CVG #18 : Défi – Diffuser un contenu par jour sur les réseaux sociaux

➽ L’objectif de cet épisode est de faire le point sur un nouveau défi : diffuser un contenu par jour sur les réseaux sociaux. C’est parti pour quelques explications ✅

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Le constat décisif

Lorsqu’on s’intéresse à l’évolution de l’audience sur ma chaîne depuis cinq ans, on observe que la croissance est très lente. En comparaison, certains créateurs se lancent sur des réseaux tels que Tik Tok ou Instagram et parviennent à développer un trafic important en très peu de temps. Pour ma part, je suis plutôt inactif sur ces plateformes.

Devant ce constat, une personne travaillant dans le marketing digital m’a conseillé de publier davantage de contenu sur les réseaux sociaux afin de développer plus rapidement mon audience. 

Mon dilemme avec les réseaux sociaux

Son conseil est pertinent pourtant j’éprouve un réel blocage à le suivre, en particulier pour les raison suivante :

  • un manque de temps. Le fait d’être présent sur les réseaux nécessite de fournir des efforts supplémentaires notamment pour créer du contenu, le publier et interagir avec la communauté.
  • la différence de style. Actuellement, je suis plus à l’aise avec du contenu de plusieurs minutes dans lequel j’ai le temps de développer mon point de vue. Or le style sur les réseaux sociaux doit être beaucoup plus court et percutant.
  • l’aspect éphémère. Les algorithmes sur Instagram ou TikTok tendent à privilégier le contenu avec un haut potentiel de viralité. Une vidéo publiée n’est mise en avant que quelques heures. Si elle engendre de l’interaction durant ce laps de temps alors elle continue d’être mise en avant. Sinon, elle tombe aux oubliettes. Par opposition, les vidéos sur Youtube peuvent exploser bien après leur date publication, comme ç’est le cas pour certaines de mes contenus (les épisodes sur l’histoire, l’expérience de Asch, l’expérience de Milgram… )

Malgré ces inconvénients, on peut quand même attribuer des avantages non négligeables aux réseaux sociaux : 

  • la croissance de l’audience y est généralement plus rapide
  • ils permettent de créer plus de proximité avec la communauté
  • la création du contenu nécessite moins de temps en comparaison des vidéos sur YouTube

Bref, tout ça pour dire que, de mon point de vue, la balance entre les avantages et les inconvénients est assez fine. Cette hésitation a fait que je ne me suis jamais réellement lancé. 

Le défi

Mais aujourd’hui j’ai décidé de passer à l’action en me lançant un défi : Poster un contenu par jour sur les réseaux du 1er septembre 2023 jusqu’à la fin de l’année.

L’organisation et le contenu

Chaque jour de la semaine sera associé à un thème spécifique. 

Thème
Lundi Le dossier du moment : Améliorer sa culture générale
Mardi Résumé de livre : Découvrir un résumé de livre par l’intermédiaire de courts extraits
mercredi Citation du mercredi : Réagir à une actualité par un texte ou une citation
Jeudi Douce France : Présenter un chef d’oeuvre Français
Vendredi Contenu surprise : Partager un contenu qui me tient à coeur
Samedi L’épisode officiel de la semaine
Dimanche Planning à venir : Annoncer les prochains épisodes de la semaine à venir

 

Les épisodes seront diffusés sur Instagram, TikTok et YouTube Short en complément du contenu hebdomadaire que je partage sur mon site, chaine YouTube et plateformes de podcast.

Un bilan à la fin de l’année

A la fin de l’année, je ferai le bilan afin de partager les résultats de ce défi. Nous verrons si je suis parvenu à tenir le rythme et quel aura été l’impact par rapport à l’évolution du trafic.

Restez connectés

Pour conclure, je vous invite simplement à me rejoindre sur mes réseaux sociaux. 

