CVG #4 : Bilan 2018

Voici mon bilan 2018 sur le projet Mister Fanjo pour l’année 2018.

Sommaire du bilan 2018

Quelques chiffres sur le projet

Les enseignements de 2018

Mes objectifs pour l’année 2019

Vidéo

Quelques chiffres sur le projet

2 nouveaux projets en 2018

En 2018, j’ai posté 2 nouveaux projets :

En parallèle de ces 2 projets, j’ai aussi posté une vidéo et un article sur l’expérience de Milgram.

Le début de l’année 2018 a également été marqué par la refonte du site internet.

site en 2017

site en 2018

Trafic Youtube multiplié par 10 : Merci !

Je suis passé d’une chaîne cumulant environ 1000 vues pour une dizaine d’abonnés en décembre 2017 à plus de 110 abonnés et plus de 12000 vues en cette fin d’année.

Trafic en 2017

Trafic en 2018

Merci à tous ceux qui ont regardé mes vidéos, merci à ceux qui se sont abonnés, merci à ceux qui m’ont encouragé en me laissant un pouce bleu, en écrivant un commentaire ou en m’envoyant un mail …. C’est un grand plaisir de constater que mon travail vous plait.

180 heures de travail en 2018

En 2018, j’ai consacré 180h au projet Mister Fanjo. Grosso modo et pour vous donner une idée, si l’on répartit équitablement ces heures sur l’ensemble de l’année, cela représente environ 30 min de travail tous les jours.

Le bilan 2018 concernant les finances

Cette année j’ai dépensé 280€ pour le projet Mister Fanjo. La plupart des dépenses concernent les livres que j’ai achetés dans le cadre du projet P04 (soit environ 170€). Il y a également 55€ dédiés à l’abonnement pour l’hébergement du site Mister Fanjo et 55€ pour un disque dur externe pour stocker l’ensemble des données liées au projet. En parallèle de ces dépenses, le projet Mister Fanjo ne m’a pas rapporté d’argent cette année. Le trafic est encore assez faible pour engendrer des revenus avec l’affiliation ou de la publicité.

Les enseignements de 2018

La refonte du site : nouvelle vision et nouvelle philosophie

En revisionnant la première vidéo CVG (CVG #1 : L’objectif initial), je me suis souvenu que je m’étais fixé l’objectif de développer 2000€ de revenus passifs grâce à mes activités extra-professionnelles. En effet, je compte sur la chaîne YouTube et mon site internet pour me permettre de gagner un peu d’argent. Néanmoins et avec du recul, je trouve cet objectif trop réducteur. Le retour sur investissement que j’attends du projet Mister Fanjo ne doit pas se limiter qu’à l’aspect financier. J’ai pris conscience que l’objectif n’est pas uniquement de développer des revenus passifs, mais plutôt de parvenir à un équilibre de vie qui me permettra à la fois de :

  • Réaliser les activités qui me tiennent à cœur
  • Gagner suffisamment d’argent pour vivre confortablement.
  • Organiser mes journées comme je l’entends

Pour plus d’informations, sur le sujet, je vous invite à consulter l’article : CVG #3 : Présentation du projet Mister Fanjo

Modification des règles d’or

Les règles d’or sont des principes que je m’efforce de respecter. Ces principes sont en quelque sorte le reflet de la philosophie du projet Mister Fanjo. En les relisant, j’ai souhaité en clarifier et en modifier certains.

