens est un échange, dans le sens où l’on obtient jamais quelque chose pour rien. Pour chaque cadeau, nous devons céder quelque chose d’une valeur égale ou supérieure. Ainsi il faut toujours se méfier lorsqu’on reçoit quelque chose de gratuit en apparence. 

18 – Considérer que les gens ne changent pas

Le patrimoine génétique des individus a plus d’influence sur leur personnalité et sur leurs talents que l’éducation qu’ils reçoivent. La biologie l’emporte sur l’environnement. C’est pourquoi les gens ne changent pas facilement et même s’ils changent, ils reviennent souvent en arrière. L’auteur propose tout de même d’essayer de changer les gens une fois ou deux mais d’abandonner si les tentatives sont infructueuses.

19 – Changer de méthode pour changer de résultat

La “graine A” donne toujours la “plante A”. Il faut comprendre par là que si l’on veut une autre plante, il faut essayer une autre graine ! Autrement dit, nous avons tendance à refaire souvent la même chose… en espérant un résultat différent ! Or la même action induit souvent la même réaction. Pour changer de résultat, il faut changer l’action initiale. 

20 – Se comparer à soi plutôt qu’aux autres

Généralement nous pensons à ce que les autres ont et nous regardons ce que nous n’avons pas. En réalité, il vaut mieux faire l’inverse : penser à ce que les autres n’ont pas et penser à ce que l’on a soi même. D’une part, il vaut mieux compter ses bénédictions plutôt que ses peines, car la majorité de nos envies ne seront jamais assouvies.

D’autre part, il y aura toujours une personne meilleure que nous ! D’où l’importance de ne pas regarder ce que les autres ont.

En parallèle, il est judicieux de faire une liste de nos gratitudes et de se souvenir des malheurs qui auraient pu nous arriver mais qui ne se sont pas produits.

21 – Apprendre des erreurs des autres

Pour citer les mots du livre, “il est plus intelligent d’utiliser un médicament testé scientifiquement, que d’essayer un médicament expérimental”. 

Même s’il est nécessaire d’apprendre de ses propres erreurs, il faut comprendre que les leçons apprises par l’expérience sont généralement douloureuses. C’est pourquoi Nabil Fanous suggère d’apprendre, en priorité, des erreurs des autres. En tout cas, il recommande de noter toutes ses erreurs dans un carnet et de les relire régulièrement.

22 – Être digne de confiance, mais être vigilant lorsqu’on fait confiance aux autres

Du fait que la confiance est complexe, il est préférable de suivre son instinct lorsqu’on doit faire confiance aux autres. En parallèle, il faut aussi considérer que la confiance s’acquiert avec le temps. Par défaut, il vaut mieux ne pas accorder une confiance aveugle aux autres, en particulier dans les trois domaines suivants : argent, amour et santé. Pour reprendre les mots du texte : “Ne donnez jamais un chèque en blanc à la confiance et assurez-vous de couper les cartes ! “

Un autre point essentiel concerne la confiance que l’on se doit d’inspirer. La règle d’or est de toujours tenir ses promesses pour ne jamais trahir les gens qui nous font confiance. Un “oui” est un serment et une parole est un contrat signé. Ainsi, mieux vaut ne pas s’engager si l’on est pas certain de tenir promesse.

23 – Ne pas se venger

Nous avons trop souvent tendance à suivre la voie de la colère. Lorsque quelqu’un nous fait une crasse, on essaye de se venger. Or du point de vue de l’auteur, “Chercher à se venger, c’est comme avaler du poison… et s’attendre à ce que l’autre personne en meurt !”. Plutôt que de se concentrer sur ce qui est mauvais pour l’adversaire, il est préférable de se viser ce qui est bénéfique pour soi. 

24 – Toujours avoir un filet de sécurité

Il est plus sage d’avoir une stratégie de secours lorsque les enjeux sont importants (au niveau familial, professionnel, financier,…). Un plan B est réconfortant et permet d’appréhender les situations plus sereinement. Pour reprendre un vieil adage : “il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier”. Autrement dit, il vaut mieux éviter de dépendre d’une seule option. 

25 – Porter attention à son apparence

L’apparence générale détermine la façon dont le monde nous perçoit. Des études montrent que les personnes attirantes physiquement sont traitées plus favorablement et que la tenue vestimentaire, le regard ou encore la prestance ont plus d’impact que la personnalité lors d’une première rencontre. C’est pourquoi, l’auteur conseille de faire l’effort de se mettre en valeur chaque jour afin de faire une bonne première impression.

Le test du miroir est un exercice efficace pour évaluer la perception que l’on a de notre apparence. Cela consiste à se poser la question : Qu’est-ce que je ressens lorsque je me regarde dans le miroir le matin ? Si les sentiments sont incohérents avec le reflet dans la glace alors on a une fausse expression et il faut alors travailler sur son apparence.

L’auteur termine ce chapitre en abordant la question du vieillissement. Il explique que les personnes attrayantes commencent à connaître un véritable revirement de situation en vieillissant. Il compare la beauté à la richesse de la manière suivante : “c’est bien plus facile de commencer pauvre et de continuer à vivre modestement, que d’être riche un jour et pauvre le lendemain !”

26 – Agir comme un gagnant

Le plus important face aux inévitables coups durs de la vie est notre capacité d’y faire face. A ce niveau, l’adoption du bon état d’esprit est primordial, car une simple pensée peut soit nous renforcer ou soit nous briser. Autrement dit : Notre bien-être est principalement contrôlé depuis… notre tête !

Nabil Fanous partage plusieurs recommandations à ce sujet : 

    • ne pas s’attarder sur le passé
    • ne jamais céder ou abandonner
    • éviter de se comporter comme un perdant 

En se comportant comme un gagnant, les autres nous traiteront comme tel.

27 – Vivre dans le présent en se concentrant sur chaque minute

Pour paraphraser Nabil Fanous : [La vie] “c’est le seul film en direct dans lequel vous pouvez jouer, rectifier votre rôle et avoir du plaisir ; Le film d’hier ne peut être rembobiné, et le film de demain n’est pas encore sorti ! Mais aujourd’hui vous appartient, à vous de le façonner et d’en profiter.”

L’ultime secret pour une vie heureuse revient à se concentrer sur chaque minute de sa vie.

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