  • ceux qui préfèrent consulter des formats courts y trouveront leurs compte
  • ceux qui voudront se lancer dans une aventure similaire auront accès à un retour d’expérience documenté
  • ceux qui souhaitent voir du contenu plus intimiste et surprenant seront servis

Point important : n’hésitez pas à me faire part de vos remarques, questions et suggestions tout au long du défi afin que j’améliore les épisodes en fonction de vos attentes.

Je vous remercie pour votre attention et je vous dis à très vite sur les réseaux.

C’était Mister Fanjo.

A très vite !

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Argumentum ad personam – Discréditer le messager plutôt que le message

➽  Que faire lorsque l’on se retrouve dans l’incapacité de contrer les arguments de son adversaire. Un procédé rhétorique fallacieux consiste à attaquer personnellement l’interlocuteur plutôt que son message. Découvrons ce concept d’argumentum ad personam. C’est parti !

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Argumentum ad personam

Le procès de Socrate

Le philosophe Socrate fut accusé d’impiété et de corruption de la jeunesse. Au lieu de s’enfuir, il décida de rester à Athènes et de se défendre devant le tribunal.

Lors du procès, les accusateurs tentèrent de discréditer non pas ses arguments mais sa réputation. Ils le présentèrent comme un danger pour la société. Par exemple, ils soulignèrent ses relations controversées telles que son lien avec un dirigeant responsable de violences politiques à Athènes.

Malgré les attaques contre sa personne, Socrate maintint sa position et se concentra sur la quête de la vérité et l’examen critique des idées.

Malgré tout, le jury du tribunal d’Athènes déclara Socrate coupable et le condamna à mort. 

Pour ceux qui souhaitent avoir plus de détails sur l’incroyable histoire de ce procès, je vous invite à consulter l’épisode dédié que j’ai réalisé.

Quoiqu’il en soit, cet exemple illustre une pratique fallacieuse portant le nom d’argumentum ad personam.

Discréditer le messager plutôt que le message

L’argumentum ad hominem est un procédé rhétorique qui vise à attaquer directement l’adversaire plutôt que ses idées. Autrement dit, l’attaque est dirigée non pas contre l’argument ou le message, mais contre la personne qui le présente. La stratégie revient à discréditer l’interlocuteur en critiquant ses caractéristiques personnelles, ses actions passées, ses affiliations politiques, sa réputation ou tout autre aspect qui n’est pas directement lié à l’argument en question.

Utiliser l’argumentum ad personam, c’est dire par exemple :  

  • Les propos de Jane en faveur de l’égalité des genres sont sans valeur, car elle est connue pour ses opinions extrémistes et radicales.
  • Les affirmations de David sur le vaccin sont invalables car il n’a aucune formation médicale.
  • John est un menteur notoire donc quand il affirme que les changements climatiques sont réels, ses arguments sont forcément faux.

Un procédé fallacieux classique

L’argumentum ad personam est un sophisme sur-exploité. C’est le cas lorsque les politiciens se contentent de répondre que certaines idées sont invalables car elles sont émises par des personnes d’extrême droite ou d’extrême gauche. De la même façon, on observe que lors de débats sur les plateaux télé, de nombreux interlocuteurs se contentent d’attaques personnelles à l’encontre de leurs opposants. Il en est de même dans notre quotidien. Qui n’a jamais entendu un argument du style : 

  • Les recommandations nutritionnelles de Jacques sont sans valeur, car il est en surpoids.
  • Tom n’a pas d’enfant donc ses conseils éducatifs sont mauvais.
  • La proposition de loi du député en faveur de l’écologie est irrecevable car il a travaillé pour Total.

En fin de compte, l’argumentum ad personam revient à discréditer le messager pour altérer la valeur de ses propos. Le but final est de montrer qu’il faut se méfier de la thèse de son adversaire parce qu’il faut se méfier de mon adversaire.