  • Modification de la règle« être capable » en « apprendre encore et toujours ». Derrière la règle « être capable », je mettais l’idée qu’il fallait entreprendre si j’avais les compétences ou si j’étais capable de les acquérir. Finalement, je trouve que ce principe n’est pas très pertinent. À l’opposé, je trouve que le fait « d’apprendre tout au long de sa vie » est plus parlant et a plus de sens.
  • Modification de la règle « être intelligent financièrement » en « Adopter une approche gagnant-gagnant ».Dans la vidéo CVG #1 : L’objectif initial, je disais qu’être intelligent financièrement correspondait au fait de monétiser un travail uniquement s’il s’inscrivait dans une démarche gagnant-gagnant. Afin de rendre le principe plus général tout en cassant l’aspect financier qui y est attaché, je préfère renommer la règle en « Adopter une approche gagnant-gagnant »
  • Modification de la règle « maintenir l’équilibre de ma vie privée » en « Protéger ma vie privée et celle des autres » et « Conserver un équilibre de vie ».La règle « maintenir l’équilibre de ma vie privée » contient 2 idées. Je l’ai donc découpée en 2 principes. Concernant le principe« Conserver un équilibre de vie », je crois fermement que tout est une question d’équilibre dans la vie et qu’il faut de tout sans excès et à tous les niveaux.

Mes objectifs pour l’année 2019

  • Continuer à poster un résumé de livre par mois sur le projet P04
  • Mettre en ligne 2 projets supplémentaires et au moins 2 mini-projets
  • Poster une vidéo CVG lors de la parution de chaque nouveau projet pour présenter le projet, pour expliquer ma démarche, le pourquoi du projet ainsi que l’envers du décor
  • Rester fidèle aux règles d’or
  • Créer une page « sondage » sur mon site internet pour lister mes idées et les projets que j’entreprends et vous permettre de voter pour ceux pour lesquels vous aimeriez voir du contenu paraître.

Voilà pour le bilan 2018

Bonne année 2019 !

Signé MisterFanjo,

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L’expérience de Milgram

Qu’est ce que la célèbre expérience de Milgram ?

La vidéo

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L’expérience de Milgram

L’expérience de Milgram est une expérience de psychologie visant à étudier la soumission à l’autorité. Elle a été réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram.

L’objectif

Milgram cherchait à évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité. Il voulait déterminer le niveau jusqu’auquel la soumission à l’autorité primerait sur la conscience et l’éthique personnelle. Jusqu’où peut-on aller par obéissance ?

Le protocole de l’expérience

Des sujets volontaires (rémunérés et recrutés par annonce) étaient invités à participer à une étude sur effets de la punition sur le processus d’apprentissage. Cette étude prenait la forme d’une expérience qui faisait intervenir 3 acteurs :

    • Un premier sujet -> l’élève qui devait effectuer des exercices de mémoire
    • Un second sujet : l’expérimentateur qui devait sanctionner l’élève (s’il faisait des erreurs), en lui octroyant des décharges électriques.
    • Un animateur qui était le responsable de l’expérience

L’animateur accueillait les deux sujets, il leur présentait le but et le déroulement de l’expérience puis il tirait au sort les rôles. Le sujet désigné comme l’élève était attaché sur une chaise et on lui mettait une électrode dans sa main. L’expérimentateur était installé dans une salle au côté de l’animateur devant une impressionnante machine. La machine comportait une rangée de 30 manettes qui s’échelonnaient de 15 à 450 volts. Les manettes étaient assorties de mentions allant de « choc léger » à « choc dangereux ».

Une fois les sujets installés, l’élève commençait à effectuer des exercices de mémoire. À chaque erreur, l’expérimentateur actionnait une manette qui octroyait une décharge à l’élève. À chaque erreur l’intensité de la décharge augmentait. L’objectif affiché était de déterminer si les décharges électriques pouvaient stimuler la mémoire de l’élève.

En réalité le véritable sujet de l’étude portait uniquement  sur l’expérimentateur. L’élève et l’animateur étaient des acteurs et complices de l’expérience. Le tirage au sort était truqué. L’élève ne recevait aucune décharge. Ses réponses et ses réactions étaient préenregistrées. En fait, l’objectif était de déterminer jusqu’à quel point le sujet pourrait obéir et suivre les instructions de l’animateur. Le rôle de l’animateur (l’autorité légitime de l’expérience) était de pousser l’expérimentateur à envoyer des décharges électriques quoiqu’il arrive.