L’ultime stratagème de la théorie de Schopenhauer

Dans l’art d’avoir tout raison, le philosophe allemand Arthur Schopenhauer recense la technique de l’attaque personnelle comme l’Ultime stratagème. Pour résumer et conclure en citant ses propos : 

“Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. […] Quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. […] Cette règle est très appréciée car chacun est capable de l’appliquer, et elle est donc souvent utilisée. La question se pose maintenant de savoir quelle parade peut être utilisée par l’adversaire.”

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Le procès de Socrate

Découvrons dans cet épisode, l’histoire inspirante du procès de Socrate. C’est parti !

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Le procès de Socrate

Socrate est un philosophe grec de l’Antiquité. Il est notamment célèbre pour sa méthode d’interrogation et son engagement envers la recherche de la vérité. Certains l’apprécient pour ses enseignements quand d’autres le détestent pour sa manière de remettre en question les croyances traditionnelles.

En 399 av. J.-C., Socrate est accusé devant le tribunal athénien par trois de ses concitoyens, Mélétos, Anytos et Lycon. Les accusations portent sur la corruption de la jeunesse et l’impiété, c’est-à-dire le fait de ne pas croire aux dieux de la cité. Le procès de Socrate se déroule devant un jury de citoyens qui doit décider de son sort. Au lieu de s’enfuir ou plaider coupable pour réduire sa peine, Socrate décide de rester à Athènes et de se défendre devant le tribunal.

Lors du procès, les accusateurs tentent de le discréditer. Plutôt que de combattre ses arguments, ils l’attaquent sur sa réputation. Ils le présentent comme un danger pour la société. Ils soulignent ses relations controversées, telles que son lien avec Critias, un dirigeant des Trente Tyrans responsable de violences politiques à Athènes. Malgré les attaques contre sa personne, Socrate maintient sa position et se concentre sur la quête de la vérité et l’examen critique des idées. Il se défend en utilisant sa méthode de questionnement afin d’amener les jurés à réfléchir et à remettre en question les accusations portées contre son égard.

A la fin du procès, le jury du tribunal d’Athènes déclare Socrate coupable. L’accusation réclame la peine de mort en laissant au philosophe la possibilité de proposer une peine alternative s’il renonce à ses principes. Plutôt que de compromettre sa philosophie, Socrate décide de boire une coupe de poison.

Durant ses derniers moments, Socrate, fidèle à ses convictions, continue à discuter de sujets philosophiques avec ses disciples et amis présents. Il accepte la sentence de mort avec calme et sérénité et affirme que la philosophie est déjà une préparation pour la mort. 

 

Le procès de Socrate est un symbole de la quête de la vérité, de l’importance de l’examen critique des idées et de la défense de ses principes, même face à l’adversité.

Source : 

  • Wikipedia – Procès de Socrate : https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_de_Socrate

 

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Jésus à un match de foot (Histoire inspirante)

Découvrons dans cet épisode une histoire inspirante mettant en scène Jésus à un match de foot. C’est parti !

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Jésus à un match de foot

La veille d’un match, trois amis prennent un verre dans un pub animé de la ville. Au cours de la soirée, ils aperçoivent un homme entièrement vêtu de blanc, assis tout seul à une table. Percevant leur regard, l’inconnu les invite à s’installer à sa table. 

Il dit s’appeler Jésus et leur explique qu’il apprécie l’ambiance du lieu avant un match, mais il n’a jamais eu l’occasion d’assister à l’un d’entre eux. Interloqués, les trois amis décident de lui offrir le billet pour le lendemain.

Le jour de l’événement, ils se retrouvent dans les tribunes. Le match oppose les “rouges catholiques” et les “verts protestants”.  

La partie commence et sur une action décisive, les catholiques ouvrent le score. Jésus explose de joie et applaudit à tout rompre. 

Après la première mi-temps, les protestants égalisent sur une contre-attaque. Jésus laisse exploser sa joie une nouvelle fois. 

Un supporter surpris lui demande : “De quel côté es-tu mon garçon ?”

Jésus, très excité par la rencontre, répond : “Oh, je ne soutiens aucun des deux camps. J’apprécie simplement le match”. 

Le supporter se tourne alors vers son voisin en ricanant et dit : “Hmm, voilà un athée !”

Sources

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8 systèmes de recherches alternatifs à Google

Découvrons dans cet épisode, 8 systèmes de recherches alternatifs à Google dont vous ignorez certainement l’existence. C’est parti !

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La suprématie de Google

Google domine complètement internet. Son puissant algorithme propose aux utilisateurs les ressources du web les plus adaptées à leurs requêtes. Cependant, Google est-il impartial vis-à-vis des sites qu’il met en avant ? N’a-t-il pas tendance à prioriser les contenus les plus divertissements, les plus populaires et qui, in fine, favorisent son business modèle ? Que se passe-t-il lorsque les besoins des utilisateurs sont incompatibles avec les intérêts de Google ?  L’algorithme exclut-il certains contenus même si ces derniers coïncident mieux avec les requêtes des utilisateurs ? Google privilégie-t-il de mettre en avant des pages spécifiques malgré tout  ? 

En tout cas, sachez qu’il existe des moteurs de recherches qui offrent une alternative à Google, en particulier pour des besoins spécifiques.

8 systèmes de recherches alternatifs à Google

www.refseek.com

Pour faire des recherches sur des ressources académiques.

Ce moteur de recherches référence des milliards de documents tels que des pages web, des livres, des encyclopédies, des journaux, etc . Les internautes ont ainsi accès à des ressources académiques sans être parasités par des contenus commerciaux ou sponsorisés.

www.worldcat.org

Pour découvrir les collections des bibliothèques de la planète

Cette plateforme liste les ouvrages détenus par des milliers de bibliothèques du monde. Le contenu référencé comprend à la fois des livres plus ou moins rares, des revues, des films, des chansons, des documents généalogiques… .

https://link.springer.com

Pour accéder à plus de 10 millions de documents scientifiques

Ce moteur de recherches offre un accès en ligne à des publications scientifiques de haute qualité, ainsi que des outils de recherches avancées pour faciliter la consultation des documents.

www.bioline.org.br

Pour découvrir les publications scientifiques dans le domaine de la biologie

Ce site fournit un accès libre à des revues de recherches qui sont publiées dans des pays en développement. L’organisme contribue ainsi à améliorer la connaissance dans des domaines tels que la santé, la biodiversité, l’environnement ou le développement international.

http://repec.org

Pour consulter des millions de publications dans le domaine de l’économie

Cette plateforme facilite la collaboration en centralisant de nombreux ouvrages d’économie. Les utilisateurs peuvent accéder gratuitement aux différentes ressources ainsi qu’à des outils de recherches avancés.

www.science.gov

Pour rechercher les sites scientifiques via un moteur de recherches

Ce portail offre un accès à des travaux de recherches et des informations techniques issus d’organisations scientifiques. Le site référence plus de 60 bases de données, plus de 2200 sites internets et plus de 200 millions de ressources.

www.pdfdrive.com

Pour télécharger gratuitement des millions de livres au format PDF

Il s’agit d’un moteur de recherches pour des fichiers PDF. Plus de 80 millions d’eBooks sont téléchargeables gratuitement depuis la plateforme. Il n’y a ni publicité, ni limites de téléchargement.

www.base-search.net

Pour consulter de nombreuses recherches académiques

Cette plateforme de recherches bibliographiques référence des ressources du monde entier provenant de bibliothèques universitaires, d’archives ouvertes, de bases de données bibliographiques et des dépôts institutionnels. Les utilisateurs ont ainsi accès à une grande variété de documents comme des articles, des rapports, des livres, des dissertations… .