Les résultats de l’expérience de Milgram

Les enquêtes réalisées avant l’expérience par des médecins-psychiatres estimées que :

    • Seul 1 sujet sur 1000 actionnerait la décharge de 450 volts
    • La moyenne des chocs maximums reçus serait de 150 volts

Lors des premières expériences, réalisées avec 40 sujets :

    • 63% d’entre eux infligèrent à 3 reprises un électrochoc de 450 Volts
    • La moyenne des chocs maximum reçus était de 360 volts
    • Tous les sujets infligèrent au moins une décharge de 135 volts.
    • Aucun sujet ne refusa de participer à l’expérience.

En parallèle, il faut aussi noter que les sujets montraient des signes stress. Les premiers signes de tension se manifestaient vers 75V lorsque l’élève commençait à donner des signes de malaise. Mais malgré leurs premières réticences, la plupart des sujets continuèrent à octroyer des décharges.

Milgram a constaté que plus l’intensité des décharges augmentait, plus l’expérimentateur était hésitant et nerveux. Les sujets étaient tiraillés entre les souffrances de l’élève et le fait de devoir obéir. Milgram a tout de même qualifié ces résultats « d’inattendus et d’inquiétants ».

L’analyse de Milgram

Milgram ne considère pas l’obéissance comme un mal, car elle est un comportement inhérent à la vie en société. Néanmoins, il considère qu’elle devient dangereuse lorsque les individus obéissent aveuglément. C’est-à-dire que le degré d’obéissance est tel que le pouvoir de l’autorité prime sur la conscience personnelle. Or dans son expérience, le niveau de soumission à l’autorité était tel que la majorité des sujets ont obéi au point d’envoyer une décharge potentiellement dangereuse.

Pour Milgram, cela peut s’expliquer par le fait que les sujets se déresponsabilisaient de l’acte sous couvert de l’autorité. Dans le cadre de l’expérience, l’animateur représentait l’autorité compétente du fait qu’il était présenté comme le responsable de l’expérience. Les sujets pouvaient donc penser qu’il savait ce qu’il faisait, car il était le garant du bon déroulement de l’étude. Ainsi ils pouvaient avoir tendance à lui obéir en toute confiance.

Pour illustrer cette analyse, Milgram fait le parallèle avec les Allemands ayant travaillé directement ou indirectement pour les camps d’extermination lors de la Seconde Guerre mondiale.  Est-ce que les gardes se sentaient responsables des horreurs commises dans les camps ? Selon Milgram, le fait qu’ils obéissaient à une autorité supérieure impliquait qu’ils pouvaient se dédouaner de leur responsabilité vis-à-vis des atrocités commises.

Néanmoins, Milgram soutient que lorsqu’un individu se conforme à une quelconque autorité, il est tout de même conscient de réaliser les désirs de l’autorité en question. Autrement dit, en obéissant à un ordre, on est conscient de réaliser la volonté de l’émetteur de cet ordre. Cette attitude nous permettrait de freiner le pouvoir de l’autorité. En effet, lorsqu’il y a un conflit entre les ordres reçus et notre éthique personnelle, notre niveau de nervosité augmente. Lorsque la tension devient insoutenable, nous désobéissons purement et simplement.

Dans l’expérience de Milgram, l’état de nervosité des sujets était la manifestation du conflit entre leur conscience personnelle et les ordres du responsable. Milgram a jugé les résultats « d’inquiétant », car la soumission à l’autorité était si forte que les sujets ont continué à obéir jusqu’à administrer des décharges potentiellement dangereuses.

De nombreuses variantes et de nombreuses reproductions de l’expérience ont été menées et ont permis de valider ces résultats.

Conclusion

L’expérience de Milgram a permis de mettre en évidence l’influence de l’autorité sur notre comportement. L’expérience possède ses détracteurs. Certains ont critiqué la validité du protocole, d’autres ont critiqué l’impossibilité de généraliser les résultats à des situations réelles. Certains ont même soutenu une potentielle manipulation des résultats ( par exemple le livre : « Behind the shock machine – The Untold Story of the Notorious Milgram Psychology Experiments » – Gina Perry). Quoi qu’il en soit, son étude reste l’une des plus célèbres expériences de psychologie sur la soumission à l’autorité.

Sources