Liens des 8 systèmes de recherches alternatifs à Google

  • www.refseek.com
  • www.worldcat.org
  • https://link.springer.com
  • www.bioline.org.br
  • http://repec.org
  • www.science.gov
  • www.pdfdrive.com
  • www.base-search.net

Source de l’idée

  • https://9gag.com/gag/a1P7r3v?ref=android

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Prendre le temps de se reposer

Ménageons-nous suffisamment notre corps et notre esprit ? Dans cet épisode, nous allons découvrir l’importance de prendre le temps de se reposer ainsi que des conseils pratiques pour mettre en place ce principe essentiel. C’est parti!

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L’importance de prendre le temps de se reposer

Qui ne connaît pas le célèbre adage : “un cavalier expérimenté sait ménager sa monture » ?

Ce principe n’est-il pas sous-estimé ? Prenons nous réellement le temps de ménager notre corps et notre esprit ?

Cette question prend du sens face aux constats suivants : 

  • Certains restent ultra-connectés aux réseaux du levé au couché. Se faisant il ne laisse aucun répit à leur esprit qui se retrouve sollicité tout le temps
  • Certains font du manque de sommeil une fierté alors que ce comportement est néfaste sur le long terme. 
  • D’autres font de la quête de productivité une obligation. Ils travaillent à fond sur leurs projets sans prendre le temps de s’octroyer de véritables moments de détente en prétextant qu’ils se reposeront une fois leurs objectifs atteints.

Malheureusement, ceux qui oublient de recharger leurs batteries puisent inévitablement dans leur réserve et risquent des désagréments sur le long terme. Si l’organisme n’a pas le temps de se régénérer, son vieillissement s’accélère, on dégrade son fonctionnement et on risque de développer des complications. C’est pourquoi il est primordial de prendre le temps de se reposer.

Tenir compte de différents horizons de temps

A ce sujet, il est intéressant de constater que notre quantité d’énergie fluctue constamment. Parfois nous vivons des moments durant lesquels nous sommes motivés et énergiques et parfois nous sommes mous et fatigués. Ces fluctuations s’observent sur différents horizon de temps : 

  • A l’échelle d’une activité, nous sommes généralement plus énergiques au début qu’à la fin
  • A l’échelle d’une journée, notre quantité d’énergie diminue au fil des heures et se recharge en dormant.
  • A l’échelle d’une semaine, notre énergie se décharge au cours de la semaine de travail et se recharge le week end
  • A l’échelle d’une année : 
    • Le printemps, la reprise en septembre et le début d’année, sont généralement des périodes propices à un regain d’énergie et l’initialisation de nouveaux projets.
    • A l’inverse, la fin de l’automne, la période hivernale ou la période avant l’été sont des périodes où l’on est plus fatigué
    • Dans la continuité, les vacances d’été ou la période des fêtes de fin d’années sont des temps où l’on recharge nos batteries.

Bref, notre quantité d’énergie ondule sur différents horizons de temps. C’est pourquoi, il est indispensable de s’octroyer différents moments de détente que ce soit à l’échelle d’une journée, d’une semaine ou de l’année.

Quelques conseils pour récupérer

Prévoir des temps de détente à différents moments d’une journée

Porter une grande attention à son sommeil

Notre organisme récupère principalement lorsqu’on dort. Pour recharger son énergie, il est donc indispensable de porter une attention particulière à son sommeil. Nous détaillerons le sujet dans un autre épisode. Toutefois, voici quelques clés essentielles : 

  • Privilégier un temps de sommeil entre 22h et 2h du matin
  • S’exposer à la lumière du soleil pour activer le rythme circadien
  • Eviter les écrans avant de se coucher
  • Limiter la caféine après le repas du midi
  • Faire de sa chambre un sanctuaire
  • Faire attention à sa nutrition et son activité physique
  • Dormir dans le noir complet
  • ….

Prévoir des moments calmes dans la journée

Pour éviter une surchauffe en journée, il convient également de prévoir des moments de calme. Voici plusieurs recommandations sur le sujet

  • Planifier des périodes sans réseaux sociaux pour ne pas sur-solliciter son esprit. Par exemple, une idée peut être de s’octroyer seulement 2 à 3 créneaux dans la journée pour consulter ses mails, messages, réseaux…
  • Prévoir des temps de méditation. Personnellement, je trouve que la marche est un excellent moyen de se vider l’esprit.
  • Prendre des pauses régulières : 
    • 5 à 10 minutes après une heure de travail
    • 15 à 30 minutes après deux heures d’activité
    • 1h à 2h de coupure le midi
  • Arrêter sa journée de travail à 17h-18h pour dédier la soirée à soi et à ses proches. 

Décompresser à différents moments de l’année

Voici une série de conseils issus de différentes lectures et expérimentations :

  • Prévoir une demi-journée pour soi chaque mois. Dans son livre, Votre temps est infini, Fabien Olicard explique qu’il se consacre la dernière demi-journée du mois. Il considère qu’à partir de midi, une nouvelle journée commence et il en profite pour faire les activités qui lui tiennent à cœur.
  • Planifier des journées de repos sur l’année. A titre personnel voici plusieurs règles que je m’impose de suivre : 
    • A l’échelle d’une semaine : ne plus travailler à partir du samedi midi 
    • A l’échelle d’un trimestre : prévoir 3 à 4 jours off d’affilé
    • A l’échelle d’une année :
      • prendre 3 semaines de vacances durant l’été (au minimum)
      • Se réserver la dernière semaine de l’année pour passer du temps avec ses proches.
  • Prendre des mini-retraites. Dans le livre, la semaine de quatre heures, Timothy Ferriss suggère de prendre 3 à 6 mois de vacances tous les 7 ans. L’idée est de profiter de ces moments pour décompresser et mener des projets personnels qui nous tiennent à cœur.

Conclusion

Ménager son corps et son esprit sur différents horizons de temps est une nécessité. Pour ce faire, le principe clé revient à prendre le temps de se reposer que ce soit à l’échelle d’une journée, d’une semaine mais aussi tout au long de l’année.

Ressources

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Le Rasoir d’Ockham & Le principe de parcimonie

➽  Connaissez-vous le principe appelé le rasoir d’Ockham ? Ce concept philosophique stipule que la théorie la plus simple est souvent la meilleure. Découvrons quelques enseignements sur le sujet. C’est parti !

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Vous avez mal à la tête 

Imaginez être en proie à un mal de tête. Vous décidez d’en rechercher les causes en parcourant internet. Après quelques minutes sur le web, plusieurs hypothèses se dégagent :   

  • peut-être est-ce dû à une surcharge de travail
  • peut-être est-ce dû à un manque de sommeil
  • peut-être est-ce dû à un aliment qui vous a rendu malade
  • peut-être est-ce dû à une tumeur au cerveau. 

Appliquer le principe du rasoir d’Ockham, c’est choisir l’hypothèse plus simple et la plus probable (comme le fait d’avoir trop travaillé ou mal dormi) plutôt que de supposer immédiatement un cancer à la tête.

Le rasoir d’Ockham

Aussi connu sous le nom de principe de parcimonie, ce concept revient à éliminer (« raser ») les explications improbables d’un phénomène et préférer le scénario qui fait intervenir le plus petit nombre d’hypothèses. L’origine du concept provient du philosophe et théologien anglais Guillaume d’Ockham qui défendait l’idée que “les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées.”

Un raisonnement philosophique bien connu

Également appelé principe de simplicité ou principe d’économie il existe de nombreuses formulations de ce principe philosophique  : 

  • Thomas d’Aquin, un homme religieux italien a écrit : « […] ce qui peut être accompli par des principes en petit nombre ne se fait pas par des principes plus nombreux… (quod potest compleri per pauciora principia, non fit per plura » (Summa Theologiae, Prima Pars, Q.2 art.3 -AG2).
  • le concept de canon de Morgan énonce qu’« une activité comportementale ne doit en aucun cas être interprétée comme la conséquence d’une faculté mentale élaborée, si la même activité comportementale peut être conçue comme le fruit d’une activité mentale moins élevée »
  • Le scientifique Joseph-Louis Lagrange parle du principe de moindre action : « Lorsqu’il arrive quelque changement dans la nature, la quantité d’action, nécessaire pour ce changement, est la plus petite qui soit possible. »
  • Dans les domaines du développement logiciel, du journalisme ou de l’ingénierie…), il existe le principe KISS (keep it simple, stupid ; en français, « garde ça super simple ») qui préconise la simplicité dans la conception.

Bref, on pourrait résumer ce concept avec la phrase : « Quand tu entends des sabots, pense à un cheval plutôt qu’un zèbre ou licorne » 

Mettre en pratique le rasoir d’Ockham

En tout cas, ce principe de simplicité trouve une application, tant au niveau métaphysique(ne pas multiplier les conjectures sur les entités), qu’au niveau méthodologique(ne pas multiplier les hypothèses). 

La démarche scientifique

Le rasoir d’Ockham est un concept guidant la méthodologie scientifique. Plutôt que d’élaborer des théories complexes pour expliquer des phénomènes, la clé revient à privilégier les explications simples et élégantes. Par exemple, Kepler a formulé 3 simples lois pour expliquer les mouvements des planètes, contrairement à ses compères qui se perdaient dans des thèses compliquées. C’est aussi le cas de Newton qui établit seulement trois lois universelles du mouvement.

Tout ça pour dire qu’il vaut mieux appliquer le principe de parcimonie dans ses recherches de solutions en préférant les options les plus simples. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, un mal de tête causé par une forte activité cérébrale est plus probable qu’une tumeur au cerveau.

Expliquer les comportements humains

Le principe de simplicité est également une règle de raisonnement valable dans bien d’autres domaines. Par exemple, durant la gestion de la crise sanitaire, au moment où certains surmédiatisent les risques liés aux mutations et quand d’autre dénoncent un complot mondial autour de l’épidémie de Covid-19, n’est-il pas préférable d’appliquer le principe de parcimonie en considérant les hypothèses les plus probables. 

Sources : 

Au lieu de surmédiatiser les risques liés aux variants, l’hypothèse la plus probable ne revient-elle pas à considérer une diminution de leur dangerosité dans le temps comme le montre l’historique des mutations des différentes souches de grippes (grippe espagnole, grippe aviaire, …) ? 

De même, au lieu de considérer une alliance des élites à l’échelle mondiale, n’est-il pas préférable de considérer que nous ayons vécu un enchevêtrement de décisions chaotiques subies.

Le rasoir d’Hanlon

A ce propos, on peut noter qu’il existe un dérivé du principe de simplicité que l’on nomme le rasoir d’Hanlon. Cette règle s’énonce de la manière suivante : « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. » 

Du fait que l’incompétence est plus vraisemblable que la malveillance, il est souvent inutile d’ajouter la conjecture d’une intention maligne à celle d’un manque de compétence. 

Pour illustrer : si on se fait couper la route en voiture, il est plus probable que ce soit une erreur plutôt qu’un geste fait délibérément pour nuire. 

Les limites du principe de parcimonie

Attention toutefois car si le rasoir d’Ockham est une méthode efficace pour obtenir une bonne théorie prédictive, il ne garantit aucunement la justesse d’un modèle explicatif. Autrement dit, l’hypothèse la plus simpliste, la plus évidente ou la plus conventionnelle n’est pas forcément la bonne. 

Au final, le rasoir ne prétend pas désigner quelle hypothèse est vraie, il indique seulement laquelle devrait être considérée en premier.

Conclusion

Le rasoir d’Ockham pourrait s’exprimer en ces termes : « Pourquoi chercher compliqué quand plus simple suffit ? ». Ou alors, « l’explication la plus simple est généralement celle que l’on doit privilégier en priorité.

Sources

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